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Sécurité et Prévention

  • La lutte contre les violences faites aux femmes: priorité d'un budget interministériel conséquent

    Au Conseil d'arrondissement du 4 décembre où les Verts avaient déposés un vœu sur le sujet, j'ai rappelé l’engagement du Président Emmanuel Macron et de la Secrétaire d'Etat à l'égalité Femme / Homme, Marlene Schiappa, pour la lutte contre les violences faites aux femmes en termes budgétaires comme politiques loin des contre-vérités et faux chiffres. Mon explication de vote :

     

    "Le budget précis alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes s’inscrit dans une politique plus globale d’égalité entre les femmes et les hommes. Au total près de 423,6 millions d’euros sont déclarés être mobilisés en 2018 au titre de cette politique transversale, soit 115 millions supplémentaires par rapport à l’année 2017 car de nombreuses missions ont été intégrées avec des objectifs précis. Ce budget interministériel est le plus conséquent de tous. Cette politique s’attèle aussi bien à la construction de la culture de l’égalité des sexes dès le plus jeune âge qu’à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes en matière de santé. La transversalité de ce budget en fait un véritable outil de lutte pour l’égalité femme/homme.

    Cette grande cause quinquennale lancée officiellement le 25 novembre dernier par Emmanuel Macron, sera déclinée en plusieurs thématiques annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes. Le gouvernement prépare notamment pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes.

    Le plan de sécurité sexuelle officialisé par le Président de la République avec le concours de Marlène Schiappa se décline en trois volets : éducation et sensibilisation, avec une lutte contre le cyberharcèlement par exemple; l'accompagnement des victimes; la sanction, avec par exemple la verbalisation du harcèlement de rue.

    Concernant l’Education nationale, la lutte contre les violences faites aux femmes passe par la réalisation de quatre objectifs principaux :Faire respecter l’école, améliorer le climat scolaire et favoriser l’apprentissage de la responsabilité

    Le ministre chargé de l’éducation nationale a rappelé la mobilisation l’ensemble de la communauté éducative.

    La police nationale s’engage également à améliorer le parcours des victimes de violences en facilitant l’accès à leur droit, et veille à la formation de ses personnels sur ces thèmes.

    Enfin environ 30% du programme d’actions du Fonds interministériel de prévention de la délinquance est consacré à améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales et de l’aide aux victimes."

  • Saluons le travail des maraudes vers les sans-abris et les personnes prositiuées

    Au Conseil d’arrondissement du 4 décembre, je suis intervenu lors du débat sur la politique de solidarité mis en œuvre par la mairie dans notre arrondissement.

    Je voudrais rappeler le rôle très important joué par les volontaires des maraudes, tant en direction des personnes en grande précarité que des personnes prostituées.

    Ainsi dans le contrat de Prévention et de Sécurité du 12e arrondissement signé en janvier dernier, nous avons pérennisé une coordination de l’action des intervenants auprès des personnes en grande précarité, ce qu’on appelle plus communément la coordination des maraudes.

    Saluons le travail des équipes de maraudes qui parcourent les rues de l’arrondissement et le Bois de Vincennes pour leur action qu’elles mènent auprès des personnes en grande précarité dans le 12e. Ces missions diffèrent selon le type de maraudes : certaines associations bénévoles (ex : la Chorba, les maraudes paroissiales) apportent principalement de l’écoute et un soutien alimentaire ponctuel, il faut saluer l’engagement citoyen des volontaires qui assurent cette présence indispensable auprès des personnes sans-abri ; d’autres maraudes (par exemple Aurore, aux Captifs la libération, Emmaus Solidarité) assurent des missions d’accompagnement social : pour permettre l’accès aux droits, à l’hygiène, à la santé, et essayer d’engager avec les personnes un parcours de sortie de rue.

    Elles peuvent répondre aux signalements qui sont faits par des agents de la ville, comme les correspondants de nuits, ou bien des habitants qui nous signalent action placée sous l’égide du Samu social de Paris en 2016 a vu son action renforcée, notamment avec les équipes mobiles de psychiatrie et précarité.

    La coordination des maraudes est interinstitutionnelles car aux côtés des associations et structures spécialisées interviennent également les services de la mairie de Paris comme la DPSP avec les CDN et l’UAS unité d’assistance aux sans-abri ou la Préfecture de Police et le Commissariat avec la Brigade d’Assistance Publique aux Sans Abris (BAPSA).

    Le travail de ces maraudes est essentiel mais ne peut se passer de propositions d’hébergement, sans quoi le lien avec les personnes rencontrées dans les rues peut être rompu, faute de débouchées concrètes.

    Aussi on peut se féliciter de l’ouverture cet hiver de 3 Centres d’Hébergement d’Urgence, et du travail de la coordination des maraudes qui a permis d’attirer l’attention du Samu social de Paris sur les situations individuelles de personnes en errance dans le 12e, en vue de leur orientation vers ces structures.

    • Au Bastion de Bercy, bd Poniatowski, 308 places pour sans-abris isolés et en familles, géré par l’association Aurore
    • 98 quai de la Râpée, 65 places pour des familles et 85 places réservées à l’hébergement des personnes sans abri en période de grand froid et de mise à l’abri de campement, géré par la Croix Rouge
    • 17 rue de Prague, hôtel de 34 chambres mobilisé pour l’accueil des familles géré par le Samu social

    Amélioration des conditions de vie des personnes en errance ou en grande précarité

    • Réouverture fin 2017 de la Halte femmes, après d’importants travaux de rénovation

    Facilitation de l’accès à l’hygiène

    • Rénovation en 2018 des deux bains douches (rue Audubon et rue de Charenton) avec augmentation des capacités d’accueil de la bagagerie 188, qui disposera désormais de 100 casiers.

    Parlons également brièvement de la politique mise en place pour l’accompagnement des personnes prostituées dans le cadre de la coordination prostitution de l’arrondissement.

    Celle-ci prend une nouvelle dimension suite aux changements législatifs introduits par la nouvelle loi d’avril 2016, car le Secrétariat Général de la ville de Paris, a retenu le 12e arrondissement comme territoire d’expérimentation d’une nouvelle instance départementale d’accompagnement social pour les personnes en situation de prostitution. Ainsi, il s’agirait, au travers de la relance de la coordination locale, de travailler sur des projets concernant la santé, l’accompagnement vers l’insertion ou la sensibilisation au phénomène prostitutionnel.

    Pour plus d'informations sur les réalisation de la mairie en matière de Solidarités voir les infographies relatives à la Communication sur les solidarités du Conseil d’arrondissement du 4 décembre

  • Avec Laetitia Avia et Emmanuel Macron pour des forces de sécurité publique efficaces

    Qu’il s’agisse de menace terroriste, dont les attentats du Royaume-Uni nous rappellent la tragique actualité, ou de petite délinquance, nos concitoyens demandent des réponses concrètes qui rassurent et assurent leur sécurité au quotidien. Ces solutions efficaces que nous réclament depuis longtemps les habitants du 12e et du 20e arrondissement, c’est Emmanuel Macron qui les a portées. Et pour que le nouveau Président de la République les mette en œuvre, il faut lui donner une majorité absolue en votant pour Laetitia Avia, la candidate de la République en Marche dans la 8e circonscription de Paris, que je soutiens avec le Parti Radical de Gauche (PRG).

    Des solutions pragmatiques et graduées

    Ces solutions, ce sont d’abord 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires et 5 000 postes de garde-frontières européens. Mais augmenter les effectifs des forces de l’ordre ne résout rien si leurs missions n’évoluent pas. C’est pourquoi en limitant les tâches indues des policiers (transfèrement de prisonniers, etc.) et en favorisant la dématérialisation des procédures pénales, on remettra les agents sur le terrain pour créer une véritable police de sécurité quotidienne. Elle sera mieux intégrée dans le tissu social des quartiers, mieux à même d’intervenir et de traiter les problèmes de proximité, et ainsi de répondre aux préoccupations de chacun de protection et de tranquillité.

    Pour faire cesser le sentiment d’impunité de certains délinquants, dont les petits trafics et les incivilités rendent infernale la vie de leurs voisins, une batterie de sanctions immédiates sera développée. Par exemple, par des contraventions appliquées aux petites infractions (comme l’usage de petites doses de cannabis), dont le montant devra être suffisamment important pour être réellement dissuasif. Il sera également possible, sous le contrôle d’un juge, d’interdire à un individu générateur de troubles de fréquenter un lieu durant un certain délai. 

    Nouveaux partenariats innovants

    Les contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance expérimenteront de nouveaux partenariats innovants entre policiers et habitants :

    • Des représentants pourront être élus dans les quartiers pour établir une relation de confiance avec la police ;

    • Des outils numériques permettront de recueillir l’avis de la population sur l’action de la police et les politiques menées ;

    • Une politique de transparence et d’explication sera systématiquement déployée par la police.

    Et comme l’action de la police ne peut être efficace qu’avec la confiance de la population, il est prévu de généraliser le port de caméras-piétons par les forces de l'ordre. L’objectif est de rendre la légitimité de leurs interventions indiscutables.

    Enfin, parce que malheureusement nos arrondissements ont été meurtris par la barbarie, en particulier lors de la prise d’otage de l’Hypercacher, soutenons les décisions du Président Macron en matière de lutte contre le terrorisme :

    • Création d’une « task force » des services de renseignements contre Daesh ; 

    • Lutte contre les intégrismes et la propagande djihadiste ;

    • Création de centres fermés de petite taille spécifiquement dédiés à recevoir des personnes radicalisées ;

    • Renforcement du déploiement de militaires de l’opération Sentinelle pour protéger les populations. 

  • Conseil d'arrondissement : propreté et sécurité autour de l'Opéra Bastille

    Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015 : réponse de Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement,
    rapporteur, au Voeu relatif aux mesures engagées autour de la rénovation de la place
    de la Bastille, déposé par Franck MARGAIN et les élus du groupe UMP :

    Nous souhaitons vous préciser que chaque après-midi, les agents municipaux de la propreté balaient les trottoirs de la Place. Il s’agit d’un entretien journalier renforcé par un balayage mécanique trois fois par semaine, par un lavage le mercredi et le samedi ainsi que par des interventions spécifiques à l’eau chaude pour traiter les sols.

    Nous nous mettons dans le cadre du réaménagement de la Place de la Bastille que nous souhaitons tous. Sachez que c’est à l’Opéra National qu’incombe le nettoyage escaliers du bâtiment de même que l’enlèvement des graffitis à la sortie de la station de métro relève de la RATP. Nous avons parlé de répartition des compétences tout à l’heure. C’est toujours d’actualité. Une vigilance est nécessaire sur un site extrêmement fréquenté par les Parisiens et les touristes, et en particulier les jeunes. Pour rebondir sur les propos de Mme KOMITES, la Place de la Bastille est et restera un lieu très ouvert, multiculturel, de vie urbaine pour tous les Parisiens.

    S’agissant de l’Opéra, sachez que notre Maire d’arrondissement, Mme BARATTI-ELBAZ, a rencontré dernièrement son directeur adjoint et a engagé avec lui un dialogue très constructif, non seulement sur les aménagements qui pourraient être réalisés aux abords de l’Opéra mais aussi sur l’ouverture de cette belle institution culturelle aux habitants de l’arrondissement. Des perspectives de collaboration particulièrement intéressantes s’ouvrent entre la mairie d’arrondissement et l’Opéra.

    Votre proposition de mobiliser les correspondants de nuit sur la Place de la Bastille n’est pas adaptée à leur mission. Nous en avons pourtant largement discuté. Ces derniers sont chargés de mener un travail de médiation sociale sur le long terme, dans les quartiers, en lien direct avec les habitants. Je rappelle que les 12 correspondants de nuit du 12e couvrent déjà deux secteurs dont Erard-Rozanoff et nous avons étendu au Jardin de Reuilly depuis le 1er novembre.

    Si la mobilisation des correspondants de nuit n’apparaît pas pertinente, l’organisation des effectifs compétents pour assurer la sécurité aux abords de l’Opéra semble toutefois nécessaire. C’est la raison pour laquelle se sont réunis mardi dernier, le commissariat du 12e, l’Opéra et la RATP. A cette occasion, une action coordonnée a été déterminée entre les effectifs de police du 12e et ceux du groupe de protection et de sécurisation des réseaux de la RATP. Ces opérations seront menées tout au long de l’année avec une vigilance particulière aux horaires de grande affluence de l’Opéra.

    Dans la mesure où nous avons apporté un certain nombre de réponse, je vous propose de retirer votre voeu.

  • Conseil d'arrondissement : débat sur le Contrat Parisien de Prévention et de Sécurité 2015-2020

    Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015 : Débat organisé sur la communication relative au Contrat Parisien de Prévention et de Sécurité 2015-2020 (CPPS).

    Intervention de M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement, rapporteur, en réponse à la majorité et l'opposition :

    « Il faut réaffirmer que notre politique parisienne s’appuie sur deux piliers qui se retrouvent tout au long de ce contrat à savoir la sécurité et la prévention. Et nous assumons l’un et l’autre. Nous nous inscrivons également dans une logique de coproduction avec tous les acteurs.

    La Ville de Paris n’est pas dépositaire de l’autorité policière. Il s’agit de la compétence exclusive de la Préfecture de Police de Paris ni de l’autorité judiciaire qui dépend du Parquet. C’est pourtant avec eux que nous travaillons notamment avec le commissariat du 12e arrondissement qui est réactif, présent, toujours efficace. Nous renforçons nos liens avec lui, nous partageons nos informations afin d’améliorer la réponse quotidienne aux problèmes rencontrés par les habitants du 12e. Assurer la tranquillité des Parisiens est une exigence impérieuse. La sécurité est avant tout un droit et nous assumons ce rôle. Malgré tout, notre arrondissement est calme à Paris.

    Vous pouvez toujours dire que ce sont des propos lénifiants. Vous pourrez toujours le dire à la commissaire du 12e ainsi qu’au substitut du procureur qui l’ont dit clairement, chiffres à l’appui, au CSPDA. Vous pouvez également parler du laxisme de la Garde des Sceaux. Mme MONTANDON, lisez le compte rendu. Je vous rappelle que les taux de réponse pénale ont augmenté.

    Nous avons entendu les Parisiens qui demandent une lutte plus ferme contre les nuisances, les violences et les incivilités subies quotidiennement et qui empoisonnent parfois leur vie. Nous voulons mettre en place une sécurité durable par l’intermédiaire de ce contrat, loin des effets d’annonce et de toute instrumentalisation. Justement, vous avez parlé d’angélisme, d’idéologie laxiste. Ce sont des arguments classiques de l’UMP. Vous avez vos chiffres, j’ai les miens. Il y a une stabilité de la délinquance dans le 12e. Vous l’avez avoué vous-même. Vous pouvez aussi noter une baisse de -2,7% des cambriolages, une baisse de - 5,7% des vols avec violence, une baisse de -4,4% des violences et atteintes aux personnes.

    Nous ne pouvons pas dire que la situation se soit détériorée. Vous avez aussi parlé d’une dilution des objectifs par l’intermédiaire de ce contrat. Au contraire, nous avons resserré nos objectifs autour de 3 axes qui ont été évoqués tout au long de ce débat.

    Il faut tout de même dire que la réponse de sécurité est insuffisante. Nous sommes dans une logique pragmatique qui passe aussi par une politique de dialogue et de médiation. La coproduction consiste également à s’appuyer sur la direction de la protection et de la prévention, sur les correspondants de nuit qui sont les médiateurs, sur les habitants eux-mêmes.

    C’est pourquoi, nous avons pris plusieurs décisions. Des décisions qui concernent aussi ce qu’a dit notre collègue de l’UDI sur les évènements autour de la piscine de Reuilly.

    Nous avons étendu les périmètres d’interventions des correspondants de nuit aux rues Hillairet, Riesener, Hénard-Vivaldi mais aussi au Jardin de Reuilly, au gymnase et à la piscine de Reuilly.

    Je reviens sur le point précis de la piscine de Reuilly pour laquelle nous avons mobilisé des outils tels que les ISVP, le club de prévention, les correspondants de nuit. La police s’est particulièrement mobilisée et a multiplié les rondes sur ce secteur.

    Je ne reviens pas sur les concertations avec les commerçants et les riverains mentionnées par M. BOUIGUE ni sur la verbalisation par les ISVP dont a parlé M. GREGOIRE. Nous travaillons aussi sur la prévention situationnelle dans les logements sociaux. Vous avez évoqué Villiot-Râpée, je rappelle qu’avec Mme la Maire et Mme SLAMA, nous avons organisé un comité local d’habitat sur ce site. Je ne doute pas comme cela est le cas dans tout quartier, qu’il peut y avoir des riverains mécontents. Mais nous y avons peu été interpellés sur des questions de sécurité.

    Sur les aspects de terrorisme, il est important de dire qu’il y a une politique d’audit de sécurité sur les équipements publics et les lieux de culte. Ils sont particulièrement surveillés. Même si ce n’est pas textuellement dans le contrat, nous nous en occupons.

    Les violences faites aux femmes est l’un des 3 axes du contrat. Les agents sont formés afin de pouvoir répondre à ces problématiques.

    La coproduction, c’est aussi travailler avec les associations, les éducateurs de rue, les clubs de prévention comme SOLEIL, Cap 2000 qui est devenu Feu Vert.

    Je ne peux pas non plus répondre à toutes les interrogations de M. BONNET sur les jeunes à la rue mais Mme CHARNOZ lui a répondu en grande partie.

    M. BONNET, nous ne pouvons pas non plus demander à ce contrat de résoudre toutes les injustices de la société française. Cela dit, vous avez parlé d’un certain nombre de choses ainsi que M. TOUZET notamment sur le décrochage scolaire. Des échanges nominatifs et un certain nombre de dispositifs ont été mis en place. Il y a aussi des suivis psy dans les commissariats grâce à des personnels mis à disposition.

    Nous avons également une politique humaine contre la traite des femmes dans le cadre de la prostitution. Nous avons une aide aux sans domicile fixe avec les maraudes. A ce titre, il y a aura une fiche dans le Contrat de Prévention et Sécurité d’arrondissement sur le Bois de Vincennes.

    Dans ce contrat, nous avons l’impératif de mettre des réponses nouvelles pour lutter contre les incivilités qui n’ont pas lieu d’être à Paris et qui doivent appeler une réponse systématique et graduée. Il n’y a pas que la prévention, il y a aussi la verbalisation.

    Environ 25 000 verbalisations par des ISVP l'an dernier, dont 1 300 dans le 12e. La nouveauté consiste aussi dans les futures brigades vertes qui vont être mise en place. Mais aussi les mesures de réparation et d’alternative à la peine qui sont essentielles et qui se caractérisent par le dispositif « Tu casses, tu répares » qui fonctionne très bien dans le 12e avec l’entreprise Velib’. On nous a expliqué que ce dispositif assure la non récidive. Nous allons développer ce type de dispositif avec les bailleurs sociaux et les travaux d’intérêt général.

    Je vais rapidement répondre sur les caméras de vidéoprotection.

    Premièrement, nous l’assumons. Deuxièmement, il faut des personnes derrière ces caméras. Lorsque l’on supprime 1 500 fonctionnaires, je veux bien que vous parliez de redéploiement mais allez en parler aux officiers de police qui peinent à assurer leur travail du fait du manque de personnel. Heureusement, des personnels arrivent tout de même. Vous voulez de la vidéoprotection et vous en voulez aussi dans les logements sociaux. Mais qui sera derrière les caméras ? Vous dites que nous n’appliquons pas la vidéoprotection mais de nouvelles caméras viennent d’être installées dalle Rozanoff et dans le quartier Fécamp. Je pense que je peux parler au nom du groupe Socialiste, Radical et Citoyen et dire que nous avons toujours défendu ce dispositif avec un certain nombre de garanties. Relisez les PV.

    Je ne vais pas revenir sur la police de proximité mais cela me fait doucement rire lorsque l’on sait qu’on paie aujourd‘hui le refus dogmatique de toute police politique de proximité et vous voulez une police municipale. La mairie de Paris n’a pas à remplacer la police. Elle doit travailler en bonne intelligence sur la base d’une responsabilité partagée avec la Préfecture de Police.

    Nous ne sommes dans l’angélisme, dans une période troublée où l’on s’interroge parfois sur la possibilité même du vivre-ensemble. Nous affirmons que notre politique est ferme et humaine. Il s’agit d’une politique de gauche et d’une politique républicaine. Comme l’a dit l’ancien Ministre de l’Intérieur que vous aimez bien, Manuel VALLS « Protéger l’espace public est une grande ambition de la gauche car il s’agit du lieu où se rencontrent les citoyens ».

  • La République est Charlie

     

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    Ils ont tué Charlie ?

    Des terroristes ont massacrés 12 innocents : des caricaturistes et des journalistes, des employés de Charlie Hebdo, un policier qui les protégeaient et un autre venu à leur secours. Mais l'émotion partagée en France et dans le monde et la réaction de ces foules rassemblées pour défendre la liberté et la démocratie à Paris, partout en France mais aussi à Londres, Berlin, Madrid, aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie montrent que les terroristes échoueront.

    notafraid.jpgCes fanatiques religieux ont prétendu "venger Mahomet" en tuant les auteurs de caricatures au nom d'Al-Qaïda et de leur conception intégriste de l'Islam. Aujourd'hui ces caricatures ont fait le tour de la planète, dans tous les journaux, partagés des dizaine de milliers de fois sur les médias sociaux.

    Leur attentat a donné à un journal satirique connu seulement en France une audience globale.

    C'est une tragédie mais c'est aussi la plus belle des revanche pour les caricaturistes abattus, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, dont l'impertinence continue de vivre et s'exprime encore plus fort.

    La France dont la douleur est partagée par le monde se doit d'avoir une réaction exemplaire conforme à se valeurs issues des Lumières.

    Les terroristes échoueront si nous continuons à défendre les valeurs républicaines, d'Etat de droit, de démocratie. droit. Si nous refusons le racisme, les amalgames, les stigmatisations comme nous  récusons le communautarisme. La France dans l'épreuve doit rester une et indivisible et la République rappeler qu'il n'y a qu'une communauté, qu'un peuple. Après des mois voire des années de tensions autour de l'identité, cette épreuve nous donne la chance de rappeler que la religion ne nous définit pas et que nous sommes avant tout des humains.

    C'est pourquoi nous devons continuer à défendre sans peur la liberté d'expression, sans relâche la laïcité, sans faux-semblant le droit au blasphème. Car il est légitime de pouvoir critiquer et rire de toutes les religions. Ce n'est pas comme on l'entend parfois du racisme. C'est une liberté fondamentale qui est à des années lumières de l'appel à la haine et au meurtre que peuvent porter tous les fondamentalismes, tous les extrémismes.

    charlie2011.jpgEt je me souviens d'avoir eu le privilège de me trouver aux côté de Charb, Honoré et les autres pour défendre au nom du PRG leur droit au blasphème après l'incendie de leur bureaux. C'était déjà Place de la République. Il n'y avait pas eu de victime à l'époque. Il y avait aussi moins de monde. Moins d'unanimité pour défendre la liberté et on avait même entendu des critiques de Charlie Hebdo au nom du respect des religions.

    Est-ce un 11 septembre à la Française? Il n'y a pas eu 3000 morts, il y a eu d'autres attentats meurtriers à Paris, et malheureusement il y en aura d'autres. Mais Charlie c'était aussi un esprit d'anticléricalisme libertaire trempé d'humour et compatible avec la République, hérité des philosophes des Lumières à la Voltaire, fils de la Révolution et de mai 68. Et c'est donc l'esprit français qui est attaqué.

    Si Charlie n'est pas mort, si aujourd'hui nous sommes Charlie, battons-nous résolument pour la tolérance et pour la liberté sans y voir aucune contradiction.

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  • Sécurité : Quand la droite s'entête dans la politique du chiffre

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Ma réponse au vœu de l'UMP sur la publication de statistiques mensuelles par arrondissement

    VŒU

    Déposé par les élus du groupe UMP-UDI-Modem

    Relatif à un baromètre mensuel de la sécurité pour le 12e arrondissement

    CONSIDÉRANT que les Parisiens ont un droit légitime à être informés des derniers chiffres de la délinquance à Paris ;

    CONSIDÉRANT que la politique de sécurité menée conjointement par le Préfet de Police et la Maire de Paris se juge nécessairement sur l’évolution des faits délictuels et criminels ;

    CONSIDÉRANT que les publications de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses (ONDRP) pénales ne sont réalisées qu’à l’échelle des départements ;

    CONSIDÉRANT que tous les arrondissements ne sont ni confrontés aux mêmes niveaux de délinquance, ni aux mêmes types de faits délictueux ;

    CONSIDERANT que la Préfecture de Police a, par le passé, régulièrement communiqué sur l’état de la délinquance à Paris et par arrondissement ;

    CONSIDERANT que le New York Police Department publie chaque semaine un bilan de la délinquance par district

    CONSIDÉRANT que les violences physiques non crapuleuses sont en progression de 6,8 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014, que les atteintes aux biens sont en progression de 13,1 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014, une augmentation inquiétante puisqu’elle s’accélère depuis plusieurs mois et que les vols simples, premier agrégat des atteintes aux biens, sont en progression de 23 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014 ;

    CONSIDERANT que le CSPDA ne se réuni qu’une fois par an ;

    Sur proposition des élus du groupe UMP-UDI-Modem, émet le vœu que :

    - le Maire de Paris et le Préfet de Police créent un baromètre parisien de la sécurité, présentant trimestriellement les chiffres de la délinquance et leur évolution par grand agrégat sur 12 mois glissants, avec une déclinaison arrondissement par arrondissement

    - que, ces chiffres soient cartographiés et publiés sur paris.fr et consultables dans chaque mairie d’arrondissement.

     

    Réponse de Fabrice Moulin, Maire-adjoint chargé de la Sécurité et de la Prévention, au nom de l’exécutif municipal

    Un travail d’analyse statistique est déjà réalisé aujourd’hui par l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales.  Des fiches consultables sur internet par tous les Parisiens  sont éditées chaque mois au niveau départemental pour rendre compte des crimes et des délits enregistrés.

    Notez que cet Observatoire a été créé en 2003 – je vous laisse deviner qui était ministre de l’Intérieur à l’époque – et qu’il a choisi d’adopter une échelle départementale, échantillon le plus pertinent.

    La mise en place d’un nouveau baromètre ne ferait donc que doubler une institution déjà en place, rendue indépendante par Manuel Valls et plus transparente par son successeur Bernard Cazeneuve qui s’efforcent de mettre un terme à une pratique contestable et simpliste que la droite connait bien : celle de la politique du chiffre. Celle qui refuse l’enregistrement de certaines plaintes, qui déqualifie massivement les délits en contravention et qui mesure davantage l’activité de la police plutôt que celle des délinquants.

    Vous citez dans vos considérants le New York Police Departement, à la manière de votre ami M. Péchenard durant la campagne municipale, mais à New York on compte pas loin de 333 meurtres et 1100 fusillades en 2014 ! Comparaison n’est pas raison : Non le 12e ce n’est pas le Bronx !

    Au-delà des chiffres, ce sont également les suites judiciaires et les réponses pénales qui doivent nous importer. Une politique de sécurité ne se mesure pas tous les mois mais dans la durée, avec un travail de fond.

    Par ailleurs, cette compétence est celle de la Préfecture de police. Parlons chiffre justement, on peut tout leur faire dire. Vous avez vos chiffres, j’ai les miens : -7,3 % de violences crapuleuses, -6,7% de vols avec violences, -6% de cambriolages, autant de chiffres tirés du même tableau que les vôtres.

    Notre ambition n’est pas de courir à l’obtention de « bons chiffres » mais celle d’amplifier nos initiatives de dialogues entre habitants et police. Nous croyons davantage à une co-production de la sécurité avec les Parisiens plutôt que de nous cacher derrière des chiffres qui ne rendant pas compte d’ailleurs des problèmes d’incivilités et de nuisances auxquels sont confrontés nos concitoyens.

    Des concitoyens qui se plaignent avant tout du manque d’effectifs de la Police nationale qui ont diminué de 1500 sous la Présidence Sarkozy. Nous en avons regagné 300 depuis, mais cela ne compense pas le manque.

    Pour conclure, vous trouverez dans ma feuille de route le souci de veiller à encourager la participation citoyenne et l’implication des conseillers de quartier dans l’identification et la résolution des problèmes de sécurité. En ce sens, des coordinations au plus près du terrain seront organisés à l’échelle d’un quartier pour coordonner les interventions des différents acteurs de la prévention et de la sécurité quand des difficultés particulières et localisées apparaissent.

    Je tiens à rappeler par la même occasion qu’une instance de discussion et d’information existe dans notre arrondissement avec le Conseil de sécurité et de prévention de la délinquance d’arrondissement, qui se réunira en décembre et dont la refonte et les évolutions auront lieu en  2015.

    Pour ces raisons, l’Exécutif se déclare défavorable au vœu présenté car c’est une dynamique partenariale, de terrain, minutieuse, pragmatique et de longue haleine qui doit nous importer, au-delà des bilans statistiques qui ne forment jamais un outil neutre.

  • Réformer le système des fourrières, oui mais sans céder à la démagogie

    Comme dans tous les arrondissements de Paris, le groupe UMP UDI MODEM a déposé un vœu au conseil d'arrondissement du 30 juin "Relatif à la mise en régie de l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules".

    Dans une explication longue et très virulente, l'élu UMP a fait état d'accusation grave à l'encontre des Auxiliaire de la Sécurité Publique (ASP), chargé de la régulation de la circulation et du stationnement sous l'autorité de la Préfecture de Police, et des sociétés privées d'enlèvement, délégataires également de la Préfecture de Police. Il apparait dans les arguments de la droite que, moins qu'une municipalisation d'un service déficitaire, c'est un système moins efficace dans la sanction des automobilistes qu'ils souhaitent... Et au passage, il insulte des fonctionnaires.

    Sur un sujet polémique comme celui-ci, qui ne peut que leur attirer les faveurs de certains automobilistes, les élus de l'UMP ne semblent pas s'inquiéter de correspondre parfaitement à la caricature qu'ils aiment tant faire de la gauche : paraître laxiste en matière de sécurité et laxiste en matière de gestion budgétaire, car municipaliser une DSP déjà déficitaire avec comme objectif de réduire le nombre d'enlèvements, donc les recettes, reviendrait à transférer un déficit de la Préfecture de Police au budget municipal!

    Voici ma réponse au nom de l'exécutif :

    Avec l'UMP, il y a toujours un tolérance pour certains et pas pour d'autres. Pourtant l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules ayant fait l’objet d’une verbalisation est un sujet sérieux. Il est important, en effet, de faire respecter les règles de stationnement, pour assurer la sécurité de tous et réguler, comme il se doit, l’occupation de l’espace public.

    Il est légitime que nous regardions très précisément la façon dont les choses fonctionnent aujourd’hui et les améliorations qu’il conviendrait d’apporter. Comme dans tous les domaines d’intervention publique, il est bon de réinterroger les pratiques, pour prendre en compte les évolutions et les nouveaux enjeux.

    Mais c’est une autre démarche de formuler très brutalement des accusations comme vous le faites au sujet d'entreprises et de fonctionnaires. Si vous avez des preuves de ce que vous avancez, saisissez la Justice. Il n'y a pas, contrairement à ce que vous affirmez, de "course à l'enlèvement": les mises en fourrière sont à peu près stables, à 250 000 véhicules par an. D'où d'ailleurs le déficit dont vous parlez. Il ne faudrait pas tomber dans la caricature, ni dans une approche par trop politicienne… Mais nous l’avons compris – et la lecture des journaux du jour le confirme -  l’opposition a décidé de faire de ce sujet une campagne de communication parisienne, facile, orchestrée par monsieur Goujon.

    Je regrette donc que le fond ne soit pas traité avec un peu plus de nuances. Car vous avez une drôle d'opinion des agents de la force publique puisque c'est TOUJOURS à leur demande et suite au constat de stationnement gênant que les sociétés d'enlèvement interviennent. Vous semblez dire qu'il y aurait une sorte de collusion entre celle-ci et les ASP, ce sont des accusations extrêmement grave!

    C’est ensuite dans la solution préconisée – la reprise du service en régie – que l’on recherche la cohérence des positions de votre groupe. Vous proposez donc la création d’un service administratif, l’embauche de fonctionnaires, leur formation, l'achat et l'entretien de véhicules – à contre courant de toutes vos déclarations sans cesse réitérées sur un service public trop lourd, qu’il conviendrait de réduire, des fonctionnaires trop nombreux… On a du mal à vous suivre, car vous dites une chose et son contraire.Vous faîtes un coup politique et démagogique!

    Plus sérieusement, sur le fond, la bonne approche est de demander à la Préfecture de Police de regarder très précisément l’activité des délégataires, pour l’améliorer si nécessaire. J’en profite pour vous rappeler que la verbalisation et la mise en fourrière ne relèvent pas de la Ville de Paris mais de la Préfecture de police. Sachez également que les contrats des sociétés d'enlèvement prévoient des clauses de pénalité financière en cas de manquement avéré, notamment dans le comportement des grutiers. Le Préfet de Police a d'ailleurs fait un rappel ferme à la réglementation en vigueur. Nous souhaitons donc travailler avec elle pour qu’elle garantisse l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire parisien et  investisse dans des engins capables d’enlever tous les véhicules. Sur le premier point, déjà, les marchés passés ont été modifiés pour moduler le tarif d'enlèvement en fonction de sa situation géographique.

    En l’état, votre vœu ne peut pas être retenu et j’invite notre Assemblée à le repousser.

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