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Campagne présidentielle 2017

  • [Communiqué de presse] Le PRG s’associera à la majorité présidentielle et envisage une réunification avec les Radicaux valoisiens

    Le Bureau national du PRG réuni ce jour a pris acte du résultat des élections législatives notamment marquées par une abstention inquiétante et révélatrice d’une démocratie en profonde souffrance.

    Le PRG s’est félicité du recul des extrêmes et des conservatismes laissant à la France la chance d’une mandature tournée sereinement vers l’avenir et la réussite collective des Français.

    Parti de centre gauche, le PRG, qui compte deux ministres au gouvernement, s’associera en conservant son identité à la majorité présidentielle qui se dessine.

    Sept de ses candidats sont en passe de l’emporter le 18 juin à commencer par Sylvia PINEL, Présidente du PRG et candidate du Tarn-et-Garonne, Annick GIRARDIN, Vice-présidente du PRG et candidate à Saint-Pierre-et-Miquelon, Jeanine DUBIÉ, candidate dans les Hautes-Pyrénées, Harold HUWART, candidat dans l’Eure-et-Loir, Joël GIRAUD, candidat dans les Hautes-Alpes, Antoine SIFFERT, candidat en Seine-Maritime, et Olivier FALORNI, candidat en Charente-Maritime.

    Par ailleurs, le Bureau national du PRG, dans le cadre de la recomposition politique qui s’impose à tous pour offrir aux Français un renouvellement des méthodes et une cohérence des projets, a validé la poursuite des discussions en faveur d’une réunification des Radicaux de gauche et des Radicaux valoisiens pour bâtir un nouveau parti de centre républicain, laïque, progressiste, solidaire et pro-européen.

  • Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron et rejoins En Marche

    Secrétaire national et membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG), Maire-adjoint du 12e arrondissement de Paris depuis 2008, j'ai choisi de soutenir Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et pour cela de rejoindre En Marche. Et ce ne sont pas les sondages qui m'ont guidé mais mes convictions et ce sont les récentes déclarations de Bertrand Delanoë qui m'ont définitivement convaincu de franchir le cap.

    Bertrand Delanoë qui a trouvé la volonté et le courage de transgresser les règles de son parti pour adouber un candidat "réformiste, Européen, réaliste" en affirmant : "l'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux, que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles".

    Je milite depuis plus de 20 ans, depuis 1994 au Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) devenu aujourd'hui Parti Radical de Gauche, et je sais ce que je dois à mon parti, ma famille politique et mes amis. Quoi qu'il advienne aujourd'hui je resterai toujours fidèle au radicalisme et j'espère sincèrement que mon choix comme celui de beaucoup d'autres de nos élus et militants avant moi convaincront les instances du PRG de contribuer à bâtir activement avec Emmanuel Macron la maison commune des réformistes et des progressistes que j'appelle depuis longtemps de mes voeux. C'était l'option que j'avais défendu au Bureau national du PRG en février, et c'est celle que je mets en pratique sans plus attendre.

    Mon choix aujourd’hui de rejoindre En Marche, de soutenir officiellement Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle n’est pas anodin. Il est le fruit d’une réflexion approfondie.

    Alors que le PRG s’était engagé à soutenir le candidat vainqueur des primaires, qui s'avère être un frondeur, Benoit Hamon, il est de plus en plus évident que cette option est invraisemblable. Il est vrai que les candidats à la primaire de la belle alliance populaire s'y étaient engagés devant les électeurs et j'en suis désolé. C'est bien pour cela que depuis le début je me suis opposé à cette décision imposée aux militants de participer à la primaire alors que ces mêmes militants avaient deux semaines plus tôt pris la décision inverse en désignant notre candidate à la présidentielle. La primaire n'a pas de sens lorsqu'on est au gouvernement depuis 5 ans. J'ai toujours dit qu'il eut été logique de soutenir soit le Président sortant soit le chef du gouvernement. Comment peut-on se résoudre à soutenir automatiquement n'importe quel projet, n'importe quel candidat sorti des urnes, même si celui-ci contredit méthodiquement tout ce que nous avons contribué à construire ? La politique n'est pas une loterie où on tire au hasard ses convictions.

    Respecter les électeurs c'est avant tout ne pas épouser une cause opposée à celle qu'on défendait un mois plus tôt. Les quelques discussions avec Benoit Hamon et la direction du PRG sur le programme dont on nous a fait écho lors du dernier comité directeur me semblent avoir confirmé que son ADN était véritablement incompatible avec celui des radicaux. Aux anciens qui prétendent que nous sommes dans la même situation qu'à l'époque de l'union de la gauche avec le PS et PCF, je rappellerai juste  cette différence fondamentale : en 1981 nous étions dans l'opposition et avions un candidat à la présidentielle, Michel Crépeau.

    Je suis convaincu qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui le candidat à la présidentielle le plus proche des valeurs et des idées que nous défendons, celles d'une gauche moderne, d'une gauche des libertés. Certains disaient qu'il n'avait pas de programme, il en a un, très complet et cohérent. Ses valeurs humanistes, son réformisme en matière économique et social, sa conception du travail et de l’entrepreneuriat comme garants de l’émancipation, son ouverture sur les questions sociétales et son attachement à la loi de 1905 comme aux libertés individuelles, sa volonté de renforcer l'Union européenne dans le respect des engagements pris par notre pays, sont autant de points de convergences avec mes engagements politiques. Je suis de centre-gauche et je crois qu’il y a des différences entre la gauche et la droite mais je suis persuadé comme Emmanuel Macron que les lignes de fractures traversent aujourd’hui l’ensemble des familles politiques. Il convient donc de dépasser les vieux clivages, de les transcender pour rassembler les Français et leurs représentants autour d’un projet de société progressiste et d'une majorité d’idées.

    De par mon expérience locale en tant que maire-adjoint chargé de la sécurité, je suis également convaincu que les propositions fermes et justes d’Emmanuel Macron sur ce thème sont appropriées pour garantir le droit fondamental de nos concitoyens à la sécurité et renouer le fil du dialogue entre population et une véritable police de la sécurité quotidienne.

    Comme l’a déclaré l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, quand il a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, mon choix n'est pas un reniement de l’action que mes amis radicaux et moi avons pu soutenir et mener dans sa majorité ainsi qu'avec la maire actuelle, Anne Hidalgo. La politique parisienne de dynamique et d’ambition internationale, de soutien aux entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’innovation et aux start-ups, le combat pour les libertés, l'ouverture sur le monde et la protection des plus fragiles, mais aussi les investissements d'avenir tout en préservant une bonne gestion budgétaire, sont dans la droite ligne de ce que propose Emmanuel Macron. Nos combats anciens d'élus parisiens PRG pour l'ouverture dominicale des commerces et les zones touristiques et d'autres dispositions qu'on a pu retrouver dans la Loi Macron, sont d'autres preuves des convergences évidentes que nous avons avec lui.

    Ce n’est donc pas pour les sondages mais par adhésion à cette nouvelle dynamique pour la France incarnée par Emmanuel Macron que je le soutiens. Mais Benoit Hamon est un candidat trop à gauche, incapable de barrer la route à Marine Le Pen et François Fillon, alors qu'Emmanuel Macron semble aujourd'hui le mieux placé. Eviter aux Français de devoir choisir entre deux candidats anti-laïques, entre le candidat de la réaction et la candidate de la haine, éviter à la France de sombrer dans le chaos me semble aussi un motif légitime pour choisir un candidat. Mon candidat, Emmanuel Macron.

  • Soyons radicaux, soutenons Manuel Valls !

    Le comité directeur du PRG doit décider, mercredi 14 décembre, de la stratégie des radicaux de gauche pour l'élection présidentielle.

    Lors de la bien nommée « convention présidentielle » du PRG, notre présidente Sylvia Pinel a sollicité et obtenu à une écrasante majorité d’être désignée comme notre candidate à l’élection présidentielle. Cette décision faisait suite logique à la décision du parti de quitter et de ne pas participer à la primaire Belle Alliance Populaire (BAP). Or à peine deux semaines plus tard, le Comité directeur est appelé ce mercredi à entériner un changement « radical » de position, à savoir désigner Sylvia Pinel candidate à la primaire de la BAP ! Quelle est la cohérence dans cette volte-face ?

    On nous dit que tout a changé parce qu’entre temps nous avons appris que François Hollande n’est pas candidat ? Mais qu’est-ce que ça change ? L’argument de notre Présidente était que ne voulions pas nous opposer dans une primaire à un Président que nous avons soutenu et qui risquait en plus de la perdre. Que nous ne pouvions pas nous engager à soutenir un Hamon ou un Montebourg ou tout autre candidat vainqueur de la primaire qui serait critique de notre action. Tout cela ne reste-t-il pas vrai avec la candidature du chef du gouvernement qui comptait 3 radicaux parmi ses ministres.

    Manuel Valls n’est-il pas le seul candidat à assumer et défendre le bilan du quinquennat auquel nous avons contribué ? N’y a-t-il pas également un risque de le voir distancé par un de ses concurrents de la gauche du PS ?

    Autre argument entendu : nous rentrerions dans le rang à cause de très mauvais sondages ? N’est-ce pas une prise de conscience un peu tardive qu'on ne crée pas une candidature crédible en quelques jours ? Sans positions fortes, sans expression médiatique, sans volonté de se démarquer de la ligne majoritaire, le parti n'a rien fait ces 5 dernières années pour être en capacité d'armer une candidature radicale autonome. Le premier tour de l’élection présidentielle est fin avril, celui de la primaire le 22 janvier et nous partons avec un sacré handicap. Alors qu'est-ce qui nous garantit un meilleur résultat à la primaire avec une campagne qui ne durera au mieux que 2 ou 3 semaines de janvier ?

    Dernière question, un peu provocatrice : une candidature 100% PRG est-elle la meilleure solution pour défendre efficacement le radicalisme, nos idées et nos valeurs ?

    Certes, les convictions et les idées ne s’héritent pas, mais certains comme Valls ou Cazeneuve ou Taubira, ou même Macron, partagent chacun à leur manière une part du lègue des grandes figures du radicalisme. Etre membre d’un même gouvernement avec eux ne sert-il pas mieux notre cause qu’une candidature de témoignage ?

    Nous radicaux, nous avons inventé primaires (proposition de Loi des députés radicaux de gauche en 2006) pour rassembler la gauche en vue du premier tour. Mais candidater à cette primaire où ne concoure ni Mélenchon ni Macron, ne ferait qu’ajouter de la division au désordre, au risque de jouer les utilités avec des petits candidats ou de faire perdre de précieuses voix à celui qui fut notre Premier ministre.

    Je ne prétends pas que le bilan de François Hollande et Manuel Valls est irréprochable, que tout nous a plu, que rien n’est contestable. Nous pourrons dresser l’inventaire des erreurs et des succès de cette séquence politique et de notre participation.

    Mais par soucis de cohérence et d'efficacité, je le dis : si nous sommes dans l’incapacité de porter nous-mêmes nos idéaux directement à l'élection présidentielle, si nous prônons vraiment le rassemblement pour faire avancer nos idées et permettre la gauche de gouvernement d'être au second tour, épargnons-nous cette primaire et appelons à soutenir le seul candidat qui défendra notre bilan commun.

    Les députés frondeurs du PS ont leur cohérence, les autres beaucoup moins quand ils critiquent ce qu’ils ont approuvé hier. Avec nos groupes parlementaires, le PRG a été le second pilier de la majorité gouvernementale. Nos dirigeants, nos parlementaires et nos ministres n’ont exprimé aucune divergence majeur avec la politique du quinquennat, à part sur le maintien des départements pour lesquels nous avons eu gain de cause. Ne faisons pas comme ces socialistes qui après avoir soutenu dans la majorité la politique du Premier ministre se dédient en faisant des choix d’appareil et des calculs de petits boutiquiers de congrès.

    Faisons au contraire passer l’intérêt supérieur de la gauche et de la France avant celui de notre parti. Soyons fidèles à ce qu'est le radicalisme, une éthique de responsabilité, et prenons les devants du rassemblement de la gauche en soutenant dès maintenant la candidature de Manuel Valls à la Présidence de la République.

     

    Par Fabrice Moulin, Secrétaire national du PRG, Maire-adjoint PRG du 12e arrondissement de Paris.

  • Présidentielle 2017 : un(e) candidat(e) de la République pour tous

    Alors que la primaire de la droite a propulsé en haut de l’affiche François Fillon, candidat de la frange la plus conservatrice de l’électorat et des catholiques traditionalistes, soutenu par la Manif pour tous, les partis de la gauche réunis au sein de la « Belle Alliance Populaire » peinent toujours à se choisir une stratégie comme un candidat, « naturel » ou pas. Même l’organisation d’une primaire reste hypothétique !

    Un bon exemple de ces tergiversations est la « convention programmatique et présidentielle » du Parti Radical de Gauche (PRG) réuni ce samedi mais dont les cadres et militants sont plus que jamais indécis sur la stratégie, entre soutien direct à François Hollande, Président sortant mais pas encore candidat, ou à son premier ministre Manuel Valls, ou une candidature à la primaire de sa présidente Sylvia Pinel, une candidature autonome en 2017, voire un soutien à Emmanuel Macron...

    Pour sortir de l'abîme de perplexité dans lequel nous plongent des considérations tactiques, sans doute devrions-nous définir le projet de société que nous souhaiterions voir porté par un(e) candidat(e) de la gauche dite de gouvernement.

    A mon sens, celui-ci doit infléchir mais ne peut tourner le dos à la politique que nous avons soutenu depuis 5 ans. Il doit tenir compte du criant besoin d’une partie des Français d’autorité, d’ordre et de protection. Et il doit promouvoir les valeurs de la République et de la gauche que sont le progrès face aux réactionnaires, le réformisme face aux conservatismes, et la laïcité contre les obscurantismes.

    C’est plus que jamais une « République pour tous » qu’il faut défendre en 2017. Une République garante des libertés : liberté de vivre en sécurité mais aussi libertés publiques qui ne peuvent être sacrifiés à l'arbitraire et aux lois d'exception, liberté d’entreprendre pour réduire le chômage, liberté par des droits nouveaux. Une République qui assure l’égalité : égalité de droits mais aussi de devoirs, égalité des territoires et des citoyens sans discrimination, égalité salariale entre les femmes et les hommes, égalité devant la loi – et je pense notamment au maintien de la loi Taubira sur le mariage pour tous. Une République fraternelle qui renouvelle la solidarité : fraternité dans la redistribution, fraternité dans une action plus efficace des services publics, fraternité par le solidarisme, le mutualisme et un syndicalisme réformiste, fraternité par l'accueil des réfugiés.

    Une République laïque enfin, face à la montée des fondamentalismes de toutes les religions. Car la gauche héritière des Lumières et de la Révolution française, qui a permis la liberté de culte mais a combattu l’influence des églises, qui a généralisé l’école publique, qui a lutté pour l’émancipation de citoyens libres et égaux et la libération de la femme, cette gauche ne peut accepter une société fragmentée et communautarisée. Pour être universelle et ouverte, la République doit être fidèle à sa devise et ne pas avoir peur d’affirmer ses valeurs ni d’exiger de chacun le respect de règles communes.

    Cette République pour tous ne peut s’épanouir que dans une Europe qui devra retrouver le chemin du fédéralisme, si nous voulons répondre aux défis économiques, climatiques, et aux dangers, à commencer par le terrorisme international.

    Qui pour incarner ce projet d’une gauche républicaine, d’une gauche moderne, d’une gauche des libertés ?

    Sans être exempt de reproche, je ne vois à l’heure actuelle que Manuel Valls qui en ait la stature et les convictions. A moins qu’un(e) candidat(e) expérimenté(e) et crédible au sein du PRG se déclare prêt à brandir ce flambeau de la République pour tous.

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