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Politique - Page 32

  • Les sénateurs radicaux au secours du logement social

    Logement: les sénateurs désavouent à nouveau Christine Boutin

    PARIS (AFP) — Les sénateurs ont à nouveau désavoué la ministre du logement, Christine Boutin, mardi soir à propos de son projet de loi sur le logement en supprimant un article qui prévoyait de baisser le plafond de ressources exigé pour l'attribution de logements sociaux.

    Les sénateurs ont voté par 160 voix contre 151 deux amendements de suppression identiques présentés par les groupes communiste et socialiste.

    Dans la nuit de lundi à mardi les sénateurs avaient déjà infligé un camouflet à la ministre en supprimant un des article phare du texte, l'article 17 qui prévoyait de modifier la loi SRU en incluant l'accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux.

    "Alors que des mesures extraordinaires ont été prises pour les plus riches, vos dispositions sont insupportables" s'est indignée Odette Terrade lors d'un débat animé sur l'article supprimé mardi soir.

    L'UMP était loin d'être unanime au sujet de cet article même si l'ensemble du groupe a voté contre la suppression de l'article. "Nous sommes en train de faire une erreur sur le plan social et politique, à peu près 20.000 familles vont être touchées par une majoration de leur loyer", a ainsi déclaré Jean-Pierre Fourcade (Hauts-de-Seine).

    Cette fois-ci, c'est le groupe RDSE (radicaux de gauche et valoisiens) qui a fait pencher la balance contre le texte en apportant ses 17 voix à l'appui des amendements PS et PCF. Quatre centristes, dont le président de la commission des Affaires sociales Nicolas About, ont également voté ces amendements tandis que le président du groupe, Michel Mercier, votait contre.

    "Ce vote illustre le nouveau rapport de force politique au Sénat", a commenté dans les couloirs du Sénat Thierry Repentin (PS). L'UMP ne dispose plus que d'une majorité relative étroite et a besoin de l'apport des centristes face à la gauche.

    La majorité sénatoriale avait auparavant adopté malgré une vive hostilité de l'opposition, l'article 20 du texte qui oblige "à la mobilité" des locataires dans les HLM en cas de sous-occupation ou de revenus deux fois supérieurs aux plafonds.

  • Les crèches loubavitch divisent la gauche

    Les débats sur la laïcité et son respect par la mairie de Paris ont montré une forte divergence entre une partie de la majorité et Bertrand Delanoë. Malgré les efforts de la garde rapprochée du maire, les Verts et les radicaux de gauche, ainsi que deux élus socialistes, Danielle Simonnet et Alexis Corbière, ont voté contre les subventions - à hauteur de 3 millions d' € accordées à une vingtaine de crèches loubavitch.

    Hier, les radicaux de gauche ont de nouveau dénoncé ces crèches « à caractère communautaire, qui refusent de participer aux commissions municipales d'attribution desplaces et qui sont fermées pendant les fêtes religieuses ». Sylvain Garel, président du groupe des Verts, a rappelé qu'avant son élection à la mairie de Paris en 2001, « Bertrand Delanoë ne votait pas ces subventions ».

    Création d'un observatoire

    Hier, l'équipe du maire de Paris a accepté, reprenant l'initiative des radicaux de gauche, de créer un observatoire de la laïcité. Mais certains élus doutent déjà de son efficacité : « Depuis sept ans, on nous promet que cela va changer, et rien n'a été fait ! rétorque Sylvain Garel.

    Les subventions à d'autres crèches confessionnelles, qu'elles soient juives ou catholiques, ne posent, elles, pas de problèmes « car elles respectent les conditions d'attribution des places » explique Gilles Alayrac, conseiller PRG.

    Piqué au vif par certaines attaques, Bertrand Delanoë n'a pas reculé pour autant : « Ils font une fixation sur les crèches loubavitch. Nous avons répondu à leurs préoccupations avec ce groupe de travail sur l'Observatoire de la laïcité. Moi, je ne change pas pas question de stigmatiser ni d'exclure. Aujourd'hui il y a un réel besoin d'accueil des enfants. »

    Par Sebastien Ramnoux, paru dans le Parisien, le 30 septembre 2008


  • Pour un Observatoire parisien de la laïcité

    Communiqué de Jean-Bernard BROS, adjoint au maire PRG de Paris, Président de la Fédération de Paris, Gilles ALAYRAC et Laurence GOLDGRAB, Conseillers de Paris et les élus parisiens du PRG

    C’est avec stupéfaction que le PRG a découvert la décision de la Mairie du 12ème arrondissement de transformer pendant les quatre vendredi après-midi du Ramadan, de 14h à 17h, le gymnase municipal de Reuilly, en salle de prière.

    Cette décision est d’autant plus troublante qu’elle crée un précédent fâcheux en incitant d’autres communautés religieuses à formuler des demandes identiques.

    Dans le même temps, en dépit de la mise en garde formulée en juillet au Préfet de Police par les élus Radicaux au Conseil de Paris, force est de constater que d’ores et déjà des moyens considérables qui vont perturber les déplacements, sont mobilisés pour la venue du Pape ce week-end : barrages, rues fermées, stationnement interdit, lignes de bus détournées, stations RER et métro closes, messe géante sur l’espace public.

    Des subventions à des crèches confessionnelles,dont le fonctionnement n’est pas continu puisqu’elles ferment lors des fêtes religieuses seront encore une fois soumises au vote du prochain Conseil de Paris. De plus en plus, les pouvoirs publics sont confrontés à des demandes accrues d’autorisations diverses, de mise à disposition de lieux publics et de financements publics émanant des communautés religieuses.

    Les grandes lois comme celle de 1905 sont petit à petit vidées de leur substance par des compromis successifs.

    Aussi, les Radicaux de gauche demandent-ils la création d’un Observatoire Parisien de la Laïcité indépendant chargé d’étudier et d’évaluer la place du religieux dans la sphère publique, de donner des avis sur toutes les questions relatives au respect de la loi de séparation de 1905 dans la capitale et d’exercer un pouvoir de veille et d’alerte face aux abus manifestes.

    Les Radicaux de gauche présenteront un vœu en ce sens au prochain Conseil de Paris.

  • Université d'été du PRG: Baylet réaffirme l'ancrage à gauche du PRG

    Par AFP

    Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet a réaffirmé dimanche à Ramatuelle (Var) l'ancrage à gauche de sa formation tout en insistant sur le nécessaire "rééquilibrage" de son alliance avec le parti socialiste.

    "Je rassure ceux qui ne nous situeraient pas exactement ou qui feignent de na pas voir où nous sommes. Nous sommes à gauche", a déclaré M. Baylet, qui clôturait, devant plusieurs centaines de militants, l'université d'été du PRG.

    Revenant sur le vote du PRG en faveur de la réforme de la Constitution, lors du Congrès du parlement le 21 juillet, M. Baylet a écarté les allégations "stupides", selon lesquelles ce vote aurait fait l'objet de tractations.

    "Nous n'avons rien échangé ni marchandé. Nous avons fait ce que l'intérêt supérieur du pays et notre conscience nous commandaient. Et nous l'avons bien fait".

    M. Baylet a par ailleurs indiqué qu'il avait confirmé à François Hollande, premier secrétaire du PS, la volonté du PRG "de faire aventure commune" avec les socialistes aux élections européennes de 2009 mais dans le cadre d'une "alliance rééquilibrée".

    "J'ai indiqué à M. Hollande que nous n'étions pas tentés par une quelconque dérive droitière (...) mais que notre proximité ancienne et nos combats passés n'étaient pas une obligation pour l'avenir si les socialistes ne se décidaient pas à rééquilibrer un partenariat que nous ne regardons pas, pour notre part, comme une fatalité", a dit M. Baylet.

    Par ailleurs, dans des déclarations à l'AFP, M. Baylet a souligné que les discussions avec le Parti radical de Jean-Louis Borloo n'étaient pas du tout en panne et que les groupes de travail, en vue du rapprochement entre les deux formations, continuent à fonctionner.

    Contrairement à l'année dernière, où le socialiste Arnaud Montebourg avait été accueilli à Ramatuelle, il n'y a pas eu cette année d'invité extérieur à l'université d'été du PRG.

    Dans son discours, M. Baylet a demandé aux dirigeants du PRG de réfléchir à une "formule rénovée" pour l'université d'été, plus moderne et plus adaptée à l'attente des citoyens

  • En attendant la VIe République

     

    Six Députés Radicaux de gauche expliquent pourquoi ils voteront oui à la réforme des institutions, lundi au Congrès de Versailles.

     

    Nous voterons en faveur de la révision constitutionnelle ce lundi 21 juillet à Versailles. Nous voterons cette réforme des institutions parce que nous partageons le point de vue exprimé par seize de nos collègues socialistes dans une tribune publiée dans Le Monde du 23 mai, intitulée «Donnons une chance à la réforme» et dans laquelle on pouvait lire : «Réformer la Constitution n'est pas un acte législatif comme un autre. Il touche aux fondements et aux principes de notre organisation démocratique et suppose de dépasser le cadre partisan traditionnel.»

    C'est exactement ce que nous pensons et c'est dans cet état d'esprit républicain que nous nous situons depuis le début de la procédure parlementaire sur le texte de «modernisation des institutions», car il n'est précisément pas un texte comme les autres.

    Malgré de nombreuses insuffisances, nous estimons que cette réforme est préférable au statu quo qui ne satisfait plus personne. Elle constitue pour nous une transition vers une VIe République que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Notre vote ne saurait être conditionné par le moindre calcul tactique, la moindre pression politique ou la moindre promesse d'où qu'elle vienne. Notre choix n'est guidé que par le seul souci d'améliorer le fonctionnement de nos institutions, d'accroître les droits du Parlement et de renforcer le pluralisme politique.

    Force est de constater que la Ve République est à bout de souffle après vingt-deux révisions et cinquante ans d'une pratique instable. Le temps est venu de sortir de la crise de régime dans laquelle nous nous trouvons.

    Le temps est venu de changer de République : la vraie rupture aurait été celle-là. Le président de la République a fait un autre choix qui n'est pas celui que nous aurions souhaité puisque nous prônons un régime présidentiel, véritable garantie d'un Parlement fort.

    Néanmoins, toute amélioration du régime existant constitue un progrès. Et il faut bien reconnaître que de nombreuses dispositions contenues dans cette réforme contribuent à rénover le système actuel. Le nier serait faire preuve d'irresponsabilité et d'un manque certain de discernement. Il est toujours dangereux, sur un texte qui engage l'avenir de nos institutions, d'opter pour une grille de lecture uniquement partisane et s'inscrivant dans le seul court terme. Il faut se projeter et imaginer l'opposition d'aujourd'hui devenir majoritaire. Quand il s'agit de la Constitution, cet exercice, certes pas facile aujourd'hui, est toutefois indispensable.

    Nous considérons comme une avancée toutes les mesures qui améliorent l'expression du pluralisme politique et confèrent de nouveaux droits aux minorités parlementaires. La revalorisation du Parlement est bien réelle :

    Plus grande initiative de son ordre du jour, encadrement de l'usage du 49.3 et renforcement du contrôle de l'action de l'exécutif. Le référendum d'initiative populaire voit le jour et la parité professionnelle et sociale entre les hommes et les femmes est inscrite dans la Constitution. Enfin , la rédaction finale ne contient aucune mesure discriminatoire à l'égard de la Turquie.

    Notre vote n'est en rien un vote de soutien à la politique du président de la République. Depuis le début de cette législature, nous n'avons cessé de nous opposer à ses projets et à ses choix. Nos interventions à l'Assemblée, nos amendements et nos votes en attestent : nous appartenons à l'opposition.

    Nous ne cessons de défendre les valeurs du radicalisme et de la gauche chaque fois qu'elles sont attaquées, et elles le sont de plus en plus.

    Depuis l'été 2007, les Français connaissent de lourdes désillusions et font face à une politique injuste et inégalitaire dans les domaines économiques et sociaux. C'est cette politique conservatrice que nous combattons. Et nous continuerons.

    Mais, de la même façon que cette opposition s'exerce librement au sein de notre famille politique et du groupe parlementaire auquel nous appartenons, nous souhaitons pouvoir exprimer notre approbation de la réforme des institutions en toute liberté. Et si la Constitution prévoit que «le droit de vote des membres du Parlement est personnel», il convient d'ajouter que nous ne sommes soumis à aucune discipline de vote. Nous rappelons que nous nous sommes associés à nos collègues socialistes pour donner naissance au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche de l'Assemblée nationale sur la base d'un accord écrit et signé par les deux parti(e)s. Celui-ci précise que nous disposons de la liberté de vote.

    Aujourd'hui, et pour la première fois depuis le début de cette 13e législature, nous sommes en désaccord avec la position prise par la majorité de nos collègues et par conséquent, non soumis à la discipline socialiste, nous entendons aller au bout de nos convictions et ainsi rester fidèles à nos positions de départ.

    Pour les radicaux de gauche, la Ve République fait déjà figure d'«ancien régime». Aussi, si cette révision était adoptée, le nouveau système ferait office de transition pour améliorer une situation devenue intenable. Car n'en déplaise aux gardiens du temple, la VIe République est inévitable.

    C'est pourquoi elle devra être la priorité de l'actuelle opposition dès qu'elle redeviendra majoritaire, et les radicaux prendront alors toute leur part à sa construction. En attendant la VIème République , nous donnerons sa «chance» à la réforme des institutions.

    Par Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Dominique Orliac et Sylvia Pinel

  • Incendie du CRA de Vincennes : un peu de dignité !

    Communication d’actualité relative à l’incendie du

    Centre de Rétention de Vincennes

    présentée par M. Fabrice MOULIN au nom des élu(e)s de la majorité municipale

    au Conseil d'arrondissement du 30 juin 2008

     

    Madame la Maire, mes chers collègues,

    Le plus grand des 25 centres de rétention administrative (CRA) d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français est situé dans le Bois de Vincennes, dans le 12e arrondissement.

    La plupart des immigrés sans-papiers arrêtés à Paris et dans notre arrondissement à la suite de contrôles de police aux portes des écoles, sur leurs lieux de travail, voire à la sortie des administrations où ils essayent de régulariser leur situation, sont retenus dans le Centre de Rétention de Vincennes.

    Ces arrestations sont le fait de la politique du gouvernement et de son Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, M. Brice Hortefeux, qui a fixé aux Préfets un quota d’expulsions, sans avoir défini des critères de régularisation transparents, et ce au mépris des drames humains que cette politique engendre, des principes humanistes et de la tradition d’accueil de notre République.

    Rappelons également qu’au Parlement Européen le 18 juin dernier, la majorité de droite des députés européens a voté pour la directive dite du « retour » qui aggrave encore les conditions de rétention des sans-papiers en Europe.

    Après une série d’incidents ces derniers mois et la mort d’un étranger en attente d’expulsion samedi 21 juin, un incendie volontaire a dévasté le dimanche 22 juin le Centre de Rétention de Vincennes, le rendant temporairement hors d’usage et provoquant l’hospitalisation de 18 personnes,

    Un rapport officiel de la Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d’attentes, remis au ministre le 5 juin dernier, décrit le Centre de Rétention de Vincennes comme étant « devenu par sa taille et son mode de gestion un des symboles de l’industrialisation de la rétention » et pointe « un climat de tension et de violence qui règne de façon permanente dans tous les CRA et spécialement à Vincennes » à cause « de la course au chiffre et de la taille de ce centre de rétention »

    Nous déplorons que l’UMP, par l’intermédiaire de son porte-parole, a au contraire rendu responsables de ces incidents certaines associations d’aide aux sans-papiers, sans que le gouvernement n’ait démenti ses allégations.

    Ces évènements ont provoqué une vive émotion parmi les habitants du 12e et à Paris. Afin de couper court aux rumeurs de toutes sortes, et de tenter d’apaiser les tensions qui entourent ce drame, nous, élus de la majorité, Socialistes, Communistes, MRC, Verts et du Parti Radical de Gauche, souhaitons que le Préfet de Police de Paris fassent toute la lumière sur les circonstances exactes de la mort d’un retenu et de l’incendie du centre de rétention de Vincennes et démente officiellement les accusations portées à l’encontre des associations pour le droit des étrangers.

  • De l'audace au PS ?

    Quelques mois avant l'élection municipale, la fédération de Paris du Parti Radical de Gauche (PRG) publiait un "petit livre jaune" de 46 propositions pour changer radicalement la ville et l'envoyait à Bertrand Delanoë pour nourrir ce qui allait devenir Paris, un Temps d'Avance, le projet de la gauche rassemblée défendu par les candidats et les liste unissant PS, PC, PRG et MRC.

    Ce petit livre s'intitulait "De l'Audace pour Paris" et c'est avec plaisir que nous avons découvert "De l'audace", le livre que Bertrand Delanoë vient de publier ! Bien sûr, c'est sans doute une coîncidence, à moins que notre titre et ce qu'il suggerait lui ait plus !

    Mais c'est surtout son contenu et la polémique que le maire a soulevé à gauche en s'affirmant "socialiste et libéral" qui n'est pas pour déplaire à un radical de gauche. Le PRG ne s'affirme-t-il pas depuis longtemps comme le parti de la gauhce moderne, le parti des libertés, le parti de l'entrepreuneuriat solidaire, et même parfois de liberal de gauche ? Car pour nous, la gauche doit apporter du progrès social dans une économie mondialisée.

    Nous ne pouvons donc que saluer la démarche d'un leader politique de gauche qui se réclame du libéralisme politique et aussi d'un certain esprit réformateur assumé concernant l'économie et le social, et qui promeut une gauche de manager. Bien sûr, il ne revient pas au PRG de prendre parti pour tel ou tel candidat au poste de premier secrétaire du PS, mais nous pouvons nous réjouir qu'un débat idéologique s'amorce enfin au PS dont l'hégémonisme sur la gauche est indéniable.

    Pour ne pas être accusé de Delanoïsme aigü, je note que le chapitre consacré à la laïcité confirme une fois de plus les divergences entre nos positions au PRG Paris et celles du maire de Paris pour qui la laïcité semble s'apparenter à un oeucuménisme religieux qui n'est pas éloigné d'un certain électoralisme sous couvert de tolérance et qui est sans aucun doute très éloigné de la neutralité que l'on doit attendre des pouvoirs publics. Nous, nous restons fidèles à une application stricte de l'article 1 de la loi de 1905 qui dit que "la République ne salarie ni ne reconnait aucun culte", n'en déplaise aux demandes toujours plus insistantes des associations confessionnelles, et nous nous refusons toujours aux hommages publics aux chefs religieux tels que la place Jean-Paul II.

    Cependant, si les socialistes parvenaient enfin à faire leur aggiornamento et à laisser au rencard les postures protestataires et les vieilles antiennes marxistes, une fédération de la gauche et du centre gauche que le PRG appelle depuis longtemps de ses voeux pourrait enfin voir le jour, autour d'un projet concret et alternatif à la politique de Sarkozy. Sinon, nous risquons de nous retrouver en 2012 soit divisés, soit unis uniquement par un Tout Sauf Sarkozy sans propositions concretes, et donc voués à l'échec.

    Malheureusement, il semble à entendre certains socialsites que la préservation des tabous et des postures gauchisantes est plus importante que de trouver des idées.

    Tout cela nous confirme qu'il est bon de ne pas être au PS, mais que nous pouvons espérer que l'audace ne soit pas qu'une vertue radicale !

  • Le PRG reconduit Baylet, reste divisé sur l'ouverture au centre

    PARIS (AFP) — Le Parti radical de gauche (PRG), réuni en Congrès à Paris samedi et dimanche, a reconduit à sa tête Jean-Michel Baylet, chef du parti depuis douze ans, mais derrière ce consensus se cachent de vives divergences entre partisans et adversaires d'une ouverture au centre.

    Les quelque 400 délégués du PRG ont voté, à la quasi-unanimité -avec une abstention et trois votes contre- pour la reconduction du sénateur du Tarn-et-Garonne, 61 ans, seul candidat en lice.

    Allié, depuis sa fondation en 1972, du PS, au point d'être taxé de "satellite", le PRG a aujourd'hui des états d'âme après la défaite en 2007 de la candidate socialiste Ségolène Royal, qu'il soutenait dès le premier tour, et le score de François Bayrou qu'il voit sur ses plates-bandes.

    Pour les élections européennes de 2009, M. Baylet - qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo- a estimé "possible" une alliance avec ce parti et le MoDem de Bayrou. "Alliance des 3 B - Baylet-Bayrou-Borloo"- préconisent des militants. Le débat n'est pas tranché et reporté à une Convention.

    "Les enjeux des scrutins étant différents, les alliances devraient l'être aussi", résume Elisabeth Boyer, secrétaire nationale. Aux européennes, le PRG, partisan d'une Europe fédérale, ne peut s'allier aux "nonistes" du PCF ou du PS, argue-t-elle. En revanche, aux régionales de 2010 et à la présidentielle de 2012, il reviendrait au bercail de la gauche.

    Habituellement souple et consensuel, M. Baylet n'a pas hésité à lever la voix contre les "procureurs de l'immobilisme" dans son parti, qui lui ont reproché l'ouverture au centre.

    "Je n'autoriserai personne de m'interdire de dialoguer avec qui que ce soit". Au PRG, "il est interdit d'interdire!", a-t-il lancé reprenant un slogan de mai 68.

    Thierry Braillard, maire-adjoint de Lyon, n'avait pas mâché ses mots samedi en s'y opposant: "la discussion avec les Valoisiens était troublante et troublée. Il faut clôturer un débat polluant qui n'aurait jamais dû naître", "l'avenir du PRG est à gauche".

    Reflétant les réticences de nombre de militants -notamment de la Fédération de Paris, fidèle à l'alliance à gauche- Claudette Brunet Lechenault, conseillère générale de Saône-et-Loire, a martelé: "je ne veux pas que mon parti fasse alliance avec un parti qui a des membres au gouvernement de Nicolas Sarkozy".

    De son côté, M. Baylet a réaffirmé l'appartenance du PRG au camp de la gauche: "Nous voulons être et nous sommes à gauche", il faut "rechercher encore et toujours l'union de la gauche, à laquelle il faut une doctrine adaptée au siècle. Je mènerai combat pour l'union", s'est-il engagé.

    L'identité du parti était aussi au centre des préoccupations: "notre territoire se rétrécit, se rabougrit", souligne le vice-président Thierry Jeantet, rappelant "le positionnement de Jean-Louis Borloo qui veut un Grenelle du radicalisme", de François Bayrou qui "marche sur nos plates-bandes" et du PS qui "revêt le manteau du radicalisme" en prônant "réforme et laïcité".

    L'ancien président Jean-François Hory est appelé à la rescousse pour mener une réflexion doctrinale.

    Quant à l'offre de service de Bernard Tapie pour 2008, elle a été balayée par M. Baylet qui a rappelé qu'il "n'est plus membre du PRG" depuis son ralliement à Nicolas Sarkozy.

    Ne dérogeant pas à la mode en vogue à gauche -au PS, au PCF, à la LCR- le changement du nom du parti a été évoqué mais finalement les militants se sont dits "attachés à l'intitulé radical, lié aux valeurs historiques de notre parti", a souligné Elisabeth Boyer.

  • Faire le pari de la réforme à gauche !

    Contribution au Congrès de Paris du PRG des 16, 17 et 18 mai 2008,
    présentée par les élus et militants de la Fédération de Paris du PRG.

    Le succès de la gauche aux dernières municipales comme l’impopularité actuelle du Président de la République et de son gouvernement nous apportent deux enseignements majeurs.

    Premièrement, la gauche se renforce encore davantage dans les zones urbaines, car au niveau local, son projet répond mieux que la droite aux problématiques quotidiennes des Français, comme la crise du logement, le travail précaire, le pouvoir d’achat, ou bien encore les évolutions sociétales et le vivre ensemble. On ne peut donc faire l’économie de cette expérience urbaine pour élaborer et porter un projet national qui soit en phase avec la société française.

    Deuxièmement, ce succès ne doit pas occulter nos échecs antérieurs aux élections nationales. Au PRG comme ailleurs, nous ne devons pas nous épargner la remise en question globale à laquelle doivent s’atteler tous les partis progressistes pour pouvoir espérer reconquérir le cœur et l’esprit des Français.

    Deux échecs électoraux qui ont de quoi nous alarmer

    Car après l’échec de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002, Ségolène Royal, candidate d’une gauche plus rassemblée que jamais, a également échoué à remporter cette élection majeure dans la vie politique française. Et dans les deux cas, la principale cause en fut le flou du projet et surtout le manque de vision d’une gauche qui ne débat plus de ses divergences de fond et donc ne se connaît plus elle-même. De même, la marginalisation du MoDem, qui pourrait nous réjouir, doit nous faire réagir car elle signe avant tout une reprise en main par la droite sarkozyste de l’électorat centriste.

    Inutile d’épiloguer sur les échecs et les errements de Nicolas Sarkozy ainsi que ses manquements à certains principes républicains ou dans la défense des Droits de l’Homme à l’étranger depuis mai 2007, si ce n’est pour confirmer qu’ils interdisent tout rapprochement ou compromission avec son gouvernement ou des formations politiques qui le soutiennent.

    L’inefficacité et l’injustice de la politique du Président et de son gouvernement nous imposent au contraire l’urgence de reconstruire une opposition de proposition progressiste, et donc de changer la gauche pour donner au pays la chance de l’alternance en 2012.

    Il y a donc péril en la demeure, à gauche comme au PRG, dont les candidats n’ont que peu bénéficié de la victoire aux municipales, surtout lorsqu’ils concouraient sous leurs propres couleurs.

    Personne n’est à blâmer, si ce n’est notre incapacité collective à définir, à conserver sur la durée et donc à faire exister notre doctrine radicale dans une société dont les repères sont flous, un régime politique toujours plus bipolarisé et des médias toujours enclin à la simplification. L’échec même de la stratégie du MoDem et l’incompréhension de son « ni droite, ni gauche », et ce malgré un score très élevé de François Bayrou à la dernière présidentielle, est la démonstration qu’un parti politique se doit de définir sa position sur l’échiquier politique et s’y tenir s’il veut éviter l’incohérence et donc l’effacement. Et pour le PRG, cette place a toujours été et ne peut être que le centre-gauche.

    Radical de gauche ou gauche radicale ?

    Dans l’opinion, les médias et même parfois dans la nouvelle génération politique, le nom ou l’adjectif « radical » n’est plus associé au radicalisme, philosophie politique dont est issu le Parti Radical de 1901, mais à l’extrémisme, qu’il soit de droite ou de gauche, ou à l’intégrisme religieux. C’est ainsi que l’expression « gauche radicale » désigne exclusivement la mouvance alter mondialiste ou trotskyste, dont Olivier Besancenot est le porte-parole le plus médiatique ; en contradiction complète avec la gauche moderne que nous prétendons incarner. Ils sont peu aujourd’hui, même chez nos partenaires politiques, à se souvenir des fondateurs de l’Union de la gauche dont la signature a contribué à l’apparition du Mouvement des Radicaux de Gauche en 1972.

    Faut-il pour autant changer de nom, par exemple nous appeler Parti Radical Réformateur de Gauche ? Il y a surtout urgence à redéfinir, pour nous même et pour l’opinion, les principes du radicalisme au 21e siècle en les adaptant aux défis posés à la société française de 2008 dans une économie mondialisée. Cette clarification de notre identité est essentielle pour éviter la disparition de notre mouvement philosophique et par là même d’un centre-gauche progressiste et laïque.

    Assumons le besoin de réformes économiques et sociales

    Le PRG doit devenir le parti de la réforme à gauche. Car nous ne servons pas nos concitoyens, à commencer par les plus modestes, si nous nions l’importance des déficits budgétaires et de la dette publique française et si nous nous contentons de promettre toujours plus de moyens sans essayer de trouver des solutions innovantes à des problèmes structurels. Le PRG doit prouver par l’audace de ces propositions qu’en économie, entre le socialisme et le libéralisme, il y a le radicalisme.

    Car faire évoluer aujourd’hui la gestion publique de la France ne signifie pas tirer un trait sur le rôle de l’État, comme le prouvent les choix opérés par les sociétés du nord de l’Europe. Rappelons-nous surtout que la libéralisation d’un marché ne signifie pas son abandon, que le dialogue social ne signifie pas désengagement de l’État. Les choix économiques doivent être guidés par la lucidité politique et non une doctrine inflexible : Pierre Mendès France et son principal collaborateur pour les questions économiques, Gabriel Ardant, l’affirmaient il y a déjà 35 ans.

    Depuis plus d’une décennie, dans ses programmes comme par ses représentants, le PRG est au confluent des mondes urbains et ruraux, des centres-villes et des banlieues, des classes moyennes et des professions libérales. Notre sensibilité nous permet, mieux que d’autres à gauche, de comprendre les évolutions des citoyens vers plus d’individualisme et de liberté, la nécessité de réformer l’Etat, de dynamiser l’économie pour mieux redistribuer, l’importance de la solidarité pour retisser le lien social, le besoin de valoriser le travail et le mérite. A l’image des premiers radicaux, nous devons promouvoir le solidarisme et le développement de l’économie solidaire.

    A l’origine, avec Joseph Caillaux, de l’impôt sur le revenu, nous devons aujourd’hui inventer la réforme de la fiscalité française pour créer un système à la fois efficace et juste. Le PRG doit inciter la gauche à faire de la création et du développement des entreprises une priorité, la création de richesse étant le préalable à sa redistribution.

    Nous devons aborder les enjeux économiques sans tabous, comme la question de l’ouverture des commerces le dimanche en centre-ville, si cela crée des emplois, ou une réforme équitable du marché du travail et de l’assurance chômage. Les relations avec les syndicats de salariés et d’employeurs doivent pour cela être reconstruites sur des bases de respect mutuel, où réformer ne veut pas dire soustraire mais rénover et enrichir.

    Quant à la mondialisation, notre programme doit assumer qu’une plus grande circulation des biens et des personnes est une chance pour l’économie, mais il doit accompagner les évolutions qu’elle suppose, tout en luttant sans cesse pour une meilleure régulation du marché comme moteur d’un progrès social pour tous.

    Pour relever le défi de la mondialisation, il faut un investissement massif des énergies dans le progrès humain, en combinant public et privé pour renforcer la recherche et l’enseignement supérieur, et en conjuguant l’éducation à la formation de l’individu, sa construction personnelle : l’instruction préconisée par Condorcet.

    La constitution d’une Europe fédérale doit rester l’objectif des Radicaux, quand tant d’autres semblent renier l’idéal européen, notamment du fait que l’union du continent est nécessaire pour répondre collectivement aux grands enjeux que sont la faim dans le monde ou le réchauffement climatique.
    Après l’échec des européennes de 2004, le PRG doit revenir au Parlement Européen dans le cadre d’un rassemblement à gauche, avec comme objectif de moyen terme de constituer un Parti Radical de Gauche Européen. Renouer les liens entre le politique et le citoyen passe aussi aujourd’hui par la conquête de nouveaux territoires, celle des fédérations européennes des partis.

    Pour la justice et les Droits de l’Homme

    Etre réformateur ne signifie en rien renier les valeurs républicaines qu’ont toujours défendues les Radicaux de gauche, parmi lesquels la laïcité et l’humanisme.
    L’humanisme radical doit nous conduire à défendre chaque fois qu’il est nécessaire le respect des Droits de l’Homme et de la dignité humaine dans le cadre des lois républicaines. Il en va ainsi de la défense des enfants sans-papiers scolarisés et des travailleurs sans-papiers – comme nous l’avons vu dernièrement avec les employés de l’hôtellerie-restauration qui payent charges et impôts depuis de nombreuses années sans être pour autant immigrants légaux. Notre opposition aux politiques des quotas d’expulsion ou à la logique concentrationnaire des centres de rétention doit être sans faille.

    De même, nous devons avoir une parole forte contre les peines extrajudiciaires qui, au motif de protéger la société d’éventuels récidivistes, transforment l’institution judiciaire en outil de vengeance. Nous devons également être à l’avant-garde de l’amélioration des conditions de vie en prison pour sauvegarder sa mission de réhabilitation.

    Le durcissement législatif consécutif aux menaces terroristes ne peut justifier les dérives sécuritaires en France, comme cela a pu être le cas aux Etats-Unis avec les lois Patriot Act I et II qui légitiment l’arbitraire d’Etat. Ainsi, les Radicaux de Gauche doivent combattre la propension toujours excessive des pouvoirs politiques et policiers de ficher informatiquement la population ou de recourir de manière systématique à la vidéosurveillance, au contrôle abusif d’Internet, à la limitation de la liberté d’expression, d’opinion et de presse.

    Les Radicaux de Gauche doivent également rester à l’avant-garde du combat contre toutes les discriminations dans le cadre de la République une et indivisible et hors de toute logique communautariste. Et également dans la condamnation d’une société du chacun pour soi et de la déshumanisation, dont le boîtier anti-jeunes ou le répulsifs anti-SDF sont les dernières manifestations caricaturales.

    Enfin, ils développent une vision libérale en débattant sans dogmatisme des questions de société actuelles, comme l’ouverture du mariage républicain aux personnes de même sexe, l’homo-parentalité, la procréation médicalement assistée, ou encore le droit de mourir dans la dignité.

    Une laïcité neutre et protectrice

    Comment ne pas réagir aux discours de Latran et Ryad d’un Nicolas Sarkozy qui remet en cause le principe de Séparation des Eglises et de l’Etat en épousant successivement les thèses de la droite catholique la plus réactionnaire et des néo-conservateurs américains ? Face à ces attaques délibérées qui s’appuient sur des interprétations fallacieuses de la loi de 1905 et sèment la confusion chez les Français, les Radicaux de gauche doivent s’entendre clairement sur le concept de laïcité qu’ils entendent promouvoir.

    La définition d’une laïcité « positive » par Nicolas Sarkozy démontre bien son absolue incompréhension, car la laïcité est par nature une démarche positive, signal du passage à une morale de l’intérêt général, et à la philosophie positiviste d’un Auguste Comte.

    Nous devons adopter une conception d’une laïcité qui privilégie la neutralité des pouvoirs publics et de la sphère publique dans le respect de toutes les croyances et philosophies. Si la tolérance est une vertu radicale, la laïcité n’est pas la facilitation de l’exercice des cultes, dont l’égalitarisme œcuménique cache souvent la soumission aux pressions communautaristes et le recours au clientélisme de la part des politiques.

    Cette neutralité peut et doit nous amener à prendre des positions courageuses car en apparence à rebours d’une opinion publique modelée par les médias. Il faut les expliquer en s’appuyant sur notre fidélité à nos principes. Pour défendre la liberté d’expression des caricaturistes de Mahomet, par exemple. Ou lorsque les élus radicaux parisiens s’opposent, contre leur majorité, à la dénomination d’une place Jean-Paul II, à la désignation du Dalaï Lama comme citoyen d’honneur, ou au subventionnement de crèches confessionnelles.

    Comment ne pas être préoccupés par la rupture affichée par Nicolas Sarkozy et son entourage sur la question des sectes ? Pour les radicaux de gauche, la « neutralité » laïque doit parfois se muer en laïcité « protectrice » face aux dérives et manipulations d’organisations sectaires qui arguent de la liberté religieuse pour poursuivre des activités à buts lucratifs, si ce n’est criminel.

    La nécessité reconnue par les partis politiques de défendre la laïcité face à ces attaques répétées devrait amener le PRG a les rassembler au sein d’un Comité de vigilance national de la Laïcité, comme nous l’avions fait contre le Front national il y a 10 ans.

    Une ligne assumée et revendiquée par nos élus

    Le PRG ne sera un grand parti indépendant à gauche que si nous travaillons à redéfinir une ligne politique claire, assumée, tout en gardant l’essence de ce que Ferdinand Buisson définissait comme « un parti bourgeois qui a l'âme d'un parti du peuple ». Pour devenir ce parti réformateur, humaniste et laïque, il faut nous ouvrir aux talents extérieurs, aux économistes, aux sociologues, aux entrepreneurs, aux associatifs et à la société civile, à tous ceux qui peuvent nourrir notre projet et nous aider à innover.

    Bien sûr, cette profonde entreprise de clarification de notre doctrine ne prendra sens que si elle est assumée et relayée par nos Parlementaires, nos élus dans les assemblées et collectivités locales et nos militants. Elle devra être popularisée lors des prochaines élections européennes de 2009 et régionales de 2010 sur des listes autonomes ou de rassemblement à gauche. Elle n’est viable que si nous excluons totalement toute compromission ou alliances avec Nicolas Sarkozy ou un parti soutenant son gouvernement.

    Nous redonnerons alors à notre radicalisme et au vocable « radicaux de gauche » son véritable sens de « réformateurs de gauche ».

  • Vouloir "Un monde meilleur" n'est plus une valeur de l'olympisme ?

    Le Comité national olympique français (CNOSF) a refusé aux athlètes français le droit de porter un badge "Pour un monde meilleur" aux prochains Jeux Olympiques de Pekin arguant, selon son président Henri Serandour qu'"on ne peut pas mettre un badge pour la cause d'untel..."

    Dans la patrie des Droits de l'Homme, que la France cesse chaque jour un peu plus d'être, on ne pensait pas que vouloir la paix ou un monde meilleur était une cause comme une autre, voire une idéologie. Tous les vrais démocrates et humanistes pensaient au contraire que la paix et le progrès humain était une valeur universelle en complet accord avec les valeurs de l'olympisme. Il faut croire que cette universalité n'est ni du goût de la Chine, ce qui n'étonnera pas grand monde, ni du goût des responsables français du sport, ce qui pose un plus grave problème.

    Le site officiel du Mouvement olympique annonce pourtant que "Les Jeux ont toujours permis aux peuples de se rassembler dans la paix, en respectant les principes d'éthiques universels."

    Il semble qu'en Chine, le CIO, qui a evidemment fait pression sur le CNOSF, a décidé de troquer son éthique et le badge des sportifs français contre un bandeau sur les yeux face à la représsion et aux menaces des autorités chinoises.

    Il ne laisse qu'une option aux démocraties : demander aux autorités françaises, à commencer par Sarkozy, de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO pour dire que les Français se battront toujours  "pour un monde meilleur" même si le gouvernement chinois, le CNSOF et le CIO se satisfont de celui-ci.

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