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PRG - Page 18

  • Le PRG 12e soutient les travailleurs sans-papiers de la CNHI

    Suite à la grève et à l’occupation depuis le 6 octobre de la Cité Nationale d’Histoire de l’Immigration (CNHI) par des travailleurs sans-papiers et des syndicats, le groupe socialiste, radical et citoyens a déposé un vœu au Conseil d’arrondissement pour demander au gouvernement de respecter ses engagements pris en juin. Le vœu a été présenté et voté par l’ensemble de notre majorité avant que tous ensemble nous nous rendions à la « nuit blanche » de soutien des travailleurs sans-papiers à la CNHI. Voici ci-dessous mon explication de vote ainsi que le texte du vœu.

     

    « Rappelons le contexte de ce qui se passe actuellement dans notre arrondissement. Le Président de la République et son gouvernement ont théorisé le concept fumeux de « l’immigration choisie ». Or il est aujourd’hui clair qu’en matière d’immigration ils ont choisi l’injustice, sociale et économique.

    Une politique d’injustice sociale bien sûr car elle maintient les travailleurs sans-papiers dans une extrême précarité, comme on peut le voir actuellement dans le campement de la Cité Nationale d’Histoire de l’Immigration dans le 12e, et que ceux-ci continuent d’être expulsé en contradiction même avec les promesses tout aussi fumeuse que le gouvernement a faites en juin.

    Une politique d’injustice économique également car, dans des métiers en tension comme la restauration ou le bâtiment par exemple, elle encourage l’économie souterraine et favorise les entreprises qui ont recours au travail au noir, à l'encontre des entreprises qui veulent respecter les règles et aider leurs salariés à obtenir des papiers et travailler dans la légalité.

    Ce sont les raisons qui font que le Parti Radical de Gauche, que je représente à ce conseil d’arrondissement, soutient les travailleurs sans-papiers et condamne cette politique injuste et inefficace qui fait honte à notre République. »

    ***********************

    Conseil du 12eme arrondissement du lundi 11 octobre 2010

    Vœu de soutien aux travailleurs sans-papiers qui occupent la CNHI dans le 12eme arrondissement

    Considérant que depuis jeudi 7 octobre, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers occupent la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI), dans le 12e arrondissement,

    Considérant que cette occupation s’inscrit dans le prolongement de la grève entamée depuis de longs mois par des milliers de travailleurs sans-papiers pour obtenir leur régularisation,

    Considérant que plusieurs dizaines d'entre eux habitent ou travaillent dans le 12e arrondissement, et que notre conseil d'arrondissement leur avait apporté son soutien dès 2008 et à nouveau en 2009,

    Considérant qu'en juin dernier, les travailleurs sans-papiers et les onze organisations qui les soutiennent obtenaient une avancée importante et significative du Ministère de l’Immigration et de la Direction générale du Travail par le biais :

    · d'un addendum au Guide des Bonnes Pratiques de novembre 2009, qui insistait sur la nécessité de délivrer aux demandeurs une autorisation provisoire de séjour de 3 mois (renouvelable) avec autorisation de travailler, lors du dépôt de leur dossier, et rappelait que les régularisations devaient se faire selon des critères objectifs et uniformes par l'ensemble des Préfectures.

    · d'une reconnaissance du droit des 6804 grévistes recensés de séjourner et de travailler en France dans l'attente du dépôt de leur dossier jusqu'au 30 septembre dernier.

    Considérant que ce délai du 30 septembre passé, sur les 1806 premiers dossiers de demande déposés, seuls 58 salariés ont obtenu une autorisation provisoire de séjour et de travail, et que se poursuivent les arrestations de grévistes au mépris des engagements de juin dernier.

    Considérant que l’Etat a une nouvelle fois failli à ses engagements devant des hommes et des femmes qui vivent et travaillent en France depuis de nombreuses années et qui, pour beaucoup d'entre eux, participent à la solidarité nationale par leurs cotisations sociales et leurs impôts, laissant les intéressés dans l'incertitude et la précarité,

    Considérant qu'avec l'occupation de la CNHI, les travailleurs sans papiers nous rappellent qu'au-delà du respect de leurs droits, leur combat s'inscrit pleinement dans l'histoire de notre pays, un pays riche des nombreux apports économiques et culturels de son immigration,

    Considérant que le projet de loi "immigration, nationalité et intégration" présenté actuellement à l'Assemblée nationale par le Ministre de l'immigration ne dit pas un mot des critères de régularisation des travailleurs sans papiers, préférant s'en tenir à un accord sans valeur législative contraignante,

    Sur proposition du groupe des élus socialistes, radicaux et citoyens, le Conseil du 12ème arrondissement :

    - affirme son soutien aux travailleurs sans papiers qui occupent actuellement la CNHI pour faire valoir leurs droits

    - émet le vœu que le Maire de Paris intervienne auprès du Premier Ministre pour exiger la mise en œuvre sans délai des engagements pris en juin dernier afin de régulariser la situation de tous les travailleurs sans papiers qui en font la demande.

     

  • Le Spot d'expression directe du PRG


    Expression Directe - Sept 2010 - Parti Radical de Gauche
    envoyé par PRG_IDF. - L'info video en direct.

  • Fêtes de l’Aïd el-Fitr et du Yom Kippour à Paris : nouvelles entorses à la laïcité

    Lundi 20 Septembre 2010
    Paru dans Le Parisien suite au communiqué de la fédération de Paris du PRG

    COUAC

    Des salles municipales prêtées pour des fêtes religieuses
    Le Parti radical de gauche (PRG) est en colère. Plusieurs élus d'arrondissement ont appris que des salles municipales avaient été prêtées aux communautés religieuses pourles fêtes de l'Aïd-el-Fitr et du Yom Kippour. C'est notamment le cas dans les XVe et XXe arrondissement. Selon les élus du PRG, c'est une atteinte au principe de laïcité. Les radicaux de gauche déplorent en outre le manque de transparence dans la mise à disposition de ces équipements prêtés sans aucune consultation des élus de l'arrondissement.
    Fêtes de l’Aïd el-Fitr et du Yom Kippour : nouvelles entorses à la laïcité

    COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION DE PARIS DU PRG

    Les radicaux de Gauche découvrent que cette année encore, la Mairie de Paris et plusieurs mairies d’arrondissement mettent à disposition aux communautés religieuses, et semble-t-il gratuitement, des locaux municipaux comme par exemple des gymnases.

    Une fois de plus, il faut déplorer que la laïcité, qui implique une neutralité des pouvoirs publics vis-à-vis des religions, est bafouée.

    Les élus qui procèdent de la sorte pénètrent ainsi dans la sphère religieuse et procèdent à un mélange des genres contraire aux principes Républicains.

    Allant plus loin encore, certains élus s’adressent même publiquement aux fidèles à l’occasion de ces fêtes. La prochaine étape consistera-t-elle pour eux à les haranguer dans les églises le jour de Noël au nom de l’équité ?

    Les radicaux de gauche déplorent également le manque de transparence dans la mise à disposition de ces équipements, prêtés en catimini et qui ne font jamais l’objet de débat dans les instances délibérantes où ils sont élus.

  • Pourquoi je ne participerai pas à une réunion publique avec le NPA

    Le Comité Unitaire de Défense des Retraites (CUDR) du 12e, auquel participe le PRG avec les autres partis de la majorité PS, PCF, PG et Verts, a prévu d'organiser une réunion publique la veille des manifestations syndicales avec pas moins de 10 organisations qui comptent intervenir. Mais parmi ces organisations, l'unité tient globalement au seul refus de la réforme proposé par le gouvernement, ce qui est légitime mais pas suffisant. D'ailleurs, les organisations syndicales comme la CGT et la CFDT n'y sont plus parti prenante et le NPA et d'autres représentants de l'extreme-gauche ont pris une place prépondérante dans le Comité qui a progressivement empêché tout débat.

    C'est pourquoi le PRG ne participera finalement pas à cette réunion publique dont l'efficacité semble discutable si l'on ne veut pas s'enfermer dans une posture protestataire et si les partis de gauche qui veulent l'alternance veulent convaincre les Français que nous sommes réellement en capacité d'élaborer ensemble, de porter et d'appliquer un projet pragmatique de réforme solidaire et juste.

    Si les objectifs politiques du comité de défense de la poste étaient cohérents et efficaces dans la mobilisation citoyenne, les retraites sont un sujet autrement plus complexe. Nous aurions pu organiser un débat démocratique sur nos différentes propositions, et essayé de mobiliser des citoyens comme je l'avais suggéré sans succès lors d'une réunion précédente du comité, mais il est à craindre que la réunion publique n'offre qu'une succession de discours-slogan et un conglomérat de militants de partis disparates dont le seul dénominateur commun sera de dire "NON".

    Ma décision de ne pas participer à cette réunion et de ne pas brouiller le message de notre parti républicain et réformiste en partageant une tribune avec l'extrême-gauche m'a valu un certain nombre de jugements à l'emporte-pièce et d'accusations  de "dérives droitières"  dont les trotskystes sont coutumiers ainsi que l'opprobe du NPA qui s'est empressé de demander l'exclusion pure et simple  du PRG du CUDR. Précisons que mes collègues du PS s'y sont opposés.
    Je n'en conserve pas moins de l'estime pour la plupart de ceux qui ont animé et participé à ce comité, car pour nous tous c'est l'injustice de la politique de Sarkozy qu'il faut stopper. Et même si parfois nos stratégies diffèrent, le PRG continue de soutenir la manifestation organisée par les syndicats le 23, comme nous l'avons fait le 7, et continuera de promouvoir une autre réforme des retraites et s'opposer au projet du gouvernement au Parlement.

  • Le PRG apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre

    Communiqué du Parti Radical de Gauche

    lundi 6 septembre 2010

    Le parti radical de gauche apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre pour la défense des retraites.

    La retraite est le seul patrimoine de celles et ceux qui n’en ont aucun. En s’attaquant à la retraite des plus modestes avec une réforme injuste le gouvernement fait une grave erreur économique et sociale.

    L’exigence de solidarité et de justice sociale ne peut pas être abandonnée alors que chaque jour on voit s’étaler les relations incestueuses de la majorité UMP avec les ultra riches !

  • Virage sécuritaire : un scénario douteux et de mauvais acteurs pour une production à petit budget !

    Les chiffres donnés le week-end dernier par le Parisien sont éclairants. Le nombre de policiers et les moyens alloués à la Police nationale ont diminué depuis 2004 alors que dans le même temps les chiffres de l’insécurité ont augmenté. Pourtant c’est bien Nicolas Sarkozy, qui fut ministre de l’Intérieur avant d’être Président, qui prétend encore et toujours faire de la sécurité sa priorité, accusant la gauche de naïveté, d’angélisme et d’incompétence. Un tel décalage entre la réalité et la fiction présidentielle pourrait être drôle si elle ne révélait pas la totale incapacité de Sarkozy de jouer correctement son rôle de Président de la République.

     

    A ce titre son discours de Grenoble a passé les bornes du ridicule comme de la démagogie nauséabonde. La rengaine de la « guerre contre le crime » proclamé d’un air martial sonne de plus en plus faux.

    Certes, Nicolas Sarkozy joue depuis longtemps le rôle d’un triste Don Quichotte, combattant des moulins à vent pour faire croire qu’il est un héros sur la scène mondiale. Il se conduit comme un président de série américaine. Il n’est pas habité par la fonction, il joue un rôle. Le voilà alternativement en lutte contre les paradis fiscaux, au bras de fer contre les banquiers profiteurs, en guerre contre al-Quaida, en sauveur de l’environnement, des ouvriers délocalisés et des déficits français. Et une fois le show terminé, quel résultat : toujours nul !

    Cette été c’est le retour de « Sheriff fait moi peur », tant sa succession d’annonces et de lois sur la sécurité depuis 8 ans ont montré leur totale inefficacité ! Bref, le storytelling présidentiel ressemble de plus en plus à un sacré nanard. Sans parler de ses fidèles acolytes Hortefeux, Besson, Estrosi, Lefevre, l’inénarrable Eric Ciotti et même Châtel aujourd’hui qui rivalisent d’idées stupides (et surtout totalement inapplicables mais de cela il s’en fiche!). Parfait casting pour un western à la française : Les Cons, les Abrutis et des Truands !

     

    Mais essayons de rester sérieux. Dans la Police, les langues se délient et beaucoup se plaignent d’être coupée de la population et donc en prise avec toujours plus de violence. Car sans moyens humains, finit l’îlotage, les liens tissés avec la population et donc la collecte de renseignements et la présence de terrain qui permet d’apaiser les tensions. Ultime paradoxe, leur hiérarchie leur demande de ne plus patrouiller dans les quartiers où la situation pourrait déraper. Au moment où se tourne le film sécuritaire, les policiers ne sont plus que de simples figurants à qui on interdit d’entrer sur le plateau !

    Et que fait le Président ? Il stigmatise, il divise, il relance une politique prétendue sécuritaire qui consiste à amalgamer immigration et délinquance, gens du voyages et criminels, et à jeter en pâture comme boucs émissaires de l’opinion publique les Roms, une population déjà stigmatisée partout en Europe et qui vit dans des conditions déplorables. Comme si les Roms étaient responsables des actes de violence dont les chiffres augmentent eux régulièrement ces dernières années !

     

    Il n’est pas intolérable d'appliquer le droit républicain en démantelant les camps illégaux installés comme autant de bidonvilles insalubres par certains Roms. Mais le problème n’est ni nouveau, ni sa résolution urgente. Il demande d’être traité dans la durée avec des politiques d’insertion, d’éducation, éventuellement de sédentarisation. Il nécessite surtout la construction d’aires d’accueil pour les gens du voyage, comme prévu et comme exigé par la loi en fonction de la taille de la commune. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la mairie de Paris en prévoyant la création de deux aires d’accueil sur le territoire parisien ; mesure immédiatement dénoncée par la droite qui n’en est pas à une contradiction près.

    Or qu’avons-nous vu ? Un ministre qui envoie bulldozers et CRS à l’assaut de caravanes et de familles apeurées. Un autre qui applique toujours la logique du chiffre pour les reconduites à la frontière. Il ne s’agit pas de tomber dans la caricature, ce ne sont pas des rafles gestapistes et les Roms sont reconduits à la frontière et non gazés. Mais au regard du destin tragique de ce peuple durant la seconde guerre mondiale, notre Président devrait avoir une conscience de l’Histoire dans laquelle inscrire son action et non pratiquer la politique des coups médiatiques et politiciens au risque d’ébranler les valeurs républicaines. Comble de l'absurde, c’est le contribuable qui finit par payer cette politique avec des primes au retour et à l’installation distribuées au Roms sans contrôle et qui ne servent à rien d’autres qu’à pousser des malheureux à faire des allers-retours entre la Roumanie et notre pays.

     

    Et quelles sont les retombées concrêtes sur la sécurité  ? Nulles. De même, quelle est l'efficacité attendue de la déchéance de nationalité des Français « d’origine étrangère » agresseurs de policier ou polygames ? Est-ce à dire qu’un Français « de souche » qui tue une vieille dame a plus sa place dans la communauté nationale qu’un Français « d’origine étrangère » adultère ?

    Toutes ces mesures accréditent un lien direct entre immigration et criminalité… Cette agitation ne fait qu’attiser les tensions et renforcer les thèses du Front National, et Sarkozy pourrait bien endosser le rôle de « l’arroseur arrosé » (qui en passant est l’une des première séquences comiques de cinéma que l’on doit aux frères Lumières).

     

    Après la presse étrangère, les intellectuels, la gauche et une partie de la droite républicaine, on a même vu le Pape et le clergé catholique critiquer la parole du Président et réprimander le gouvernement en matière d’accueil des étrangers et de Droits de l’Homme. Et les sarkozistes de s’étrangler ! Comment donc ? Ont-ils oublié le discours de Latran, quand leur chef proclamait : « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

     

    Mais la comédie a trop duré. Pour diminuer efficacement l’insécurité, il faudrait s’attaquer aux vrais problèmes en consacrant du temps et des moyens pour une politique cohérente de maillage et d’apaisement des quartiers, de prévention et de répression, de dialogue et de sévérité, le tout accompagné d’un renforcement de la justice mais aussi de justice sociale. Bref une politique pragmatique et juste et avant tout inscrite dans la durée. Et cela vaut pour tous les problèmes de notre pays alors que le Président ne fait qu’enchaîner les bandes-annonces sans jamais passer à la réalisation concrète.

    En politique comme au cinéma, il est rare que la suite d'un navet soit un chef d'oeuvre, alors ne doutons pas du résultat du remaniement. Il est plus que temps de se préparer pour 2012 à changer radicalement de réalisateur comme de casting et passer enfin de la politique fiction à la réalité.

     

    Par Fabrice Moulin

     

     

  • Une plaque pour les 4 parlementaires du 10 juillet 1940

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    Suite à l'adoption à l'unanimité d'un vœu qu'ils avaient présenté en 2009 au Conseil Régional d'Ile-de-France, les élus PRG Franciliens, parmi lesquels Eddie Aït, président du groupe PRG au Conseil régional et Muriel Guenoux, conseillère régionale parisienne, ainsi que des militants radicaux ont participé à l'inauguration d'une plaque commémorative en l'honneur des 4 parlementaires Franciliens qui, aux côtés des 76 autres, ont dit non à la fin de la république et au régime de Pétain le 10 juillet 1940.

    La plaque est apposée sur la façade du Conseil Régional, 57 rue de Babylone, 75007 Paris.

    Cette cérémonie s'est déroulée à 11 heures, le 10 juillet 2010. Après les interventions de Jean-Paul HUCHON, président du Conseil Régional, d'Eddie AIT, Président du groupe PRG-MUP et de Jacques PANTONNE, petit-fils de l'un des parlementaires honorés, un cocktail a été servi dans les murs de la Région.

     

    Plaque 10 juillet 1940.jpg

     

    La Région Ile-de-France est ainsi la première à poursuivre le travail de mémoire entamé par le parlement.

  • Le 12e au centre ?

    Lu l'autre jour dans un article du Parisien, le centre s'inétresserait au 12e arrondissement. Comprendre évidemment le Nouveau Centre, donc le centre droit, dont le chef Hervé Morin devait venir animer une réunion de la droite locale. Je ne sais pas s'il est venu ou pas finalement, mais l'article disant que le patron du NC comptait s'appuyer sur des figures locales comme Jean-Marie Cavada, on peut présumer que le Ministre de la Défense a du se sentir bien seul et revoir ses ambitions à la baisse dans l'arrondissement.

    Car qui est ce monsieur Cavada qui n'est nul part dans l'arrondissement, et n'assiste plus jamais à aucun conseil d'arrondissement, qu'il séchait déjà presque tout le temps, depuis sa réélection comme député européen ? Depuis longtemps, tout le monde a bien compris, à commencer par ses électeurs déçaus que j'ai parfois le loisir de rencontrer, que l'objectif de Cavada en se lançant en 2008 dans la bataille des municipales n'était rien d'autre que de lui permettre de négocier au mieux avec l'UMP pour conserver son siège à Bruxelles. Le 12e et ses habitants, et même l'e centrisme, sont le cadet de ses soucis. Et de l'absence de ses représentants, même l'opposition locale s'en plaint.

    Reste que si le 12e n'est ni au centre de Paris ni non plus une terre de centre-droit (Paris a changé et en mieux, depuis les Pernin père et fils), la conquète de l'arrondissement n'en est pas moins central dans le jeux électoral complexe des municipales. Et il faut en effet le considérer politiquement comme un arrondissement dont la sociologie convient à une politique équilibrée faite de projets ambitieux mais partagés par tous. C'est celle qui est conduite par la maire et notre majorité et nous devrons continuer ces prochaines années, en mettant en oeuvre une politique pour tous, en évitant de céder aux sirènes et aux revendications de plus en plus pressantes de certains représentants auto-proclamés du "peuple de gauche" ou des écolos jusque boutistes et en n'oubliant pas que les classes moyennes dans le 12e sont heureusement plus progressistes que conservatrices, mais qu'elles ne sont pas non plus adeptes de la lutte des classes. Il faudra que le PRG reste actif pour rappeler l'importance de conserver une ligne que je qualifierais de centre-gauche dans la mise en oeuvre de notre programme.

    FM

  • Aménager les berges et naviguer sur la seine

    Le principe d’aménager les berges de la Seine vient d’être discuté en conseil d'arrondissement. Ce projet ne concerne pas directement notre arrondissement mais s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Il va dessiner un nouveau visage pour la ville du 21e siècle en retrouvant ce site incomparable et il a pour ambition la reconquête et l’embellissement du site dans sa partie historique, qui est quasiment réservé actuellement à la circulation automobile. Il s’inscrit donc dans l’objectif d’un meilleur partage de l’espace public entre ses usagers en rendant les berges à tous les amoureux de Paris.

    Ce projet aura néanmoins une incidence sur notre arrondissement par la circulation des passagers sur la Seine.

    En effet, si les aménagements des voies sur berges doivent notamment permettre de créer un nouveau rapport au fleuve, il devrait également être l’occasion de rationnaliser le transport de personnes par voie fluviale. Ainsi, le service Voguéo expérimenté depuis juin 2008 par le STIF entre Maison-Alfort et Austerlitz n’a pas donné pleine satisfaction, en terme d’accessibilité des arrêts et donc de fréquentation. Comme on le sait, l'arrêt de Bercy a été mal positionné, malgré les recommandations insistantes de la mairie du 12e. Voguéo est ainsi menacé de disparition par la RATP alors qu'on ne lui a pas donné le temps ni les moyens de s'installer comme un moyen de transport alternatif. Notre groupe Socialiste, radical de gauche et citoyen a donc déposé un nouveau voeu pour maintenir et repenser les trajets Voguéo.

    Mais, à l'occasion de l'aménagement des berges, nous devrions avoir une réflexion plus large sur l'intégralité des moyens de transports sur la Seine. Car Voguéo suit les traces d’autres navettes fluviales voguant sur la Seine depuis de nombreuses années, comme Batobus ainsi que des navettes touristiques pour acheminer les groupes sur les sites où la circulation des cars est interdite. Cette réappropriation des berges pourrait donc être l’occasion de créer un transport fluvial cohérent pour que parisiens, franciliens et visiteurs se réapproprient ensemble la Seine.

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