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Campagne européenne 2009

  • Après l'élection, rassembler !

    Il faut tirer les leçons des élections européennes à Paris où les listes Europe Ecologie sont arrivées loin devant celles du PS, et ce dans presque tous les arrondissements. Cela veut-il dire que les Verts parisiens sont devenus majoritaires à gauche un an à peine après avoir subi un sérieux revers aux municipales face aux listes PS-PC-PRG-MRC conduites par Bertrand Delanoë ? Ou bien le PS a-t-il payé le prix de la division et de sa stratégie d'enfermement qui l'a poussé a refuser tout accord avec ses alliés traditionnels que sont les Radicaux de gauche ? Partisans d'une Europe fédérale, nous avions finalement renoncé à présenter des listes autonomes dans un scrutin déjà confus. Et bien parions que le message du PRG comme nos voix ont manqué au PS pour s'imposer devant les Verts et l'UMP qui, elle, commence à relever la tête dans la capitale.

    Le PS ne peut plus prétendre incarner seul tout l'échiquier politique. Il a besoin d'allié à sa gauche et au centre. Or la chute du MoDem au profit des listes emmenées par Daniel Cohn-Bendit démontre que c'est au centre que s'est joué le scrutin. L'analyse des votes du 7 juin montre qu'à Paris, les voix qui se sont portées vers Europe Ecologie sont celles des cadres et des classes moyennes ,séduits par le "liberal-libertaire" Dany Cohn-Bendit ou déçues par François Bayrou, et sensibles à un discours pro-européen. Ils pourront se reconnaître demain dans un humanisme de centre-gauche que nous entendons incarner et pas forcément dans les positionnements très à gauche des Verts parisiens. Rappelons au passage que l'écologie est un combat que nous portons depuis longtemps et que dès les européennes de 1984, les Radicaux de gauche avaient conduit les listes "Entente radicale écologiste pour les États-Unis d'Europe (ERE)".

    Cette conquête du centre comptera tout autant pour les scrutins à venir. Les Verts ne confirmeront sans doute pas l'essai de Dany, Bayrou n'est pas mort, la droite tente de capter leur électorat. Et si on veut éviter une nouvelle OPA de la démocratie-chrétienne sur l'opposition, ou bien une captation des voix centristes par la droite, notre humanisme radical, notre défense de la République et de la laïcité, nos valeurs de solidarisme, notre aspiration à la liberté individuelle et à une société fraternelle seront utiles à nos partenaires. Comme toujours, le PRG appelle au rassemblement de tous les progressistes pour construire ensemble un projet crédible et désigner dans des primaires ouvertes un candidat commun pour 2012. Aux régionales, si cette union n'a pas lieu, si aucun enseignement n'est tiré, si notre voix est encore ignorée, alors que nous avons un groupe de 9 élus dans la majorité du Conseil régional d'Ile-de-France, nous irons sous nos propres couleurs et personne ne pourra nous reprocher les conséquences toujours néfastes de la division...

  • Après les européennes, construire face à l’UMP un rassemblement pluraliste

    Communiqué de Jean-Michel BAYLET Président du PRG

    Au nom du PRG, Jean-Michel Baylet dénonce une nouvelle fois le mode de scrutin de ces élections qui aboutit à cette abstention considérable,préjudiciable à la démocratie. Le Président du PRG souhaite que très rapidement le mode d’élection des députés européens soit changé dans le sens d’une plus grande lisibilité pour les électeurs.

    Jean-Michel Baylet s’étonne que la majorité présidentielle crie victoire alors que moins d’un électeur sur trois lui a apporté son suffrage.

    Enfin à gauche l'heure est à la reconstruction.En effet la division a été une fois de plus meurtrière et il est indispensable de prendre des initiatives de rassemblement qui permettent de présenter une alternative crédible à la majorité actuelle.

    Face à cette situation la gauche doit prendre toutes ses responsabilités d’une part pour rapprocher les citoyens français de l’Union Européenne et d’autre part construire face à l’UMP un rassemblement pluraliste et respectueux de ses traditions.

  • La vraie gauche du Oui, c'est pourtant le PRG !

    Finalement, nous pouvons presque être satisfait d'avoir fait le choix de ne pas participer à ces élections européennes qui auront tout du long été détournées de leur signification par une multiplication de listes fantaisistes, un mode de scrutin absurde, le refus de faire campagne de l'UMP, la megalomanie stérile d'un Bayrou et le nombrilisme des socialistes.

    Ceux-ci auraient été bien inspirés de ne pas rejeter l'accord avec les tenants de la gauche du Oui et les fédéralistes que les radicaux ont toujours été, tout au long de l'histoire de la construction européenne, à commencer par le Traité de Rome négocié pour la France par Maurice Faure. Sans nous, le centre-gauche, et avec comme principal argument de vente une photo de famille recomposée assez pathétique, le PS risque de voir s'échapper vers d'autres contrées de précieuses voix.

    Nous verrons le 7 juin, mais en attendant, le spot officiel du PRG passe en boucle à la TV. Un clip de non-campagne qui, même fait à l'économie contrairement aux véritables pubs marketings des gros partis, est assez efficace pour montrer que notre absence ne vaut pas démission de la cause euroépenne :

     

  • L'intégration de la Turquie dans l'UE est une priorité

    L'intégration de la Turquie dans l'UE, une "priorité", selon Baylet (PRG)

    PARIS, 18 mai 2009 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a estimé lundi que l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne était "une priorité si on souhaite que la démocratie se fortifie dans ce grand pays musulman et moderne".

    "La position de la France et de l'Allemagne doit évoluer si on ne veut pas que le peuple turc se tourne vers des choix politiques qui l'éloigneraient de nous", écrit-il dans un communiqué, soulignant que le PRG s'était prononcé dès 2004 "pour une adhésion de la Turquie dans un délai de dix ans".

    Le sénateur de Tarn-et-Garonne s'est également "félicité de la vigueur du courant laïque en Turquie qui a encore démontré sa vivacité en organisant une grande manifestation à Ankara" ce dimanche.

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a rappelé lundi l'opposition de Nicolas Sarkozy et du parti présidentiel à l'entrée de la Turquie dans l'UE et leur préférence pour "un partenariat privilégié" avec ce "grand pays", et a demandé aux candidats socialistes, écologistes et MoDem "de dire clairement leurs positions" sur cette question.

  • Baylet : «Pas question d’appeler à voter PS»

    Interview parue dans le Parisien, propos recueillis par Ph.M. | 19.05.2009

    JEAN-MICHEL BAYLET, sénateur PRG du Tarn-et-Garonne

    Le fossé se creuse entre les radicaux de gauche et les socialistes, qui n’ont offert aucune place éligible sur leurs listes européennes au PRG que préside Jean-Michel Baylet.

    Le PRG appellera-t-il à voter PS aux européennes ?


    Jean-Michel Baylet.
    Il n’en est pas question ! L’accord que nous souhaitions avoir avec le PS n’a pas été possible parce que Martine Aubry ne nous a pas fait de propositions sérieuses.

    Nous avons donc fait savoir aux socialistes que nous ne participons pas à leur campagne, que nous ne soutenons pas leurs listes et que nous leur interdisons d’utiliser notre logo, comme ils en avaient l’intention.

    Vous ne donnerez aucune consigne de vote ?


    J’ai laissé l’ensemble de nos militants libres de voter en leur âme et conscience, en leur recommandant de voter à gauche. En ce qui me concerne, je voterai blanc.

     

    Pourquoi les relations entre le PS et le PRG sont-elles aujourd’hui si tendues ?


    Le PS est devenu agressif. Il a tendance à reproduire à l’extérieur la violence de son fonctionnement interne. Ses mauvais scores prévisibles aux européennes rendent très nerveux ses dirigeants. Les Français n’apprécient pas leur stratégie d’opposition systématique. Le comportement du PS est lié aussi à son incapacité à rassembler. Tant que ce parti, qui est le premier de la gauche, ne remplira pas sa mission fondamentale, la gauche sera en difficulté.

     

    Vouloir constituer votre propre groupe à l’Assemblée n’est-il pas un facteur de division ?


    Nous avons un groupe au Sénat qui fonctionne très bien et il y a longtemps que le PRG a décidé d’en avoir un autre à l’Assemblée. Cela devient maintenant possible avec l’abaissement du nombre de députés nécessaire. Nous allons donc le faire, que cela plaise ou non au PS.

     

    Les primaires en vue de la présidentielle pourraient bien se passer entre socialistes…


    Ce serait une catastrophe ! Nous avons vu ce que cela a donné la dernière fois… Il faut organiser des primaires ouvertes, avec l’ensemble des formations de gauche et les citoyens qui se retrouvent dans notre camp. Arnaud Montebourg, qui pilote ce dossier au PS, a demandé à me voir pour parler de tout cela. Nous verrons bien.

  • Vouloir l'Europe fédérale

    Même si le PRG ne participe pas aux élections européennes, le PRG reste le plus européen et fédéraliste des partis de gauche et il le prouve avec ce manifeste adopté lors de la Convention de la Rochelle : Vouloir l'Europe fédérale.pdf

  • Les radicaux de gauche renoncent aux européennes et ne donnent pas de consigne de vote

    Le PRG sera absent des élections européennes alors que nous sommes les parti le plus pro-européen et militons depuis toujours pour l'Europe fédérale... Sans de vrais européens convaincus comme nous, le débat de fond devrait être réduit à sa portion congrue et on voit déjà qu'il s'oriente dans les grandes formations sur des débats purement nationaux. C'était le but des grosses formations politique de confisquer ainsi le débat, comme le montre très bien un article du Monde paru aujourd'hui.

    L'Europe n'en sortira pas gagnante, car il est à parier que seuls les souverainistes et les anti-capitalistes en parleront pour dénoncer une construction européenne qui a pourtant établi la paix sur le continent et une prospérité que même la crise actuelle ne devrait pas faire oublier. Il n'y a qu'à voir l'attrait que l'UE soulève dans ces pays frontaliers et l'économie dans le reste du monde.

    Le PRG qui a adopté tout de même une plateforme programmatique tentera de défendre sa conception d'une Europe fédérale, fraternelle et solidaire, même si ce n'est pas en participant à cette mascarade que sont dévenues dans notre pays les élections européennes.

    Fabrice Moulin

     

    Article paru dans la Dépeche du Midi : "Au terme d'une ample et sereine discussion, le comité directeur du PRG, réuni hier à Paris, a tranché : les radicaux de gauche ne constitueront pas de listes pour les Européennes, mais ils seront présents dans le débat politique. Après l'échec des négociations avec le PS, les radicaux n'ont pas voulu se lancer seuls dans une bataille aléatoire sur le plan politique et coûteuse financièrement. «Ce système qui régionalise le scrutin européen est inique car il favorise les grands partis comme l'UMP et le PS», soulignait Jean-Michel Baylet, le président du parti. Dans ces conditions, le PRG préfère miser sur les élections régionales l'an prochain. Mais il fera entendre sa voix lors des Européennes. Il participera aux émissions de télévisions qui lui permettront de développer ses thèses sur l'Europe. En revanche, il n'apportera son soutien à aucune liste et nul ne pourra se prévaloir de son logo. «Les militants voteront pour les candidats de leur choix en leur âme et conscience», expliquait Jean-Michel Baylet."

  • Un mode de scrutin conçu pour amortir les chocs sur les grandes formations


    LE MONDE | 09.04.09 |


    es élections européennes ne passionnent pas les Français. Depuis 1979, date du premier scrutin pour l'élection des représentants au Parlement européen, l'abstention n'a cessé de croître, jusqu'à atteindre 56,9 % en 2004. Pourtant, ce scrutin national intermédiaire, organisé à la proportionnelle, a eu dans le passé des effets politiques importants
    En 1994, Michel Rocard, chef de file de la liste du PS, en a été l'une des grands victimes. Concurrencé, notamment par une liste des radicaux de gauche conduite par Bernard Tapie (12 %), du PCF (7 %), des Verts (3 %), des chevènementistes (2,5 %), il a obtenu à peine 14,5 % des suffrages, loin derrière la liste de droite menée par Dominique Baudis (25,5 %), bien que celle-ci ait eu à subir la concurrence de Philippe de Villiers (12,3 %). Michel Rocard dut alors quitter son poste de premier secrétaire du PS et renoncer à ses ambitions présidentielles.

    Pour Nicolas Sarkozy, qui dut conduire en catastrophe la liste RPR-DL en 1999 parce que Philippe Séguin avait déclaré forfait, la débandade fut encore pire. Avec moins de 13 % des voix, il se trouva devancé à la fois par la liste socialiste de François Hollande (22 %) et celle, souverainiste, de Charles Pasqua (13 %). Il dut aussi renoncer à la présidence du RPR.

    Ces mauvais souvenirs ont conduit le gouvernement Raffarin, après la réélection de Jacques Chirac en 2002, à modifier le mode de scrutin pour les élections européennes suivantes. Pour limiter les effets du "vote sanction", qualifié de "vote défouloir", il fut alors décidé de procéder à un découpage de la circonscription nationale unique en huit "grandes circonscriptions interrégionales".

    DIFFICULTÉ DE COMPOSITION

    Double avantage de ce morcellement : il rend plus difficile une lecture "nationale" des résultats et relève, de fait, le seuil minimum nécessaire pour obtenir un élu, même si celui-ci reste théoriquement fixé à 5 % des suffrages exprimés. Ainsi, s'agissant des circonscriptions d'Ile-de-France ou du Sud-Est dotées du plus grand nombre de sièges (13), il faudra en 2009 obtenir au minimum 7,7 % des voix pour espérer avoir un élu.

    Lors de l'examen du projet de loi au Parlement, les représentants du gouvernement et de la majorité ne manquèrent pas d'arguments pour justifier ce changement. L'objectif de la réforme, expliquaient-ils, était de "rapprocher les élus européens de leurs électeurs", de leur "donner un visage", tout en évitant l'"émiettement" de la représentation française au Parlement européen. A l'expérience, cette régionalisation s'avère difficile car les partis sont obligés d'arbitrer entre la compétence européenne des élus et la représentation des régions et des départements. C'est ainsi par exemple qu'Alain Lamassoure, reconnu comme l'un des meilleurs eurodéputés n'a pour le moment guère obtenu de place éligible sur la liste UMP du Sud- Ouest. Il a dû laisser sa place à Dominique Baudis, issu de la même région mais jugé plus médiatique.

    La difficulté de composition des listes tient aussi au fait que le parti dominant doit faire de la place à ses alliés s'il veut éviter des listes dissidentes. L'UMP s'est ainsi engagé à faire de la place au Nouveau Centre d'Hervé Morin, aux progressistes d'Eric Besson et à la gauche moderne de Jean-Marie Bockel.

    Patrick Roger

    Article paru dans l'édition du 10.04.09
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