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PRG - Page 23

  • Les sénateurs PRG proposent un service civique

     Le Groupe du *Rassemblement démocratique et social européen* (à majorité
    Radicaux de gauche) se félicite que la Conférence des Présidents du Sénat du
    mercredi 23 septembre vienne de décider d'inscrire à l'ordre du jour de la
    Haute assemblée la proposition de loi n°612 relative au *Service
    civique*présentée par Yvon COLLIN et les membres du Groupe du
    *RDSE*, conformément à la demande de son Président. Elle sera donc débattue
    en séance publique le *mardi 27 octobre *(après-midi et soir).

    Cette proposition de loi fait suite au débat de contrôle qui s’est tenu au
    Sénat le 10 juin dernier à la demande du RDSE, débat dans lequel était
    intervenu le Président *Yvon COLLIN*. Ce texte vise à *remplacer tous les
    dispositifs actuels du « service civil »* (loi de 2006) qui n’a jamais
    atteint ses objectifs. Il propose d’instaurer un *nouveau système*, unifiant
    les principaux dispositifs de volontariat sous un statut homogène et
    simplifié, en offrant toutes les *garanties juridiques, économiques et
    sociales*.

    D’une *durée de 6 à 24 mois*, le service civique s’adressera aux jeunes de
    notre pays ou aux résidents de l’Union européenne *âgés de plus de 16 ans*.
    Il s’agit ainsi de *recréer du lien social* en permettant à ces jeunes de se
    retrouver autour des *principes républicains de fraternité et de laïcité*,
    principes qu’il convient aujourd’hui de réaffirmer. Le service civique sera
    alors un véritable *apprentissage de la citoyenneté* puisqu’il offrira
    *« l’opportunité
    de servir les valeurs de la République et de s’engager au profit d’un projet
    collectif d’intérêt général »* (article 3). Avant d'envisager un service
    civique obligatoire comme le réclament certains des auteurs de cette
    proposition de loi, il convient de passer par une phase de transition avec
    un service civique volontaire comme le prévoit ce texte.

    Les Sénateurs Radicaux de gauche, et plus largement tous les Sénateurs du
    RDSE, espèrent que le "Service civique" qu'ils proposent sera approuvé par
    le Sénat.

    Texte de la proposition de loi :

    http://www.senat.fr/leg/ppl08-612.pdf


  • Les élu(e)s contre le changement de statut de la Poste

    Appel des fédérations et des associations des élu/es

     

    Socialistes et Républicains

    Communistes et Républicains

    Verts et Ecologistes

    de la Gauche Radicale et Républicaine

    du Mouvement Républicain et Citoyen

     

    18 Septembre 2009

    Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.

    Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

     

    D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois.

    Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.

    Nous, élu/es socialistes, communistes, Verts et écologistes, radicaux de gauche et du Mouvement républicain et citoyen estimons que rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Nous soutenons la journée de grève et de manifestations des postières et postiers qui aura lieu le mardi 22 septembre 2009, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de La Poste.

    Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen/ne. Face à l’obstination du Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous sommes partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité national contre la privatisation de La Poste. Une campagne de votation citoyenne aura lieu du 27 septembre au 03 octobre prochain -point d’orgue de cette mobilisation-, organisée partout en France par des comités locaux regroupant syndicats, associations, usagers, élu/es et collectivités territoriales partenaires.

    Nous appelons l’ensemble de la population à venir s’exprimer lors de cette consultation populaire qui se tiendra dans les mairies, devant les bureaux de poste, sur les marchés, dans les entreprises… Aux côtés de nos député/es, sénatrices et sénateurs, nos fédérations et associations pèseront de tout leur poids lors du prochain débat parlementaire pour faire barrage au projet gouvernemental.

     

    Claudy Lebreton, Pdt de la FNESR

    André Chassaigne, Pdt de l’ANECR

    Jean-François Caron, Pdt de la FEVE

    Patrick Molinoz, Pdt de l’ANEGRR

    Etienne Butzbach, Pdt de l’ARECA

     

    RETROUVEZ CET APPEL EN CLIQUANT SUR CE LIEN

  • Infiltration de la Scientologie jusqu'à l'Assemblée ?

    La nouvelle révélée par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes) a de quoi troubler tous les Républicains et tous ceux qui ont confiance dans les représentants de la Nation. En effet, alors que la Justice a requis la dissolution de l'Eglise de Scientologie en France mise en cause dans un procès pour escroquerie, l'Assemblée nationale aurait supprimé dans la plus grande discrétion les dispositions légales autorisant une telle dissolution.

    Les députés auraient-ils changé la loi pour sauver la scientologie de manière délibérée ? Si c'est le cas, qui est responsable ? Dans quelles circonstances ? Quels députés ? Les UMP qui soutiennent un Président qui a accueilli en grande pompe Tom Cruise, le porte-drapeau de la Scientologie ?

    La représentation nationale voire les plus hautes sphères de l'Etat sont-elles noyautées par une secte ? Seule une enquête indépendante pourrait répondre à cette question. Après la disparition en plein tribunal, il y a quelques années, des dossiers d'instruction contre la scientologie, cette nouvelle mésaventure judiciaire doit aussi remettre en cause le projet du gouvernement de supprimer le juge d'instruction indépendant. Sans tomber dans la théorie du complot, ce coup de pouce législatif aux scientologes pose plus largement la question sur la porosité entre le pouvoir en place et les groupes d'intérêts divers qui pratiquent un lobbying effréné. Si ces groupes poursuivent leurs intérêts privés, qu'ils soient laboratoires, industriels ou communautés, l'intérêt général doit être le seul guide de l'action des Parlementaires !

    par Fabrice Moulin

  • Votation contre la privatisation de la Poste

    tract poste.png

    Une votation citoyenne est organisée à Paris le 3 octobre prochain pour voter contre l'ouverture du capital de la Poste donc contre sa privatisation de fait et ses conséquences. Elle est organisée par le Comité parisien de l'Appel pour la Poste constitué par tous les partis de gauche, les syndicats et des associations. (www.appelpourlaposte.org)

    Rappelons que le PRG était à l'initiative d'une pétition sur ce sujet lancée l'an dernier par le comité de liaison de la gauche.

    Le PRG 12e participe pour sa part au Comité 12e et à l'organisation de la votation dans l'arrondissement. Le groupe socialiste, radicaux et citoyens présentera un voeu pour l'organisation matérielle de cette consultation populaire. Sur les marchés où nous étions ce week-end, il est indéniable que le projet du gouvernement comme les restructurations récentes de la Poste sont très mal ressenties par les habitants quelque soit leur niveau social et même leur couleur politique.

    Le projet de privatisation de la Poste a perdu un peu plus de sa signification avec la crise financière montrant la fragilité des entreprises cotées et non pas seulement des banques.
    Mais il faut insister sur le fait que d’autres voies de modernisation existent, comme celles que propose le PRG :

    - la mise en réseau des postes européennes voire la création d’un consortium européen d’entreprises publiques chargées de la poste ou encore d’une Société Coopérative Européenne (ce statut existe) des postes. L’Union Européenne pourrait ainsi disposer d’un système puissant de « services d’intérêt général » dans le domaine postal.

    - La recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays
    européens).

    - La création d’un Fonds d’Investissement de la Poste qui pourrait porter les Titres Participatifs souscrits par des particuliers à coté de participations financières institutionnelles représentées également par de tels titres.

    - L’intervention de la Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers.


    Il apparaît indispensable que de telles pistes soient examinées par le gouvernement.

  • Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos"

    Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos" Baylet
    AFP 13.09.09 | 12h23




    Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a regretté dimanche que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux "n'ait pas la dignité de tirer toutes les conséquences de ses propos" sur un militant UMP d'origine arabe."C'est le principe républicain de fraternité qui est une nouvelle fois foulé aux pieds par la majorité", écrit M. Baylet dans un communiqué, en soulignant que le propos de M. Hortefeux "suscitait une émotion légitime dans l'opinion publique".
    Des propos ambigus du ministre de l'Intérieur sur un jeune militant UMP d'origine arabe durant le Campus de l'UMP à Seignosse (Landes) début septembre ont provoqué un tollé à gauche avec des appels à la démission, après leur diffusion via une vidéo sur internet.

     

  • Le PRG n'est définitivement pas sarko-compatible

    Pour ceux qui ont raté l'université d'été du PRG le week-end dernier et qui n'ont pas entendu parlé dans la presse (qui préfère parler de l'UMP et du Modem, vous en doutiez ?), je résumerai le discours de clôture de Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui a clarifié ou réaffirmé certaines positions du parti dans le sens souhaité par notre fédération parisienne.

    En effet, il a rappelé que "l’avenir du parti radical de gauche ne se dissocie pas et ne se dissociera pas de celui de la gauche" même si nous devons être "raisonnables pour être crédibles dans notre rôle d’opposants" et que le "PRG n'est pas sarko-compatible".

    Se décidant - enfin - à clore les spéculations et la pantalonade de la chronique annoncée de l'entrée au gouvernement de Paul Giacobbi, le président Baylet a affirmé que "si tel ou tel d’entre nous se laissait emporter par une ambition ministérielle, ce serait une aventure strictement personnelle. [...] il ne serait plus politiquement des nôtres".

    Concernant les élections régionales, il appelle partout à privilégier "l’union historique entre radicaux et socialistes, une union pour laquelle nos partenaires devront faire un réel effort, sur les programmes comme sur les équilibres politiques".

    Dans cette logique, concernant la "maison commune de la gauche" et les primaires ouvertes à gauche, dont nous sommes à l'initiative depuis 2006, il propose un "congrès commun PS-PRG en 2010" et de présenter un candidat radical aux primaires.

    L'intégralité du discours est à lire sur le site du PRG Paris.

    Dans une interview au Figaro, Jean-Michel Baylet a indiqué dans le Figaro qu'il n'était pas opposé à un dialogue avec le Modem, ce qui personnellement ne me semble pas politiquement utile mais pas non plus insupportable. Dialoguer n'est pas négocier.

    Fabrice Moulin

  • Une Université d'été peut en cacher une autre...

    Il ne faut pas être devin pour savoir que l'Université d'été du PRG qui se tient ce week-end à la Rochelle aura infiniment d'écho que celle des socialistes au même endroit il y a une semaine. Quand on milite chez les Radicaux il faut s'y habituer. Mais paradoxalement c'est sur une proposition radicale que les socialistes se sont, en apparence, rassemblés autour de leur première secrétaire.


    Les quadra du PS crient tous victoire en feignant d'oublier que l'idée des primaires ouvertes a été portée par un de nos anciens ministres et députés, Roger-Gérard Schwartzenberg qui avait présenté une proposition de loi détaillée dès 2006. Elle avait bien sûr été proposée aux socialistes qui n’avaient pas juger bon à l’époque de réfléchir à cette option, préférant des primaires internes qui eurent le résultat que l’on connaît… Tout comme nous avions proposé en 2003 une confédération de la gauche qui fait cruellement penser à la « Maison commune » de Martine Aubry…


    Les débats de notre université d’été devraient donc rebondir sur celui de la primaire et ses modalités pour lesquelles nous voyons déjà des différences avec le PS. Pour nous en effet l’adhésion à ce système n’est concevable que si ce sont des primaires ouvertes et organisées par les partis de gauche pour désigner un candidat unique de la gauche, et non du seul parti socialiste. Cela veut dire également que nous nous préparions dans le même temps présenter un(e) candidat(e) radical à ces primaires. Pour ceux qui pensent que la gauche sera toujours en ordre dispersée, rappelons qu’en 1974 François Mitterrand était dès le premier tour le candidat unique de l’Union de la Gauche composée du PS, du PC et du Mouvement des Radicaux de Gauche.


    Qui dit candidat dit projet et le projet radical est le thème de l’Université d’été. Et je ne suis pas sûr que malgré nos bonnes résolutions notre attention soit focalisée sur ces réflexions plutôt que sur les combinaisons tactiques qui agitent nos voisins. Pourtant avouons que nous devons encore travailler nos propositions et surtout associer plus largement la société civile, les syndicats, les entrepreneurs, des experts et des scientifiques, etc. pour proposer aux primaires au reste de la gauche les idées humanistes et pragmatiques qui font défaut actuellement. Notamment en matière d’écologie et de fiscalité ou encore de réforme des marchés financiers où il me semble que nous ne pouvons pas nous contenter de critiquer sans nuance ou d’applaudir sans réserve les propositions du gouvernement.


    En parlant de gouvernement, il me semble qu’il est devenu indispensable de faire taire une fois pour toute les rumeurs sur une possible entrée de Paul Giacobbi comme ministre de Fillon, qualifiée fréquemment par la presse et la droite de ralliement des radicaux de gauche à Sarkozy et à sa majorité. Surtout après le grotesque incident technique du service de com de Matigon... On ne peut aujourd’hui confirmer que Paul Giacobbi ait accepté quoi que ce soit mais son silence nous oblige a clarifier notre position. Et je sais que tous les élus et militants du PRG sont sur la même ligne d‘une opposition constructive mais ferme. Il suffirait donc que le Comité Directeur vote une résolution « préventive » affirmant que "le PRG se situe dans l’opposition à la politique du gouvernement et que quiconque rejoindrait ce gouvernement sera exclu immédiatement et ne représentera que lui". Sarkozy ayant décidé d’empoisonner le débat encore des semaines en reportant le remaniement, ce ne serait pas un déshonneur de mettre les points sur les i avant les régionales.


    Les régionales, bien entendu ce sera le sujet qui va occuper la majorité de nos discussions, même si ce n’est pas au programme officiel. Et je suis sûr qu’avant de nous lancer dans des discussions avec les uns et les autres, c’est-à-dire les Verts et le PS, toutes les fédérations devraient travailler ensemble sur des propositions radicales pour nos régions et essayer de communiquer autour d'elles, comme nous l’avons fait à Paris pour les municipales. Car c’est le seul moyen d’être pris en compte dans les très dures négociations qui s’annoncent pour faire réélire nos nombreux conseillers régionaux. Et je pense que nous devrions adopter une position commune à tous concernant les alliances, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que le Modem aux municipales.


    Enfin, en parlant du Modem, il me semble indispensable que notre Université d’été rappelle haut et fort que le Modem et surtout ses dirigeants ne sont pas des réformateurs de gauche mais des opportunistes, et que seul le PRG peut incarner le centre-gauche. C’est nécessaire pour la survie du radicalisme mais aussi pour celle de toute la gauche qui a tout à perdre dans le jeu de dupe d'un François Bayrou qui n’a pas besoin de nous pour venir le repêcher alors qu’il est en difficulté.

    Fabrice MOULIN, secrétaire national du PRG

  • Université d'été du PRG à la Rochelle

    Evénements > Université d'été 2009 > Programme prévisionnel

    Thème : Le Projet radical

    Vendredi 4 septembre

    17h00 :
    Comité Directeur (ouvert aux seuls membres)
    Salle municipale Jean Audineau – route de Charron – 17137 Esnandes

    Pour les militants non membres du Comité Directeur, une visite de la maison de la mytiliculture est organisée au tarif préférentiel de 3 euros (sur inscription).

    Un système de navettes est mis en place entre la gare SNCF de La Rochelle et Esnandes.
    1er départ à 15h30
    2ème départ à 16h30
    3ème départ à 18h30 (pour les militants qui souhaitent se rendre à la réception)
    La navette ramènera les militants devant la gare à l’issue de la réception.

    19h00 :
    Inauguration de l’Allée Michel Crépeau suivie d’une réception offerte par la ville d’Esnandes et son maire, Yann Juin.


    Samedi 5 septembre

    8h30
    Accueil café et arrivée des militants à l’Espace Encan

    9h30 :
    Mot d’accueil de Maxime Bono, maire de La Rochelle
    Allocution de Yann Juin, Président de la fédération de Charente Maritime

    10h00 :
    Réunion en plénière sur le thème des élections régionales

    11h00 :
    Conférence sur le thème « Ecologie : le véritable défi humaniste »
    par Raymond Vall, sénateur du Gers, animé par Marie-Odile Monchicourt, chroniqueuse scientifique à France Info.
    Avec Bruno Monflier, Directeur du Pôle Culture Scientifique de la région Midi Pyrénées et Jacques Weber, économiste-anthropologue.

    12h00 :
    Questions/débat avec la salle

    13h00 :
    Déjeuner sur place

    14h30 :
    Ateliers
    1)    Réforme des collectivités locales, animé par Claudette Brunet-Lechenault, vice-présidente et Patrick Molinoz, délégué général adjoint. Invités : Boris Vallaud, Directeur Général des Services du Conseil général de Saône et Loire, Eric Perraudeau, Directeur de l’Association des Régions de France et Jean Levain, Président du groupe des élus radicaux au Conseil Régional Ile de France.

    2)    Actualité économique et sociale, animé par Thierry Jeantet, vice-président, Bernard Raynaud, Président du groupe radical au Conseil régional Midi Pyrénées et Mélanie Fortier, conseillère régionale du Centre.

    18h30
    -Réunion des Présidents de fédérations
    -Réunion des Femmes radicales
    -Réunion des JRG

    19h30 :
    Cocktail Apéritif à l’Hôtel de ville de La Rochelle

    20h30 :
    dîner de gala et soirée dansante à l’espace Enca
    n

    Dimanche 6 septembre

    8h30 :
    Accueil café à l’Espace Encan

    9h00 :
    Matinée en plénière
    Rapports des ateliers (C. Brunet-Lechenault, Th. Jeantet)

    9h30 :
    Interventions des invités (à préciser
    )

    11h00
    Discours de clôture de Jean-Michel BAYLET

    12h00
    Apéritif-Buffet

  • Créons une fédération de la gauche pour 2012

    Tribune parue dans Libération le 28 juillet 2009, Par ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG ancien ministre, président d’honneur du Parti radical de gauche (PRG).

    La contre-performance de la gauche aux élections européennes a au moins un mérite : indiquer clairement la stratégie à ne pas suivre pour les prochaines échéances. Car le résultat du 7 juin est paradoxal. Certes, d’un côté, du fait de la dispersion de l’opposition, son principal parti obtient un score très limité (16,48 %). Mais, de l’autre, le total des voix de gauche dépasse celui des voix de droite et la victoire relative de l’UMP, avec 27,87 % des suffrages, ne peut masquer le fait qu’elle dispose de faibles réserves pour une élection comportant deux tours comme l’élection présidentielle.

    En réalité, la majorité actuelle est forte, non de sa propre puissance, mais de la division de l’opposition. Si on demeure en l’état, le scrutin de 2012 ne se jouera donc pas à armes égales entre la droite, dont l’UMP a fusionné les principales composantes, et la gauche de gouvernement, qui, elle, ne s’est pas rassemblée et se trouve fragmentée en six partis. D’où le risque d’une multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle, suivie au second tour d’une simple unité de façade, peu crédible et donc peu attractive pour les électeurs.

    Peut-on en rester là : d’un côté, la légion romaine de l’UMP, unifiée et intégrée, de l’autre, les tribus gauloises de la gauche, agissant en ordre dispersé ? Et est-il indispensable de refaire Alésia tous les cinq ans ?

    Pluralisme et partenariat. Certes, fusionner la gauche ne correspondrait ni à sa tradition, faite de diversité, ni à la volonté de ses dirigeants. Il n’est donc ni faisable ni souhaitable de créer une UMP de gauche. En revanche, constituer une fédération, comme l’avait fait autrefois François Mitterrand, permettrait de concilier pluralisme et partenariat. Pluralisme, d’abord, car chacun des partis de gauche a sa propre histoire qui a forgé son identité particulière. Attaché à sa spécificité, aucun n’entend renoncer à exercer son droit à la différence. D’ailleurs, l’existence même de cette diversité peut favoriser un dialogue très utile entre les différentes composantes de la gauche, dialogue permettant d’établir un projet commun qui corresponde vraiment aux attentes de tous ses électeurs et assure donc leur pleine mobilisation.

    Mais cette diversité doit jouer comme un atout, non comme un handicap. Le résultat du 21 avril 2002 et l’absence de la gauche au second tour tiennent pour beaucoup à son excessive division au premier tour de cette élection présidentielle. Certes, instruits par cette expérience, ses électeurs ont largement concentré leurs votes sur le PS au premier tour de 2007. Mais en 2012, l’échec du 21 avril 2002 datera de dix ans et son souvenir se sera fortement estompé. Et, même si une situation aussi négative ne se reproduit pas, la dispersion probable des voix de gauche peut empêcher son principal candidat d’atteindre au premier tour un score assez élevé pour bénéficier d’une vraie dynamique qui lui permette de l’emporter au second.

    Pour éviter ces aléas, il faut donc combiner pluralité et convergence. En créant une structure fédérale qui, tout en laissant subsister chacune des formations de gauche, les coordonne organiquement pour des actions conjointes et prépare une stratégie de rassemblement pour la présidentielle.

    Des structures fédérales équilibrées. Une telle fédération aurait vocation à regrouper les partis de la gauche de gouvernement : PS, PCF, PRG, Verts, MRC et Parti de gauche. Son architecture serait, bien sûr, à inventer collectivement. Mais elle pourrait s’inspirer, par exemple du schéma suivant. La fédération serait fondée sur une charte constitutive, élaborée en commun par ses formations fondatrices et définissant ses options fondamentales dans les principaux domaines : démocratie, réformes économiques et sociales, environnement, etc. L’application de cette charte serait déléguée à la fédération, les partis membres conservant pour le reste leur liberté d’appréciation et de décision. La fédération serait dirigée par un conseil national où les organisations participantes disposeraient d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre d’adhérents et d’élus nationaux et locaux, de façon à établir une pondération reflétant la réalité des forces associées. Symétriquement, pour préserver les droits des composantes disposant de moindres effectifs, l’adoption des résolutions les plus importantes nécessiterait une double majorité : majorité des membres du conseil national et majorité des deux tiers des organisations participantes. Ce conseil élirait en son sein un secrétariat national chargé d’appliquer les décisions adoptées. Les adhérents des formations constitutives seraient membres de droit de la fédération, celle-ci pouvant aussi recevoir des adhésions directes, contribuant à concrétiser l’existence de cette nouvelle entité. L’ensemble des adhérents désigneraient le président de la fédération pour un mandat renouvelable de trois ans et, avec le concours des sympathisants, son candidat à l’Elysée. Avec une très probable coïncidence entre ces deux personnalités.

    On dira qu’un tel projet est difficile à mettre en œuvre. Certainement. On ajoutera qu’il n’est pas sûr que la totalité des six partis concernés consentent à y adhérer. Sans doute. Il conviendra alors de mettre en place ce système de «coopération renforcée» entre ceux qui accepteront cette structure commune. La gauche a des atouts importants : la générosité de ses valeurs, la volonté d’une France plus juste et plus humaine, le désintéressement et la fidélité de ses militants. Il serait très regrettable de compromettre tout cela, tout ce potentiel de progrès, par une organisation inadaptée, crispée sur le patriotisme de parti. Si la gauche reste telle qu’elle est - dissociée, morcelée, balkanisée -, si elle se fige dans des structures immobilistes sans surmonter ses divisions, un nouvel échec est probable. En revanche, si elle choisit d’innover, de se réformer, de se rassembler, une autre issue devient possible. Seul ce regroupement dans une force commune permettra d’avancer ensemble vers un objectif atteignable : l’emporter en 2012.

  • Collectivités: Une réforme "poujadiste et démagogique"

    Mercredi 22 Juillet 2009

    Propos recueillis par Nicolas MOSCOVICI, le JDD.fr

    >> Jean-Michel Baylet est remonté. Le président du Parti radical de gauche (PRG), également à la tête du Conseil général du Tarn-et-Garonne, s'oppose fermement à la réforme des collectivités locales qui devrait être étudiée à l'automne par le Parlement. Le sénateur voit dans ce texte un coup d'arrêt à la décentralisation et un risque d'asphyxie de la démocratie locale.

    Un pré-rapport donne une idée de ce que devrait être la réforme des collectivités locales. Vous y êtes opposé. Pourquoi?
    D'abord, parce que cette réforme repose sur des mensonges éhontés. On veut nous faire croire que la superposition de collectivités locales, le fameux millefeuille, est une spécificité française, ce qui n'est pas vrai. On retrouve le même nombre de niveau de collectivités dans les autres pays européens, à l'exception de Malte, de la Lituanie et du Luxembourg... En outre, les partisans de ce texte fustigent à tout bout de champ les "épouvantables" financements croisés, alors qu'il s'agit pourtant de ressources indispensables pour les collectivités. Bref, nous sommes face à une réforme qui repose sur des affirmations inexactes et où l'Etat fait tout à l'envers.

    Sur le fond, que lui reprochez-vous?
    Elle ne va pas dans le bons sens. Nous vivons une crise économique considérable et il me semble qu'il y a d'autres préoccupations plus importantes à traiter. Je rappelle en outre que les collectivités représentent 73% des dépenses d'investissement public. Si on ratiboise ce niveau de financement, les collectivités vont désinvestir, ce qui aura pour conséquence d'accentuer la crise dans certains secteurs. Je pense notamment au BTP. De plus, politiquement, cette réforme vise à une "recentralisation": on porte en effet atteinte à l'autonomie des collectivités, un principe pourtant inscrit dans la Constitution depuis 2004, en cassant leur droit "sacré" de fixer et prélever l'impôt. Nous sommes tout simplement dans une situation anticonstitutionnelle

    Cette réforme vise à faire des économies, ce qui est plutôt une bonne chose, non?
    Elle part surtout d'un très mauvais sentiment, poujadiste et démagogique consistant à montrer les élus du doigt. A chaque fois que nous avons fait cela dans notre Histoire, cela a plutôt mal tourné. D'autant que, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les collectivités ne sont pas dispendieuses. Elles sont seulement contraintes d'assurer des dépenses obligatoires dues à l'incapacité de l'Etat à assurer ses responsabilités. Le RSA en constitue l'exemple le plus récent. Les collectivités se font tondre la laine sur le dos. Si l'on veut faire des économies, que l'Etat montre l'exemple, qu'il ait le courage d'aller au bout de sa logique.

    "On conforte le bloc à bloc"

    C'est-à-dire?
    Je vous prends un exemple. Dans mon département, la gestion des routes nationales a été transférée au Conseil général - sans trop nous consulter d'ailleurs. Soit, mais dans le même temps, il y a encore 150 agents de la DDE (Direction départementale de l'Equipement, rattachée au gouvernement)...

    Que pensez-vous de la création d'un conseiller territorial, mesure phare de ce texte?
    Je distingue deux cas de figure. Dans les villes, j'estime qu'il y a effectivement un besoin de clarification. En ce sens, le projet de "métropoles" ne me dérange pas. En revanche, dans les campagnes, le Conseil général possède une utilité fondamentale. Il est le dernier à faire de l'aménagement du territoire, y compris dans les cantons les plus reculés. Les grands conseillers territoriaux eux, s'occuperont surtout, et c'est bien naturel, des zones les plus peuplées, là où se trouvent le plus d'électeurs... Au détriment des campagnes, qui seront elles laissées à l'abandon. En outre, au niveau politique, ces fameux conseillers territoriaux ne pourront être que socialistes ou UMP. Il ne peut en être autrement et c'est là un autre écueil majeur de cette réforme: on conforte le bloc à bloc - comme s'il n'y en avait pas assez - et tout ce qui est la différence et qui fait la richesse de notre Etat politique est voué à la disparation. C'est aussi pour cela que les Radicaux s'opposeront à cette réforme.

    Au Sénat, la mission de réflexion sur la réforme, penchait plutôt pour la création de "conseils régionaux de l'exécutif" en lieu et place de ces conseillers territoriaux. (*) C'était une bonne piste?
    Oui, je trouvais ça pas mal, mais puisque vous en parlez, cette mission présidée par le sénateur Claude Belot (UMP) a été totalement humiliée. Rien de ce qu'elle proposait n'a été retenu, son apport a été ignoré par le gouvernement. Et c'est dommage car il s'agissait d'un travail remarquable, essentiellement motivé par "l'art du possible": cette mission avait fait en sorte de ne pas retenir tout ce qui était trop fortement conflictuel. Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui.

    Cette réforme est idéologique?
    On est dans la volonté du président de la République de chambouler une architecture qui fonctionne bien, dans une période qui ne s'y prête pas. Je suis pour une évolution de la décentralisation, mais pas pour une révolution qui va conduire à tout mettre sens dessus dessous.

    (*) Instance qui regrouperait les présidents des conseils régionaux, des conseils généraux et des communautés de commune.

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