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Vie de l'arrondissement - Page 16

  • Le Grand Paris adopté, le PRG s'oppose

    Avec un peu de retard sur le calendrier, les sénateurs ont voté, après les députés en décembre, le projet de loi sur le Grand Paris Le texte a été adopté, dans la nuit de lundi à mardi, par 179 voix contre 153. Il a été approuvé par la majorité UMP et Union Centriste, tandis que l'opposition PS, PCF, Verts et radicaux de gauche du RDSE ont voté contre.

    Explication de vote de Françoise Laborde, sénatrice PRG :

    "Même si l'on faisait abstraction du schéma de gouvernance, ce texte permettra-t-il de répondre à la question la plus fondamentale: comment relever le défi de la fracture sociale au sein de ce territoire ?

    Comment prétendre donner de l'attractivité à une région sans anticiper davantage sur les questions de l'emploi, du logement et de l'environnement ?

    Ce texte manque cruellement de souffle démocratique, mais aussi d'ambition pour la population francilienne. Bien en deçà de nos espérances, il réduit la belle idée du Grand Paris à sa seule dimension technocratique. C'est pourquoi les parlementaires que nous sommes ne devraient pas se faire les complices de son adoption. Vous l'aurez compris, mes chers collègues, ce projet de loi, même après les modifications apportées par notre Haute Assemblée, ne sera voté par aucun sénateur radical de gauche."

  • Parce que nés juifs, parce que résistants, parce que tziganes, parce qu’homosexuels ou francs-maçons...

    Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation dans le 12e

    Discours de Fabrice Moulin

    Mesdames et Messieurs les élus,

    Monsieur le Président de l’Association des Déportés et Internés Résistants du 12ème,

    Monsieur le Président du Comité d’Entente des Associations d’Anciens

    Combattants et Victimes de Guerre,

    Monsieur le Président de l’Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés,

    Mesdames et Messieurs les Déportés et Résistants et Anciens Combattants,

    Mesdames et Messieurs,

    La cérémonie qui nous rassemble aujourd’hui, comme chaque année, est une cérémonie de recueillement et de souvenir dédiée à l’ensemble des victimes de la Déportation, cette machine d’extermination conçue et mise en œuvre par le régime nazi au début des années 1940.

    Après les déportations politiques, l'élimination des "associaux", la Shoah par balles, le 3 septembre 1941, au camp d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, 4 chambres à gaz pouvant contenir chacune plus de 1.000 personnes commencent à fonctionner. La barbarie nazie repousse ainsi les limites de l’abject. Le voile noir des ténèbres recouvre pendant près de quatre longues années la quasi-totalité de l’Europe asservie. La terreur est omniprésente. L’idéologie nazie se répand partout, une idéologie raciste, xénophobe  et antisémite, fondée sur la croyance abjecte et folle qu’une « race » est supérieure à une autre.

    Il y a 65 ans les camps d’extermination et de concentration étaient libérés. Lorsque les troupes Alliées y pénètrent, ils découvrent l’horreur d’une réalité cachée ou supposée telle : des charniers à ciel ouvert, des rescapés squelettiques et hagards, des entrepôts remplis de monceaux de valises, de chaussures, et surtout de cheveux … qui témoignent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de cette machine effroyable.

    Comme chaque année, nous sommes réunis en ce dernier samedi d’avril pour rendre un hommage indéfectible aux martyrs et aux héros de la déportation, et pour honorer la mémoire de celles et de ceux qui ne revinrent jamais des camps de la mort.

    En ce jour particulier, le silence et la méditation conviendraient peut-être mieux.

    Mais l’homme a besoin de se souvenir avec des mots pour l’aider à vaincre la tentation de l’oubli.

    Vouloir se souvenir est une démarche exigeante.

    Pourtant, il est de notre devoir de rappeler ce que fut l’une des plus effroyables et honteuses pages de notre histoire : la déportation fut bien davantage que le transport d’ennemis en terre étrangère ; elle fut, avec la collaboration servile du gouvernement de Vichy et de l’Etat français, une implacable machine à déshumaniser, à tuer hommes, femmes et enfants au service d’une funeste idéologie.

    Des millions d’êtres humains à travers l’Europe, dépossédés de leur nom, furent réduits à l’état d’un matricule tatoué sur le bras, expédiés à la mort dans les chambres à gaz ou les fours crématoires, privés de sépultures, parce que nés juifs – ils furent six millions -, parce que résistants, parce que tziganes, parce qu’homosexuels ou francs-maçons. Très peu en réchappèrent.

    Déportation, camps de concentration, génocide témoignent du mal et de la barbarie absolus, dont l’homme peut, hélas, se révéler capable.

    Dans notre pays, plus de 140.000 personnes furent déportées à la demande des autorités nazies avec la complicité du gouvernement de Vichy et de l’Etat français.

    Parmi elles, 76.000 étaient des juifs de nationalité française ou étrangère, dont 11.000 enfants – 4.000 ont été arrêtés à Paris le 16 juillet 1942 lors de la terrible rafle du Vel d’Hiv. Plus de la moitié furent gazés dès leur arrivée dans les camps nazis.

    Le bilan de cette extermination, de cet anéantissement des juifs, de tous les juifs, voulus, organisés, planifiés sur une grande échelle, avec une précision qui donne le vertige, est effroyable : seuls 2.000 juifs déportés depuis la France ont survécu à cet enfer.

    Au total, c’est près d’un quart des juifs résidant dans notre pays au début de la seconde guerre mondiale qui furent exterminés dans le cadre de la « solution finale ».

    Leurs noms et prénoms sont désormais gravés pour l’éternité sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah, ouvert en 2005 dans l’ancien quartier juif du Marais à l’occasion du soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

    Il y eut aussi plusieurs dizaines de milliers d’hommes et de femmes, résistants ou « simples » otages, déportés par l’armée allemande, dans le cadre de la répression sans pitié des actes de la Résistance. Moins de la moitié d’entre eux rentrèrent en France. Il faut aussi honorer la mémoire de celles et ceux, ces héros, qui bravèrent la terreur, pour s’élever contre cette occupation et contre la collaboration. Ils ont sacrifié leur vie au service d’un idéal, celui de la liberté, et d’une lutte qu’ils savaient supérieure ; d’une lutte contre la barbarie d’un régime totalitaire qui avait asservi l’Europe.

    Je voudrais aussi que nous nous souvenions des déportés pour raisons politiques, de ces Parisiennes et Parisiens qui ont fait acte de résistance et d’héroïsme pour la défense de nos libertés.

    Aux hommes et aux femmes qui survécurent à l’enfer des camps, nous devons rendre hommage.

    Leurs vies, qui se sont prolongées au-delà de ces terribles souffrances, leurs vies pourtant blessées à jamais par l’absence des êtres chers qu’ils ont perdu, sont un témoignage inestimable dont nous devons assurer la transmission, pour que vive leur mémoire. Pour que jamais nous n’oublions. Pour que jamais de telles atrocités ne se reproduisent.

    Dans quelques années, les rescapés des camps ne seront plus là pour témoigner. Il appartiendra alors aux jeunes générations, de rappeler cette effroyable tragédie et de perpétuer cet indispensable devoir de mémoire. Une mémoire que nous devons faire vivre dans nos cœurs, que nous devons partager et faire partager.

    Permettez-moi d’emprunter quelques mots au poète et résistant Paul ELUARD : « Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons ». Ces quelques mots sont à la fois si justes et si forts ! Ensemble, faisons que jamais l’écho de vos voix ne faiblisse !

    Les leçons du passé, de l’histoire, l’actualité de ce début de XXIème siècle dans notre pays comme dans le monde nous appellent à faire preuve d’une extrême vigilance et de la plus grande détermination dans la défense des droits de l’Homme, de la dignité humaine et des valeurs qui fondent notre République.

    Mais nous devons aussi être vigilant devant la résurgence de ce mal absolu aussi bien sur d’autres continents qu’au cœur de nos villes et de nos quartiers.

    Négationnisme, antisémitisme, racisme, xénophobie, sont en effet toujours présents dans notre société. Dans un monde qui tend à perdre ses repères, en proie à des tensions de toute sorte, certains incitent à la guerre des civilisations et des religions, attisent les intégrismes, font le choix du communautarisme.

    Nous savons que tout langage d’exclusion, tout discours xénophobe, tout comportement raciste ne sont ni anodins, ni innocents : ils précèdent souvent les actes les plus barbares.

    Le combat contre l’oubli, l’ignorance, l’intolérance, la haine et le racisme reste aujourd’hui, et pour l’avenir, un des combats les plus nécessaires et les plus justes.

    Nous nous devons, collectivement, de rester vigilant et de ne pas laisser les fondements d’un mal terrible de nouveau se répandre dans la société.

    Comme le disait, Lucie AUBRAC « résister se conjugue au présent ». A nous de faire en sorte que l’homme consacre ses forces à l’édification d’une société et d’un monde de justice, de paix et de solidarité.

    Je vous remercie.

  • Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Maire adjoint chargé de la mémoire, du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et le Comité d'Entente des Associations d'Anciens Combattants

    vous convient aux cérémonies de la
    Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation

    Samedi 24 avril 2010


    11h : Dépôt de gerbe

    Monument aux Morts
    Mairie du 12e arrondissement
    130, avenue Daumesnil

     

  • Grand Paris : le groupe PRG demande la démission de Blanc

    Le président du groupe PRG-MUP au conseil régional d'Ile-de-France, Eddie Aït, a adressé à François Fillon une lettre ouverte demandant la démission du secrétaire d'Etat Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué. Il dénonce en effet "la méthode anti-démocratique de l'Etat sur la mise en œuvre du Grand Paris". L'élu des Yvelines a notamment indiqué que "le projet d'ensemble était en contradiction avec les compétences d'aménagement et de transport de la région et des autres collectivités".

    Publié Par Europe1.fr le 01 Avril 2010

  • Le Sénat a suspendu la commercialisation des biberons au Bisphénol A

    Le Sénat a adopté mercredi à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

    Le texte proposait à l'origine l'interdiction de cette molécule dans tous les plastiques alimentaires mais le rapporteur UMP de la commission des Lois, Gérard Deriot, a fait adopter un amendement le ramenant à une suspension de la commercialisation des biberons au Bisphénol A.

    Il a été voté à l'unanimité par les sénateurs.

    Récemment, l'Afssa (Agence de sécurité sanitaire des aliments) a reconnu qu'il y avait dans des études des "signaux d'alerte", tandis que l'agence américaine de sécurité des aliments et des médicaments (FDA) soutenait l'initiative des industriels américains de ne plus utiliser de BPA dans les récipients contenant des aliments pour bébés.

    De nombreuses communes ont suspendu l'utilisation de biberons au bisphénol A dans leurs crèches comme à Paris ou Besançon.

    Cette proposition de loi doit encore être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour pouvoir poursuivre son parcours parlementaire.

    Tout en se déclarant "plutôt favorable" à l'amendement, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a cependant émis deux réserves, à savoir "un risque réel de contentieux européen" et le fait que l'inocuité des substituts au bisphénol A n'a pas été suffisamment étudiée.

    Lors de la discussion générale avant l'examen des amendements, Mme Bachelot avait demandé aux sénateurs de "réfléchir à deux fois avant d'interdire" le bisphénol A dans les plastiques alimentaires.

    "Il est indispensable de fonder nos décisions sur des éléments objectifs, ce qui suppose de se donner un peu de temps pour réunir ces éléments", avait-elle précisé, évoquant des études notamment de l'Inserm et de l'Afssa actuellement en cours.

    "Aucun pays au monde n'a pris de mesure d'interdiction", avait-elle lancé. Elle a toutefois indiqué que son ministère étudiait "la possibilité de modifier par voie réglementaire la limite autorisée de migration du bisphénol A dans les aliments, actuellement fixée à 0,6 mg/kg d'aliment".

    Elle avait aussi souhaité "diffuser largement certaines recommandations permettant de minimiser l'exposition quotidienne au BPA" comme "éviter le chauffage des contenants en plastique".

    L'auteur de la proposition de loi, le président du groupe RDSE, Yvon Collin, a souligné que "loin d'être rassurantes, les études scientifiques se suivent et n'en sont que plus alarmantes (...) démontrant le caractère urgent de passer du champ scientifique pour entrer dans la prise de décision responsable". Son groupe en regrettant que le texte ait été considérablement réduit a voté l'amendement de la commission des Lois le qualifiant "d'avancée".

    "Nous n'avons pas le temps d'attendre les résultats de quelconques études supplémentaires, celles-ci sont déjà assez nombreuses pour appliquer le principe de précaution", a renchéri Patricia Schillinger (PS).

    Alain Millon (UMP) a estimé qu'il fallait "attendre des avis plus certains avant toute mesure radicale" mais avait jugé nécessaire de "recommander aux entreprises de vendre des produits sans BPA".

    "Devons-nous rester les bras ballants?" s'est interrogé Jean Desessard (Verts) pointant "l'interdiction au Canada ou dans certains Etats américains des biberons au BPA".

  • Le nom d'Hélène Berr pour la bibliothèque Picpus

    Présentation par Fabrice MOULIN du projet de délibération

    voté à l'unanimité en Conseil d'arrondissement du 22 mars 2010

     

    « Horror, horror, horror » c’est sur ces mots empruntés à Shakespeare que s’achève le journal d’Hélène Berr, à la date du 15 février 1944 quelque temps avant que ne s’achève sa vie dans le camp d’extermination de Bergen-Belsen.

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    Hélène Berr c’est cette contemporaine française d’Anne Franck, l’auteur née à Paris dans une famille juive d’un journal intime sous l’occupation allemande et le régime collaborationniste et antisémite de Vichy.

    Son journal constitué de 262 feuillets volants remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah, sera publié pour la première fois en janvier 2008.

    Elle a 21 ans au moment où elle entame son récit en avril 1942. Elle prépare l'agrégation d'anglais et est amoureuse de Jean, son fiancé engagé dans la France libre. Elle y raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l'étoile jaune en juin 1942.

    Patrick Modiano qui a préfacé l’ouvrage résume ainsi « Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie: mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. »

    Ne pouvant passer l'agrégation en raison des lois antisémites de Vichy, elle devient assistante sociale bénévole à l'Union générale des israélites de France (Ugif). Elle se dévoue aux orphelins juifs et œuvre aussi à leur sauvetage, mais doit taire cette activité clandestine, même dans son journal.

    Arrêtée avec son père et sa mère le 8 mars 1944, détenue à Drancy puis déportée le jour de ses 23 ans à Auschwitz. Elle meurt à Bergen-Belsen en avril 1945, peu de temps après Anne Frank et quelques semaines avant la libération du camp.

    Conformément au vœu adopté par notre assemblée le 16 juin 2008, la bibliothèque Picpus qui a rouvert ses portes le 6 mars 2009 après 2 ans de travaux, qui est agrandie, restructurée, inséré dans le quartier et qui est l’une des plus fréquentée du réseau parisien portera le nom d’Hélène Berr.

    Quel lieu plus symbolique qu’une bibliothèque pour honorer la mémoire de cette jeune fille qui prend conscience de son statut de témoin et de victime lorsqu’elle dit :

    « Il faudrait donc que j'écrive pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu'a été cette époque. Je sais que beaucoup auront des leçons plus grandes à donner, et des faits plus terribles à dévoiler. Je pense à tous les déportés, à tous ceux qui gisent en prison. »

    Hélène Berr dont le seul réconfort fut de savoir que, confié à une fidèle employée de maison, son journal lui survivra : « Je sais pourquoi j'écris ce journal, je sais que je veux qu'on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu'il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu'il sache tout ce que j'ai pensé pendant son absence. »

    Comment ne pas penser à Hélène Berr pour la dénomination de cette bibliothèque lorsqu’on se souvient des mots du philosophe Tzvetan Todorov : « La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant. »

  • Y a-t-il encore un groupe UMP dans le 12e ?

    Alors que je présentais au conseil d'arrondissement la subvention de 1000 euros au Comité du 12e de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Afrique du Nord (FNACA), qui compte plus de 500 membres, notre opposition a fait un drôle d'aveu.

    En effet, j'ai invité le groupe UMP du 12e a voter avec notre majorité pour la subvention à la FNACA en regrettant que leurs collègues UMP et la maire du 7e arrondissement, Mme Rachida Dati, aient voté contre une subvention similaire à la FNACA du 7e.

    Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire, l'a regretté aussi, ajoutant que l'ensemble des associations du monde combattant parisien soutenait avec la FNACA le projet de créer un espace parisien de mémoire de la guerre d'Algérie et que le vote de la majorité UMP du 7e était incompréhensible.

    La réponse de M. Vincent Caza, fut étonnante : il a affirmé qu'il n'y avait pas de groupe UMP dans le 12e !

    Qui sont donc les 5 conseillers de notre opposition ? M. Caza n'a-t-il pas été élu sur la liste de l'UMP dont il est un pilier et un élu depuis des lustres ? Mme Valérie Montendon n'est-elle pas encartée à l'UMP comme M. Rey ? Mme Lagarde, est conseilère UMP du 12e - bien qu'elle n'ait fréquenté notre conseil qu'une fois en plus de 2 ans - et conseillère de Paris du groupe UMPPA. A-t-elle rendu sa carte du parti unique de la droite au lendemain de la défaite totale de ses collègues ministres aux régionales ? Quant à M. Cavada, nul ne la revu depuis longtemps dans le 12e, où il n'a même pas voté...

    Il est vrai qu'on peut se demander ce qu'il reste de l'UMP dans le 12e, sans parler des résultats des régionales du 21 mars où plus de deux tiers des voix sont allées à la gauche unie pour Jean-Paul Huchon !

    Autre réponse de Vincent Caza : pourquoi lui demande-t-on des compte sur l'UMP du 7e ?

    Sans doute parce que, même organisée en comité d'arrondissement, la FNACA est une association parisienne. Et sans doute parce que de la même manière je croyais qu'à l'UMP le choix des uns dans un arrondissement parisien engageait celui des autres. Comme dans tout parti politique... Il semble qu'il n'en est rien !

    Notre conseil a finalement approuvé à l'unanimité la subvention à la FNACA, mais notons que les élus de l'opposition refusent toujours de participer aux commémorations de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars.

     

  • Commémoration du 19 mars 1962

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire, du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algerie, Maroc et Tunisie

    vous invitent à assister aux cérémonies commémoratives du 48e anniversaire du cessez-le-feu en Algerie

    Le 19 mars 1962 marque la fin officielle des combats, conséquence directe de la signature des Accords d'Evian, intervenue la veille, et ratifiés par une très large majorité du peuple français le 8 avril 1962 avec plus de 90 % de suffrages positifs.

    La commémoration renforce les liens entre les générations, elle est propice à l'enseignement, l'incompréhension du présent naissant de l'incompréhension du passé. La date du 19 mars 1962 appartient à notre histoire.

    Cérémonies commémoratives du 48e anniversaire du cessez-le-feu en Algerie

    Le vendredi 19 mars 2010

    8h30 :
    Départ en car pour les anciens combattants
    Mairie du 12e arrondissement
    130, avenue Daumesnil


    9h30 :
    Cérémonie devant le Mémorial Parisien
    Cimetière du Père-Lachaise

    10h30 :
    Dépôt de gerbe par la F.N.A.C.A.
    Place du 19 mars 1962

    11h30 :
    Dépôts de gerbes au Monument aux Morts
    Mairie du 12e arrondissement
    130, avenue Daumesnil

  • Elus mobilisés pour Trousseau

    Je représentais le PRG à la manifestation et au rassemblement pour conserver l'efficience médicale de l'hôpital Trousseau menacée par les projets du gouvernement. Les responsables de l'hôpital, professeurs de médecine, personnels soignants et non soignants ont eu l'intelligence de ne pas se cantonner à un discours contre la réforme mais de proposer un projet alternatif, cohérent et réaliste qui permet de répondre aux arguments strictement budgétaires et autres critères arbitraires développé par la Ministre de la santé (son prédécesseur UMP comme elle ne disait-il pas exactement le contraire d'elle il y a moins de 3 ans...).

    Toutes les têtes de listes de gauche ou leur représentant avaient fait le déplacement pour dénoncer la restructuration de l'AP-HP. Jean-Paul Huchon a convaincu avec son intention de mettre 1 millards sur la table pour soutenir le système hospitalier francilien.

    Fabrice Moulin


    Ci dessous, un article de Métro (Mis à jour 08-03-2010 22:31)

    Trousseau veut résister

    Elus, personnel et malades se sont mobilisés hier contre le transfert d'une partie du service pédiatrique de l'hôpital du XIIe. Ils dénoncent une logique de rentabilité.

    Plus d'un millier de personnes ont manifesté contre le démantèlement de l'hôpital.

    Plus d'un millier de personnes ont manifesté contre le démantèlement de l'hôpital.

    Photo : N.R. / Metro

    Ils étaient plus d'un millier de manifestants, personnel et élus, à défiler hier contre le projet de restructuration de l'hôpital Armand Trousseau (XIIe), dont les activités pédiatriques spécialisées (centre des enfants brûlés, cancérologie, maladies rares, handicap, pathologies respiratoires, soit 15 000 jeunes patients suivis) seront transférées vers Robert Debré (XIXe) et Necker (XVe). Il ne garderait, d'ici à 2014, que les accouchements, la pédiatrie générale et les urgences. Une décision motivée, selon l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), par une "offre spécialisée excédentaire".

    Des arguments qui ont révolté le personnel et les services accueillant 200 000 patients par an. "Il ne reste que trois hôpitaux pédiatriques universitaires pour 12 millions d'habitants, réagit le professeur Noël Garabedian, président du comité consultatif médical de Trousseau. A New York, il y en a neuf pour 18 millions d'habitants. Le bassin de population d'enfants grandit à l'est de Paris et on choisit de diminuer l'offre à cet endroit. Où est la cohérence ?"

    Le collectif pour un nouveau Trousseau, créé fin janvier, revendique une pétition de soutien de 8500 signatures et propose un plan d'économie alternatif consistant à regrouper les activités dans trois bâtiments au lieu de dix actuellement.

  • Un zoo ou un jackpot ?

    Mercredi dernier, les ministres candidates Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, et Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, ont lancé officiellement le partenariat public privé pour la rénovation et réouverture du Zoo de Vincennes d'ici 2014.

    Une bonne nouvelle me direz-vous ! Oui pour tous ceux qui aiment le zoo. Mais surtout pour les partenaires privés qui n'ont fait qu'une bouchée des animaux analystes de Bercy...

    Nous voulons tous le retour du Zoo de Vincennes et son rocher et sur le papier le projet scientifique est prometeur. Mais c'est à se demander si on rebâtit un zoo ou un jackpot pour les groupes indutriels amis du pouvoir.

    En effet la rénovation, d'un coût total de 133 millions d'euros, sera pour partie financée à travers un contrat de partenariat public-privé (PPP) entre le Muséum d'histoire naturelle dont dépend le zoo et le groupe Chrysalis, un groupement d'entreprises mené par Bouygues Construction. L'Etat subventionne le projet à hauteur de 30 millions d'euros.

    Certes Chrysalis s'engage à financer, construire et entretenir ce zoo pendant 25 ans (l'entretien annuel est estimé à 4 millions d'euros par an). Mais il recevra, en contrepartie, une redevance de 12 millions d'euros par an de la part du museum, soit 300 millions d'euros. Les partenaires privés gagneront ainsi plus du double de l'investissement total, et le triple de ce que le groupe Chrysalis aura investit!

    Au moins me direz-vous, cela ne coûtera pas au contribuable que nous sommes !

    Pas si sûr...

    Car le modèle économique choisi du PPP mais surtout son équilibre est une aberration.

    Certes le PPP a été parfois utilisé par la Ville de Paris et peut avoir son utilité pour certains de ses projets.

    Mais dans ce cas, outre le fait qu'il offre à Bouygues de tripler sa mise, ce PPP repose en effet sur une fréquentation bien supérieure à ce qu'elle a jamais été : car pour pouvoir payer cette rente annuelle, le Muséum d'histoire naturelle devra tabler sur une fréquentation du zoo de 1,4 millions de visiteurs annuel.
    Si le Museum ne peut payer c'est l'Etat donc le contribuable qui se substituera pour payer... jusqu'à quand ?
    Ne risque-t-on pas de nous retrouver dans quelques temps de nouveau avec sur les bras un zoo en faillite abandonné, un éléphant blanc comme on dit aux J.O (et au zoo).

    Comme le dit le Ministère des Finances, le PPP confie à "une entreprise la mission globale de financer, concevoir tout ou partie, construire, maintenir et gérer des ouvrages ou des équipements publics et services concourant aux missions de service public de l’administration, dans un cadre de longue durée et contre un paiement effectué par la personne publique et étalé dans le temps."
    "Les avantages de cette forme nouvelle de contrats sont multiples : l’accélération, par le préfinancement, de la réalisation des projets ; une innovation qui bénéficie à la collectivité par le dynamisme et la créativité du privé ; une approche en coût global ; une garantie de performance dans le temps ; une répartition du risque optimale entre secteur public et privé, chacun supportant les risques qu’il maîtrise le mieux."

    Mais alors il faut que l'Etat donne une réponse précise aux parisiens-contribuables à toutes ces conditions ?

    Car l"écueil majeur de ce type de contrat est que la personne publique transfert au partenaire privé un certain nombre de risques mettant en jeu l'intérêt même de la collectivité : qualité et niveau du service attendu par exemple, exigences de maintenance, économies d'énergie...Le risque majeur de ne pas atteindre l'objectif initial de la collectivité est lié à l'écart potentiel des intérêts qui animent les deux partenaires public et privé.
    Sur quelles bases ce contrat a été négocié ? Quels sont les risques supportés par le partenaire privé ? Quel sera son rôle exact dans la gestion du zoo ?
    Comment compte-t-il atteindre 1,4 millions de visiteurs dans un contexte de crise et de baisse du tourisme international ?
    Le MNHN explique dès maintenant qu'il va falloir multiplier l'évènementiel pour rentabiliser, quel est exactement leur cahier des charges ? Restera-t-il scientifiquement pertinent où va-t-on développer un Disneyland dans le Bois de Vincennes ?

    Autre problème : pendant la période d'exécution du contrat de partenariat, notamment en phase d'exploitation et de maintenance, le savoir-faire et les moyens de la collectivité seront irrémédiablement diminués du fait du transfert vers le secteur privé. Se posera alors le problème de la qualité de la gestion et de l'exploitation de l'ouvrage lorsque, à la fin du contrat de partenariat, celle-ci reviendra à la collectivité qui se verra incapable de reprendre l'exploitation du site, faute des compétences nécessaires.

    D'un point de vue de l'efficacité économique pour nos consitoyens, quitte à réduire l'engagement initial de la collectivité, il eut été sans doute plus judicieux de créer une Société Anonyme d'Economie Mixte d'Etat avec une Délégation de Service Public.

    Ce PPP et son montage économique si avantageux pose question. La plus importante reste, avec un Etat qui se désengage chaque jour un peu plus de ses missions, quelle garantie réelle avons-nous de la pérennité de ce zoo si le Museum ne peut payer sa redevance durant les 25 prochaines années ?

    Et la question subsidiaire, avec des tarifs déjà annoncés pour l'instant à 14 euros pour les futurs visiteurs, sans parler des évènements, le zoo restera-t-il accessible à tous les Parisiens et les familles ?


    Par Fabrice MOULIN

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