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Conseil d'arrondissement 2014-2020

  • La ZAC Bercy-Charenton, avoir l'ambition d'un quartier innovant

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    Conseil d'arrondissement du 18 juin 2018 : à l'ordre du jour création de la ZAC Bercy-Charenton pour la création d'un nouveau quartier de logements, de bureaux et d'équipements publics.

     

    Nous voici à une étape décisive dans un projet d’aménagement urbain emblématique pour notre arrondissement et pour Paris et nous devons faire preuve de responsabilité.

    Nous en discutons depuis plus de deux mandatures et je ne peux pas aujourd’hui ne pas avoir une pensée émue pour notre collègue et ami François Pellegri, adjoint à l’urbanisme de 2008 à 2014, qui nous a quitté.

    Bercy-Charenton est un projet emblématique car il occupe une des dernières réserves foncières importantes de Paris et qu’en même temps il dépasse les frontières intramuros.

    Et nous savons que c’est à l’échelle métropolitaine du Grand Paris qu’on pourra demain créer des logements et notamment du logement social.

    Comment pourrait-on aujourd’hui s’opposer à l’opportunité de créer près de 13000 emplois et loger 9000 personnes ? De rééquilibrer l’est parisien par l’arrivée d’activités ? Ainsi qu’aux équipements et infrastructures publics qui vont désenclaver les quartiers de Bercy et Vallée de Fécamp et créer un véritable « bout de ville » avec la commune riveraine de Charenton-le-Pont ?

    Reste que Bercy-Charenton a beaucoup évolué au cours des années, et jusque dans la procédure d’enquête publique, et son ampleur et notamment la construction de 6 Immeubles de Grandes Hauteurs, 6 tours (n’ayons pas peur des mots), suscite des craintes qu’il faut savoir écouter et apaiser.

     

    Ne mimons ni les lubies ni les conservatismes du passé.

    Beaucoup reste à faire pour s’assurer que l’objectif affiché d’un « quartier résilient exemplaire » devienne une réalité et cela dépendra du détail des orientations stratégiques définies conjointement par la Ville et l’aménageur concessionnaire.

    Même si le choix de faire des tours de plein pied évite les déboires de l’urbanisme de dalles, il faudra anticiper pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, et notamment les détériorations et la désaffection dans le temps.

    Ces six tours qui devaient à l’origine être mixe entre habitation et bureaux et seront finalement 3 d’habitations et 3 de bureaux.

    Il faudra donc veiller à ce que ces tours soit d’une qualité architecturale, énergétique et écologique hors-pair mais aussi perdurent pour le bien-être de ces habitants, et pour cela que les charges d’entretien soient supportables.

    Le Commissaire enquêteur avait recommandé de baisser à 50% de logements sociaux le total de logements, au profit de logements intermédiaires disponibles à la vente et/ou de logements en accession à la propriété.

    Il a été décidé de faire 57% de logements sociaux.

    Notamment pour garantir des charges locatives soutenables, il faudra donc mixer les profils à travers la programmation comme lors des attributions pour les destiner majoritairement aux classes moyennes, dont les difficultés de logements à Paris sont connues, ainsi qu’aux étudiants.

    Afin de garantir également une bonne mixité sociale, la programmation devra tendre au-delà de 20% de logements intermédiaires à la vente et en accession à la propriété ou Bail mobilité y compris dans logement social.

    La maire de Paris a annoncé que les logements sociaux seraient 100% accessibles aux Personnes à Mobilité Réduite. Mais comment les rendre adaptables à tout type de handicap et répondre aux attentes des familles sur une meilleure proportion des pièces ?

     

    En raison de sa forte densité le projet nécessitera l'attention quant aux surfaces affectées aux espaces verts et à leur qualité de traitement.

    Il faudra s’assurer que la sécurité dans ce nouveau quartier soit intégrée dès la programmation avec une logique constante de prévention situationnelle, pour éviter les effets labyrinthes de ruelles et coursives des « villes nouvelles », et en veillant à ce que les pieds d’immeubles de bureaux et également les tours accueillent commerces, artisanats, services et restaurants, pour animer la voie publique en journée comme en soirée.

    Les 12000 m2 de programmes hôteliers sont à ce titre une bonne nouvelle pour renforcer l’attractivité commerciale et touristique du quartier de Bercy.

    Enfin nous devons nous projeter dès sa conception dans un futur quartier à la pointe de l’innovation et de la ville résiliente et connectée à horizon 2030, en terme numérique comme de mobilité : avec de vrais axes piétonniers adaptés aux situations de handicaps, poussettes, etc., des revêtements de voirie pour réduire les niveaux sonores constatés, ou à énergie positive, dans la gestion de déchets, pourquoi pas des garages vélo sécurisés, des navettes électriques voire des véhicules autonomes.

     

    En conclusion, c’est sur cette ambition d’un projet résolument tourné vers l’avenir que j’appelle à voter favorablement à la création d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) sur le secteur Bercy Charenton (12e), et au vœu demandant la création d’une piscine publique dans le secteur de la ZAC demandée par les habitants de l’arrondissement.

  • J'ai décidé de quitter le groupe Socialiste Radical et Citoyen du conseil du 12e arrondissement

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    A l’attention d’Emmanuel Grégoire

    Président du groupe Socialiste, Radical et Citoyen

    Au conseil du 12e arrondissement

     

    Paris le 16 avril 2018

     

    Monsieur le Président,

     

    Par la présente je vous signifie ma décision de quitter le groupe Socialiste, Radical et Citoyen du conseil municipal du 12e arrondissement.

    Chacun sait dans la majorité que j’ai fait campagne officiellement pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017 et pour les candidats aux législatives de la majorité présidentielle dans le 12e arrondissement, Pacôme Rupin et Laetitia Avia, devenus respectivement députés LREM des 7e et 8e circonscriptions de Paris. Personne n’ignore non plus que, bien que n’ayant pas été élu à ce titre, je suis adhérent de La République en Marche, comme plusieurs élus de la majorité municipale parisienne.

    Un an après, mon soutien reste entier à la politique de transformation profonde du pays qui était au cœur du projet du candidat Emmanuel Macron et qu’il met en œuvre en tant que Président, avec sa majorité et son gouvernement qui compte deux ministres issus du mouvement radical réunifié.

    Or depuis les élections, notre groupe a porté presque à chaque conseil des vœux ou s’est associé à des vœux des élus communistes, EELV ou Générations, présentés au nom des « groupes de la majorité municipale », dont la portée va bien au-delà des compétences et problématiques de notre arrondissement, voire de notre commune, sans rapport avec le programme de mandature et dont le seul objectif commun semble d’interpeler, critiquer, caricaturer, gêner l’action du gouvernement. Comme si nous confondions compétences des conseils municipaux et assemblées parlementaires ; et ce alors même que les habitants de notre arrondissement comme les Parisiennes et les Parisiens ont très largement voté en faveur de cette action.

    Je m’étais déjà élevé contre cette tentation de coller à tout prix aux positions de nos collègues les plus gauchistes à l’époque de la présidence Hollande, et notamment sur la question de l’ouverture des commerces le dimanche ou les récépissés de contrôle d’identité. Plusieurs fois j’ai demandé à la maire et vous-même d’éviter d’inscrire à l’ordre du jour ou d’émettre un avis favorable à des vœux qui n’avaient pas l’assentiment de tous les membres du groupe, sans succès.

    J'ai demandé une explication de vote et m’y suis opposé à chaque fois. Je le ferai encore ce soir contre le vœu téléguidé par la CGT contre la réforme de la SNCF.

    En tant qu’élu, j’ai toujours exprimé en toute indépendance mes positions et mes désaccords avec certains de nos collègues, et je salue en cela votre conception bienveillante du débat démocratique. Mais je ne souhaite plus aujourd’hui être automatiquement associé à des déclarations qui ne reflètent absolument pas mes convictions et ne servent pas l’intérêt de nos concitoyens.

    C’est pourquoi je quitte le groupe et vous demande de bien vouloir en changer le nom afin d’en supprimer la référence au parti radical de gauche aux couleurs duquel j’ai été élu en 2014. J’inscrirai dorénavant mon action et mes prises de paroles dans la lignée de celles du groupe des Démocrates et Progressistes au conseil de Paris, présidé par Julien Bargeton, qui entend participer à l’élaboration de la politique municipale tout en soutenant la politique impulsée par le Président Emmanuel Macron et conduite par le gouvernement d’Édouard Philippe.

     

    Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

     

     

    Fabrice Moulin

    Conseiller municipal et Maire-adjoint du 12e arrondissement

  • Stop aux contre-vérités sur la réforme de la SNCF

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    Mes explications de vote au Conseil du 12e arrondissement du 16 avril sur deux vœux présentés par les groupes de la majorité contre la réforme de la SNCF et concernant l'accueil des réfugiés et migrants.

     

    Une nouvelle fois nous allons devoir nous prononcer sur des vœux dont la portée va bien au-delà des compétences et problématiques de notre arrondissement, voire de notre commune, sans rapport avec le programme de mandature et dont le seul objectif commun semble d’interpeler, critiquer, caricaturer, gêner l’action du gouvernement. Nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale.

    Deux vœux présentés « au nom des groupes de la majorité municipale » mais dont celui de contre la réforme de la SNCF semble avoir des considérants télégraphiés par la CGT et me parait encore une fois caricatural et globalement mensonger.

    Rappelons certaines vérités.

    L’ouverture à la concurrence ne veut absolument pas dire privatisation de la SNCF. La loi la transforme en société aux capitaux publics incessibles

    Cette ouverture n’est ni une nouveauté ni une surprise. Elle a été décidée par tous les pays européens en 2015 et a été votée à l’Assemblée nationale fin 2016 sous François Hollande.

    Ce que propose le Gouvernement, c’est une ouverture à la concurrence progressive.

    Il n’y a pas non plus de fermeture des petites lignes. De plus, 36 Md€ d’investissements sont prévus pour les 10 prochaines années pour la rénovation du réseau.

    S’agissant des salariés, le gouvernement a décidé l’arrêt des recrutements au statut, qui est nécessaire pour assurer à terme l’équité entre tous les salariés du secteur ferroviaire, sans revenir sur les droits des cheminots.

    Du reste le gouvernement, en concertation avec les syndicats, a fait le choix d’un haut niveau de garanties sociales. Le cheminots actuels gardent leur statut et à la demande de la CFDT ils emporteront en cas de transfert d’activités leurs droits avec eux, c’est ce que le syndicat appelle le « sac à dos social ». Les cheminots d’aujourd’hui le resteront demain !

    Cette modernisation de la SNCF est la condition nécessaire à une reprise partielle ou totale de la dette annoncée par le Président.

    Laissons aux syndicats réformistes comme la CFDT et au gouvernement le bénéfice de la négociation plutôt que de suivre le jusqu’au-boutisme de la CGT.

    Je ne voterai donc pas ce vœu.

    Concernant le vœu relatif à l’accueil des migrants et réfugiés, vous demandez la suppression pur et simple du délit de solidarité « dans les plus brefs délais ».

    Mais pourquoi ne pas l’avoir fait pendant les cinq ans de mandat de François Hollande.

    Le débat est certes légitime mais il est plus complexe et il doit avoir lieu à l’Assemblée nationale. Assemblée où il est justement discuté des amendements déposés par des parlementaires LREM pour modifier la loi de façon à faire un distinguo entre les simples citoyens généreux et les profiteurs de misères.

    Je ne participerai pas au vote sur ce second vœu qui dépasse largement les compétences municipales.

  • La lutte contre les violences faites aux femmes: priorité d'un budget interministériel conséquent

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    Au Conseil d'arrondissement du 4 décembre où les Verts avaient déposés un vœu sur le sujet, j'ai rappelé l’engagement du Président Emmanuel Macron et de la Secrétaire d'Etat à l'égalité Femme / Homme, Marlene Schiappa, pour la lutte contre les violences faites aux femmes en termes budgétaires comme politiques loin des contre-vérités et faux chiffres. Mon explication de vote :

     

    "Le budget précis alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes s’inscrit dans une politique plus globale d’égalité entre les femmes et les hommes. Au total près de 423,6 millions d’euros sont déclarés être mobilisés en 2018 au titre de cette politique transversale, soit 115 millions supplémentaires par rapport à l’année 2017 car de nombreuses missions ont été intégrées avec des objectifs précis. Ce budget interministériel est le plus conséquent de tous. Cette politique s’attèle aussi bien à la construction de la culture de l’égalité des sexes dès le plus jeune âge qu’à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes en matière de santé. La transversalité de ce budget en fait un véritable outil de lutte pour l’égalité femme/homme.

    Cette grande cause quinquennale lancée officiellement le 25 novembre dernier par Emmanuel Macron, sera déclinée en plusieurs thématiques annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes. Le gouvernement prépare notamment pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes.

    Le plan de sécurité sexuelle officialisé par le Président de la République avec le concours de Marlène Schiappa se décline en trois volets : éducation et sensibilisation, avec une lutte contre le cyberharcèlement par exemple; l'accompagnement des victimes; la sanction, avec par exemple la verbalisation du harcèlement de rue.

    Concernant l’Education nationale, la lutte contre les violences faites aux femmes passe par la réalisation de quatre objectifs principaux :Faire respecter l’école, améliorer le climat scolaire et favoriser l’apprentissage de la responsabilité

    Le ministre chargé de l’éducation nationale a rappelé la mobilisation l’ensemble de la communauté éducative.

    La police nationale s’engage également à améliorer le parcours des victimes de violences en facilitant l’accès à leur droit, et veille à la formation de ses personnels sur ces thèmes.

    Enfin environ 30% du programme d’actions du Fonds interministériel de prévention de la délinquance est consacré à améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales et de l’aide aux victimes."

  • Evaluons l'encadrement des loyers avant de l'étendre à la métropôle

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    Au Conseil d'arrondissement du 4 décembre, en réponse à un voeu déposé par notre collègue en charge du  logement, j'ai préconisé les résultats de l'évaluation par le gouvernement de l'encadrement des loyers avant de l'étendre à la métropole.  Mon explication de vote :

     

    "Chère collègue,

    Je serai beaucoup moins catégorique que vous sur les résultats attendus par l’encadrement des loyers, car ce n'est certainement pas ce dispositif seul qui résoudra le problème du mal-logement, il n'en a pas le pouvoir. Sinon pourquoi le gouvernement socialiste précédent l'aurait limité à une expérimentation pour des communes volontaires ?

    Rappelons que le ministre Jacques Mézard, en lien avec les mairies de Paris et de Lille, s’est déclaré favorable pour relever appel à l’encontre de la décision du Tribunal Administratif de Paris, afin de donner le temps nécessaire pour évaluer la mesure et respecter la décision des collectivités. Les démarches devraient être effectuées dans les prochains jours. Le ministre a indiqué « réfléchir à la nécessité de faire un sursis à exécution » pour que la mesure soit effective et annoncé que l’encadrement des loyers serait débattu dans le cadre du projet de loi Logement.

     A priori, seuls les locataires d’un bien qui n’était pas loué auparavant seraient impactés, la fixation du loyer pour ce type de bien étant libre.

    La période d'encadrement des loyers à Paris a été marquée par un infléchissement de la hausse des loyers à Paris, c'est indéniable. Mais ce premier bilan positif ne doit pas masquer la diversité des situations. En effet, la législation n’est pas appliquée également partout puisque 23% des locations à Paris étaient conclues avec un loyer supérieur au plafond réglementaire en 2016. Pour les petites surfaces (- de 20m²), c’est près de deux-tiers des locations étaient au-dessus de la fourchette en 2016.

    Si l’extension à la Métropole ne paraît être qu’une mise en conformité avec la législation existante, certains effets sont mal mesurés et doivent inciter à la prudence. Les professionnels de l’immobilier indiquent que l’encadrement conduit aujourd’hui certains investisseurs et propriétaires à retirer leurs biens du marché locatif classique, à les requalifier en locations saisonnières, ou à les céder avec les conséquences sociales que l’on connaît. A moyen terme, il pourrait créer de nouvelles tensions sur le marché locatif.

    Une extension de ce dispositif d’encadrement au niveau de la Métropole ne pourrait être justifiée que dans le cadre d’une politique ambitieuse du logement en construisant plus, mieux et moins cher afin de créer un choc d’offre qui réduise durablement les tensions sur les loyers, en répondant aux besoins de logement des publics les plus fragiles et des classes moyennes.

    Sous réserve d'une conclusion positive de cette évaluation je suis favorable à la sécurisation du dispositif d’encadrement des loyers pré-existant et à la poursuite de l’évaluation à périmètre constant des effets de cette mesure sur le marché locatif.

  • Saluons le travail des maraudes vers les sans-abris et les personnes prositiuées

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    Au Conseil d’arrondissement du 4 décembre, je suis intervenu lors du débat sur la politique de solidarité mis en œuvre par la mairie dans notre arrondissement.

    Je voudrais rappeler le rôle très important joué par les volontaires des maraudes, tant en direction des personnes en grande précarité que des personnes prostituées.

    Ainsi dans le contrat de Prévention et de Sécurité du 12e arrondissement signé en janvier dernier, nous avons pérennisé une coordination de l’action des intervenants auprès des personnes en grande précarité, ce qu’on appelle plus communément la coordination des maraudes.

    Saluons le travail des équipes de maraudes qui parcourent les rues de l’arrondissement et le Bois de Vincennes pour leur action qu’elles mènent auprès des personnes en grande précarité dans le 12e. Ces missions diffèrent selon le type de maraudes : certaines associations bénévoles (ex : la Chorba, les maraudes paroissiales) apportent principalement de l’écoute et un soutien alimentaire ponctuel, il faut saluer l’engagement citoyen des volontaires qui assurent cette présence indispensable auprès des personnes sans-abri ; d’autres maraudes (par exemple Aurore, aux Captifs la libération, Emmaus Solidarité) assurent des missions d’accompagnement social : pour permettre l’accès aux droits, à l’hygiène, à la santé, et essayer d’engager avec les personnes un parcours de sortie de rue.

    Elles peuvent répondre aux signalements qui sont faits par des agents de la ville, comme les correspondants de nuits, ou bien des habitants qui nous signalent action placée sous l’égide du Samu social de Paris en 2016 a vu son action renforcée, notamment avec les équipes mobiles de psychiatrie et précarité.

    La coordination des maraudes est interinstitutionnelles car aux côtés des associations et structures spécialisées interviennent également les services de la mairie de Paris comme la DPSP avec les CDN et l’UAS unité d’assistance aux sans-abri ou la Préfecture de Police et le Commissariat avec la Brigade d’Assistance Publique aux Sans Abris (BAPSA).

    Le travail de ces maraudes est essentiel mais ne peut se passer de propositions d’hébergement, sans quoi le lien avec les personnes rencontrées dans les rues peut être rompu, faute de débouchées concrètes.

    Aussi on peut se féliciter de l’ouverture cet hiver de 3 Centres d’Hébergement d’Urgence, et du travail de la coordination des maraudes qui a permis d’attirer l’attention du Samu social de Paris sur les situations individuelles de personnes en errance dans le 12e, en vue de leur orientation vers ces structures.

    • Au Bastion de Bercy, bd Poniatowski, 308 places pour sans-abris isolés et en familles, géré par l’association Aurore
    • 98 quai de la Râpée, 65 places pour des familles et 85 places réservées à l’hébergement des personnes sans abri en période de grand froid et de mise à l’abri de campement, géré par la Croix Rouge
    • 17 rue de Prague, hôtel de 34 chambres mobilisé pour l’accueil des familles géré par le Samu social

    Amélioration des conditions de vie des personnes en errance ou en grande précarité

    • Réouverture fin 2017 de la Halte femmes, après d’importants travaux de rénovation

    Facilitation de l’accès à l’hygiène

    • Rénovation en 2018 des deux bains douches (rue Audubon et rue de Charenton) avec augmentation des capacités d’accueil de la bagagerie 188, qui disposera désormais de 100 casiers.

    Parlons également brièvement de la politique mise en place pour l’accompagnement des personnes prostituées dans le cadre de la coordination prostitution de l’arrondissement.

    Celle-ci prend une nouvelle dimension suite aux changements législatifs introduits par la nouvelle loi d’avril 2016, car le Secrétariat Général de la ville de Paris, a retenu le 12e arrondissement comme territoire d’expérimentation d’une nouvelle instance départementale d’accompagnement social pour les personnes en situation de prostitution. Ainsi, il s’agirait, au travers de la relance de la coordination locale, de travailler sur des projets concernant la santé, l’accompagnement vers l’insertion ou la sensibilisation au phénomène prostitutionnel.

    Pour plus d'informations sur les réalisation de la mairie en matière de Solidarités voir les infographies relatives à la Communication sur les solidarités du Conseil d’arrondissement du 4 décembre

  • Non, la politique du logement du gouvernement ne menace pas les logements sociaux à Paris

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    Au Conseil d'arrondissement du 6 novembre, j'ai voté contre le vœu déposé par les élus socialistes et communistes contre la politique du logement du gouvernement qui lui demandait d'abandonner toutes réformes sous prétexte qu'elles menaceraient la politique de logement social de la mairie de Paris. Il n'en est rien. Mon explication de vote :

     

    "Je ne m'associe pas à ce voeu contre lequel je voterai, et j'essayerai d'être moins caricatural dans mon argumentation que ne l'est la vôtre. Car je soutiens comme vous la politique en faveur du logement social à Paris et celle-ci n'est pas remise en cause, bien au contraire. D'abord constatons comme l'a fait le ministre de la Cohésion territoriale et du Logement, Jacques Mézard, que quand on a face à un investissement de 40 à 41 milliards d'euros encore 4 millions de mal logés, il faut se permettre de réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction. Or depuis trente ans les APL et les loyers augmentent l'un et l'autre comme dans un cercle vicieux, qu'il faut briser.

     

    Le gouvernement a donc lancé une réforme sur 3 ans de baisse des APL et des loyers dans le logement social. Parallèlement, et c'est une mesure de justice, les APL seront calculés sur les revenus de l'année en cours, et non plus sur ceux de deux ans auparavant.

     

    Il est donc mensonger d'affirmer que les baisses d'APL impacteront les locataires du logement social, car ce sont les bailleurs sociaux qui devront baisser les loyers d'autant. Comment les bailleurs le financeront-ils ainsi que les rénovations et constructions ? L'Etat a annoncé qu'il étalerait la durée d'endettement de 20 à 30 ans ce qui va mécaniquement réduire leurs remboursements annuels et dégager des liquidités pour faire face à la réduction des loyers. Il va garantir une stabilité du taux du livret A pendant 2 ans et mobiliser le concours de la Caisse des Dépôts, ou de la Banque européenne d'investissement.

     

    Le projet du gouvernement répond au enjeux de Paris car justement il focalise les efforts sur les zones tendues. Ainsi il est prévu un abattement fiscal de 100% sur la vente d'un terrain si c'est pour construire du logement social en zone tendue. Le dispositif Pinel sera reconduit pour 4 ans et il est prévu de réduire les possibilités de recours qui empêchent les constructions.

     

    Et encore plus au vu des scandales actuels impliquant des députés et élus de la France Insoumise qui logent en HLM, l'ambition d'accroitre les pouvoirs des commissions d'attribution pour faciliter la mobilité dans le parc social ne peut être que bénéfique pour rationaliser un système qui doit bénéficier à ceux qui en ont besoin selon leur situation de famille et leurs revenus."

  • Pourquoi je me suis abstenu sur le projet de baignade dans le lac Daumesnil

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    DEVE 20170156 : Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil à Paris 12e – Bilan d’avancement annuel de l’opération et avis favorable du Conseil de Paris sur le dossier présentant le projet.

    Le projet de baignade figure dans le programme que j’ai soutenu en 2014. Il s’agissait d’une idée simple et généreuse. Cependant je note, comme un certain nombre d’interventions avant moi, que sa réalisation concrète comporte aujourd'hui beaucoup d’inconnues. Notons d'abord que pour répondre aux objectifs sociaux avancés par les promoteurs du projet il existe, en Ile-de-France, des bases de loisirs, 11 au total, qui sont gratuites pour tous les publics et accessibles en transports en commun par le RER. Il faut donc rappeler que certains objectifs recherchés à travers cette baignade sont déjà remplis par des structures existantes et financées.

    Il faut aussi admettre que le contexte a changé, notamment budgétaire. Si nous voulons que la Ville de Paris prenne sa part dans la réduction nécessaire des déficits budgétaires et de la dette, il faut admettre de
    questionner nos projets et leur réalisation par ordre de priorité.

    Ainsi, le coût d’investissement pour construire les infrastructures de baignade dans le lac Daumesnil est de 9,5 millions d’euros. C'est déjà conséquent mais le plus inquiétant est le coût de fonctionnement, à savoir 450 000 euros par an, qui est à mon avis minimisé, notamment car il ne compte pas l’impact sur les autres services, la DPSP, la DEVE, la DPE, qui seront mobilisés pour gérer les conséquences d’un équipement qui va provoquer l’arrivée de milliers de baigneurs par jour et qui aura des répercutions sur l'entretien et la propreté du bois de Vincennes.

    Notons enfin que les usagers du bois n’ont pas l’air particulièrement enthousiastes sur ce projet.

    Je pense qu’il est important de revoir les priorités que nous nous fixons par rapport à toutes ces questions et je souhaite que nous prenions le temps de la réflexion pour décider si ce projet de baignade est vraiment indispensable et bénéfique pour les habitants du 12e et les Parisiens.

    C’est pourquoi je m’abstiendrai sur cette délibération.

     

  • Déplacements : les projets sont bons, la méthode beaucoup moins

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    Lors du Conseil d'arrondissement de mai 2015 j'ai profité du projet de délibération "Aménagement des berges de Seine – Liaison Bastille/Tour Eiffel (1er, 4e, 7e, 12e)" pour critiquer la méthode employée par l'adjoint aux Transports de la mairie de Paris, Christophe Najdovski, sur l'ensemble des projets qu'il porte au nom de notre majorité.

    En effet l'ancien tête de liste EELV aux municipales, empile des projets et des mesures certes positifs mais sans tenir compte de la cohérence d'ensemble ni des conséquences sur la circulation. Et il ne fait de concertation que formelle, les élus étant d'ailleurs les moins bien associés.

    Ce faisant il ne tient pas les promesses d'Anne Hidalgo, qui figurent dans le contrat de mandature qu'elle a signé avec nous comme dans notre programme commun PS-PC-PRG, que ce soit en refusant obstinément d'étudier la création d'un service de scooter électrique en libre-service type Scootlib (à relire ici) ou en créant un espace de concertation métropolitain et ouvert à tous les usagers.

    "Au Parti Radical de Gauche, la piétonisation des berges de la Seine faisait partie de nos propositions dès 2001. Je ne peux que me réjouir que le processus engagé sur les berges rive gauche se poursuive. Ce sera l’occasion d’avoir des activités ouvertes au public qui soient gratuites ou des concessions comme ce qui a été fait sur les quais entre le musée d'Orsay et le Pont Alexandre III et ce qui existe chez nos voisins du 13e arrondissement.

    Mais je voudrais revenir sur la modalité de concertation pour ce projet comme pour tous les projets de transport.

    Je rappelle que ces derniers mois, nous avons examiné quantités de projets et de mesures qui auront un impact sur la circulation des Parisiens et des Franciliens.

    Le plan climat et de lutte contre la pollution. Certaines mesures annoncées ont troublé les élus et les citoyens de la petite couronne et de la grande couronne.

    L’aménagement des Places Bastille et Nation.

    Le plan vélo. J’ai alerté la dernière fois sur la répercussion sur certains axes.

    Aujourd’hui, on parle de la piétonisation des berges puis on va voter le passage de toutes les rues en zones 30.

    Tous ces projets de partage de la voirie entre les usagers sont positifs mais il faut rester vigilant sur la coordination de ces mesures, leur impact, le report sur la circulation.

    Je reprends les termes de la Maire de Paris qui avait souhaité une conférence permanente des déplacements qui serait mise en place pour évaluer et concerter au niveau métropolitain, les évolutions des modes de transport et du plan de déplacement parisien.

    Cette concertation est définie rapidement dans le projet de délibération mais elle est insuffisante. Mais ce n’est pas une conférence permanente. Elle réunit certes des communes de Paris Métropole mais il manque les associations des usagers des transports en commun, des cyclistes, des automobilistes. Les automobilistes, ce sont 40% des foyers parisiens. On ne peut pas les ignorer. D’ailleurs, le syndicat 40 Millions d’automobilistes devrait aussi être associé ainsi que la fédération française des motards. Combien d’automobilistes sont devenus utilisateurs de deux roues aujourd’hui ? Les représentants des salariés, des entrepreneurs, des artisans, des commerçants. Autant de personnes qui doivent être associées pour discuter de toutes ces mesures.

    On n’a pas parlé des alternatives. Les métros la nuit par exemple qui sont un moyen pour que les personnes n’utilisent plus leurs voitures.

    Il ne s’agit pas de livrer un combat d’arrière-garde mais de mettre en place une vraie méthode pour partager l’espace public en garantissant la liberté de tous les usagers, de fluidifier tous les modes de déplacement et ce pour tous les Franciliens.

    Malgré mes réserves sur la méthode, je voterai évidemment pour le projet de piétonisation des berges. Merci. »

  • JO 2024, pour des Jeux qui rapportent à Paris!

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    Conseil d'arrondissement du 30 mars : Mon intervention pour le vote du vœu pour engager pleinement Paris dans la candidature aux Jeux Olympiques et Para-Olympiques de 2024 :

    Après le rapport d’étude d’opportunité, on va entrer dans une nouvelle phase, de réflexion du monde politique et du monde économique qui doivent « raccrocher les wagons à la locomotive qu’est  le mouvement sportif » selon la formule du Secrétaire d’État au Sport, Thierry Braillard.

    Paris est une ville qui irradie qui rayonne, Paris a de vrais atouts à faire valoir, une attractivité, un vrai savoir-faire en matière d’organisation, comme avec la coupe du monde de Rugby ou bien l’Euro 2016.

    L’organisation d’événements internationaux  est un accélérateur dans le développement de projets et de territoires : les J.O constituent une opportunité exceptionnelle pour Paris, la Métropole et la Région.

    Les J.O sont un cap qui permettra de réaliser un grand pas en avant en termes de développement d’infrastructures, en termes de développement économique et touristique, en termes d’avancées sur les grands projets de transports et grands projets urbains

    Les grands évènements, quand ils sont construits dans le souci de l’avenir, de manière à la fois ambitieuse et responsable, laissent un héritage matériel et immatériel qui modèle nos sociétés et les inscrivent dans le futur.

    Au travers de l’ « Agenda 2020 » qu’il a adopté, le CIO entend lui-même faire des JO 2024 des Jeux exemplaires en termes de coût et d’héritage. La candidature Parisienne, telle qu’imaginée dans l’étude du CIO est donc pleinement adaptée aux attentes du mouvement sportif international.

    Ainsi le village olympique dont l’héritage pourrait se transformer très facilement en logements sociaux et étudiants ; on parle de pas moins de 4500 logements.

    Porter un grand événement c’est aussi inviter l’Etat à investir sur nos territoires. On parle beaucoup à gauche de la nécessité que l’Etat investisse pour relancer l’économie, c’est l’occasion, soyons cohérant !

    La modernisation d’infrastructures de transports publics, dont certaines ont déjà un investissement programmé dans le cadre du Grand Paris Express, pourraient grâce à une candidature être accélérés, amplifiés.

    Une candidature va au-delà du sport et c’est un projet d’aménagement du territoire, c’est une ambition collective. On dépasse le périphérique. On va recoudre le tissu urbain.

    Ce seront des jeux peu couteux, et à un moment t où on demande des efforts, les infrastructures existent. Le vélodrome, le stade de France comme stade Olympique.

    On table sur un budget 6 Milliards d’euros, dont 2 Milliards pris par CIO. Le reste sont des investissements qui quoi qu’il arrive auraient été fait. L’argent public représente environ 50% de la somme globale.

    Cela reste une somme mais ce seront aussi des jeux qui rapportent.

    Londres a été un bel exemple de jeux qui ont rapporté et dont l’héritage a été utilisé à 100%.

    Une étude officielle assure en effet que la moisson historique de médailles britanniques s'est aussi accompagnée de retombées économiques records.

    9,9 milliards de livres soit près de 11,4 milliards d'euros proviennent de nouveaux contrats commerciaux signés pour l'occasion, d'investissements en provenance de l'étranger et de ventes diverses, selon les calculs rendus publics par le gouvernement et le maire de Londres. Ces recettes seraient supérieures aux dépenses engagées par le gouvernement.

    Plus de 4000 entreprises étrangères ont investi à Londres grâce aux Jeux. Près de 31.000 nouveaux emplois auraient été créés et l'événement a également permis de redévelopper des quartiers de l'Est de Londres qui en avaient bien besoin.

    Parallèlement rien n’oblige à abandonner le projet d’Expo universelle 2025 en France : ce n’est pas, selon nous, un obstacle, car le périmètre, le cadre et le calendrier sont différents.

    Notre ville, notre pays a besoin de grands projets mobilisateurs, a besoin d’ambition positive afin d’impliquer les citoyens, impliquer et mobiliser notre jeunesse : c’est une démarche positive, généreuse sur laquelle notre ville va s’appuyer jusqu’en 2024 puis au-delà.

    Le débat démocratique est légitime mais une fois la décision prise les élus devront être tous derrière la candidature et mettre fin aux polémiques politiciennes.

    61% des Français sont favorable, 20% très favorables. C’est un début de soutien populaire qu’il faut amplifier.

    Cette candidature c’est une co-production entre le Comité national Olympique Sportif  Français et la ville-hôte. Il faut entrainer les Français, les Parisiens, les faire adhérer.

    Votez pour ce vœu c’est pour nous lancer le mouvement d’adhésion à la candidature de Paris aux Jo 2024.

     

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