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Laïcité et loi de 1905

  • La République est Charlie

     

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    Ils ont tué Charlie ?

    Des terroristes ont massacrés 12 innocents : des caricaturistes et des journalistes, des employés de Charlie Hebdo, un policier qui les protégeaient et un autre venu à leur secours. Mais l'émotion partagée en France et dans le monde et la réaction de ces foules rassemblées pour défendre la liberté et la démocratie à Paris, partout en France mais aussi à Londres, Berlin, Madrid, aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie montrent que les terroristes échoueront.

    notafraid.jpgCes fanatiques religieux ont prétendu "venger Mahomet" en tuant les auteurs de caricatures au nom d'Al-Qaïda et de leur conception intégriste de l'Islam. Aujourd'hui ces caricatures ont fait le tour de la planète, dans tous les journaux, partagés des dizaine de milliers de fois sur les médias sociaux.

    Leur attentat a donné à un journal satirique connu seulement en France une audience globale.

    C'est une tragédie mais c'est aussi la plus belle des revanche pour les caricaturistes abattus, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, dont l'impertinence continue de vivre et s'exprime encore plus fort.

    La France dont la douleur est partagée par le monde se doit d'avoir une réaction exemplaire conforme à se valeurs issues des Lumières.

    Les terroristes échoueront si nous continuons à défendre les valeurs républicaines, d'Etat de droit, de démocratie. droit. Si nous refusons le racisme, les amalgames, les stigmatisations comme nous  récusons le communautarisme. La France dans l'épreuve doit rester une et indivisible et la République rappeler qu'il n'y a qu'une communauté, qu'un peuple. Après des mois voire des années de tensions autour de l'identité, cette épreuve nous donne la chance de rappeler que la religion ne nous définit pas et que nous sommes avant tout des humains.

    C'est pourquoi nous devons continuer à défendre sans peur la liberté d'expression, sans relâche la laïcité, sans faux-semblant le droit au blasphème. Car il est légitime de pouvoir critiquer et rire de toutes les religions. Ce n'est pas comme on l'entend parfois du racisme. C'est une liberté fondamentale qui est à des années lumières de l'appel à la haine et au meurtre que peuvent porter tous les fondamentalismes, tous les extrémismes.

    charlie2011.jpgEt je me souviens d'avoir eu le privilège de me trouver aux côté de Charb, Honoré et les autres pour défendre au nom du PRG leur droit au blasphème après l'incendie de leur bureaux. C'était déjà Place de la République. Il n'y avait pas eu de victime à l'époque. Il y avait aussi moins de monde. Moins d'unanimité pour défendre la liberté et on avait même entendu des critiques de Charlie Hebdo au nom du respect des religions.

    Est-ce un 11 septembre à la Française? Il n'y a pas eu 3000 morts, il y a eu d'autres attentats meurtriers à Paris, et malheureusement il y en aura d'autres. Mais Charlie c'était aussi un esprit d'anticléricalisme libertaire trempé d'humour et compatible avec la République, hérité des philosophes des Lumières à la Voltaire, fils de la Révolution et de mai 68. Et c'est donc l'esprit français qui est attaqué.

    Si Charlie n'est pas mort, si aujourd'hui nous sommes Charlie, battons-nous résolument pour la tolérance et pour la liberté sans y voir aucune contradiction.

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  • Quand des cérémonies religieuses participent du manque de créneaux sportifs

    DJS 20140324 : Délibération cadre sur l’extension de l’amplitude horaire d’ouverture des
    équipements sportifs municipaux.


    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d'arrondissement :
    « Merci Mme la Maire. Je n’avais pas prévu d’intervenir en premier, mais ce n’est pas grave. Je
    souhaitais préciser que cet élargissement des créneaux horaires est une promesse de mandature. Il
    a été inscrit dans notre contrat de mandature que nous élargirons les horaires en attribuant des
    créneaux à des associations qui seraient alors responsables du lieu pendant cette tranche. Il s’agit
    du but de cette délibération. Ce dispositif est pratiqué dans plusieurs autres communes françaises.
    Il permet de répondre à la légitime aspiration des Parisiens de faire du sport à des horaires
    correspondant à leur rythme de vie professionnelle et de vie de famille. Les Radicaux de gauche
    souhaitent que cette extension des horaires s’applique à bien d’autres équipements publics
    municipaux comme les bibliothèques, les piscines, les musées municipaux. Je sais que c’est
    complexe. Mais après tout, les musées nationaux ont bien décidé d’ouvrir 7/7 jours. Autant
    d’équipements qui demain peuvent avoir des amplitudes horaires plus larges.
    Avec cette délibération, nous sommes dans une première phase qui répond à un nombre restreint
    d’équipements, 17 en l’occurrence. Il s’agit de se passer de personnel durant les nouvelles heures
    d’ouverture. En termes de sécurité, nous pouvons nous réjouir de voir une convention de mise à
    disposition et des règles de sécurité strictes mises en oeuvre afin que tout se passe bien avec les
    associations choisies pour utiliser ces créneaux. Nous parlons ici d’un manque de créneaux sportifs.
    Notons que Paris est bien mal lotie en termes d’équipements sportifs. Il s’agit de l’un des derniers
    départements de France avec 14 équipements pour 10 000 habitants contre 54 équipements pour
    10 000 habitants en moyenne sur le territoire français. Malgré les efforts effectués ces dernières
    années, nous ne rattraperons pas ce retard et il faut des solutions alternatives. L’extension des
    horaires en est une ainsi que l’ouverture de nouvelles zones sportives qui ne seront pas forcément
    des équipements sportifs. Chose que nous avons proposée.
    Je souhaitais aussi poser une question qui interpelle sur le manque de créneaux sportifs. Il s’agit
    de l’occupation de gymnases municipaux pour des activités non sportives notamment la
    célébration de fêtes religieuses. C’était le cas ce week-end et ce fut déjà le cas précédemment.
    Je l’ai fréquemment dénoncé ainsi que mes collègues du 11e et du 20e. Mais pour l’instant, nous
    n’avons pas eu de réponse. Combien de créneaux d’équipements cela concerne à Paris ? Ce que
    nous avons craint pendant un temps, arrive. Ce qui était présenté comme une exception est
    devenue une habitude et sans doute demain, une obligation. Evidemment, cela interpelle le
    principe de laïcité. Est-ce le rôle d’un gymnase de devenir un lieu de culte ? Pour répondre à
    l’interpellation de M. BONNET, nous ne parlons pas d’associations sportives dans des gymnases
    mais nous parlons de donner les clés à des associations cultuelles. C’est très différent. Quelles
    conséquences pour les activités sportives ? Je ne vise aucune religion en particulier. Justement,
    nous avons mis le doigt dans un engrenage. Sur quels critères aujourd’hui et demain seront prêtés
    ces gymnases à des associations non sportives ? Est-ce qu’il y aura du personnel ou non ? Quelle
    convention de mise à disposition ? Ce n’est pas ce soir et avec cette délibération que nous
    pourrons avoir des réponses. Je ne demande pas à l’exécutif des réponses dès maintenant. Mais il
    s’agit d’un débat que nous devrons avoir prochainement avec les Parisiens. En attendant, sur ce
    projet de délibération, compte tenu de l’avancée qu’il représente pour l’attribution de créneaux
    sportifs supplémentaires, je voterai pour. Merci.

     

    Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris :
    « Je souhaite rassurer mon collègue M. MOULIN. En effet, un certain nombre de créneaux sportifs
    dans notre arrondissement sont donnés à des associations cultuelles pour permettre à chacun
    d’avoir des lieux de prière dignes. Et je l’assume. Cela fait aussi partie des responsabilités des élus
    de la République que chacun puisse se retrouver et prier ailleurs que dans la rue. Je suis attentive
    à ce que cette mise à disposition de gymnases ne pénalise pas les Parisiens ni les associations
    sportives. Dans notre arrondissement sur l’année 2014, un seul et unique créneau de 2 heures a été
    supprimé pour permettre à certains de prier. En revanche, depuis 2012 lorsque nous déclenchons
    le plan hivernal, ce sont entre 21 et 22 jours durant lesquels les créneaux sportifs sont tous
    bloqués (journée, soir et week-end) pour permettre aux plus démunis de trouver un toit. Dans ce
    cas-là comme dans le premier, je suis fière que les équipements publics de proximité de la Ville de
    Paris, exceptionnellement, ne soient pas utilisés pour faire du sport mais pour permettre d’autres
    activités que je soutiens et qui font partie des autorisations que je suis amenée à donner en tant
    que Maire d’arrondissement. Je renouvellerai cela les années à venir. Je propose de passer au
    vote.

    Finalement j'ai décidé de ne pas participer au vote, la maire ne m'ayant pas redonné la parole pour une explication de vote et donc d'exprimer mon désaccord avec ces propos qui mettent au même niveau d'urgence l'aide aux SDF et aux prieurs de rue et me paraissent assez éloignés des principes de laïcité que nous défendons.

  • La mairie de Paris fête le Ramadan. Et le principe de laïcité ? Mauvaise idée

    Notre tribune signée par tous les élus Radicaux de Gauche parisien publiée sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220440-la-mairie-de-paris-fete-le-ramadan-et-le-principe-de-laicite-mauvaise-idee.html

    Publié le 03-07-2014 à 13h10 - Édité par Rozenn Le Carboulec - Modifié à 14h52

    Avatar de Olivier Maillebuau et Fabrice Moulin

    Par 
    Élus parisiens du Parti radical de gauche

    Le 9 juillet, la mairie de Paris organise une réception pour célébrer le début du Ramadan. Une fête qui n'est pas du goût de tous les élus parisiens, qui dénoncent une initiative allant à l'encontre du respect de la laïcité. Parmi eux, ceux du Parti radical de gauche, qui co-signent cette tribune collective.

    L’organisation à l’Hôtel de Ville de Paris le 9 juillet prochain, d’une nouvelle fête culturelle, calée sur un calendrier religieux, nous interpelle.   

    Une ville irréprochable, notamment quant au respect de la laïcité, voilà un des combats que les Radicaux de gauche mènent depuis 2001, au Conseil de Paris ou au sein des mairies d’arrondissement.

    Certaines pratiques des élus parisiens, de toute appartenance politique, prêtent en effet largement à confusion. Nous n’avons eu de cesse de le dénoncer.

    Ainsi, nous nous sommes successivement mobilisés contre le déplacement de la date d’un Conseil de Paris pour cause de fête religieuse, contre l’attribution de subventions à des crèches confessionnelles ou encore contre les baisses de loyers injustifiées pour des associations religieuses. Et nous étions aussi au premier rang de la fronde lorsqu’une place de Paris a été rebaptisée au nom de Jean-Paul II, sans vote au Conseil de Paris.

    C’est dans ce même esprit que nous dénonçons aujourd’hui la célébration de la fête du Ramadan organisée à l’Hôtel de Ville. Et cette indignation vaut pour l’ensemble des événements à caractère religieux organisés avec la Ville de Paris : qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, nous les considérons inopportuns au sein du centre des institutions municipales, l’Hôtel de Ville de Paris, comme dans tous les édifices municipaux.

    Précisons que si la mairie de Paris avait accueilli une fête autour des cultures de l’Orient sans aucune référence religieuse, nous l’aurions soutenue sans réserve.

    Les critiques à géométrie variable de la droite

    Certains élus de droite, et surtout d’extrême-droite, brandissent la laïcité comme étendard pour critiquer, cette fête du Ramadan, mais sont surtout enclins aux guerres de religions, visant exclusivement la confession musulmane et plus largement l’immigration plus ou moins récente.

    Nous nous inscrivons au contraire dans la constance d’une démarche globale, valable pour l’ensemble des demandes émanant d’associations et de responsables religieux.

    La gauche, et plus généralement les partis républicains, ne doivent pas craindre de défendre fermement la laïcité, ni l’abandonner aux extrêmes. C’est en étant irréprochable dans son application que nous empêcherons le FN d’en faire un instrument de stigmatisation.

    Si la République laïque garantit la liberté de culte, ce n’est pas notre rôle d’encourager la pratique religieuse et nous devons préserver la neutralité des institutions.

    Pour le déploiement d’une "laïcité du concret"

    Les Radicaux de gauche sont les héritiers de cette laïcité ambitieuse, exigeante et universelle. À Paris plus qu’ailleurs, en 2014 plus que par le passé, la laïcité a du sens face aux défis de notre société.

    Au-delà des grandes déclarations de principe, nous souhaitons, à l’échelon local, le déploiement d’une "laïcité du concret" qui soit irréprochable et indiscutable, construite avec bon sens et simplicité.

    Nous considérons par exemple que les élus parisiens n’ont pas vocation, au titre de leur mandat, à prendre la parole à des offices religieux, comme cela est malheureusement souvent le cas.

    Une vigilance de mise sur les financements 

    Les deniers publiques ne doivent pas contribuer au financement de crèches confessionnelles qui n’assurent pas un service public continu, ne participent pas aux commissions de places en crèches ou sont prosélytes, via leurs salariés ou l’aménagement des locaux accueillant du public.

    Les élus doivent également être vigilants et s’opposer aux baisses de loyers injustifiées, aux facilitations financières, aux ventes de terrain et aux prêts gracieux de salles municipales aux associations confessionnelles, comme aux associations classiques pour leurs activités confessionnelles.

    La vigilance est également nécessaire au sein de l’administration parisienne et la Ville doit être proactive quant aux comportements de l’ensemble de ses agents.

    Les Radicaux de gauche, au-delà de la défense du principe laïque, ont toujours privilégié une approche constructive de la question. Ainsi, c’est à notre initiative qu’a été mis en place, en 2012, un Observatoire municipal de la laïcité, chargé d’offrir un cadre de discussion autour de l’application du principe de laïcité dans la capitale.

    C’est cet observatoire que nous allons saisir sur le cas de la fête du Ramadan, comme nous le ferons sur tout ce qui constitue à nos yeux une entorse au principe républicain de laïcité.

    La religion ne doit pas être un enjeu de pouvoir politique

    Nous souhaitons proscrire toute intervention abusive de la Ville dans la vie des religions à Paris : elles ne doivent pas devenir un enjeu de pouvoir. Il en va du respect et de la liberté des croyants, comme des non-croyants, et de leur place en tant que citoyens.

    Bien sûr, la force publique peut et doit intervenir quand la situation le demande : il n’est pas interdit de travailler avec des associations religieuses, de répondre à leurs demandes et de les épauler dans les initiatives non-prosélytes qu’elles souhaitent porter.

    Mais l’étanchéité entre la vie religieuse et l’action des élus doit être véritablement maintenue. L’ensemble des élus Radicaux de gauche parisiens ont en ce sens tous signé une "charte d’engagement laïque"  afin d’opérer une véritable coupure avec toute utilisation du fait religieux à des fins politiques.

    Dans le respect constant de nos valeurs républicaines, nous exprimons notre opposition et nos regrets quant à l’organisation d’un événement religieux à l’Hôtel de Ville de Paris et nous dénoncerons, tout au long de cette mandature, tout ce qui constituera selon nous un non-respect du principe de neutralité qui incombe à notre municipalité.

    Tribune co-signée par Jean-Bernard Bros, Laurence Goldgrab, Olivier Maillebuau, Jean-Christophe Mikhailoff, Fabrice Moulin, Cyril Mourin, Françoise Dorocq, Thierry Blandin et Muriel Guenoux.

  • "Faire le Pari(s) d'avenir"

    Découvrez les propositions de la Fédération de Paris du Parti Radical de Gauche pour les élections municipales de Paris 2014

  • « Faire le Pari(s) d’avenir »

    Depuis que les Radicaux de Gauche participent à l’administration de la Mairie de Paris, nos élus ont obtenu l’ouverture du métro jusqu’à 2h du matin les vendredis et samedis soirs, l’augmentation du nombre de taxis circulant dans Paris ou encore la révision du plan local de publicité. Ils se sont fortement mobilisés sur tous les sujets touchant au développement économique et à la création d’entreprises.

    Parti politique historique de la gauche républicaine, le PRG a toujours placé l’individu, la citoyenneté et l’esprit d’entreprise au centre de ses préoccupations. Il milite pour une gauche des libertés, réformiste, fédéraliste européenne, humaniste, responsable, solidaire et laïque. A ce sujet, les Radicaux de gauche sont aussi à l’origine de la création d’un Observatoire parisien de la laïcité, ciment de notre République et du vivre ensemble.

    A la veille d’une élection municipale déterminante pour l’avenir de Paris, des Parisiennes et des Parisiens, les Radicaux de Gauche proposent des mesures fortes axées sur les priorités suivantes :

     

    • défendre une plus grande ouverture de Paris sur sa région grâce à Paris Métropole, en proposant la création de services publics métropolitains ou encore la couverture du périphérique partout où cela est possible ;
    • favoriser le dynamisme économique et l’attractivité internationale de Paris, par exemple avec un « welcome desk », guichet de simplification de l’accueil de nouvelles entreprises ;
    • sécuriser le maintien et la défense des commerces de proximité ;
    • soutenir une écologie urbaine créative et responsable, sans aucun dogmatisme ;
    • promouvoir une offre de transports modernisée, et réellement adaptée à l’évolution de nos besoins ;
    • assurer une répartition de la construction de logements plus équilibrée sur le territoire, aux modalités d’attribution clarifiées ;
    • réinventer la démocratie locale, délibérative, innovante et attractive pour tous.

     

    A l’heure où le risque de la montée des extrêmes et de l’abstentionnisme atteint des sommets, le PRG entend plus que jamais porter une voix citoyenne forte et audacieuse au sein d’une majorité municipale de gauche. Nous invitons les Parisiennes et des Parisiens qui savent toujours que la politique peut changer la vie, et qui sont désireux de construire un Paris dynamique, moderne et solidaire, à nous  rejoindre.

  • Jean-Bernard Bros, candidat aux primaires pour les municipales 2014 à Parisde la note

     

     

     

    Fédération de Paris

                                                                                     Paris, le 22 février 2013

     

    Jean-Bernard Bros, candidat aux primaires pour les municipales 2014 à Paris.

     

    Réunis en Assemblée Générale, jeudi 21 février 2013, les Radicaux de Gauche parisiens ont réaffirmé leur volonté de participer à des primaires citoyennes ouvertes, pour élire le candidat de la gauche aux élections municipales de 2014.  

    Initiateurs du concept de primaires en France, par une proposition de loi de 2006, les Radicaux de Gauche rappellent que les primaires ont été, et peuvent encore être, l'outil d'une dynamique mobilisatrice.

    Ils ont ainsi désigné Jean-Bernard Bros, adjoint au Maire de Paris, pour y défendre les propositions radicales.

    Le programme PRG Paris, actuellement préparé en concertation avec la société civile parisienne, visera à apporter des réponses pragmatiques et d’envergure métropolitaines notamment sur 5 enjeux jugés majeurs :

    • L’appui au tissu des TPE/PME et au dynamisme économique parisien et au rayonnement international de Paris
    • La construction d’une offre de transports modernes assurant la complémentarité des mobilités
    • L’élaboration d’une politique de logement innovante, assurant efficacement une réelle mixité sociale
    • La définition d’une écologie urbaine ambitieuse autour de grands projets structurants
    • L’attachement à la cohésion sociale et au vivre ensemble via des politiques de citoyenneté courageuse et un attachement indéfectible à la laïcité.

    Conformément au calendrier fixé par le PS Paris, les Radicaux de Gauche déposeront leur candidature  le 29 mars 2013 dans la perspective d'un scrutin qui se déroulerait  les 16 et 23 juin 2013.

  • Mariage pour tous : Alain Tourret réplique aux lobbies religieux

    Courageuse intervention du député PRG du Calvados, Alain Tourret, au nom du groupe PRG, aux lors de l'audition des responsables religieux à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi du Mariage pour Tous.

    Une belle réplique philosophique et historique, voire "canonique" aux lobbies religieux qui s'opposent à l'égalité des droits et confondent mariage civil confondant sacrement et institution. Ca commence mollo et puis ça cogne bien : je partage le jugement "vous vous êtes trompés chaque fois sur vos appréciations sur la société" et sa conclusion "laissez aux élus que nous sommes, la représentation nationale décider puisque nous avons été élus pour ça".

    Un élu qui ne mâche pas ses mots ni ne mange son chapeau devant les menées réactionnaires de toutes les églises, ça fait du bien :

  • Opposition à l'extension d'un collège privé confessionnel

    Conseil d'arrondissement du 3 décembre : j'ai voté contre le projet de délibération DU 36 Cession d'un terrain destiné à l'extension du collège Georges Leven au 45 à 51 boulevard Carnot (12e).

    Comme je l'avais fait une première fois lorsque le principe de cette cession avait été soumis à notre Conseil, j'ai voté contre la vente d'une terrain municipal à un collège privé et confessionnel qui doit permettre son extension. En effet, quelque soit la qualité de l'enseignement délivré, le foncier public, denrée rare, ne devrait pas être gaspillé pour renforcer l'école privée alors que les besoins sont immenses pour construire du logement social, de l'activité économique, ou des écoles publiques et laïques. Surtout quand on a vu les conséquences de la Loi Carles qui a renforcé le financement des établissements privés avec l'argent public des communes et donc des contribuables, au détriment des écoles publiques.

    J'ai donc voté contre cette vente au nom du PRG, comme les élus PG-PC, EE-LV et même un élu PS "attaché à l'école publique", suivi d'un autre socialiste qui s'est abstenu. Cela n'a toutefois pas suffit pour repousser le projet de délibération qui passera au Conseil de Paris.

    Au passage et sans vouloir faire de comparaison, j'ai regretté que l'ancien gouvernement ait vendu à la Russie du foncier dans Paris, dans le 7e, pour y construire une Cathédrale Orthodoxe dont le principal objectif est de satisfaire l'égo de son nouveau Tsar, Vladimir Poutine.

    Là encore, comme il aurait été plus judicieux d'y construire du logement social...

  • Mise à dispostion des salles de mairie, marchandisation et respect de la laïcité

    Lors du conseil d'arrondissement, je me suis abstenu sur le projet de délibération DUCT 175 sur les conditions de mise à disposition des salles de mairies aux associations. Notre collègue Alexis Corbière avait soulevé un certain nombre de points litigieux dans la rédaction de ce nouveau réglement.

    Qui aura le droit demain de "louer" une salle de notre mairie et à quelles conditions ? Est-ce que ce sera réservé aux "associations reconnues d'utilité publique" comme le laisse entendre le texte sans précision, car c'est un statut légal et fiscal particulier, reonnu par le Conseil d'Etat et donc réservé aux grandes associations, ce qui esclut la plupart des associations parisiennes et encore plus locales. Quid des tarifs ? La vocation d'une mairie n'est-elle pas d'accueillir quand elle le peut le monde associatif et faire vivre le débat démocratique et la participation citoyenne, et ce gratuitement ? Et les partis politiques, qui sont des associations, auront-ils le droit de louer une salle ? Si oui lesquels ?

    Et j'ai posé la question des associations cultuelles dont la délibération ne parle pas mais n'exclut pas non plus de leur autoriser l'accès à nos salles. Je sais que des cérémonies religieuses ont été accueillie dans certaines mairie d'arrondissement, en contradiction complète avec la vocation républicaine et universelle de ces lieux. Cela deviendra-t-il la norme demain ? Suffira-t-il à une "église" de payer son écot pour célébrer baptème et liturgie dans la salle des Fêtes ?

    Le PG, EELV et moi-même au nom du PRG nous sommes abstenus sur ce texte.

    J'espère que le débat au prochain Conseil de Paris parviendra à éclairer ces points, mais il me semble que ce texte mériterait d'être retravaillé avec les groupes et partis politiques du Conseil de Paris avant d'être représenté au vote.

  • Congrès du PRG : Ayrault parle d'Europe et de République

    Nous avons eu le plaisir d'accueillir dans le 12e, le 29 et 30 septembre au parc Floral, le Congrès du PRG, où notre Président Jean-Michel Baylet a été réélu pour un mandat de 3 ans, et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault venu cloturer nos travaux.

    Accueillant le Premier ministre, Jean-Michel Baylet a rappelé que "pour les parlementaires radicaux la loyauté n'exclut pas la liberté de parole" et réaffirmé ainsi : "monsieur le Premier ministre, si je devais résumer la position des Radicaux de gauche : Liberté et loyauté dans la majorité". Il a ainsi critiqué "la participation sans soutien" des Verts qui ne voteront pas le Traité budgétaire européen proposé par le gouvernement alors que les délégués au Congrès du PRG ont demandé à nos parlementaires de voter pour et "pour plus d'Europe".

    Ce à quoi Jean-Marc Ayrault a salué l'importance du groupe des députés radicaux dans la majorité et renchéri : "voter contre le Traité européen c'est voter contre l'euro, mais "fixer un nouveau cap à l'Europe c'est notre responsabilité." Il a aussi affirmé que de grandes figures radicales comme Jean Zay, ministre de l'éducation du Front populaire, et Pierre Mendes-France, inspirait la politique de son gouvernement. Enfin il a rappelé que dans notre société" déboussolé entre racisme et intégrisme "la laïcité n'appartient plus a la gauche, elle est son lègue a la République" et qu'"aucun intégristes ne doit imposer à la Republique des principes qui contredisent le libre-arbitre".

    A voir et écouter le dicours intégral du Premier ministre Jean-Marc Ayrault :


    Congres PRG 2012 - Discours de JM Ayrault par Parti_Radical_de_Gauche

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