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Vie de l'arrondissement - Page 20

  • Tribune dans Libération contre le travail le dimanche

    Dimanche : «Yes week-end!»

    Jean-Marc Ayraultet Christian Eckert Parti socialiste, Gérard Charasse Radicaux de gauche, Noël Mamère les Verts et Roland Muzeau communistes et républicains.

    Déplafonnement des heures supplémentaires, fin des RTT et des jours fériés, disparition du repos compensateur, possibilité de travailler jusqu’à 70 ans… Depuis deux ans, la liste des reculs sociaux, présentés comme des avancées du modernisme, ne cesse de croître. Mais elle pourrait encore s’allonger avec la fin annoncée du repos dominical des salariés. Plus de deux siècles de luttes sociales sont ainsi effacés en quelques traits de plume.

    Loin de la prudence demandée à deux reprises par le Conseil économique et social (CES) sur ce sujet en 2007, le gouvernement matraque une nouvelle fois le code du travail, officiellement au nom de la croissance contre la crise. En réalité, depuis des années la majorité souhaite supprimer le repos dominical. Cette proposition de loi révèle la vision mercantile inquiétante de la droite. Il s’agit d’une triple erreur : économique, politique et sociétale.

    Une erreur économique tout d’abord. L’augmentation attendue de 30 % du chiffre d’affaires des commerces est mensongère. Elle repose sur quelques cas d’entreprises hors-la-loi qui ouvrent le dimanche, avec la complicité et les encouragements du gouvernement. Un comble en matière de civisme ! Mais qui peut croire qu’une ouverture généralisée des commerces conduirait à une augmentation globale du chiffre d’affaires du commerce français ?

    Les Français ne dépenseront pas le dimanche l’argent qui leur manque la semaine. Au mieux, les achats dominicaux se substitueront aux achats de la semaine, sans gain pour l’économie comme le montre le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) dans un rapport commandé par Bercy et publié en novembre 2008.

    Loin des créations d’emplois annoncées, c’est plutôt une destruction d’emplois qui nous attend, et particulièrement ceux du commerce de proximité. L’ensemble des organisations patronales de l’artisanat et du commerce de proximité l’a compris. Il en va de la survie de leurs entreprises. A chiffre d’affaires égal, les artisans et les commerçants de proximité emploient trois fois plus de personnel que la grande distribution.

    Autre souci pour le gouvernement : les études économiques montrent que l’ouverture dominicale augmente les prix. Ouvrir un dimanche coûte trois fois plus cher qu’ouvrir un jour de semaine : charges salariales, frais de communication, charges de fournisseurs augmentées par les prestations dominicales. L’ouverture des commerces le dimanche entraînera donc un surcoût des prix chiffré à 5 % minimum, même pour ceux qui achètent en semaine.

    Une erreur politique ensuite. Le gouvernement décrète que les Français veulent cette réforme. Ils attendraient l’ouverture dominicale. C’est faux. Dans les sondages, les Français expriment des avis très partagés. Parfois favorables en tant que consommateurs, ils sont bien plus réservés en tant que salariés…Manifestement, l’apport du travail dominical est contesté par ceux qui le subissent. Les pauvres devront travailler toujours plus pour vivre, tandis que les autres pourront choisir de jouir de leur temps libre. Mettre en avant la liberté et le volontariat du personnel traduit une réelle méconnaissance de l’inégalité de la relation employeur salarié, accrue en cette période de crise et de hausse du chômage. Il faut le rappeler : le contrat de travail est un contrat de subordination. Le salarié ne s’embauche pas, ne se licencie pas, ne se distribue pas des primes et ne s’accorde pas des jours de RTT. La majorité des salariés de la grande distribution est composée de mères de famille, employées à temps partiel pour un salaire net mensuel de 750 euros. Dans ces conditions, a-t-on la liberté de dire non pour venir travailler le dimanche ? Si le gouvernement veut augmenter le pouvoir d’achat de ses concitoyens, c’est par la revalorisation des salaires qu’il devra le faire, et non par des primes aléatoires !

    Mais ce texte ne se heurte pas seulement à l’ensemble de la gauche, aux organisations syndicales, aux associations familiales et aux responsables des cultes. Il trouve aussi des opposants dans la majorité, et non des moindres. L’actuelle ministre de l’Economie, Christine Lagarde, avait elle-même émis des réserves à ce sujet, signalant qu’elle trouverait «dommage que le dimanche devienne un jour comme les autres». Cette opposition massive vient de la prise de conscience que cette réforme est aussi et enfin, une erreur sociétale. La loi de 1906 a fait société. Elle a permis à la France de développer un modèle envié de qualité de vie. Nicolas Sarkozy a décidé de la détruire avec sa «politique de civilisation». Une extension de l’ouverture dominicale des commerces entraînerait des modifications substantielles dans l’organisation du fonctionnement de la société. Nombre d’autres professions et notamment les services publics, les services à la personne (ouverture de crèches pour garder les enfants…), les services de logistique, de technique ou de maintenance seront touchés. L’ensemble des corps de métiers serait touché et c’est toute l’organisation de la société qui serait à revoir. Demain, le dimanche sera un jour de travail banal. Pourquoi le payer plus alors ? Au lendemain du Grenelle de l’environnement, c’est aussi un recul formidable auquel nous assistons. Les grandes surfaces sont parmi les activités les plus énergivores, les plus polluantes : éclairages puissants entièrement artificiels, chauffages ou climatisations de volumes immenses, vastes rayons de réfrigération ouverts ou souvent manipulés. Il n’est fait aucune étude sur l’impact environnemental de la loi. Cette conception de la vie est une véritable menace pour la sphère familiale, amicale, culturelle, sportive, spirituelle ou associative.

    Nous refusons que la civilisation du supermarché remplace la civilisation du loisir. La citoyenneté ne se résume pas à l’acte de consommation. Quelle vie privée, quelle vie de famille sans jour de repos hebdomadaire commun, alors que justement nos sociétés souffrent déjà d’une déstructuration des liens sociaux ?

    Au «travailler plus, pour gagner plus» qui a montré son injustice depuis deux ans, les députés de toute la gauche (socialistes, radicaux de gauche, communistes et verts) opposent le «travailler mieux, pour gagner mieux» du prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz.

    Nous défendrons avec la plus grande énergie notre conception de la société et de la vie, lors du débat au Parlement.

     

    Les 122 cosignataires de la tribune «Yes week-end!» sont sur le site : www.christian-eckert.fr

  • Pour un projet hôtelier dans le GPRU Porte de Vincennes

    Intervention en Conseil d'arrondissement du lundi 8 décembre 2008 au sujet du GPRU Porte de Vincennes :

    Madame la Maire,

    En tant qu'adjoint au maire chargé du tourisme et élu du PRG, je souhaitais insister sur l'ambition de ce GPRU de la Porte de Vincennes. Car parmi ses objectifs, nous nous sommes fixés des objectifs en matière économique afin de développer le quartier, la mixité urbaine, l'emploi, l'activité économique.

    Dans ce cadre, je souligne et je me réjouis que grâce aux efforts de notre municipalité et de la Ville de Paris, il soit inscrit dans le cahier des charges la possibilité d'un projet hôtelier de qualité. En effet l'est parisien est en déficit d'hôtels dont a besoin notre ville. En effet l'hôtellerie apporte des emplois directs et indirects donc bénéficeront les habitants du quartier.

    Donc nous resterons vigilants pour que la programmation choisie du GPRU comprenne un projet d'hôtel.

    Merci.

     

  • L'Etat se réunit quand les SDF meurent...

    Pourquoi faut-il que chaque année plusieurs SDF meurent pour que l'Etat se réveille ? Ce n'est qu'après le second mort dans le Bois de Vincennes en hiver que la ministre annonce une réunion. Il est temps ! La Préfecture dit que l'homme n'est pas mort de froid mais asphyxié. La belle affaire ! Cela ne fait que prouver que des gens vivent dans des conditions épouvantables dans des bidonvilles.

    Mais rien ne sert de se réunir si l'Etat continue de se désengager et ne pas transférer les millions d'euros qu'elle doit à la Ville de Paris, notamment pour le RMI. Rien ne sert de se réunir si dans le même temps la Ministre réduit les obligations aux communes de construire des logements sociaux. Rien ne sert de se réunir si Paris assume seule pour ses voisins, comme par exemple les Hauts-de-Seine, la lutte contre l'exclusion. Rien ne sert de se réunir chaque année si l'Etat ne prend pas les mesures volontaristes contre la crise qui va fragiliser encore les plus pauvres et les jeter à la rue.

    La mairie de Paris ouvre des centres d'hébergements dans le 12e mais elle ne peut réussir seule. Elle a raison même si cela suscite des inquiétudes chez certains habitants. Il faut leur expliquer et les rassurer. Mais il faut surtout que l'Etat mette en place une politique solidariste qui permette aux SDF de sortir de la rue et aux salariés les plus pauvres et aux nouveaux chômeurs de ne pas tomber. Il faut que l'Etat oblige tous les départements d'Ile-de-France à participer à l'effort de solidarité. Il faut que l'Etat trouve des solutions d'hébergements pour tous les SDF du Bois qui ne doit pas devenir un mourroir en lisière de notre arrondissement.

    Fabrice Moulin

     

     

    Christine Boutin souhaite "mettre à l'abri" les SDF du Bois de Vincennes

    PARIS (AFP) — La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin "va avoir avec la ville de Paris une réunion de travail sur des solutions d'hébergement innovantes afin de mettre à l'abri des personnes vivant depuis plusieurs années dans le bois de Vincennes", a annoncé dimanche le ministère.

    Le communiqué ne précise pas la date de cette réunion de travail qui aura lieu "dans le cadre des actions menées pour les personnes sans-abri avec l'ensemble des partenaires". Il a été publié au lendemain de la découverte, samedi, du corps d'un SDF dans le Bois de Vincennes où il vivait.

    "L'objectif, ajoute le communiqué, est de leur (sans-abri) assurer un hébergement et de permettre aux travailleurs sociaux de poursuivre le travail de soutien à ces personnes et de leur proposer une orientation durable".

    "Afin d'intensifier le travail déjà engagé dans le Bois de Vincennes, une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) va être engagée dans les jours à venir, à la suite d'un appel d'offres conjoint de la Ville de Paris et du ministère du Logement et de la Ville lancé au mois de septembre.

  • En souvenir des 60 enfants du 12e trop jeunes pour être scolarisés et morts en déportation parce que nés juifs

    Inauguration de la stèle du square Eugène Thomas

    Inauguration de la stèle du square Eugène Thomas
    Inauguration le jeudi 13 novembre à 10h30 du monument en souvenir des 60 enfants du 12e trop jeunes pour être scolarisés et morts en déportation parce que nés juifs.

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    En présence de Michèle BLUMENTHAL, Maire du 12e arrondissement ;

    Catherine VIEU-CHARIER, Adjointe au Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant ;

    Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e, chargé de la mémoire et du monde combattant  ;


    l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 12e
    et d’enfants des écoles de l’arrondissement


    Jeudi 13 novembre 2008 à 10h30

    Square Eugène Thomas, Parvis de la Mairie du 12e
    130, avenue Daumesnil

    Ici, dans notre arrondissement, dans nos écoles, dans nos immeubles, des enfants ont été arrachés à l'innocence, envoyés dans les camps d'extermination, pour avoir eu le seul tort d'être nés juifs.

    Parce qu'il nous revient de transmettre aux générations futures les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, de tolérance, qui fondent l'identité de notre République, parce que dans l'histoire de notre pays, la passivité, et trop souvent la collaboration, ont conduit à l'accomplissement de l'horreur absolue, parce qu'il est de notre de devoir à tous de lutter contre l'oubli, la Mairie de Paris, la Mairie du 12e et l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 12e s'associent par cette cérémonie à cette oeuvre de mémoire collective.

    Il est essentiel que tous ceux qui font vivre aujourd'hui notre arrondissement prennent la mesure de la cérémonie qui nous réunira ce 13 novembre. Pour cela, j'espère que nous serons nombreux, habitants, parents, enfants, rassemblés dans le square Eugène Thomas (parvis de la Mairie du 12e)

    Simplement, se souvenir pour construire l'avenir…

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

  • La gratuité des transports s'invite à l'AG de la FNACA 12

    L'assemblée générale du comité 12e de la FNACA s'est réuni le dimanche 12 octobre 2008 dans la salle des fêtes de la mairie.

    Sous la présidence de Maurice Cassan, entouré des membres du bureau, et du Secrétaire général de la FNACA Paris, l'AG a pu écouter les interventions des 2 députés socialistes de l'arrondissement, Patrick Bloche et Sandrine Mazetier, qui leur ont assuré de leur soutien dans la défense de leur intérêts et de leur droits à l'Assemblée dans un contexte de crise et alors que le gouvernement oublie ses promesses au monde combattant.

    Catherine Vieu-Charrier, adjointe au maire de Paris chargé de la Mémoire et du Monde Combattant, a annoncé à l'assemblée que, comme l'avait promis Bertrand Delanoë pendant la campagne, la mairie accorderait la gratuité des transports en commun pour les veuves d'anciens combattants dès 2009.

    L'AG a ensuite voté et a accordé de nouveau sa confiance au président Cassan et à son bureau alors que Fabrice Moulin, adjoint à la maire du 12e, concluait en lançant la mobilisation vers l'avenir pour célébrer en 2012 les 60 ans du 19 mars 1962.

    Un banquet dans un restaurant de l'avenue Vivaldi a clos les travaux.

  • Inauguration du Marché de l'Aveyron

    Comme chaque année, le 12e a accueilli tous le week-end dans le quartier de Bercy le Marché de Pays de l'Aveyron organisé par la Fédération nationale des Amicales Aveyronnaises, présidé par Gérard Paloc.

    FNAA-Marché de l'Aveyron-Affiche-2008.jpg

    Egalement comme chaque annéee, ce marché soutenu depuis 8 ans par la Ville de Paris a été inauguré par deux aveyronnais de Paris : Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Jean-Bernard Bros, son adjoint au tourisme, et président du PRG Paris.

    Ils étaient ccompagnés de notre maire du 12e, Michèle Blumenthal, et de moi-même comme nouvel élu au tourisme mais amateur de longue date de ce marché, et aveyronnais de souche assez lointaine mais assez proche pour manger de l'aligot et du farçou à 10h du matin !

  • Les crèches loubavitch divisent la gauche

    Les débats sur la laïcité et son respect par la mairie de Paris ont montré une forte divergence entre une partie de la majorité et Bertrand Delanoë. Malgré les efforts de la garde rapprochée du maire, les Verts et les radicaux de gauche, ainsi que deux élus socialistes, Danielle Simonnet et Alexis Corbière, ont voté contre les subventions - à hauteur de 3 millions d' € accordées à une vingtaine de crèches loubavitch.

    Hier, les radicaux de gauche ont de nouveau dénoncé ces crèches « à caractère communautaire, qui refusent de participer aux commissions municipales d'attribution desplaces et qui sont fermées pendant les fêtes religieuses ». Sylvain Garel, président du groupe des Verts, a rappelé qu'avant son élection à la mairie de Paris en 2001, « Bertrand Delanoë ne votait pas ces subventions ».

    Création d'un observatoire

    Hier, l'équipe du maire de Paris a accepté, reprenant l'initiative des radicaux de gauche, de créer un observatoire de la laïcité. Mais certains élus doutent déjà de son efficacité : « Depuis sept ans, on nous promet que cela va changer, et rien n'a été fait ! rétorque Sylvain Garel.

    Les subventions à d'autres crèches confessionnelles, qu'elles soient juives ou catholiques, ne posent, elles, pas de problèmes « car elles respectent les conditions d'attribution des places » explique Gilles Alayrac, conseiller PRG.

    Piqué au vif par certaines attaques, Bertrand Delanoë n'a pas reculé pour autant : « Ils font une fixation sur les crèches loubavitch. Nous avons répondu à leurs préoccupations avec ce groupe de travail sur l'Observatoire de la laïcité. Moi, je ne change pas pas question de stigmatiser ni d'exclure. Aujourd'hui il y a un réel besoin d'accueil des enfants. »

    Par Sebastien Ramnoux, paru dans le Parisien, le 30 septembre 2008


  • Inauguration de la place Moussa et Odette Abadi

    La Mairie du 12e rend hommage aux fondateurs et animateurs du « Réseau Marcel » (1943-1945) qui sauva 527 enfants juifs de la déportation. Odette et Moussa Abadi nous ont donné une leçon de courage et d'humanité à dimension universelle :

    "Qu'est-ce qu'un Enfant Caché ? C'était un enfant en danger. C'était un enfant qui avait besoin des autres. C'était un enfant qui risquait de mourir. Alors je vous le demande, je vous en prie, regardez autour de vous. Pensez aux enfants du Rwanda, aux enfants de la Somalie, aux enfants des trottoirs de Manille, aux enfants de Tchernobyl, aux enfants de Sarajevo. Ce sont des enfants cachés ! Et vous leur devez quelque chose. Alors, faites quelque chose. Et, si vous n'avez pas les moyens de faire quelque chose pour eux, alors, criez , hurlez, n'acceptez pas que dans ce monde, on tue, à quelques centaines de kilomètres de chez vous."

    Extraits de l'allocution de Moussa Abadi (Colloque des Enfants Cachés - 21 mai 1995)


    Inauguration de la place Moussa et Odette Abadi
    Samedi 13 septembre à 11h, au croisement de la rue Montgallet, de l’avenue Daumesnil et de la rue de Charenton.


    Michèle BLUMENTHAL, Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN, Maire adjoint, chargé de la mémoire,
    du monde combattant et du tourisme

    L’association “Les Enfants et Amis Abadi”

    ont le plaisir de vous convier à l’inauguration de

    la Place Moussa et Odette Abadi
    en l’honneur des fondateurs et animateurs du « Réseau Marcel » (1943-1945) qui sauva 527 enfants juifs de la déportation

    Samedi 13 septembre 2008

    10h : projection du film documentaire “Le réseau Marcel”
    de Maria Landau et Jaqueline Sigaar
    Mairie du 12e, 130 av Daumesnil

    11h : inauguration de la place
    Croisement de la rue Montgallet, de l’avenue Daumesnil et de la rue de Charenton

     

  • Pour un Observatoire parisien de la laïcité

    Communiqué de Jean-Bernard BROS, adjoint au maire PRG de Paris, Président de la Fédération de Paris, Gilles ALAYRAC et Laurence GOLDGRAB, Conseillers de Paris et les élus parisiens du PRG

    C’est avec stupéfaction que le PRG a découvert la décision de la Mairie du 12ème arrondissement de transformer pendant les quatre vendredi après-midi du Ramadan, de 14h à 17h, le gymnase municipal de Reuilly, en salle de prière.

    Cette décision est d’autant plus troublante qu’elle crée un précédent fâcheux en incitant d’autres communautés religieuses à formuler des demandes identiques.

    Dans le même temps, en dépit de la mise en garde formulée en juillet au Préfet de Police par les élus Radicaux au Conseil de Paris, force est de constater que d’ores et déjà des moyens considérables qui vont perturber les déplacements, sont mobilisés pour la venue du Pape ce week-end : barrages, rues fermées, stationnement interdit, lignes de bus détournées, stations RER et métro closes, messe géante sur l’espace public.

    Des subventions à des crèches confessionnelles,dont le fonctionnement n’est pas continu puisqu’elles ferment lors des fêtes religieuses seront encore une fois soumises au vote du prochain Conseil de Paris. De plus en plus, les pouvoirs publics sont confrontés à des demandes accrues d’autorisations diverses, de mise à disposition de lieux publics et de financements publics émanant des communautés religieuses.

    Les grandes lois comme celle de 1905 sont petit à petit vidées de leur substance par des compromis successifs.

    Aussi, les Radicaux de gauche demandent-ils la création d’un Observatoire Parisien de la Laïcité indépendant chargé d’étudier et d’évaluer la place du religieux dans la sphère publique, de donner des avis sur toutes les questions relatives au respect de la loi de séparation de 1905 dans la capitale et d’exercer un pouvoir de veille et d’alerte face aux abus manifestes.

    Les Radicaux de gauche présenteront un vœu en ce sens au prochain Conseil de Paris.

  • Le gymnase de Reuilly ouvert à la prière du ramadan : attention au risque de jurisprudence anti-laïque !

    Dans un article du Parisien paru ce matin, j'apprends que le vendredi de 14 heures à 17 heures, le Gymnase de Reuilly sera fermé au public, aux sportifs du quartier, pour être transformé en mosquée ! Le temps du ramadan, la mairie du 12e aurait mis le gymnase à disposition d'une association musulmane du quartier.

    En effet selon l'article, "Privée de lieu de prière, l'association Nour ("lumière" en langue arabe) a demandé à la mairie de l'héberger provisoirement".

    Je ne doute pas que notre maire et son cabinet ont voulu bien faire en répondant en urgence à la demande de fidèles. Il n'en reste pas moins que cette démarche pour le moins inhabituelle trouble les défenseurs de la laïcité et que les arguments donnés par le cabinet du maire de Paris pour la justifier sont encore plus troublants.

    Il dit ainsi « Nous restons respectueux de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat puisque nous ne subventionnons pas l'association. Nous mettons juste à sa disposition des locaux ». Pourtant ce prêt peut s'apparenter à une subvention déguisée puisque l'association n'a plus à payer de loyer pour réunir les fidèles, ce qui est en contradiction avec l'article 2 de la Loi de 1905.

    Cette démarche crée également un précédent dangereux pour le respect de la laïcité dans notre arrondissement et à Paris. Et ce de l'aveu même du conseiller du maire qui dit au Parisien : « Dans certaines conditions exceptionnelles il est normal que la Ville veille à ce que toutes les religions puissent être pratiquées dans de bonnes conditions. C'est dans le même esprit que certains gymnases seront prêtés à la communauté juive à l'occasion de yom Kippour ». Est-ce que cela veut dire que l'on va priver souvent les enfants de gymnase pour répondre à des demandes communautaristes ?

    Car que répondrons nous aux autres associations cultuelles lorsqu'elles demanderont également d'être hébergées pour leurs cérémonies religieuses ? Elles auront sûrement toutes de bonnes raisons pour demander notre aide, qu'elles soient catholiques, protestantes, juives, bouddhistes, loubavitch, chrétiens évangelistes, adventistes du Septième jour, ou que sais-je encore ? Comment ferons-nous le tri entre ces demandes ? Qui décidera que les uns ont ce droit et les autres pas ? C'est pour que les élus ne soient pas confrontés à ce choix que les pouvoirs publics doivent rester neutre ! C'est pour cela qu'il faut appliquer à la lettre l'article 2 de la loi de 1905 :  « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »

    Certes, les gymnase sont déjà mis à disposition à des associations ou des formations politiques. Mais le prêt de gymnase à des associations non-cultuelles sont justifiés par leur ouverture à tous les publics et par les services qu'elles rendent à la collectivité dans son ensemble, et dans le cadre de prêt aux partis politiques, ils se font généralementle en soirée hors période scolaire, et permettent l'expression du débat démocratique pluraliste. Ce n'est pas le cas des réunions religieuses qui sont par définition réservées aux fidèles.

    Apprenant cela dans le journal du jour, j'en déduis que la décision a été prise sans consulter l'ensemble de l'exécutif municipal ni les élus de la majorité du Conseil du 12e arrondissement.

    Après les subventions aux creches confessionnelles, alors que se profile une messe géante organisée Place des Invalides pour la venue du Pape, que les tensions communautaires sont croissantes, il me semble plus que jamais que se justifie la proposition des Radicaux de Gauche aux dernières municipales de créer un Conseil Parisien du Respect des Droits et de la Laïcité, qui tranchera ce type de question en toute indépendance et sans être soumis aux pressions.

    Fabrice MOULIN

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