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Urbanisme et aménagement

  • JO 2024, pour des Jeux qui rapportent à Paris!

    Conseil d'arrondissement du 30 mars : Mon intervention pour le vote du vœu pour engager pleinement Paris dans la candidature aux Jeux Olympiques et Para-Olympiques de 2024 :

    Après le rapport d’étude d’opportunité, on va entrer dans une nouvelle phase, de réflexion du monde politique et du monde économique qui doivent « raccrocher les wagons à la locomotive qu’est  le mouvement sportif » selon la formule du Secrétaire d’État au Sport, Thierry Braillard.

    Paris est une ville qui irradie qui rayonne, Paris a de vrais atouts à faire valoir, une attractivité, un vrai savoir-faire en matière d’organisation, comme avec la coupe du monde de Rugby ou bien l’Euro 2016.

    L’organisation d’événements internationaux  est un accélérateur dans le développement de projets et de territoires : les J.O constituent une opportunité exceptionnelle pour Paris, la Métropole et la Région.

    Les J.O sont un cap qui permettra de réaliser un grand pas en avant en termes de développement d’infrastructures, en termes de développement économique et touristique, en termes d’avancées sur les grands projets de transports et grands projets urbains

    Les grands évènements, quand ils sont construits dans le souci de l’avenir, de manière à la fois ambitieuse et responsable, laissent un héritage matériel et immatériel qui modèle nos sociétés et les inscrivent dans le futur.

    Au travers de l’ « Agenda 2020 » qu’il a adopté, le CIO entend lui-même faire des JO 2024 des Jeux exemplaires en termes de coût et d’héritage. La candidature Parisienne, telle qu’imaginée dans l’étude du CIO est donc pleinement adaptée aux attentes du mouvement sportif international.

    Ainsi le village olympique dont l’héritage pourrait se transformer très facilement en logements sociaux et étudiants ; on parle de pas moins de 4500 logements.

    Porter un grand événement c’est aussi inviter l’Etat à investir sur nos territoires. On parle beaucoup à gauche de la nécessité que l’Etat investisse pour relancer l’économie, c’est l’occasion, soyons cohérant !

    La modernisation d’infrastructures de transports publics, dont certaines ont déjà un investissement programmé dans le cadre du Grand Paris Express, pourraient grâce à une candidature être accélérés, amplifiés.

    Une candidature va au-delà du sport et c’est un projet d’aménagement du territoire, c’est une ambition collective. On dépasse le périphérique. On va recoudre le tissu urbain.

    Ce seront des jeux peu couteux, et à un moment t où on demande des efforts, les infrastructures existent. Le vélodrome, le stade de France comme stade Olympique.

    On table sur un budget 6 Milliards d’euros, dont 2 Milliards pris par CIO. Le reste sont des investissements qui quoi qu’il arrive auraient été fait. L’argent public représente environ 50% de la somme globale.

    Cela reste une somme mais ce seront aussi des jeux qui rapportent.

    Londres a été un bel exemple de jeux qui ont rapporté et dont l’héritage a été utilisé à 100%.

    Une étude officielle assure en effet que la moisson historique de médailles britanniques s'est aussi accompagnée de retombées économiques records.

    9,9 milliards de livres soit près de 11,4 milliards d'euros proviennent de nouveaux contrats commerciaux signés pour l'occasion, d'investissements en provenance de l'étranger et de ventes diverses, selon les calculs rendus publics par le gouvernement et le maire de Londres. Ces recettes seraient supérieures aux dépenses engagées par le gouvernement.

    Plus de 4000 entreprises étrangères ont investi à Londres grâce aux Jeux. Près de 31.000 nouveaux emplois auraient été créés et l'événement a également permis de redévelopper des quartiers de l'Est de Londres qui en avaient bien besoin.

    Parallèlement rien n’oblige à abandonner le projet d’Expo universelle 2025 en France : ce n’est pas, selon nous, un obstacle, car le périmètre, le cadre et le calendrier sont différents.

    Notre ville, notre pays a besoin de grands projets mobilisateurs, a besoin d’ambition positive afin d’impliquer les citoyens, impliquer et mobiliser notre jeunesse : c’est une démarche positive, généreuse sur laquelle notre ville va s’appuyer jusqu’en 2024 puis au-delà.

    Le débat démocratique est légitime mais une fois la décision prise les élus devront être tous derrière la candidature et mettre fin aux polémiques politiciennes.

    61% des Français sont favorable, 20% très favorables. C’est un début de soutien populaire qu’il faut amplifier.

    Cette candidature c’est une co-production entre le Comité national Olympique Sportif  Français et la ville-hôte. Il faut entrainer les Français, les Parisiens, les faire adhérer.

    Votez pour ce vœu c’est pour nous lancer le mouvement d’adhésion à la candidature de Paris aux Jo 2024.

     

  • Conseil d'arrondissement : propreté et sécurité autour de l'Opéra Bastille

    Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015 : réponse de Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement,
    rapporteur, au Voeu relatif aux mesures engagées autour de la rénovation de la place
    de la Bastille, déposé par Franck MARGAIN et les élus du groupe UMP :

    Nous souhaitons vous préciser que chaque après-midi, les agents municipaux de la propreté balaient les trottoirs de la Place. Il s’agit d’un entretien journalier renforcé par un balayage mécanique trois fois par semaine, par un lavage le mercredi et le samedi ainsi que par des interventions spécifiques à l’eau chaude pour traiter les sols.

    Nous nous mettons dans le cadre du réaménagement de la Place de la Bastille que nous souhaitons tous. Sachez que c’est à l’Opéra National qu’incombe le nettoyage escaliers du bâtiment de même que l’enlèvement des graffitis à la sortie de la station de métro relève de la RATP. Nous avons parlé de répartition des compétences tout à l’heure. C’est toujours d’actualité. Une vigilance est nécessaire sur un site extrêmement fréquenté par les Parisiens et les touristes, et en particulier les jeunes. Pour rebondir sur les propos de Mme KOMITES, la Place de la Bastille est et restera un lieu très ouvert, multiculturel, de vie urbaine pour tous les Parisiens.

    S’agissant de l’Opéra, sachez que notre Maire d’arrondissement, Mme BARATTI-ELBAZ, a rencontré dernièrement son directeur adjoint et a engagé avec lui un dialogue très constructif, non seulement sur les aménagements qui pourraient être réalisés aux abords de l’Opéra mais aussi sur l’ouverture de cette belle institution culturelle aux habitants de l’arrondissement. Des perspectives de collaboration particulièrement intéressantes s’ouvrent entre la mairie d’arrondissement et l’Opéra.

    Votre proposition de mobiliser les correspondants de nuit sur la Place de la Bastille n’est pas adaptée à leur mission. Nous en avons pourtant largement discuté. Ces derniers sont chargés de mener un travail de médiation sociale sur le long terme, dans les quartiers, en lien direct avec les habitants. Je rappelle que les 12 correspondants de nuit du 12e couvrent déjà deux secteurs dont Erard-Rozanoff et nous avons étendu au Jardin de Reuilly depuis le 1er novembre.

    Si la mobilisation des correspondants de nuit n’apparaît pas pertinente, l’organisation des effectifs compétents pour assurer la sécurité aux abords de l’Opéra semble toutefois nécessaire. C’est la raison pour laquelle se sont réunis mardi dernier, le commissariat du 12e, l’Opéra et la RATP. A cette occasion, une action coordonnée a été déterminée entre les effectifs de police du 12e et ceux du groupe de protection et de sécurisation des réseaux de la RATP. Ces opérations seront menées tout au long de l’année avec une vigilance particulière aux horaires de grande affluence de l’Opéra.

    Dans la mesure où nous avons apporté un certain nombre de réponse, je vous propose de retirer votre voeu.

  • Conseil d'arrondissement 26 janvier 2015 : Mon intervention suite à la Communication de la maire sur les investissements et le budget participatif

    Communication et débat organisé sur les Investissements d'intérêts local (IIL) et les
    Investissements localisés (IL) 2014 et 2015 – Budget participatif 2014, 2015 et 2016.


    Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris :


    « J’ai souhaité que nous débutions ce Conseil d’arrondissement avec un débat organisé comme nous en avons désormais l’habitude et comme le permet notre règlement intérieur.
    [...]
    En ce début d’année 2015, après le vote en décembre dernier par le Conseil de Paris du premier budget de la mandature et du programme d’investissement jusqu’en 2020, j’ai souhaité organiser un débat sur les investissements réalisés et programmés dans le 12e arrondissement, permettant l’expression de tous les groupes de notre Conseil d’arrondissement sur ce sujet majeur. Pour cela, j’ai demandé à la Direction Générale des Services que je remercie, de produire un document inédit sous la forme d’une communication qui présente de manière exhaustive et détaillée, tous les budgets d’investissement du 12e arrondissement, avec un état de tous les projets financés en 2014 et une présentation précise de tous les projets budgétés pour l’année 2015. Jusque-là ces informations n’avaient jamais été présentées sous cette forme consolidée. Il s’agit d’une nouvelle étape que je revendique pleinement, de transparence dans la méthode vis-à-vis des élus du Conseil d’arrondissement, de la majorité mais aussi de l’opposition, et vis-à-vis des habitants. Cette information exhaustive et transparente en direction des habitants a d’autant plus de sens et d’importance que nous engageons une nouvelle étape du budget participatif. Cette démarche consistant à donner la main aux habitants, en particulier à ceux qui s’investissent dans les conseils de quartier, a été imaginée et expérimentée dans notre arrondissement dès 2011, sur le budget d’investissement dans l’espace public.
    La communication que je vous présente aujourd’hui recense en 2014, 11 projets portés par les conseils de quartier dans ce cadre pour un budget total de 275 500 €. Forts de cette expérience réussie depuis 2011 et persuadés que les habitants ont du talent ainsi qu’une belle expertise, nous sommes fiers dans notre arrondissement de passer à une vitesse très supérieure en 2015 et 2016 avec le choix de réserver l’enveloppe maximum de 30% du budget d’investissement d’arrondissement au budget participatif ce qui portera les
    montants globaux à 2,4 millions d’euros avec l’abondement incitatif de la Ville de Paris souhaité par la Maire. J’appelle donc tous les habitants du 12e arrondissement, les conseillers de quartier, les associations, les comités d’usagers, les parents d’élèves, les conseils de crèche etc. à déposer en nombre des projets et des idées sur la nouvelle plateforme collaborative : Madame la Maire, j’ai une idée. Je suis persuadée qu’ensemble, nous allons continuer d’imaginer de beaux projets pour nos quartiers et réaliser de bons choix pour nos services publics de proximité comme pour les grands projets parisiens. Je n’oublie pas que lors du vote du premier budget participatif parisien en septembre dernier, le 12e arrondissement a eu la 4ème meilleure participation de tout Paris, juste derrière les arrondissements du centre.
    La communication sur les investissements dans le 12e arrondissement met par ailleurs en évidence la traduction dans les budgets dès 2015 de nos engagements de mandature les plus emblématiques. Près de 27 millions d’euros d’autorisation de programmes, somme très importante, ont été ouverts par la Maire de Paris dans le budget prévisionnel 2015 pour lancer de nouveaux projets d’équipement dans le 12e, attendus et emblématiques.
    Nous concrétisons ainsi les engagements que nous avons pris, en programmant 4 nouvelles crèches, rue de Gravelle, qui sera livrée en 2015 au pied d’un programme neuf de 90 logements mais aussi Charenton Meunier, Lamblardie et Caserne de Reuilly. Nous portons aussi de beaux projets d’espaces verts avec la deuxième phase du jardin Debergue-Rendez-vous, la rénovation du parc de Bercy, et une troisième autorisation de
    programme pour le futur jardin de la Caserne de Reuilly, qui offrira au quartier le poumon vert qui lui manque aujourd’hui, avec un jardin d’environ 3 000 m².
    Enfin, 8,2 millions d’euros sont prévus pour le nouveau gymnase, rue Baron-Leroy, dans le quartier de Bercy. Ainsi, le 12e s’équipe et s’aménage dès 2015. Et nous aurons encore, je n’en doute pas, dans les prochains budgets, conformément au plan d’investissement de la mandature, d’autres projets traduisant la mise en oeuvre concrète de notre programme,avec l’aménagement des places de la Bastille et de la Nation, l’ouverture  d’un tronçon de la petite ceinture, de nouvelles places en crèche pour atteindre l’objectif d’au moins 500 nouvelles places ou encore des restructurations et constructions d’écoles et de collèges pour accueillir tous nos enfants dans les meilleures conditions.
    Nous consacrerons aussi des budgets importants à l’entretien de nos équipements de proximité, des jardins, de la voirie, notamment au travers du budget participatif. En 2015, tous budgets confondus, ce sont plus de 5,7 millions d’euros programmés sur des travaux d’entretien ou d’aménagement, dans les écoles en particulier.
    J’insisterai en conclusion sur le choix volontariste de la Maire de Paris d’un programme d’investissement de la mandature à hauteur de 10 milliards d’euros. Au-delà des engagements initiaux, de manière à continuer à créer du service public à Paris, et soutenir la croissance et l’emploi dans notre capitale. Un budget d’investissement très ambitieux, rendu possible par une gestion très rigoureuse et réalisée sans augmentation des impôts
    des Parisiens conformément à nos engagements. Un budget d’investissement au service denos priorités, production de nouveaux logements, accompagnés des équipements publics nécessaires. Des logements nombreux et accessibles financièrement au plus grand nombre, pour permettre à toutes les familles et tous ceux qui le souhaitent, de rester vivre à Paris.
    Je rappelle que ces choix en faveur de la dynamique de Paris sont ceux qui ont été retenus par les Parisiens en mars 2014, ceux qui rassemblent notre majorité. Je suis fière que nous puissions en discuter ce soir.
    J’ai proposé qu’il y ait une prise de parole de chacun des groupes qui composent désormais notre Conseil d’arrondissement, proportionnelle au nombre d’élus de chaque groupe. Il y a 5 minutes pour le groupe UMP, 2 minutes pour le groupe UDI-MODEM, 3 minutes pour le groupe Communiste-Front de Gauche, 5 minutes pour le groupe Ecologiste et 15 minutes pour le groupe Socialiste Radical et Citoyen.  »

    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement :

    Je salue le pari ambitieux à la hauteur des enjeux d'une grande capitale, un Pari(s) de responsabilité dans tous les sens du terme. J’insiste sur le fait que les investissements engagés pour l’aménagement des équipements de l’espace public dont les Places symboliques de la Bastille et de la Nation, s’inscrivent sous le signe d’une période de responsabilité budgétaire, d’une gestion rigoureuse, sans hausse d’impôts. Je rappelle que nous pouvons faire beau et pratique pour les usagers sans extravagance, sans passer forcément par de grands architectes internationaux. Il faudra aussi veiller, ce sera notre rôle et celui de la Mairie de Paris dans les années à venir, à réaliser ces objectifs en limitant au maximum les dépassements de travaux.

    Sur un certain nombre d’aménagements d’espaces verts à l’image de la petite ceinture, des places, le budget participatif pourra y contribuer si les citoyens le souhaitent, de manière à compléter ces réalisations par la création d’équipements spécifiques tels que des cafés citoyens, des kiosques associatifs, des espaces sportifs
    gratuits etc. Tout ce que l’imagination pourra nous proposer. Je tiens réellement à saluer ce projet ambitieux. Je vous remercie. »

  • Un budget équilibré au service des parisiens

    Communiqué de Jean-Bernard Bros, Président du groupe PRG-CI au Conseil de Paris :

    La majorité du Conseil de Paris a voté ce jour le premier budget de la mandature, un budget à la hauteur des enjeux pour l’avenir de Paris.

    Dans un contexte de baisse globale des financements de l’Etat, la majorité prend ses responsabilités en mettant en œuvre un plan d’économie volontariste. De nouvelles sources de financement ont pu être trouvées, et ce, sans passer par des hausses d’impôts.

    La majorité respecte ainsi les promesses faites aux parisiennes et aux parisiens durant la campagne électorale en maintenant parallèlement l’investissement à un niveau très important, ce qui constitue une démarche concrète et positive.

    Le groupe RG-CI a également plaidé lors de la séance du Conseil pour :

    -  le développement de l’affichage de libre-expression car la Ville ne respecte encore pas ses obligations en la matière,

    - la création d’un site internet permettant aux associations de mutualiser leurs locaux et facilité leur recherche de lieux de réunion,

    - la garantie de fonds suffisant au fonctionnement de l’Observatoire parisien de la laïcité.

    Ces amendements budgétaires ont étés pris en compte par l’exécutif municipal.

    Des pistes d’économies devront encore être trouvées dans les prochaines années tandis que nous avons alerté sur la lente et constante augmentation qui constitue un sujet d’inquiétude.

    C’est donc avec confiance et vigilance, pour un Paris ambitieux, moderne, attractif, solidaire, tourné vers les aspirations citoyennes, que le groupe « Radical de Gauche Centre et Indépendants » a unanimement voté le budget primitif de la Ville pour 2015.

  • Contruction de logements sociaux : qualité et mixités

    Conseil d'arrondissement du 1er décembre 2014 : Mon intervention lors du débat organisé sur la construction de Logements sociaux

    Saluons d'abord la réalisation de l'objectif de 10 000 logements par an dès cette année 2014. Un objectif plus ambitieux que la loi qui prévoit 25% de logements sociaux d'ici à 2025 car Anne Hidalgo a fait sien l'objectif de 30% en 2030.

    Mais pour nous la quantité est moins importante que la qualité et la mixité du logement social.

    Mixité sociale au sein du parc social avec la coexistence de différents types de foyers et de familles, de revenus et et de classes sociales différents, d'âges différents, etc. C'est-à-dire qu'il faut des logements pour les classes moyennes mais, et mon collègue Christophe Najdovski a raison de le rappeler, il faut aussi des grands appartements pour des familles plus défavorisés, car c'est le profil que nous voyons le plus souvent en permanence de mairie et nous manquons de solutions pour eux.

    Mixité géographique aussi par la construction de logements sociaux à l'ouest de Paris et dans les communes métropolitaines de droite. Car l'UMP critique la construction de logements sociaux à l'est dont ils craignent la paupérisation mais ses maires refusent d'en construire chez eux et ne respectent pas la loi SRU. Si chacun prend sa part, l'effort sera mieux réparti. D'ailleurs nous attendons la création d'une autorité métropolitaine prévue par le loi du Grand Paris pour mieux répartir les 70 000 nouveaux logements à cette échelle.

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  • Bercy-Charenton : et pourquoi pas un lieu de vie nocturne ?

    Le Conseil d'arrondissement du 3 novembre a adopté le principe de l'extension du périmètre de la ZAC Bercy Charenton (12e) au secteur Léo Lagrange ainsi qu'un enrichissement des objectifs poursuivis et modalités de la concertation, notamment avec à l'étude l'implantation d'un nouveau collège.


    Un voeu déposé et adopté par la majorité municipale demande à ce que le réaménagement du secteur Léo Lagrange permette la modernisation de ses équipements sportifs et que soit étudié concrètement l’implantation d’une piscine publique dans le périmètre du projet, équipement qui fait défaut.

    Il a également été demandé que les projets de transports publics soient optimisés et renforcés pour répondre aux futurs besoins des nouveaux quartiers : implantation de nouvelles stations Autolib’ et Velib’ notamment à proximité de la station Baron Le Roy du T3, demande à la RATP et au STIF d’engager un travail sur la desserte en bus et métro de l’ensemble du secteur comme sur la rénovation de la station Porte de Charenton de la ligne 8.

    Si ces grands équilibres sont connus, notamment avec 50% de logements, l'avenir de ce nouveau quartier reste néanmoins à écrire dans le détail.

    Concernant la future programmation des activités économiques, il n'est plus sûr que le centre de traitement des déchets du SYCTOM initialement prévu puisse s'installer dans les quais bas de la gare de la Rapée/Bercy.

    Cette zone située en sous-sol sans riverain pourraient accueillir plusieurs autres types activités.

    Soit une activité industrielle comme par exemple une plateforme logistique multimodale. Mais cette solution et les lourds investissements qu'elle demande peuvent se heurter à des contraintes assez fortes à cette emplacement, notamment liée aux zones inondables.

    Que faire alors si la solution industrielle n'est plus possible ?

    On pourrait choisir une toute autre voie et donner au 12e quelque chose qui manque grandement : un lieu de vie nocturne!

    Pas une simple boite de nuit mais plutôt un espace de culture et de loisir autour de la production et de diffusion des musiques électroniques où pourraient s'exprimer artistes, jeunes et moins jeunes, se retrouver fêtards et touristes ou passionnées.


    Certains collectifs associatifs portent un projet dans ce style. Mais tout est imaginable.

    Cela peut paraitre iconoclaste, c'est pourtant réfléchi. Car le site à un gros avantage : aucun riverain alentour et donc aucun risque de nuisance!

    Et sans les inconvénients craints, l'avantage économique d'un tel lieu de nuit proviendrait dans les retombées pour notre arrondissement qui n'a pas réputation d'être très animé le soir, comparé à d'autres, et pour Paris de rattraper le fossé qui se creuse avec d'autres capitales (Londres, Berlin) qui ont fait de leurs nuits un moteur d'attractivité internationale.

    Bref nous avons une occasion en or dans ce nouveau quartier de clamer de manière "indolore" que, non la nuit n'est pas morte à Paris!

    D'ailleurs, les activités hôtelières et touristiques ont toutes leurs places dans le quartier de Charenton-le-Pont, à proximité de deux gares. Les futurs habitants et commerçants pourraient ainsi bénéficier de retombées fiscales et d'emplois directs et indirects de la première activité économique de Paris.

  • Réaméngement des Places de la Bastille et Nation : une concertation sans idéologie pour beaucoup d'ambition

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Mon intervention sur le projet de délibération "DVD 1131 Aménagement des places (Bastille et Nation) et des espaces publics à Paris. Assistance à maîtrise d'ouvrage"

    Cette délibération marque le coup d’envoi de l’aménagement de deux places emblématiques de notre arrondissement, de notre capitale, de l’histoire de France, de la Révolution et de la République, et des luttes des citoyens pour la liberté et le progrès.

    La Place de la Bastille et la Place de la Nation ont beaucoup en commun, et beaucoup de défauts communs auxquels ces projets portés par Anne Hidalgo et les listes de rassemblement de la gauche entendent remédier.

    Anne Hidalgo a proposé de repenser la place de la Bastille, afin d'offrir aux Parisiens, un lieu de rencontre et un véritable espace à vivre. Cette place généreuse serait partagée par toutes et tous : piétons, deux roues et automobiles qui continueraient à circuler sur des voies mieux organisées.

    D’une logique du rond-point, notre ambition est de passer à celle de place-paysage. Mieux ancrée dans le patrimoine et l’histoire de la ville, la place de la Bastille offrirait une continuité à la fois physique et visuelle avec le Bassin de l’Arsenal, ouvrant son horizon jusqu’à la Seine.

    De même cela fait longtemps que nous souhaitons redonner ses ambitions à la Place de la Nation.

     Actuellement, l’espace est aujourd’hui mal réparti entre les différents usages voire inaccessibles pour les circulations douces, cyclistes et piétons. Elle est au quotidien davantage un lieu de passage qu’un lieu de vie. Enfin, son patrimoine n’est pas assez accessible.

    Rappelons là encore les objectifs que nous avons portés avec Catherine Baratti-Elbaz devant les habitants du 12e.

    Tout en conservant sa vocation d’espace de grands rassemblements populaires, il est temps de redonner à cette grande Place de Paris le caractère convivial, populaire et confortable pour vivre au quotidien, et réaffirmer le symbole républicain en revalorisant le patrimoine historique.

    La nouvelle répartition des usages doit être l’occasion d’améliorer la continuité des activités commerciales sur l’ensemble du pourtour, créer des zones de rencontre dans la contre allée, mais aussi faciliter les traversées de la Place, et l’accès à la zone centrale. Un élargissement des trottoirs et du terre-plein permettrait l’installation de terrasses.

    Espaces verts, lieux de loisirs, lieux de flânerie, lieu de patrimoine et d’histoire de la Place doivent être préservés et valorisés. Après la rénovation des colonnes du Trône, la statue centrale doit être mise en valeur et plus accessible.

    Mais faisons attention à nous placer à la hauteur de notre ambition pour ces deux places.

    Nous avons connus des aménagements de voirie à Paris lors de la première mandature, en 2001, boulevard Saint-Marcel par exemple, qui ont été fait sans assez de concertation et de réflexion, et que le maire lui-même, Bertrand Delanoë, avait appelé à rectifier.

    Réduire la place de la voiture ne peut être un objectif en soi pour ces aménagements, surtout si ceux-ci devaient engorger les pourtours de ces places et gâcher le projet d'ensemble que nous portons. Il n'y a pas de place pour l'idéologie dans ces projets, il faut que tous les usagers soient associés, consultés, y compris les automobilistes et les deux-roues motorisés.

    Et je me réjouis à ce titre que cette délibération fixe une nouvelle méthode d'élaboration des projets. La participation citoyenne doit donc devenir une règle permettant à tous, riverains, commerçants, usagers des transports (et je l’entends dans le sens de tous les usages, y compris de la route), élus… de travailler à la définition d'objectifs partagés dans l'intérêt de tous.

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