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Politique

  • La lutte contre les violences faites aux femmes: priorité d'un budget interministériel conséquent

    Au Conseil d'arrondissement du 4 décembre où les Verts avaient déposés un vœu sur le sujet, j'ai rappelé l’engagement du Président Emmanuel Macron et de la Secrétaire d'Etat à l'égalité Femme / Homme, Marlene Schiappa, pour la lutte contre les violences faites aux femmes en termes budgétaires comme politiques loin des contre-vérités et faux chiffres. Mon explication de vote :

     

    "Le budget précis alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes s’inscrit dans une politique plus globale d’égalité entre les femmes et les hommes. Au total près de 423,6 millions d’euros sont déclarés être mobilisés en 2018 au titre de cette politique transversale, soit 115 millions supplémentaires par rapport à l’année 2017 car de nombreuses missions ont été intégrées avec des objectifs précis. Ce budget interministériel est le plus conséquent de tous. Cette politique s’attèle aussi bien à la construction de la culture de l’égalité des sexes dès le plus jeune âge qu’à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes en matière de santé. La transversalité de ce budget en fait un véritable outil de lutte pour l’égalité femme/homme.

    Cette grande cause quinquennale lancée officiellement le 25 novembre dernier par Emmanuel Macron, sera déclinée en plusieurs thématiques annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes. Le gouvernement prépare notamment pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes.

    Le plan de sécurité sexuelle officialisé par le Président de la République avec le concours de Marlène Schiappa se décline en trois volets : éducation et sensibilisation, avec une lutte contre le cyberharcèlement par exemple; l'accompagnement des victimes; la sanction, avec par exemple la verbalisation du harcèlement de rue.

    Concernant l’Education nationale, la lutte contre les violences faites aux femmes passe par la réalisation de quatre objectifs principaux :Faire respecter l’école, améliorer le climat scolaire et favoriser l’apprentissage de la responsabilité

    Le ministre chargé de l’éducation nationale a rappelé la mobilisation l’ensemble de la communauté éducative.

    La police nationale s’engage également à améliorer le parcours des victimes de violences en facilitant l’accès à leur droit, et veille à la formation de ses personnels sur ces thèmes.

    Enfin environ 30% du programme d’actions du Fonds interministériel de prévention de la délinquance est consacré à améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales et de l’aide aux victimes."

  • Evaluons l'encadrement des loyers avant de l'étendre à la métropôle

    Au Conseil d'arrondissement du 4 décembre, en réponse à un voeu déposé par notre collègue en charge du  logement, j'ai préconisé les résultats de l'évaluation par le gouvernement de l'encadrement des loyers avant de l'étendre à la métropole.  Mon explication de vote :

     

    "Chère collègue,

    Je serai beaucoup moins catégorique que vous sur les résultats attendus par l’encadrement des loyers, car ce n'est certainement pas ce dispositif seul qui résoudra le problème du mal-logement, il n'en a pas le pouvoir. Sinon pourquoi le gouvernement socialiste précédent l'aurait limité à une expérimentation pour des communes volontaires ?

    Rappelons que le ministre Jacques Mézard, en lien avec les mairies de Paris et de Lille, s’est déclaré favorable pour relever appel à l’encontre de la décision du Tribunal Administratif de Paris, afin de donner le temps nécessaire pour évaluer la mesure et respecter la décision des collectivités. Les démarches devraient être effectuées dans les prochains jours. Le ministre a indiqué « réfléchir à la nécessité de faire un sursis à exécution » pour que la mesure soit effective et annoncé que l’encadrement des loyers serait débattu dans le cadre du projet de loi Logement.

     A priori, seuls les locataires d’un bien qui n’était pas loué auparavant seraient impactés, la fixation du loyer pour ce type de bien étant libre.

    La période d'encadrement des loyers à Paris a été marquée par un infléchissement de la hausse des loyers à Paris, c'est indéniable. Mais ce premier bilan positif ne doit pas masquer la diversité des situations. En effet, la législation n’est pas appliquée également partout puisque 23% des locations à Paris étaient conclues avec un loyer supérieur au plafond réglementaire en 2016. Pour les petites surfaces (- de 20m²), c’est près de deux-tiers des locations étaient au-dessus de la fourchette en 2016.

    Si l’extension à la Métropole ne paraît être qu’une mise en conformité avec la législation existante, certains effets sont mal mesurés et doivent inciter à la prudence. Les professionnels de l’immobilier indiquent que l’encadrement conduit aujourd’hui certains investisseurs et propriétaires à retirer leurs biens du marché locatif classique, à les requalifier en locations saisonnières, ou à les céder avec les conséquences sociales que l’on connaît. A moyen terme, il pourrait créer de nouvelles tensions sur le marché locatif.

    Une extension de ce dispositif d’encadrement au niveau de la Métropole ne pourrait être justifiée que dans le cadre d’une politique ambitieuse du logement en construisant plus, mieux et moins cher afin de créer un choc d’offre qui réduise durablement les tensions sur les loyers, en répondant aux besoins de logement des publics les plus fragiles et des classes moyennes.

    Sous réserve d'une conclusion positive de cette évaluation je suis favorable à la sécurisation du dispositif d’encadrement des loyers pré-existant et à la poursuite de l’évaluation à périmètre constant des effets de cette mesure sur le marché locatif.

  • Saluons le travail des maraudes vers les sans-abris et les personnes prositiuées

    Au Conseil d’arrondissement du 4 décembre, je suis intervenu lors du débat sur la politique de solidarité mis en œuvre par la mairie dans notre arrondissement.

    Je voudrais rappeler le rôle très important joué par les volontaires des maraudes, tant en direction des personnes en grande précarité que des personnes prostituées.

    Ainsi dans le contrat de Prévention et de Sécurité du 12e arrondissement signé en janvier dernier, nous avons pérennisé une coordination de l’action des intervenants auprès des personnes en grande précarité, ce qu’on appelle plus communément la coordination des maraudes.

    Saluons le travail des équipes de maraudes qui parcourent les rues de l’arrondissement et le Bois de Vincennes pour leur action qu’elles mènent auprès des personnes en grande précarité dans le 12e. Ces missions diffèrent selon le type de maraudes : certaines associations bénévoles (ex : la Chorba, les maraudes paroissiales) apportent principalement de l’écoute et un soutien alimentaire ponctuel, il faut saluer l’engagement citoyen des volontaires qui assurent cette présence indispensable auprès des personnes sans-abri ; d’autres maraudes (par exemple Aurore, aux Captifs la libération, Emmaus Solidarité) assurent des missions d’accompagnement social : pour permettre l’accès aux droits, à l’hygiène, à la santé, et essayer d’engager avec les personnes un parcours de sortie de rue.

    Elles peuvent répondre aux signalements qui sont faits par des agents de la ville, comme les correspondants de nuits, ou bien des habitants qui nous signalent action placée sous l’égide du Samu social de Paris en 2016 a vu son action renforcée, notamment avec les équipes mobiles de psychiatrie et précarité.

    La coordination des maraudes est interinstitutionnelles car aux côtés des associations et structures spécialisées interviennent également les services de la mairie de Paris comme la DPSP avec les CDN et l’UAS unité d’assistance aux sans-abri ou la Préfecture de Police et le Commissariat avec la Brigade d’Assistance Publique aux Sans Abris (BAPSA).

    Le travail de ces maraudes est essentiel mais ne peut se passer de propositions d’hébergement, sans quoi le lien avec les personnes rencontrées dans les rues peut être rompu, faute de débouchées concrètes.

    Aussi on peut se féliciter de l’ouverture cet hiver de 3 Centres d’Hébergement d’Urgence, et du travail de la coordination des maraudes qui a permis d’attirer l’attention du Samu social de Paris sur les situations individuelles de personnes en errance dans le 12e, en vue de leur orientation vers ces structures.

    • Au Bastion de Bercy, bd Poniatowski, 308 places pour sans-abris isolés et en familles, géré par l’association Aurore
    • 98 quai de la Râpée, 65 places pour des familles et 85 places réservées à l’hébergement des personnes sans abri en période de grand froid et de mise à l’abri de campement, géré par la Croix Rouge
    • 17 rue de Prague, hôtel de 34 chambres mobilisé pour l’accueil des familles géré par le Samu social

    Amélioration des conditions de vie des personnes en errance ou en grande précarité

    • Réouverture fin 2017 de la Halte femmes, après d’importants travaux de rénovation

    Facilitation de l’accès à l’hygiène

    • Rénovation en 2018 des deux bains douches (rue Audubon et rue de Charenton) avec augmentation des capacités d’accueil de la bagagerie 188, qui disposera désormais de 100 casiers.

    Parlons également brièvement de la politique mise en place pour l’accompagnement des personnes prostituées dans le cadre de la coordination prostitution de l’arrondissement.

    Celle-ci prend une nouvelle dimension suite aux changements législatifs introduits par la nouvelle loi d’avril 2016, car le Secrétariat Général de la ville de Paris, a retenu le 12e arrondissement comme territoire d’expérimentation d’une nouvelle instance départementale d’accompagnement social pour les personnes en situation de prostitution. Ainsi, il s’agirait, au travers de la relance de la coordination locale, de travailler sur des projets concernant la santé, l’accompagnement vers l’insertion ou la sensibilisation au phénomène prostitutionnel.

    Pour plus d'informations sur les réalisation de la mairie en matière de Solidarités voir les infographies relatives à la Communication sur les solidarités du Conseil d’arrondissement du 4 décembre

  • Non, la politique du logement du gouvernement ne menace pas les logements sociaux à Paris

    Au Conseil d'arrondissement du 6 novembre, j'ai voté contre le vœu déposé par les élus socialistes et communistes contre la politique du logement du gouvernement qui lui demandait d'abandonner toutes réformes sous prétexte qu'elles menaceraient la politique de logement social de la mairie de Paris. Il n'en est rien. Mon explication de vote :

     

    "Je ne m'associe pas à ce voeu contre lequel je voterai, et j'essayerai d'être moins caricatural dans mon argumentation que ne l'est la vôtre. Car je soutiens comme vous la politique en faveur du logement social à Paris et celle-ci n'est pas remise en cause, bien au contraire. D'abord constatons comme l'a fait le ministre de la Cohésion territoriale et du Logement, Jacques Mézard, que quand on a face à un investissement de 40 à 41 milliards d'euros encore 4 millions de mal logés, il faut se permettre de réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction. Or depuis trente ans les APL et les loyers augmentent l'un et l'autre comme dans un cercle vicieux, qu'il faut briser.

     

    Le gouvernement a donc lancé une réforme sur 3 ans de baisse des APL et des loyers dans le logement social. Parallèlement, et c'est une mesure de justice, les APL seront calculés sur les revenus de l'année en cours, et non plus sur ceux de deux ans auparavant.

     

    Il est donc mensonger d'affirmer que les baisses d'APL impacteront les locataires du logement social, car ce sont les bailleurs sociaux qui devront baisser les loyers d'autant. Comment les bailleurs le financeront-ils ainsi que les rénovations et constructions ? L'Etat a annoncé qu'il étalerait la durée d'endettement de 20 à 30 ans ce qui va mécaniquement réduire leurs remboursements annuels et dégager des liquidités pour faire face à la réduction des loyers. Il va garantir une stabilité du taux du livret A pendant 2 ans et mobiliser le concours de la Caisse des Dépôts, ou de la Banque européenne d'investissement.

     

    Le projet du gouvernement répond au enjeux de Paris car justement il focalise les efforts sur les zones tendues. Ainsi il est prévu un abattement fiscal de 100% sur la vente d'un terrain si c'est pour construire du logement social en zone tendue. Le dispositif Pinel sera reconduit pour 4 ans et il est prévu de réduire les possibilités de recours qui empêchent les constructions.

     

    Et encore plus au vu des scandales actuels impliquant des députés et élus de la France Insoumise qui logent en HLM, l'ambition d'accroitre les pouvoirs des commissions d'attribution pour faciliter la mobilité dans le parc social ne peut être que bénéfique pour rationaliser un système qui doit bénéficier à ceux qui en ont besoin selon leur situation de famille et leurs revenus."

  • Législatives des 11 et 18 juin 2017 : au second comme au premier tour, mon choix c'est Laetitia AVIA

  • [Communiqué de presse] Le PRG s’associera à la majorité présidentielle et envisage une réunification avec les Radicaux valoisiens

    Le Bureau national du PRG réuni ce jour a pris acte du résultat des élections législatives notamment marquées par une abstention inquiétante et révélatrice d’une démocratie en profonde souffrance.

    Le PRG s’est félicité du recul des extrêmes et des conservatismes laissant à la France la chance d’une mandature tournée sereinement vers l’avenir et la réussite collective des Français.

    Parti de centre gauche, le PRG, qui compte deux ministres au gouvernement, s’associera en conservant son identité à la majorité présidentielle qui se dessine.

    Sept de ses candidats sont en passe de l’emporter le 18 juin à commencer par Sylvia PINEL, Présidente du PRG et candidate du Tarn-et-Garonne, Annick GIRARDIN, Vice-présidente du PRG et candidate à Saint-Pierre-et-Miquelon, Jeanine DUBIÉ, candidate dans les Hautes-Pyrénées, Harold HUWART, candidat dans l’Eure-et-Loir, Joël GIRAUD, candidat dans les Hautes-Alpes, Antoine SIFFERT, candidat en Seine-Maritime, et Olivier FALORNI, candidat en Charente-Maritime.

    Par ailleurs, le Bureau national du PRG, dans le cadre de la recomposition politique qui s’impose à tous pour offrir aux Français un renouvellement des méthodes et une cohérence des projets, a validé la poursuite des discussions en faveur d’une réunification des Radicaux de gauche et des Radicaux valoisiens pour bâtir un nouveau parti de centre républicain, laïque, progressiste, solidaire et pro-européen.

  • Je soutiens avec le PRG Laetitia Avia, la candidate La République En Marche dans la 8e circonscription de Paris

  • Avec Laetitia Avia et Emmanuel Macron pour des forces de sécurité publique efficaces

    Qu’il s’agisse de menace terroriste, dont les attentats du Royaume-Uni nous rappellent la tragique actualité, ou de petite délinquance, nos concitoyens demandent des réponses concrètes qui rassurent et assurent leur sécurité au quotidien. Ces solutions efficaces que nous réclament depuis longtemps les habitants du 12e et du 20e arrondissement, c’est Emmanuel Macron qui les a portées. Et pour que le nouveau Président de la République les mette en œuvre, il faut lui donner une majorité absolue en votant pour Laetitia Avia, la candidate de la République en Marche dans la 8e circonscription de Paris, que je soutiens avec le Parti Radical de Gauche (PRG).

    Des solutions pragmatiques et graduées

    Ces solutions, ce sont d’abord 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires et 5 000 postes de garde-frontières européens. Mais augmenter les effectifs des forces de l’ordre ne résout rien si leurs missions n’évoluent pas. C’est pourquoi en limitant les tâches indues des policiers (transfèrement de prisonniers, etc.) et en favorisant la dématérialisation des procédures pénales, on remettra les agents sur le terrain pour créer une véritable police de sécurité quotidienne. Elle sera mieux intégrée dans le tissu social des quartiers, mieux à même d’intervenir et de traiter les problèmes de proximité, et ainsi de répondre aux préoccupations de chacun de protection et de tranquillité.

    Pour faire cesser le sentiment d’impunité de certains délinquants, dont les petits trafics et les incivilités rendent infernale la vie de leurs voisins, une batterie de sanctions immédiates sera développée. Par exemple, par des contraventions appliquées aux petites infractions (comme l’usage de petites doses de cannabis), dont le montant devra être suffisamment important pour être réellement dissuasif. Il sera également possible, sous le contrôle d’un juge, d’interdire à un individu générateur de troubles de fréquenter un lieu durant un certain délai. 

    Nouveaux partenariats innovants

    Les contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance expérimenteront de nouveaux partenariats innovants entre policiers et habitants :

    • Des représentants pourront être élus dans les quartiers pour établir une relation de confiance avec la police ;

    • Des outils numériques permettront de recueillir l’avis de la population sur l’action de la police et les politiques menées ;

    • Une politique de transparence et d’explication sera systématiquement déployée par la police.

    Et comme l’action de la police ne peut être efficace qu’avec la confiance de la population, il est prévu de généraliser le port de caméras-piétons par les forces de l'ordre. L’objectif est de rendre la légitimité de leurs interventions indiscutables.

    Enfin, parce que malheureusement nos arrondissements ont été meurtris par la barbarie, en particulier lors de la prise d’otage de l’Hypercacher, soutenons les décisions du Président Macron en matière de lutte contre le terrorisme :

    • Création d’une « task force » des services de renseignements contre Daesh ; 

    • Lutte contre les intégrismes et la propagande djihadiste ;

    • Création de centres fermés de petite taille spécifiquement dédiés à recevoir des personnes radicalisées ;

    • Renforcement du déploiement de militaires de l’opération Sentinelle pour protéger les populations. 

  • Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron et rejoins En Marche

    Secrétaire national et membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG), Maire-adjoint du 12e arrondissement de Paris depuis 2008, j'ai choisi de soutenir Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et pour cela de rejoindre En Marche. Et ce ne sont pas les sondages qui m'ont guidé mais mes convictions et ce sont les récentes déclarations de Bertrand Delanoë qui m'ont définitivement convaincu de franchir le cap.

    Bertrand Delanoë qui a trouvé la volonté et le courage de transgresser les règles de son parti pour adouber un candidat "réformiste, Européen, réaliste" en affirmant : "l'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux, que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles".

    Je milite depuis plus de 20 ans, depuis 1994 au Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) devenu aujourd'hui Parti Radical de Gauche, et je sais ce que je dois à mon parti, ma famille politique et mes amis. Quoi qu'il advienne aujourd'hui je resterai toujours fidèle au radicalisme et j'espère sincèrement que mon choix comme celui de beaucoup d'autres de nos élus et militants avant moi convaincront les instances du PRG de contribuer à bâtir activement avec Emmanuel Macron la maison commune des réformistes et des progressistes que j'appelle depuis longtemps de mes voeux. C'était l'option que j'avais défendu au Bureau national du PRG en février, et c'est celle que je mets en pratique sans plus attendre.

    Mon choix aujourd’hui de rejoindre En Marche, de soutenir officiellement Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle n’est pas anodin. Il est le fruit d’une réflexion approfondie.

    Alors que le PRG s’était engagé à soutenir le candidat vainqueur des primaires, qui s'avère être un frondeur, Benoit Hamon, il est de plus en plus évident que cette option est invraisemblable. Il est vrai que les candidats à la primaire de la belle alliance populaire s'y étaient engagés devant les électeurs et j'en suis désolé. C'est bien pour cela que depuis le début je me suis opposé à cette décision imposée aux militants de participer à la primaire alors que ces mêmes militants avaient deux semaines plus tôt pris la décision inverse en désignant notre candidate à la présidentielle. La primaire n'a pas de sens lorsqu'on est au gouvernement depuis 5 ans. J'ai toujours dit qu'il eut été logique de soutenir soit le Président sortant soit le chef du gouvernement. Comment peut-on se résoudre à soutenir automatiquement n'importe quel projet, n'importe quel candidat sorti des urnes, même si celui-ci contredit méthodiquement tout ce que nous avons contribué à construire ? La politique n'est pas une loterie où on tire au hasard ses convictions.

    Respecter les électeurs c'est avant tout ne pas épouser une cause opposée à celle qu'on défendait un mois plus tôt. Les quelques discussions avec Benoit Hamon et la direction du PRG sur le programme dont on nous a fait écho lors du dernier comité directeur me semblent avoir confirmé que son ADN était véritablement incompatible avec celui des radicaux. Aux anciens qui prétendent que nous sommes dans la même situation qu'à l'époque de l'union de la gauche avec le PS et PCF, je rappellerai juste  cette différence fondamentale : en 1981 nous étions dans l'opposition et avions un candidat à la présidentielle, Michel Crépeau.

    Je suis convaincu qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui le candidat à la présidentielle le plus proche des valeurs et des idées que nous défendons, celles d'une gauche moderne, d'une gauche des libertés. Certains disaient qu'il n'avait pas de programme, il en a un, très complet et cohérent. Ses valeurs humanistes, son réformisme en matière économique et social, sa conception du travail et de l’entrepreneuriat comme garants de l’émancipation, son ouverture sur les questions sociétales et son attachement à la loi de 1905 comme aux libertés individuelles, sa volonté de renforcer l'Union européenne dans le respect des engagements pris par notre pays, sont autant de points de convergences avec mes engagements politiques. Je suis de centre-gauche et je crois qu’il y a des différences entre la gauche et la droite mais je suis persuadé comme Emmanuel Macron que les lignes de fractures traversent aujourd’hui l’ensemble des familles politiques. Il convient donc de dépasser les vieux clivages, de les transcender pour rassembler les Français et leurs représentants autour d’un projet de société progressiste et d'une majorité d’idées.

    De par mon expérience locale en tant que maire-adjoint chargé de la sécurité, je suis également convaincu que les propositions fermes et justes d’Emmanuel Macron sur ce thème sont appropriées pour garantir le droit fondamental de nos concitoyens à la sécurité et renouer le fil du dialogue entre population et une véritable police de la sécurité quotidienne.

    Comme l’a déclaré l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, quand il a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, mon choix n'est pas un reniement de l’action que mes amis radicaux et moi avons pu soutenir et mener dans sa majorité ainsi qu'avec la maire actuelle, Anne Hidalgo. La politique parisienne de dynamique et d’ambition internationale, de soutien aux entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’innovation et aux start-ups, le combat pour les libertés, l'ouverture sur le monde et la protection des plus fragiles, mais aussi les investissements d'avenir tout en préservant une bonne gestion budgétaire, sont dans la droite ligne de ce que propose Emmanuel Macron. Nos combats anciens d'élus parisiens PRG pour l'ouverture dominicale des commerces et les zones touristiques et d'autres dispositions qu'on a pu retrouver dans la Loi Macron, sont d'autres preuves des convergences évidentes que nous avons avec lui.

    Ce n’est donc pas pour les sondages mais par adhésion à cette nouvelle dynamique pour la France incarnée par Emmanuel Macron que je le soutiens. Mais Benoit Hamon est un candidat trop à gauche, incapable de barrer la route à Marine Le Pen et François Fillon, alors qu'Emmanuel Macron semble aujourd'hui le mieux placé. Eviter aux Français de devoir choisir entre deux candidats anti-laïques, entre le candidat de la réaction et la candidate de la haine, éviter à la France de sombrer dans le chaos me semble aussi un motif légitime pour choisir un candidat. Mon candidat, Emmanuel Macron.

  • Soyons radicaux, soutenons Manuel Valls !

    Le comité directeur du PRG doit décider, mercredi 14 décembre, de la stratégie des radicaux de gauche pour l'élection présidentielle.

    Lors de la bien nommée « convention présidentielle » du PRG, notre présidente Sylvia Pinel a sollicité et obtenu à une écrasante majorité d’être désignée comme notre candidate à l’élection présidentielle. Cette décision faisait suite logique à la décision du parti de quitter et de ne pas participer à la primaire Belle Alliance Populaire (BAP). Or à peine deux semaines plus tard, le Comité directeur est appelé ce mercredi à entériner un changement « radical » de position, à savoir désigner Sylvia Pinel candidate à la primaire de la BAP ! Quelle est la cohérence dans cette volte-face ?

    On nous dit que tout a changé parce qu’entre temps nous avons appris que François Hollande n’est pas candidat ? Mais qu’est-ce que ça change ? L’argument de notre Présidente était que ne voulions pas nous opposer dans une primaire à un Président que nous avons soutenu et qui risquait en plus de la perdre. Que nous ne pouvions pas nous engager à soutenir un Hamon ou un Montebourg ou tout autre candidat vainqueur de la primaire qui serait critique de notre action. Tout cela ne reste-t-il pas vrai avec la candidature du chef du gouvernement qui comptait 3 radicaux parmi ses ministres.

    Manuel Valls n’est-il pas le seul candidat à assumer et défendre le bilan du quinquennat auquel nous avons contribué ? N’y a-t-il pas également un risque de le voir distancé par un de ses concurrents de la gauche du PS ?

    Autre argument entendu : nous rentrerions dans le rang à cause de très mauvais sondages ? N’est-ce pas une prise de conscience un peu tardive qu'on ne crée pas une candidature crédible en quelques jours ? Sans positions fortes, sans expression médiatique, sans volonté de se démarquer de la ligne majoritaire, le parti n'a rien fait ces 5 dernières années pour être en capacité d'armer une candidature radicale autonome. Le premier tour de l’élection présidentielle est fin avril, celui de la primaire le 22 janvier et nous partons avec un sacré handicap. Alors qu'est-ce qui nous garantit un meilleur résultat à la primaire avec une campagne qui ne durera au mieux que 2 ou 3 semaines de janvier ?

    Dernière question, un peu provocatrice : une candidature 100% PRG est-elle la meilleure solution pour défendre efficacement le radicalisme, nos idées et nos valeurs ?

    Certes, les convictions et les idées ne s’héritent pas, mais certains comme Valls ou Cazeneuve ou Taubira, ou même Macron, partagent chacun à leur manière une part du lègue des grandes figures du radicalisme. Etre membre d’un même gouvernement avec eux ne sert-il pas mieux notre cause qu’une candidature de témoignage ?

    Nous radicaux, nous avons inventé primaires (proposition de Loi des députés radicaux de gauche en 2006) pour rassembler la gauche en vue du premier tour. Mais candidater à cette primaire où ne concoure ni Mélenchon ni Macron, ne ferait qu’ajouter de la division au désordre, au risque de jouer les utilités avec des petits candidats ou de faire perdre de précieuses voix à celui qui fut notre Premier ministre.

    Je ne prétends pas que le bilan de François Hollande et Manuel Valls est irréprochable, que tout nous a plu, que rien n’est contestable. Nous pourrons dresser l’inventaire des erreurs et des succès de cette séquence politique et de notre participation.

    Mais par soucis de cohérence et d'efficacité, je le dis : si nous sommes dans l’incapacité de porter nous-mêmes nos idéaux directement à l'élection présidentielle, si nous prônons vraiment le rassemblement pour faire avancer nos idées et permettre la gauche de gouvernement d'être au second tour, épargnons-nous cette primaire et appelons à soutenir le seul candidat qui défendra notre bilan commun.

    Les députés frondeurs du PS ont leur cohérence, les autres beaucoup moins quand ils critiquent ce qu’ils ont approuvé hier. Avec nos groupes parlementaires, le PRG a été le second pilier de la majorité gouvernementale. Nos dirigeants, nos parlementaires et nos ministres n’ont exprimé aucune divergence majeur avec la politique du quinquennat, à part sur le maintien des départements pour lesquels nous avons eu gain de cause. Ne faisons pas comme ces socialistes qui après avoir soutenu dans la majorité la politique du Premier ministre se dédient en faisant des choix d’appareil et des calculs de petits boutiquiers de congrès.

    Faisons au contraire passer l’intérêt supérieur de la gauche et de la France avant celui de notre parti. Soyons fidèles à ce qu'est le radicalisme, une éthique de responsabilité, et prenons les devants du rassemblement de la gauche en soutenant dès maintenant la candidature de Manuel Valls à la Présidence de la République.

     

    Par Fabrice Moulin, Secrétaire national du PRG, Maire-adjoint PRG du 12e arrondissement de Paris.

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