Avertir le modérateur

PRG - Page 20

  • L'Europe, la feta et la rigueur...

    Je ne prétends pas jouer les experts économiques sur ce blog mais la tempête grecque et ses effets collatéraux – la rigueur annoncée par le gouvernement – auront des conséquences sur la vie quotidienne de nos concitoyens et à ce titre ils nous intéressent tous. De plus, ces évènements ont relancé un vent d’euroscepticisme que même le plan d’aide de 600 milliards d’euros adopté cette nuit par l’Union européenne risque de ne pas apaiser.

    Il y a en effet des télescopages dans l'actualité qui interpellent. Alors que la crise grecque montre des Etats européens divisés et lents à réagir ainsi qu'une Union européenne réduite à quémander l'aide du FMI (à l'encontre de tous les objectifs de la construction européenne), nous avons fêté ce 9 mai le 60e anniversaire de la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) par Robert Schuman.

    Cruel rappel des espoirs placés dans une Europe qui est aujourd'hui accusée de tous les maux, et surtout d’immobilisme. Et c'est vrai que l'UE n'a clairement pas été à la hauteur face à la crise et aux attaques des spéculateurs dont est victime un de ses membres.

    Néanmoins n'oublions pas un évènement récent dont on pourrait aussi célébrer le triste anniversaire : en mai il y à 5 ans, la victoire en France du "non" au référendum sur la constitution européenne.

    Or loin de libérer nos pays d'un carcan libéral comme le prétendaient les tenants du Non, l'échec du référendum a marqué politiquement la fin du processus de construction d'une fédération européenne. Le « Non » prétendait refonder l’Europe des Peuples, nous avons hérité de marchés touts puissants. Le « Non » a substitué à l'objectif ambitieux de l’Europe puissance un grand retour des Etats nations. Les Etats ont repris la main et ce n'est pas l'adoption du traité de Lisbonne qui change la donne, avec un nobody placé sciemment par les chefs de gouvernement à la présidence de l'Europe : M. Herman Von Rompuy qui a récemment déclaré qu'il n’avait jamais voulu ce poste et dont on n'a pas entendu la voix depuis sa nomination.

    Ce sont bien les Etats et leurs intérêts nationaux (parfois contradictoires) qui sont aujourd'hui aux commandes. C'est bien parce qu'il n'y pas de gouvernance économique commune que notre continent souffre de la crise. C'est parce que la BCE n'a pas d'orientation claire qu'elle n'agit pas efficacement : même indépendante, elle agirait comme la FED aux Etats-Unis s'il existait un leadership européen incontestable.

    Ce n'est pas l'Europe qui est responsable du traitement de choc infligé à la Grèce. Car premièrement, la dégradation des comptes publics, l'explosion de la dette, l'existence d'une économie parallèle qui grève les rentrées fiscales sont des problèmes qu'un pays doit régler, qu'il soit ou non membre de l'UE ou de la zone euro. Ce n'est pas non plus l'Europe qui impose au gouvernement grec de faire concentrer ses efforts uniquement sur les citoyens modestes, les retraités et les fonctionnaires - même si ces efforts sont nécessaires - alors que les plus riches et les entreprises semblent mystérieusement épargnés. Ni de conserver envers et contre tout un budget militaire astronomique, supérieur à la plupart des pays européens !

    L’Euro est lui aussi remis en question par certains. Pourtant, notons que l'appartenance à la zone euro a surement évité aux grecs des dévaluations en série qui auraient conduit à une inflation explosive. Sans l'euro, il faudrait sans doute au consommateur grec une brouette de billets pour s'acheter 100g de féta !

    En France, le gouvernement prône maintenant la rigueur et s'apprête à prendre des mesures pour réduire les déficits, au nom de l'exemple grec. C'est vrai qu'il faudra réduire les déficits et la dette qui atteignent des niveaux sans précédents. Mais rien n'empêche le gouvernement de supprimer le bouclier fiscal dont l'inefficacité n'est plus à prouver (à commencer par le faible nombre des rapatriés fiscaux depuis sa création). Pourquoi ne pas s'attaquer à  certaines niches fiscales dont bénéficient les plus riches ou aux dégrèvements de charges qui bénéficient plus aux grandes entreprises qu'aux TPE-PME qui en auraient besoin ? Pourquoi ne pas demander aux banques et aux institutions financières de participer à l'effort national ? Pourquoi pénaliser la consommation alors qu’il faut relancer la croissance en France et en Europe ?

    Alors oui, ce n’est pas de la rigueur imposée toujours aux mêmes dont nous avons besoin, mais du retour d’une Europe volontariste.

    A l'heure où la crise économique mondiale met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes, le plan voté cette nuit, première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs vœux.

    Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres.

    Par Fabrice Moulin

  • Soutien aux salariés de Surcouf

    Ce n’est bien entendu pas à la Ville de Paris d’administrer les entreprises privées parisiennes mais ce n’est pas pour cela que nous devons rester indifférent quand des emplois sont menacés et des conditions de travail dégradées.

    Je suis avec le Parti Radical de Gauche pour une entreprise responsable dans une économie équitable et régulée par des objectifs sociaux, environnementaux et civiques.

    Ce sont ces principes que nous devons rappeler au propriétaire des magasins Surcouf et c’est dans cette optique que j'ai voté le voeu présenté au conseil d'arrondissement du 4 mai pour demander une reprise du dialogue social avec les salariés sur une base équitable.

  • Voile: Baylet (PRG) pour une loi

    PARIS, 4 mai 2010 (AFP) - Voile: Baylet (PRG) fait part à Fillon de son soutien à la loi

    Le président des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, reçu mardi par le Premier ministre François Fillon au sujet du voile intégral, s'est dit "favorable" à un projet de loi visant à l'interdire, mais s'est dit "opposé" à une procédure accélérée pour son examen par l'Assemblée.

    "Le port du voile intégral est une pratique à la fois sectaire et politique, et les représentants du Parti radical de gauche se sont déclarés favorables à l'avant-projet de loi du gouvernement en application des principes républicains qui fondent notre démocratie", affirme le PRG dans un communiqué.

    Le juriste Roger-Gérard Schwartzenberg, président d'honneur du PRG et membre de la délégation reçue par M. Fillon, s'est déclaré "peu convaincu par l'avis du Conseil d'Etat", "trop prudent et trop complexe à mettre en oeuvre".

    Les parlementaires du PRG présenteront "certainement un amendement pour aggraver les peines encourues pour le fait d'imposer le port du voile intégral à des mineures", a souligné M. Baylet.

    Le sénateur du Tarn-et-Garonne a toutefois indiqué au Premier ministre que "les radicaux de gauche étaient opposés à la procédure accélérée pour l'examen de ce texte".

    Le PRG dénonce la burqa "au nom du principe de laïcité", "de la liberté", "de l'égalité - car notre constitution proclame l'égalité des sexes -" et "de fraternité - car refuser d'exposer son visage au regard d'autrui, c'est nier la volonté de vivre ensemble sur laquelle repose la Nation".

    Le projet de loi du gouvernement, qui projette d'interdire le port du voile intégral, doit être présenté au Conseil des ministres le 19 mai avant un examen à l'Assemblée nationale en juillet.

  • La République à visage découvert

    Dans le cadre des consultations des partis politiques sur l’avant-projet de loi relatif au port du voile intégral et interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, le Premier ministre et la Garde des Sceaux ont reçu Jean-Michel Baylet et Roger-Gérard Schwartzenberg, accompagnés d’une délégation du PRG composée de Yvon Collin, président du groupe RDSE, Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées et Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national.

    La délégation a exposé l’orientation de principe des radicaux de gauche, telle que votée par le Comité Directeur du 28 avril dernier.

    Le texte expliquant la position du PRG, rédigé par Roger-Gérard Schwartzenberg, a été remis au Premier ministre. :



    LA REPUBLIQUE À VISAGE DECOUVERT

    Les Radicaux de gauche sont opposés au port dans l'espace public du voile intégral ou de toute tenue ou accessoire destiné à dissimuler son visage au regard d'autrui.
    Étant les principaux fondateurs de la République, les Radicaux ont toujours considéré celle-ci non seulement comme un ensemble de règles régissant le pouvoir et son exercice, mais surtout comme un ensemble de valeurs humanistes orientant la vie en société. Valeurs et principes fondamentaux qui ont nom laïcité, dignité de la personne humaine, égalité des sexes et fraternité.

    Au regard de ces principes essentiels, figurant dans le bloc de constitutionnalité et dans nos engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme, le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l'espace public ne peut être admis.

    Par ailleurs, la "sûreté" constitue, elle aussi, un droit fondamental garanti par la Déclaration de 1789 à laquelle se réfère le Préambule de la Constitution de 1958. Ce droit implique que la sécurité des personnes et des biens ne puisse être éventuellement mise en danger par le port de tenues risquant de faciliter la commission d'infractions en empêchant l'identification de leurs auteurs. D'où la nécessité pour l'Etat, qui en est le garant, de prendre les mesures propres à assurer la sauvegarde de l'ordre public.

     

    Retrouvez l'ensemble du texte sur le site de la fédération de Paris : www.parisprg.org

  • Les propositions du Parti radical de Gauche pour les retraites

    PARIS, 29 avril 2010 (AFP) - Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment
    "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
    Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".

    La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".


    Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
    Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.


    La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite". "Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
    Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".


    Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
    Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
    Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".

  • Le Grand Paris adopté, le PRG s'oppose

    Avec un peu de retard sur le calendrier, les sénateurs ont voté, après les députés en décembre, le projet de loi sur le Grand Paris Le texte a été adopté, dans la nuit de lundi à mardi, par 179 voix contre 153. Il a été approuvé par la majorité UMP et Union Centriste, tandis que l'opposition PS, PCF, Verts et radicaux de gauche du RDSE ont voté contre.

    Explication de vote de Françoise Laborde, sénatrice PRG :

    "Même si l'on faisait abstraction du schéma de gouvernance, ce texte permettra-t-il de répondre à la question la plus fondamentale: comment relever le défi de la fracture sociale au sein de ce territoire ?

    Comment prétendre donner de l'attractivité à une région sans anticiper davantage sur les questions de l'emploi, du logement et de l'environnement ?

    Ce texte manque cruellement de souffle démocratique, mais aussi d'ambition pour la population francilienne. Bien en deçà de nos espérances, il réduit la belle idée du Grand Paris à sa seule dimension technocratique. C'est pourquoi les parlementaires que nous sommes ne devraient pas se faire les complices de son adoption. Vous l'aurez compris, mes chers collègues, ce projet de loi, même après les modifications apportées par notre Haute Assemblée, ne sera voté par aucun sénateur radical de gauche."

  • Schwartzenberg s'insurge contre les déclarations de Le Pen sur Vichy et les Juifs

    900514_photo-1272273958792-1-0_150x113.jpgL'ancien ministre et d'honneur du PRG, Roger-Gérard Schwartzenberg, s'est insurgé lundi contre les déclarations du président du () Jean-Marie Le Pen qui a défendu l'action du gouvernement de Vichy envers les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.
    Invité du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro dimanche, M. Le Pen a déclaré que "feindre de croire que le maréchal Pétain était responsable de la persécution des Juifs pendant la guerre était une pensée scandaleuse", car "les Juifs français ont bénéficié (. ..) de l'action de (son) gouvernement".
    "L'indécence de Jean-Marie Le Pen serait-elle sans limites", demande M. Schwartzenberg dans un communiqué.
    "Le jour même où notre pays honore le souvenir des déportés, le président du FN (...) fait l'éloge de Pétain, évoque sans aucunement le condamner le statut des Juifs édicté par celui-ci et semble vouloir ignorer que la rafle du Vel d'hiv a été organisée par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et exécutée par 4.500 policiers aux ordres de l'Etat français", poursuit l'ancien ministre.
    Dimanche, Jean-Marie Le Pen était interrogé sur la venue à Vichy du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, pour la journée de commémoration du soixante-cinquième anniversaire de la libération des camps de concentration.
    "Il l'a peut-être fait aussi en remerciement de l'action du gouvernement de Vichy", a avancé le président du FN, estimant que "les Juifs français ont bénéficié, somme toute, d'une indulgence que leur a valu l'action du gouvernement français".
    "Face à cette attitude inconvenante du président du FN, il importe de se rappeler le discours, d'une grande élévation de pensée, prononcé par le président Chirac lors du cinquante-troisième anniversaire de cette rafle", souligne M. Schwartzenberg. "Cela permet de mesurer tout ce qui sépare la droite républicaine d'une extrême-droite qui n'a rien appris et rien oublié", conclut-il.


  • L'économie sociale, la bonne alternative au capitalisme ?

    Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com) par Thierry Jeantet et Jean Matouk

    La planète toute entière semble s'être interdit un quelconque droit d'inventaire vis-à-vis du capitalisme. On critique ses excès, sa financiarisation, mais on semble attendre, comme seule issue, son rebond, quitte à admettre qu'il est normal qu'il ait des poussées de fièvre, des crises et des purges salvatrices.

  • Grand Paris : le groupe PRG demande la démission de Blanc

    Le président du groupe PRG-MUP au conseil régional d'Ile-de-France, Eddie Aït, a adressé à François Fillon une lettre ouverte demandant la démission du secrétaire d'Etat Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué. Il dénonce en effet "la méthode anti-démocratique de l'Etat sur la mise en œuvre du Grand Paris". L'élu des Yvelines a notamment indiqué que "le projet d'ensemble était en contradiction avec les compétences d'aménagement et de transport de la région et des autres collectivités".

    Publié Par Europe1.fr le 01 Avril 2010

  • Le PRG propose de "délégiférer"

    Les députés PRG ont décidé de prendre le président Nicolas Sarkozy au mot en déposant une proposition de loi visant à "délégiférer". "Au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer", avait déclaré le chef de l'Etat dans un entretien mi-mars au Figaro Magazine.

    Le texte PRG entend notamment réparer "une maladresse législative, désormais rendue célèbre sous le nom d'+amendement Warsmann+, qui a malencontreusement mis l'Eglise de la Scientologie, tout comme l'ensemble des sectes, à l'abri de la dissolution, qui était le résultat attendu d'une procédure de justice alors en cours". Il supprime aussi "des références obsolètes à la peine de mort qui demeurent aux articles 83 et 85 du code civil".

    La proposition propose encore d'abroger "les dispositions elles aussi obsolètes de la loi du 26 brumaire an VIII qui précisent que +oute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir l'autorisation". Elles ont pour l'heure seulement été "modifiées par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval", précise le PRG.

    Par AFP, le 01/04/10

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu