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Transports et déplacements

  • Cityscoot service de scooters électriques en libre-service lancé par le privé... Un pas vers un "Scootllib" de la mairie de Paris?

    Inauguré lundi 22 juin en présence de la maire de Paris et sans doute son adjoint aux Transports, CityScoot, 1er service de scooters électriques en libre-service est un service entièrement mis en œuvre par le privé alors que nous portons ce projet au niveau municipal depuis des années.

    Rappelons que la création d'un service "Scootlib" a été porté par Anne Hidalgo en 2014 mais depuis son adjoint aux Transports a toruver toutes les raisons possibles pour ne pas honorer la promesse que la maire nous avait faite ainsi qu'aux Parisiens.

    J'essayerai donc de me féliciter avec mes collègues radicaux que le privé pallie cet attentisme et prouve que notre projet tant décrié était réalisable. Et espérons que ce soit un pas vers un "Scootlib" à l'échelle parisienne ou métropolitaine comme l'est aujourd'hui Autolib.

    Fabrice Moulin

    *****

    Communiqué de Presse du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants au Conseil de Paris :

    Le groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants se réjouit du lancement de Cityscoot, 1er service de scooters électriques en libre-service, qui sera lancé lundi 22 juin à Paris.

    En effet, nous défendons depuis 2008 l’idée que Paris doit proposer, dans le prolongement de Velib et d’Autolib, une offre de scooters électriques en libre-service.

    L’initiative de l’entreprise Cityscoot montre que les difficultés techniques d’un tel projet peuvent être dépassées et qu’un pari aurait pu être fait par la municipalité, sur l’équilibre économique et le succès de cette mise en service.

    En effet, l’utilisation des deux-roues motorisés a bondi ces dernières années, à hauteur de 34% en dix ans en Ile-de-France : développer une offre électrique en libre-service constitue une démarche s’appuyant sur l’économie du partage, sur le respect de l’environnement et tout en développant un mode de transport pratique et plébiscité.

    Si nous saluons l’initiative de Cityscoot, qui montre les capacités des entreprises françaises à innover, nous regrettons donc que la Ville de Paris ne se soit pas saisie d’une telle opportunité qui aurait permis de déployer de manière plus ambitieuse encore ces deux-roues à moteur électriques en libre-service.

    La municipalité doit aujourd’hui accompagner cette démarche, en facilitant la mise à disposition d’espaces aux abords des gares, des parkings et sur la voie publique. Nous porterons ces demandes au Conseil de Paris afin de permettre à ce nouveau service de se développer dans les meilleures conditions sur le territoire parisien.

  • Déplacements : les projets sont bons, la méthode beaucoup moins

    Lors du Conseil d'arrondissement de mai 2015 j'ai profité du projet de délibération "Aménagement des berges de Seine – Liaison Bastille/Tour Eiffel (1er, 4e, 7e, 12e)" pour critiquer la méthode employée par l'adjoint aux Transports de la mairie de Paris, Christophe Najdovski, sur l'ensemble des projets qu'il porte au nom de notre majorité.

    En effet l'ancien tête de liste EELV aux municipales, empile des projets et des mesures certes positifs mais sans tenir compte de la cohérence d'ensemble ni des conséquences sur la circulation. Et il ne fait de concertation que formelle, les élus étant d'ailleurs les moins bien associés.

    Ce faisant il ne tient pas les promesses d'Anne Hidalgo, qui figurent dans le contrat de mandature qu'elle a signé avec nous comme dans notre programme commun PS-PC-PRG, que ce soit en refusant obstinément d'étudier la création d'un service de scooter électrique en libre-service type Scootlib (à relire ici) ou en créant un espace de concertation métropolitain et ouvert à tous les usagers.

    "Au Parti Radical de Gauche, la piétonisation des berges de la Seine faisait partie de nos propositions dès 2001. Je ne peux que me réjouir que le processus engagé sur les berges rive gauche se poursuive. Ce sera l’occasion d’avoir des activités ouvertes au public qui soient gratuites ou des concessions comme ce qui a été fait sur les quais entre le musée d'Orsay et le Pont Alexandre III et ce qui existe chez nos voisins du 13e arrondissement.

    Mais je voudrais revenir sur la modalité de concertation pour ce projet comme pour tous les projets de transport.

    Je rappelle que ces derniers mois, nous avons examiné quantités de projets et de mesures qui auront un impact sur la circulation des Parisiens et des Franciliens.

    Le plan climat et de lutte contre la pollution. Certaines mesures annoncées ont troublé les élus et les citoyens de la petite couronne et de la grande couronne.

    L’aménagement des Places Bastille et Nation.

    Le plan vélo. J’ai alerté la dernière fois sur la répercussion sur certains axes.

    Aujourd’hui, on parle de la piétonisation des berges puis on va voter le passage de toutes les rues en zones 30.

    Tous ces projets de partage de la voirie entre les usagers sont positifs mais il faut rester vigilant sur la coordination de ces mesures, leur impact, le report sur la circulation.

    Je reprends les termes de la Maire de Paris qui avait souhaité une conférence permanente des déplacements qui serait mise en place pour évaluer et concerter au niveau métropolitain, les évolutions des modes de transport et du plan de déplacement parisien.

    Cette concertation est définie rapidement dans le projet de délibération mais elle est insuffisante. Mais ce n’est pas une conférence permanente. Elle réunit certes des communes de Paris Métropole mais il manque les associations des usagers des transports en commun, des cyclistes, des automobilistes. Les automobilistes, ce sont 40% des foyers parisiens. On ne peut pas les ignorer. D’ailleurs, le syndicat 40 Millions d’automobilistes devrait aussi être associé ainsi que la fédération française des motards. Combien d’automobilistes sont devenus utilisateurs de deux roues aujourd’hui ? Les représentants des salariés, des entrepreneurs, des artisans, des commerçants. Autant de personnes qui doivent être associées pour discuter de toutes ces mesures.

    On n’a pas parlé des alternatives. Les métros la nuit par exemple qui sont un moyen pour que les personnes n’utilisent plus leurs voitures.

    Il ne s’agit pas de livrer un combat d’arrière-garde mais de mettre en place une vraie méthode pour partager l’espace public en garantissant la liberté de tous les usagers, de fluidifier tous les modes de déplacement et ce pour tous les Franciliens.

    Malgré mes réserves sur la méthode, je voterai évidemment pour le projet de piétonisation des berges. Merci. »

  • JO 2024, pour des Jeux qui rapportent à Paris!

    Conseil d'arrondissement du 30 mars : Mon intervention pour le vote du vœu pour engager pleinement Paris dans la candidature aux Jeux Olympiques et Para-Olympiques de 2024 :

    Après le rapport d’étude d’opportunité, on va entrer dans une nouvelle phase, de réflexion du monde politique et du monde économique qui doivent « raccrocher les wagons à la locomotive qu’est  le mouvement sportif » selon la formule du Secrétaire d’État au Sport, Thierry Braillard.

    Paris est une ville qui irradie qui rayonne, Paris a de vrais atouts à faire valoir, une attractivité, un vrai savoir-faire en matière d’organisation, comme avec la coupe du monde de Rugby ou bien l’Euro 2016.

    L’organisation d’événements internationaux  est un accélérateur dans le développement de projets et de territoires : les J.O constituent une opportunité exceptionnelle pour Paris, la Métropole et la Région.

    Les J.O sont un cap qui permettra de réaliser un grand pas en avant en termes de développement d’infrastructures, en termes de développement économique et touristique, en termes d’avancées sur les grands projets de transports et grands projets urbains

    Les grands évènements, quand ils sont construits dans le souci de l’avenir, de manière à la fois ambitieuse et responsable, laissent un héritage matériel et immatériel qui modèle nos sociétés et les inscrivent dans le futur.

    Au travers de l’ « Agenda 2020 » qu’il a adopté, le CIO entend lui-même faire des JO 2024 des Jeux exemplaires en termes de coût et d’héritage. La candidature Parisienne, telle qu’imaginée dans l’étude du CIO est donc pleinement adaptée aux attentes du mouvement sportif international.

    Ainsi le village olympique dont l’héritage pourrait se transformer très facilement en logements sociaux et étudiants ; on parle de pas moins de 4500 logements.

    Porter un grand événement c’est aussi inviter l’Etat à investir sur nos territoires. On parle beaucoup à gauche de la nécessité que l’Etat investisse pour relancer l’économie, c’est l’occasion, soyons cohérant !

    La modernisation d’infrastructures de transports publics, dont certaines ont déjà un investissement programmé dans le cadre du Grand Paris Express, pourraient grâce à une candidature être accélérés, amplifiés.

    Une candidature va au-delà du sport et c’est un projet d’aménagement du territoire, c’est une ambition collective. On dépasse le périphérique. On va recoudre le tissu urbain.

    Ce seront des jeux peu couteux, et à un moment t où on demande des efforts, les infrastructures existent. Le vélodrome, le stade de France comme stade Olympique.

    On table sur un budget 6 Milliards d’euros, dont 2 Milliards pris par CIO. Le reste sont des investissements qui quoi qu’il arrive auraient été fait. L’argent public représente environ 50% de la somme globale.

    Cela reste une somme mais ce seront aussi des jeux qui rapportent.

    Londres a été un bel exemple de jeux qui ont rapporté et dont l’héritage a été utilisé à 100%.

    Une étude officielle assure en effet que la moisson historique de médailles britanniques s'est aussi accompagnée de retombées économiques records.

    9,9 milliards de livres soit près de 11,4 milliards d'euros proviennent de nouveaux contrats commerciaux signés pour l'occasion, d'investissements en provenance de l'étranger et de ventes diverses, selon les calculs rendus publics par le gouvernement et le maire de Londres. Ces recettes seraient supérieures aux dépenses engagées par le gouvernement.

    Plus de 4000 entreprises étrangères ont investi à Londres grâce aux Jeux. Près de 31.000 nouveaux emplois auraient été créés et l'événement a également permis de redévelopper des quartiers de l'Est de Londres qui en avaient bien besoin.

    Parallèlement rien n’oblige à abandonner le projet d’Expo universelle 2025 en France : ce n’est pas, selon nous, un obstacle, car le périmètre, le cadre et le calendrier sont différents.

    Notre ville, notre pays a besoin de grands projets mobilisateurs, a besoin d’ambition positive afin d’impliquer les citoyens, impliquer et mobiliser notre jeunesse : c’est une démarche positive, généreuse sur laquelle notre ville va s’appuyer jusqu’en 2024 puis au-delà.

    Le débat démocratique est légitime mais une fois la décision prise les élus devront être tous derrière la candidature et mettre fin aux polémiques politiciennes.

    61% des Français sont favorable, 20% très favorables. C’est un début de soutien populaire qu’il faut amplifier.

    Cette candidature c’est une co-production entre le Comité national Olympique Sportif  Français et la ville-hôte. Il faut entrainer les Français, les Parisiens, les faire adhérer.

    Votez pour ce vœu c’est pour nous lancer le mouvement d’adhésion à la candidature de Paris aux Jo 2024.

     

  • Un budget équilibré au service des parisiens

    Communiqué de Jean-Bernard Bros, Président du groupe PRG-CI au Conseil de Paris :

    La majorité du Conseil de Paris a voté ce jour le premier budget de la mandature, un budget à la hauteur des enjeux pour l’avenir de Paris.

    Dans un contexte de baisse globale des financements de l’Etat, la majorité prend ses responsabilités en mettant en œuvre un plan d’économie volontariste. De nouvelles sources de financement ont pu être trouvées, et ce, sans passer par des hausses d’impôts.

    La majorité respecte ainsi les promesses faites aux parisiennes et aux parisiens durant la campagne électorale en maintenant parallèlement l’investissement à un niveau très important, ce qui constitue une démarche concrète et positive.

    Le groupe RG-CI a également plaidé lors de la séance du Conseil pour :

    -  le développement de l’affichage de libre-expression car la Ville ne respecte encore pas ses obligations en la matière,

    - la création d’un site internet permettant aux associations de mutualiser leurs locaux et facilité leur recherche de lieux de réunion,

    - la garantie de fonds suffisant au fonctionnement de l’Observatoire parisien de la laïcité.

    Ces amendements budgétaires ont étés pris en compte par l’exécutif municipal.

    Des pistes d’économies devront encore être trouvées dans les prochaines années tandis que nous avons alerté sur la lente et constante augmentation qui constitue un sujet d’inquiétude.

    C’est donc avec confiance et vigilance, pour un Paris ambitieux, moderne, attractif, solidaire, tourné vers les aspirations citoyennes, que le groupe « Radical de Gauche Centre et Indépendants » a unanimement voté le budget primitif de la Ville pour 2015.

  • Nouveaux tarifs du stationnement résidentiel : pour une carte gratuite

    Conseil d'arrondissement du 1er décembre 2014 : mon intervention sur la délibération 2014 DVD 1115 Modalités du stationnement payant de surface : régimes applicables dans les voies parisiennes et stationnement des résidents à Paris.

    Je suis d'accord avec mes collègues sur l'objectif de réduction de la pollution de l'air à Paris et sur la nécessité d'augmenter les tarifs du stationnement résidentiel. Il convient en effet d'améliorer la rotation des véhicules en surface par des tarifs plus proches de ceux pratiqués dans les parkings souterrains pour décongestionner le stationnement.

    Mais je veux m'attarder sur la Carte de stationnement pour laquelle nous passons de la gratuité à un coût annuel de 45 € qui doit être justifié par le coût de gestion pour l’administration.

    Or la Ville a prouvé qu'elle a la capacité technique de dématérialiser ce type d’outil et d’ainsi d’en réduire le prix pour l’usager, ainsi que le coût pour l’administration.

    Notre groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » fera un certain nombre de voeux et d'amendements à cette délibération au Conseil de Paris.

    Nous proposons donc que :

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  • Réaméngement des Places de la Bastille et Nation : une concertation sans idéologie pour beaucoup d'ambition

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Mon intervention sur le projet de délibération "DVD 1131 Aménagement des places (Bastille et Nation) et des espaces publics à Paris. Assistance à maîtrise d'ouvrage"

    Cette délibération marque le coup d’envoi de l’aménagement de deux places emblématiques de notre arrondissement, de notre capitale, de l’histoire de France, de la Révolution et de la République, et des luttes des citoyens pour la liberté et le progrès.

    La Place de la Bastille et la Place de la Nation ont beaucoup en commun, et beaucoup de défauts communs auxquels ces projets portés par Anne Hidalgo et les listes de rassemblement de la gauche entendent remédier.

    Anne Hidalgo a proposé de repenser la place de la Bastille, afin d'offrir aux Parisiens, un lieu de rencontre et un véritable espace à vivre. Cette place généreuse serait partagée par toutes et tous : piétons, deux roues et automobiles qui continueraient à circuler sur des voies mieux organisées.

    D’une logique du rond-point, notre ambition est de passer à celle de place-paysage. Mieux ancrée dans le patrimoine et l’histoire de la ville, la place de la Bastille offrirait une continuité à la fois physique et visuelle avec le Bassin de l’Arsenal, ouvrant son horizon jusqu’à la Seine.

    De même cela fait longtemps que nous souhaitons redonner ses ambitions à la Place de la Nation.

     Actuellement, l’espace est aujourd’hui mal réparti entre les différents usages voire inaccessibles pour les circulations douces, cyclistes et piétons. Elle est au quotidien davantage un lieu de passage qu’un lieu de vie. Enfin, son patrimoine n’est pas assez accessible.

    Rappelons là encore les objectifs que nous avons portés avec Catherine Baratti-Elbaz devant les habitants du 12e.

    Tout en conservant sa vocation d’espace de grands rassemblements populaires, il est temps de redonner à cette grande Place de Paris le caractère convivial, populaire et confortable pour vivre au quotidien, et réaffirmer le symbole républicain en revalorisant le patrimoine historique.

    La nouvelle répartition des usages doit être l’occasion d’améliorer la continuité des activités commerciales sur l’ensemble du pourtour, créer des zones de rencontre dans la contre allée, mais aussi faciliter les traversées de la Place, et l’accès à la zone centrale. Un élargissement des trottoirs et du terre-plein permettrait l’installation de terrasses.

    Espaces verts, lieux de loisirs, lieux de flânerie, lieu de patrimoine et d’histoire de la Place doivent être préservés et valorisés. Après la rénovation des colonnes du Trône, la statue centrale doit être mise en valeur et plus accessible.

    Mais faisons attention à nous placer à la hauteur de notre ambition pour ces deux places.

    Nous avons connus des aménagements de voirie à Paris lors de la première mandature, en 2001, boulevard Saint-Marcel par exemple, qui ont été fait sans assez de concertation et de réflexion, et que le maire lui-même, Bertrand Delanoë, avait appelé à rectifier.

    Réduire la place de la voiture ne peut être un objectif en soi pour ces aménagements, surtout si ceux-ci devaient engorger les pourtours de ces places et gâcher le projet d'ensemble que nous portons. Il n'y a pas de place pour l'idéologie dans ces projets, il faut que tous les usagers soient associés, consultés, y compris les automobilistes et les deux-roues motorisés.

    Et je me réjouis à ce titre que cette délibération fixe une nouvelle méthode d'élaboration des projets. La participation citoyenne doit donc devenir une règle permettant à tous, riverains, commerçants, usagers des transports (et je l’entends dans le sens de tous les usages, y compris de la route), élus… de travailler à la définition d'objectifs partagés dans l'intérêt de tous.

  • Scootlib' et téléphérique, projets abandonnés?

    Article paru dans dimanche 21 septembre 2014

    L’idée de scooters électriques en libre-service et celle de téléphérique des gares, lancées par les radicaux de gauche, figurait dans le programme d’Anne Hidalgo. Mais les Verts n’en veulent pas.

    La fronde est tendance, y compris à la mairie de Paris. Certains élus de la majorité municipale ont décidé d'exprimer leur mécontentement à l'égard d'Anne Hidalgo. C'est même un petit "coup de gueule" que pousse dans le JDD Jean-Bernard Bros, qui préside à la fois le groupe Radical de gauche, centre et indépendants au Conseil de Paris*, et la fédération parisienne du PRG. Sur le ton de la colère maîtrisée, il proteste : "Nous sommes inquiets et un peu fâchés de constater l'abandon d'un certain nombre de promesses de campagne. Pendant les municipales, nous avions signé un accord politique et programmatique de premier tour avec Anne Hidalgo et Rémi Féraud [le patron du PS parisien]. Or, quelques-unes de nos propositions phare, que la candidate socialiste avait reprises dans son programme, semblent désormais passées par pertes et profits. Il est hors de question de laisser tomber ces engagements. On ne lâchera pas l'affaire!"

    "La question de la rupture politique se posera en son temps"

    Principale "reculade" que cite Jean-Bernard Bros : les Scootlib', ces scooters électriques en libre-service, inspirés de Vélib' et d'Autolib'. Le 9 mars, Anne Hidalgo dévoilait son projet dans le JDD, visuels à l'appui. "Il ne faut surtout pas y voir un projet farfelu. Ce système existe ailleurs, à Barcelone et San Francisco dans des versions différentes. Nous souhaitons l'adapter à Paris", déclarait alors celle qui allait devenir maire de la capitale trois semaines plus tard. Elle imaginait "entre 3.000 et 5.000" Scootlib' géolocalisables (équipés de GPS), quelque 700 stations de rechargement et un tarif "de 3 à 10 euros de l'heure". Une enquête auprès des parents d'adolescents et des associations de deux-roues était envisagée. Ainsi qu'une étude de faisabilité.

    "Aujourd'hui, Scootlib' ne figure même pas dans la feuille de route de Christophe Najdovski [l'adjoint écologiste en charge des Transports]. Si le projet doit être abandonné, qu'on nous dise pourquoi!", enrage le responsable du PRG Paris. Il a d'ailleurs sa petite idée : "Anne Hidalgo subit la pression des Verts, qui ont parfois des positionnements un peu loufoques ; ils sont opposés aux véhicules électriques parce qu'ils utilisent de l'énergie nucléaire…" En même temps, il argue que Grenoble – pourtant dirigé par un maire EELV (Éric Piolle) – "mettra en place un dispositif similaire ces prochaines semaines". Aussi le groupe qu'il préside déposera-t-il un vœu lors du prochain Conseil de Paris des 29 et 30 septembre, réclamant que "la maire de Paris réaffirme son objectif de mise en place d'un réseau de scooters électriques en libre-service à Paris" ; et qu'un "appel à projets soit lancé d'ici à la fin de l'année 2014".

    Jean-Bernard Bros redoute également que le projet de téléphérique reliant la gare de Lyon à la gare d'Austerlitz ne soit enterré. Cette idée, lancée par le PRG en juin 2013 (dans le JDD), figure noir sur blanc dans le programme d'Anne Hidalgo. Mais pas dans l'ordre de mission adressé à son adjoint chargé des Transports avant l'été. Il attend aussi des "avancées sur l'ouverture des commerces le dimanche". Citant Lionel Jospin – "Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis" –, il met en garde Anne Hidalgo : "Au début de la mandature, on n'a rien dit. La priorité a été mise sur le logement, très bien. Mais cela fait maintenant six mois que les municipales sont passées. L'heure des menaces n'a pas encore sonné ; la question de la rupture politique se posera en son temps. Il est encore temps d'éviter les renoncements et de respecter notre accord programmatique."

    De son côté, Christophe Najdovski se réjouit que ni Scoot­lib' ni le téléphérique ne fassent partie de sa feuille de route. L'ancien candidat écologiste à la mairie de Paris a lui aussi passé un accord – de second tour celui-là – avec Anne Hidalgo. Il s'était alors opposé à la circulation des véhicules électriques dans les couloirs de bus. De même, il assume son hostilité à ce qu'il qualifie de "projets gadgets, faussement novateurs et extrêmement coûteux. Il existe d'autres moyens plus réalistes pour relier les gares et développer la mobilité électrique. Mieux vaut privilégier les solutions qui nous rassemblent plutôt que celles qui nous divisent". Cependant, au cabinet de la maire de Paris, on s'inscrit en faux : "Jean-Bernard Bros se trompe, ces projets sont toujours d'actualité. Ils étaient dans le programme, ils se feront." Une chose est sûre : Anne Hidalgo va devoir départager ses deux alliés. 

    *Le groupe comprend cinq élus : Jean-Bernard Bros et Laurence Goldgrab (PRG), l'adjoint au Sport et au Tourisme, Jean-François Martins (ex-MoDem), Buon-Huong Tan et l'adjointe à la Solidarité, aux Familles et à la Petite enfance, Dominique Versini (ex-ministre UMP).

    Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche

     

     
  • Réformer le système des fourrières, oui mais sans céder à la démagogie

    Comme dans tous les arrondissements de Paris, le groupe UMP UDI MODEM a déposé un vœu au conseil d'arrondissement du 30 juin "Relatif à la mise en régie de l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules".

    Dans une explication longue et très virulente, l'élu UMP a fait état d'accusation grave à l'encontre des Auxiliaire de la Sécurité Publique (ASP), chargé de la régulation de la circulation et du stationnement sous l'autorité de la Préfecture de Police, et des sociétés privées d'enlèvement, délégataires également de la Préfecture de Police. Il apparait dans les arguments de la droite que, moins qu'une municipalisation d'un service déficitaire, c'est un système moins efficace dans la sanction des automobilistes qu'ils souhaitent... Et au passage, il insulte des fonctionnaires.

    Sur un sujet polémique comme celui-ci, qui ne peut que leur attirer les faveurs de certains automobilistes, les élus de l'UMP ne semblent pas s'inquiéter de correspondre parfaitement à la caricature qu'ils aiment tant faire de la gauche : paraître laxiste en matière de sécurité et laxiste en matière de gestion budgétaire, car municipaliser une DSP déjà déficitaire avec comme objectif de réduire le nombre d'enlèvements, donc les recettes, reviendrait à transférer un déficit de la Préfecture de Police au budget municipal!

    Voici ma réponse au nom de l'exécutif :

    Avec l'UMP, il y a toujours un tolérance pour certains et pas pour d'autres. Pourtant l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules ayant fait l’objet d’une verbalisation est un sujet sérieux. Il est important, en effet, de faire respecter les règles de stationnement, pour assurer la sécurité de tous et réguler, comme il se doit, l’occupation de l’espace public.

    Il est légitime que nous regardions très précisément la façon dont les choses fonctionnent aujourd’hui et les améliorations qu’il conviendrait d’apporter. Comme dans tous les domaines d’intervention publique, il est bon de réinterroger les pratiques, pour prendre en compte les évolutions et les nouveaux enjeux.

    Mais c’est une autre démarche de formuler très brutalement des accusations comme vous le faites au sujet d'entreprises et de fonctionnaires. Si vous avez des preuves de ce que vous avancez, saisissez la Justice. Il n'y a pas, contrairement à ce que vous affirmez, de "course à l'enlèvement": les mises en fourrière sont à peu près stables, à 250 000 véhicules par an. D'où d'ailleurs le déficit dont vous parlez. Il ne faudrait pas tomber dans la caricature, ni dans une approche par trop politicienne… Mais nous l’avons compris – et la lecture des journaux du jour le confirme -  l’opposition a décidé de faire de ce sujet une campagne de communication parisienne, facile, orchestrée par monsieur Goujon.

    Je regrette donc que le fond ne soit pas traité avec un peu plus de nuances. Car vous avez une drôle d'opinion des agents de la force publique puisque c'est TOUJOURS à leur demande et suite au constat de stationnement gênant que les sociétés d'enlèvement interviennent. Vous semblez dire qu'il y aurait une sorte de collusion entre celle-ci et les ASP, ce sont des accusations extrêmement grave!

    C’est ensuite dans la solution préconisée – la reprise du service en régie – que l’on recherche la cohérence des positions de votre groupe. Vous proposez donc la création d’un service administratif, l’embauche de fonctionnaires, leur formation, l'achat et l'entretien de véhicules – à contre courant de toutes vos déclarations sans cesse réitérées sur un service public trop lourd, qu’il conviendrait de réduire, des fonctionnaires trop nombreux… On a du mal à vous suivre, car vous dites une chose et son contraire.Vous faîtes un coup politique et démagogique!

    Plus sérieusement, sur le fond, la bonne approche est de demander à la Préfecture de Police de regarder très précisément l’activité des délégataires, pour l’améliorer si nécessaire. J’en profite pour vous rappeler que la verbalisation et la mise en fourrière ne relèvent pas de la Ville de Paris mais de la Préfecture de police. Sachez également que les contrats des sociétés d'enlèvement prévoient des clauses de pénalité financière en cas de manquement avéré, notamment dans le comportement des grutiers. Le Préfet de Police a d'ailleurs fait un rappel ferme à la réglementation en vigueur. Nous souhaitons donc travailler avec elle pour qu’elle garantisse l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire parisien et  investisse dans des engins capables d’enlever tous les véhicules. Sur le premier point, déjà, les marchés passés ont été modifiés pour moduler le tarif d'enlèvement en fonction de sa situation géographique.

    En l’état, votre vœu ne peut pas être retenu et j’invite notre Assemblée à le repousser.

  • CA12e : Création d'un hôtel et abstention sur un voeu UMP

    Lors du Conseil d'arrondissement du 9 juin je suis intervenu plus particulièrement à deux occasions.

    Premièrement pour soutenir le projet de création d'une auberge de jeunesse sur une emprise du boulevard Carnot, dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU) Porte de Vincennes.

    En effet les groupes Front de Gauche et EELV n'ont pas voté favorablement. A chaque fois ils expliquent qu'ils n'ont rien contre les hôtels mais là comme à chaque précédentes occasion où nous avons pu voter sur ce sujet lors de la précédente mandature, ils trouvent une raison de s'y opposer.

    J'ai mis en avant l'opportunité en terme d'emplois et d'activités économique au regard de l'attractivité touristique parisienne, et le besoin de création d'hébergements pour jeunes et familles.

    L'UMP et le Modem se sont également abstenus, confondant volontairement hébergements pour jeunes et hébergements d'urgence, ce qui démontre une fois de plus leur mauvaise foi et leur incompréhenseion des enjeux économiques de la capitale. Ils se sont aussi émus de l'absence de places de stationnement.

    Faut-il rappeler que 90% des touristes à Paris arrivent et circulent en transports en commun. Et que la Mairie de Paris a mis en place un forfait et des parkings spécifiques pour les autocars de tourisme, dont l'un est à Bercy.

    Notre groupe PS-PRG a voté pour, ainsi que l'élue UDI.

     

    Deuxièmement, je me suis abstenu sur un voeu UMP demandant la création de 50000 places de stationnements pour deux-roues motorisés.

    J'ai rappelé en effet qu'au PRG nous avions toujours défendu, et ce dès notre projet en 2008, "De l'Audace pour Paris", la création de places de places de stationnements pour motos et scooters, dont la circulation a augmenté de 34% en dix ans.

    Le point de vue du PRG a toujours été de fournir des alternatives à l'automobile.

    Avec Anne Hidalgo nous avons proposé 20000 places, dont certaines en sous-sols. C'est un objectif raisonnable mais pourquoi ne pas aller plus loin si c'est possible. Par exemple en délimitant des places sur les trottoirs où il y a de la place (et où ils stationnent déjà!) avec un marquage au sol, comme le PRG l'avait proposé.

    Surtout j'ai dénoncé le manque d'imagination de la droite car la solution véritable pour réduire le nombre de véhicule en circulation reste les transports partagés, à l'image d'Autolib, et donc le projet proposé par le PRG et porté par Anne Hidalgo pendant la campagne de scooter électrique en libre service, Scootlib.

    Notons que ni Christophe Najdovski ni David Gréau, respectivement adjoint au transports de la Ville de Paris et du 12e, n'ont dit un mot sur Scootlib. Ce-dernier a par contre évoqué l'idée de faire payer le stationnements deux-roues, ce à quoi nous nous sommes toujours opposé et ce que j'ai rappelé.

    J'ai donc choisi au nom du PRG de m'abstenir sur ce vœu.

  • Sécurité routière : weekend 100 % deux-roues motorisés au Chateau de Vincennes

    BoUhbv_IYAAVoGb.jpg large.jpgNous avons lancé avec Bernard Boucot, le Préfet de Police, Myriam El Khomri, maire-adjointe de Paris chargée de la Sécurité et le Prévention, et ma collègue Fadila Taïeb, maire-adjointe du 12e chargée de la vie scolaire, l’opération « 100% deux-roues motorisés » sur l'esplanade Sinat-Louis du cHateau de Vincennes.BoT7e2kIAAAOvBM.jpg large.jpg

    Organisée sur deux jours, cette opération est à destination des collégiens le vendredi 23 mai et ouvert à tout public le samedi 24 mai, amateur, utilisateur ou simplement intéressé par le deux-roues motorisé.

    L’objectif est de faire prendre conscience des dangers que représente le mode de déplacement deux-roues motorisés lorsqu’il ne s’accompagne pas d’une formation solide, d’équipements adaptés et d’une grande vigilance en plus du respect fondamental des règles du code de la route.

    affiche 2RM2014.JPGLa journée pour les collégiens permet de leur donner les enseignements pratiques des professionnels du deux roues motorisés au moyen d’ateliers en petits groupes.

    Cette opération avec circuits, stands d'information et d'expérimentation mobilise les effectifs de la préfecture de police (le pôle de sécurité routière, la direction régionale motocycliste, le bureau d’Information et d’éducation routière, Unité de sécurité routière, atelier mécanique de la DOSTL), la mairie de Paris, les Pompiers de Paris, la Fédération Française des Motards en Colère, les associations « Toutes en moto », « Para Side Racing Team », la mutuelle des motards, des équipementiers).

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