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Vie de l'arrondissement - Page 14

  • Le 25 août, retour en mairie

    Précédé des porte-drapeaux, cortège de la mairie au monument au mort pour la cérémonie du 66e anniversaire de la Libération de Paris, avec Michèle Blumenthal, maire du 12e, mes collègues Catherine Baratti-Elbaz, maire-adjointe et présidente du groupe Socialiste Radical et Citoyen, Vanessa Thomas et François Pellegri, maire-adjoints, le Commandant de Police Ramon, des représentants de la police et des pompiers et des associations du monde combattant.

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  • Il y a 66 ans : la libération de Paris

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire,
    du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et le Comité d'Entente des Associations d'Anciens Combattants

    vous convient aux cérémonies du 66e anniversaire de la Libération de Paris


    Mercredi 25 août 2010

    10h30 : Commissariat central du 12e
    80 avenue Daumesnil

    11h : Monument aux morts
    Mairie du 12e, 130 avenue Daumesnil

     

  • Un Apéro Républicain à la Nation

    Dans le cadre de l'opération "Les Parisiens accueillent leurs soldats", Michèle Blumenthal, Maire du 12e arrondissement, Fabrice Moulin, Adjoint à la Maire en charge de la Mémoire, du Monde Combattant et du Tourisme, Correspondant Défense et l'équipe municipale invitent les habitants du 12e et tous les Parisiens à rencontrer les troupes militaires qui auront défilé sur les Champs Elysées, le mercredi 14 juillet à partir de 13h30 sur la Place de la Nation.

    A cette occasion, les mairies des 11e, 12e et 20e arrondissements organisent un Apéro Républicain, gratuit et sans alcool, à 17h.

     

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    Unités présentes sur le site : 2e régiment étranger de génie


    Matériels exposés :

    • Des véhicules blindés légers (VBL)
    • Des véhicules de l'avant-blindé (VAB)
    • 1 engin de reconnaissance et de combat Sagaie
    • 1 blindé roues canon de type AMX 10RC
    • 2 camions équipés d'un système d’artillerie (Caesar)
    • Des véhicules de transport logistiques (VTL)
    • Divers véhicules du génie et d'autres de maintenance
    • 1 moyen de forage rapide et de destruction (MFRD)
    • Des Chars Leclerc
    • 1 véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA)
    • Des canons autotractés (AUF1)
    • 1 petit véhicule protégé (PVP)
    • 1 station géographique Ulyss 30
    • 1 système de drone tactique intérimaire (SDTI)
    • 1 véhicule articulé chenillé (VAC)
    • 1 radar COBRA

    Autres activités :

    • Rencontrer des légionnaires du 2e régiment étranger du Génie de Saint Christol (Vaucluse)
    • Musique de l'Armée de l'Air, dans le kiosque à musique, face au lycée Arago, à 15h00
  • Le 12e au centre ?

    Lu l'autre jour dans un article du Parisien, le centre s'inétresserait au 12e arrondissement. Comprendre évidemment le Nouveau Centre, donc le centre droit, dont le chef Hervé Morin devait venir animer une réunion de la droite locale. Je ne sais pas s'il est venu ou pas finalement, mais l'article disant que le patron du NC comptait s'appuyer sur des figures locales comme Jean-Marie Cavada, on peut présumer que le Ministre de la Défense a du se sentir bien seul et revoir ses ambitions à la baisse dans l'arrondissement.

    Car qui est ce monsieur Cavada qui n'est nul part dans l'arrondissement, et n'assiste plus jamais à aucun conseil d'arrondissement, qu'il séchait déjà presque tout le temps, depuis sa réélection comme député européen ? Depuis longtemps, tout le monde a bien compris, à commencer par ses électeurs déçaus que j'ai parfois le loisir de rencontrer, que l'objectif de Cavada en se lançant en 2008 dans la bataille des municipales n'était rien d'autre que de lui permettre de négocier au mieux avec l'UMP pour conserver son siège à Bruxelles. Le 12e et ses habitants, et même l'e centrisme, sont le cadet de ses soucis. Et de l'absence de ses représentants, même l'opposition locale s'en plaint.

    Reste que si le 12e n'est ni au centre de Paris ni non plus une terre de centre-droit (Paris a changé et en mieux, depuis les Pernin père et fils), la conquète de l'arrondissement n'en est pas moins central dans le jeux électoral complexe des municipales. Et il faut en effet le considérer politiquement comme un arrondissement dont la sociologie convient à une politique équilibrée faite de projets ambitieux mais partagés par tous. C'est celle qui est conduite par la maire et notre majorité et nous devrons continuer ces prochaines années, en mettant en oeuvre une politique pour tous, en évitant de céder aux sirènes et aux revendications de plus en plus pressantes de certains représentants auto-proclamés du "peuple de gauche" ou des écolos jusque boutistes et en n'oubliant pas que les classes moyennes dans le 12e sont heureusement plus progressistes que conservatrices, mais qu'elles ne sont pas non plus adeptes de la lutte des classes. Il faudra que le PRG reste actif pour rappeler l'importance de conserver une ligne que je qualifierais de centre-gauche dans la mise en oeuvre de notre programme.

    FM

  • La Chasse aux trésors de Paris dans le 12e

    Depuis qu'on m'a confié la charge du tourisme dans le 12e arrondissement, j'ai tenu à ce que la Chasse aux Trésors de Paris organisée par la ville de Paris se déroule aussi dans notre arrondissement. Jardins cachés, ruelles étroites, passages secrets… à travers divers lieux insolites et méconnus de l'arrondissement, j'espère que vous serez nombreux le 3 juillet à (re)découvrir en vous amusant, les richesses parfois insoupçonnées du 12e. FM

    La Ville de Paris organise, en collaboration avec les mairies des 3e, 6e, 9e, 11e, 12e, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements et la mairie de Saint-Ouen, la 5ème édition de « La Chasse aux Trésors de Paris ».

    Le 3 juillet 2010, Parisiens, Franciliens et les nombreux visiteurs français et étrangers de Paris pourront découvrir ou redécouvrir la ville sous un nouveau jour. Cette année, plus de 20 000 personnes sont attendues.
    Avec la participation de la ville de Saint-Ouen, l'événement s'ouvre à de nouveaux horizons. Autre nouveauté : plusieurs parcours débutent dans un arrondissement pour s'achever dans un autre, inconnu... En famille ou entre amis, les participants iront à la découverte de lieux insolites souvent méconnus : jardins cachés, ruelles étroites et autres passages secrets.

    Solidarité, partage et accessibilité à tous seront aussi les valeurs fortes de l'événement. Les personnes à mobilité réduite bénéficieront de parcours aménagés.

    Les participants seront invités à apporter un objet symbolisant leur équipe. Les objets seront récoltés par l'association Emmaüs Défi, partenaire de cette édition.

    Au terme de cette journée de découvertes, les dix mairies donnent rendez-vous à l'ensemble des participants pour des animations festives et conviviales autour d'un verre, avant la remise des prix à 16h30.


    Parmi les lots à gagner, une soirée exceptionnelle au « Cabaret secret », mythique soirée qui n'a lieu qu'une fois par an, dans un lieu magique gardé secret, avec un concert privé de Tété, parrain de cette édition.

    Pour prolonger l'aventure, une chasse au trésor « éternelle » sera organisée sur l'ensemble du territoire parisien.
    Pour devenir « Champions de Paris », et remporter un voyage, les participants devront s'entraider, là encore, et partager les indices glanés le 3 juillet.

    Inscriptions gratuites sur www.tresorsdeparis.fr à partir de début juin ou le jour J sur place.

    Les départs se feront devant chaque mairie participante le 3 juillet 2010, entre 10h et 13h.

    Mairie du 12e, 130 avenue Daumesnil


    En attendant l'édition 2010
    de la Chasse aux Trésors
    de Paris le 3 juillet

    Jouez et gagnez sur www.mairie12.paris.fr

    du 22 juin au 2 juillet

  • Aménager les berges et naviguer sur la seine

    Le principe d’aménager les berges de la Seine vient d’être discuté en conseil d'arrondissement. Ce projet ne concerne pas directement notre arrondissement mais s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Il va dessiner un nouveau visage pour la ville du 21e siècle en retrouvant ce site incomparable et il a pour ambition la reconquête et l’embellissement du site dans sa partie historique, qui est quasiment réservé actuellement à la circulation automobile. Il s’inscrit donc dans l’objectif d’un meilleur partage de l’espace public entre ses usagers en rendant les berges à tous les amoureux de Paris.

    Ce projet aura néanmoins une incidence sur notre arrondissement par la circulation des passagers sur la Seine.

    En effet, si les aménagements des voies sur berges doivent notamment permettre de créer un nouveau rapport au fleuve, il devrait également être l’occasion de rationnaliser le transport de personnes par voie fluviale. Ainsi, le service Voguéo expérimenté depuis juin 2008 par le STIF entre Maison-Alfort et Austerlitz n’a pas donné pleine satisfaction, en terme d’accessibilité des arrêts et donc de fréquentation. Comme on le sait, l'arrêt de Bercy a été mal positionné, malgré les recommandations insistantes de la mairie du 12e. Voguéo est ainsi menacé de disparition par la RATP alors qu'on ne lui a pas donné le temps ni les moyens de s'installer comme un moyen de transport alternatif. Notre groupe Socialiste, radical de gauche et citoyen a donc déposé un nouveau voeu pour maintenir et repenser les trajets Voguéo.

    Mais, à l'occasion de l'aménagement des berges, nous devrions avoir une réflexion plus large sur l'intégralité des moyens de transports sur la Seine. Car Voguéo suit les traces d’autres navettes fluviales voguant sur la Seine depuis de nombreuses années, comme Batobus ainsi que des navettes touristiques pour acheminer les groupes sur les sites où la circulation des cars est interdite. Cette réappropriation des berges pourrait donc être l’occasion de créer un transport fluvial cohérent pour que parisiens, franciliens et visiteurs se réapproprient ensemble la Seine.

  • Le bisphénol A interdit dans les biberons

    'Assemblée nationale a définitivement approuvé, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA). La proposition de loi du sénateur Yvon Collin (radical de gauche, Tarn-et-Garonne) visait initialement à interdire ce composé chimique, classé toxique pour la reproduction, dans tous les plastiques alimentaires, mais le Sénat en avait réduit le champ d'application aux seuls biberons.

    "La fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de bisphénol A" sont, selon la nouvelle loi, "suspendues jusqu'à l'adoption, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), d'un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations".

    Le 17 juin, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Valérie Létard, avait demandé la réserve du vote. Cette procédure a écarté d'office les amendements non approuvés par le gouvernement. C'est le cas de celui proposé par Gérard Bapt (socialiste, Haute-Garonne), rapporteur de la proposition de loi, interdisant le BPA dans tous les plastiques alimentaires. Il fixait l'échéance au 1er janvier 2012, afin de laisser aux industriels le temps de mettre en place des solutions de substitution sûres.

    Interdiction "insuffisante"

    Le Canada, le Danemark ou le Costa Rica, ainsi que certains Etats américains, ont élargi l'interdiction à tout ou partie des plastiques alimentaires. Le bisphénol A est classé comme une substance jugée "préoccupante pour la fertilité de l'espèce humaine" en raison "d'effets toxiques possibles mais non démontrés sur la reproduction", rappelait l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans une expertise collective publiée le 3 juin.

    La suspension de la commercialisation des biberons contenant du BPA est déjà prévue dans la loi dite "Grenelle 2", qui fera l'objet d'un vote solennel fin juin. Mais, lors de la réunion de la commission mixte paritaire sur ce texte, le rapporteur Bertrand Pancher (UMP, Meuse) avait fait adopter un amendement donnant jusqu'au 1er janvier 2011 pour mettre fin à cette commercialisation, avec l'argument suivant : "Sur les deux grands groupes fabriquant des biberons, un seul est capable de s'adapter immédiatement. Il convient d'éviter une situation de monopole et de laisser au second groupe un délai pour s'adapter." Il semble que Nestlé soit en retard sur Danone, qui s'est déjà converti aux biberons sans bisphénol A.

    Onze des quinze membres du groupe Nouveau Centre se sont abstenus. Jugeant l'interdiction des seuls biberons "insuffisante", l'un d'entre eux, Jean-Luc Préel (NC, Vendée) a déclaré : "Nous voulons élargir l'interdiction." Pour sa part, Gérard Bapt a qualifié la mesure adoptée de "petit pas".

    Valérie Létard a rappelé l'engagement du gouvernement, figurant dans la proposition de loi adoptée, de présenter un rapport au Parlement, "au plus tard le 1er janvier 2011, indiquant les mesures déjà prises et celles envisagées pour diminuer l'exposition humaine aux produits qualifiés de perturbateurs endocriniens".

    Commentant le vote, le porte-parole du Réseau environnement santé, André Cicolella, a estimé que "cette décision est illogique. Il est en effet absurde de vouloir protéger les nourrissons nourris via les biberons et de ne pas se préoccuper des nourrissons nourris au lait maternel ou au lait maternisé". C'est aussi ce qu'indique un avis rendu par l'Afssa le 29 janvier.

    Un appel européen, lancé par 41 ONG et 19 scientifiques, s'adresse à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en affirmant que "des mesures sont nécessaires pour réduire les niveaux d'exposition au BPA, en particulier dans les groupes les plus à risque, à savoir les jeunes enfants et les femmes enceintes". En France, la Ligue nationale contre le cancer a lancé sur son site une pétition pour obtenir l'interdiction du bisphénol A. En attendant, la Ligue demande "sans délai l'étiquetage "présence de bisphénol A" sur tous les produits contenant cette molécule".

    Par Paul Benkimoun

    Article paru dans Le Monde, l'édition du 25.06.10
  • Un quartier convivial plutôt que des rails

    La Mairie de Paris veut se pencher sur l'aménagement du secteur Bercy-Charenton (12e)

    Ce secteur a déjà fait l'objet de trente et une études, mais la Mairie de Paris espère que celle qu'elle engage mènera enfin à quelque chose. Hier, le premier comité de pilotage pour l'aménagement du quartier Bercy-­Charenton (12e) s'est réuni avec l'équipe d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes choisie par la Ville en mai dernier. Cette parcelle de 63 hectares est coupée par des voies ferroviaires et enclavée entre le périphérique et la Seine. Des axes qui « cisaillent » le secteur, ce qui exclut toutes liaisons piétonnes, cyclables, ou l'accès à la Seine. « C'est un terrain complexe. Il faut penser aux futurs habitants et créer une ville esthétique. Il y a aussi des urgences pour les habitants actuels, nous commencerons par là », a promis le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë.
    Des Anglais aux manettes
    La maîtrise d'œuvre urbaine a été confiée au cabinet anglais Rogers Stirk Harbour, qui devra créer 5 000 logements, 450 000 m2 d'immeubles à vocation économique, des équipements et des commerces de proximité. « Il faut connecter et réparer le quartier de manière stratégique », promet Richard Rodgers. Le projet devrait être prêt dans un an, pour des premiers travaux « en 2012 », espère Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris chargée de l'urbanisme. « C'est un projet au moins à horizon de dix ans », prévient-elle, et le budget n'est pas fixé. « Il ne faut pas nous cacher que nous entrons dans une période d'austérité, il ne sera certainement pas possible de construire sur l'ensemble du territoire. On doit proposer quelque chose de réalisable », assurent les architectes.

    par Magali Gruet, publié dans 20 Minutes
  • Raviver le souvenir et l'exemple d'Eboué

    Discours pour le dévoilement de la plaque

    à la mémoire de Félix EBOUE

    18 juin 2010

    par Fabrice MOULIN

    Madame la Maire,

    Madame la Députée,

    Mesdames, Messieurs les élus,

    Chers Présidents, Mesdemoiselles de l'Ecole de la Légion d'Honneur, Mesdames, Messieurs,

    Madame la Maire aura l’occasion d’évoquer l’appel du 18 juin et le rôle décisif de celui qui le lança, mais je parlerai maintenant d’un de ceux qui fut dans les premiers à répondre à cet appel.

    L’exhortation lancée par « l’homme du 18 juin » est désormais gravée dans nos mémoires : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

    Cet appel est devenu un symbole. Symbole de la France qui dit non, de la France qui se bat et refuse la défaite. C’est un message d’espoir et de mobilisation.

    En raison de l’exode massif déclenché par l’avancée des troupes allemandes, peu de Français entendront le message.

    Au cours de ce Mois de la Résistance et de la France libre que nous avons souhaité organisé en mairie du 12e, nous avons célébré l’homme de l’Appel, le général de Gaulle, ceux qui l’ont suivi et aidé à Londres, comme Jean-Louis Crémieux-Brihac et Franck Bauer de Radio Londres que nous avons entendu lors d’un conférence, la Résistance intérieure rassemblée autour de Jean Moulin dans le conseil national de la Resistance.

    Nous avons souhaité aussi honorer tout particulièrement la mémoire d’un homme qui a entendu cet appel, Félix EBOUE, ce visionnaire, ici, sur la place qui porte son nom.

    Petit fils d’esclave, né à Cayenne en 1884, Félix EBOUE est nommé Gouverneur du Tchad en 1938 avec pour mission d’assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français. Il fait d’ailleurs construire les routes qui permettront en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement vers l’Afrique du Nord.

    Bouleversé par l’appel du général de GAULLE, il rallie le général et s’en explique en ces termes : « c’est une force individuelle profonde qui nous a conduit individuellement à agir. Un précepte moral absolu qui nous a interdit de capituler et commandé de reprendre chacun à son compte, le destin de la Patrie. »

    Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel MARCHAND, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de GAULLE, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier» et la légitimité politique et l'assise territoriale qui lui manquait, ainsi que l'apport inestimable des soldats "indigènes" dans la guerre contre le nazisme. René PLEVEN, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de LARMINAT, KOENIG et LECLERC.

    Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre. N’oublions jamais que les colonies françaises, d’Afrique et d’Asie joueront un rôle majeur dans la guerre contre les puissances de l’Axe.

    Il est l’un de ceux qui prendront le plus part à la conférence de Brazzaville du 30 janvier 1944, car il estime que c’est une mauvaise méthode de remettre au jour de la Victoire toutes les réformes nécessaires.

    Epuisé à la tâche, Félix EBOUE, Compagnon des premières heures, meurt au Caire le 17 mai 1944, à l’aube de la Libération.

    Quelques temps après sa mort, le général de GAULLE, lui rendant un dernier hommage, déclarait à Alger : « Félix EBOUE, grand Français, grand Africain, est mort à force de servir. Mais voici qu’il est entré dans le génie même de la France ».

    En 1947, le Conseil municipal de Paris décidait que la place centrale de notre arrondissement, la place Daumesnil, deviendrait place Félix Éboué.

    Deux ans plus tard il entre au Panthéon. Président du Conseil de la République, l’équivalent du Sénat, Gaston Monnerville rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué (…) à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté".

    Homme d’une rare qualité, dont toute la carrière faite de dévouement et de dignité, grand serviteur de l’Etat, le souvenir de Félix Eboué s’est pourtant estompé chez beaucoup de Parisiens et même d’habitants de notre arrondissement qui traversent cette place sans savoir qui il était vraiment. C’est cet oubli que nous voudrions, humblement, essayer de réparer.

    Et envoyer également un message à nos concitoyens, notamment les jeunes qui peuvent voir en Felix Eboué un symbole de l’engagement républicain contre les injustices et l’image d’une France riche de sa diversité qui résiste à l’intolérance et ne renonce jamais quelles que soient les difficultés présentes.

    Désormais, avec la pose de cette plaque commémorative, le souvenir et l’exemple de Félix Eboué seront ravivés sur cette place du 12e arrondissement.

    Je vous remercie.

  • 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940


    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire,
    du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et le Comité d'Entente des Associations d'Anciens Combattants
    vous convient à la cérémonie du

    70e anniversaire de l'Appel Historique du Général de Gaulle
    du 18 juin 1940

    Vendredi 18 juin 2010


    10h30 : Dévoilement d'une plaque commémorative à la mémoire de Félix Éboué
    Place Félix Éboué à l'angle de l'avenue Daumesnil et de la rue de Reuilly

    11h30 : Dépôt de gerbe au Monument aux morts

    12h : Concert-spectacle "Les Français chantent aux Français", lecture de dépêches et chansons
    diffusées sur les ondes de la BBC entre 1943 et 1944
    Salle des fêtes de la Mairie du 12e
    130, avenue Daumesnil


    17h : Projection du film "Félix Éboué, le visionnaire", réalisé par Barcha Bauer
    La Cinémathèque française - 51, rue de Bercy



    La Mairie du 12e a choisi de rendre un hommage solennel à Félix Éboué (1884-1944), Compagnon de la Libération.

    Petit fils d'esclave, né à Cayenne (Guyane française), nommé gouverneur au Tchad par le gouvernement français en 1938, Félix Éboué refuse la défaite de 1940 et est l'un des premiers à répondre à l'Appel du 18 Juin du Général de Gaulle pour la poursuite du combat aux côtés des forces Alliées.

    Sous son impulsion, le 26 août 1940, le Tchad rallie officiellement la France Libre, donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'Afrique-Équatoriale Française (A.E.F.).
    Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle le nomme membre du Conseil de Défense de l'Empire et le 12 novembre 1940, gouverneur général de l'A.E.F.

    En janvier 1941, il est décoré de la Croix de la Libération, nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération et soutient la poussée des Forces françaises combattantes en Afrique du Nord.
    Début 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville ouverte par le Général de Gaulle qui sera la première étape vers la décolonisation de l'Afrique noire française.

    Felix Éboué meurt d'une congestion pulmonaire le 17 mai 1944, au Caire, en Egypte. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.

    Mois de la Résistance et de la France Libre
    Du mardi 25 mai au vendredi 18 juin

    Conférence, expositions, concert-spectacle, projection ...

    En savoir plus

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