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Politique - Page 29

  • Le droit accordé au Vatican de reconnaître des diplômes est une entorse à la laïcité

    Le droit accordé au Vatican de reconnaître des diplômes est une entorse à la laïcité, par Jean-Michel Baylet

    Tribune parue dans Le Monde, du 21 mai 2009

    Dans la conception qu'en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n'est absolument pas une pensée de combat antireligieuse. C'est, au contraire, la vision d'un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques - et spécialement l'école - contre les influences confessionnelles certes, mais aussi économiques ou partisanes. Selon cette approche, c'est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd'hui encore, pour ce qui concerne la France, d'affirmer que l'école libre est l'école de la République.

    En application de ce principe, l'Etat détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu'il exerce, pour l'enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas des départements concordataires d'Alsace-Moselle, les instituts d'enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l'enseignement théologique n'étant à l'évidence pas de la compétence de l'Etat) par des universités publiques ou par des jurys installés par l'autorité étatique.

    Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l'Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l'identité collective et républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l'instituteur, incarnations de la foi et de la raison.

    C'est sous cet éclairage très particulier que doit être lu le décret subreptice paru le 19 avril et rendant applicable un accord signé le 18 décembre 2008 entre la France et le Vatican, celle-là s'engageant à reconnaître, sans autre procédure, les diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur habilités par celui-ci. Il appartiendra aux juristes de dire si un accord d'une telle importance pouvait être rendu applicable comme une simple mesure technique et non par une autorisation législative. Tenons-nous en pour l'heure aux principes en cause. Ils sont nombreux et essentiels.

    SOUS L'AUTORITÉ CANONIQUE

    Tout d'abord, le monopole de délivrance des diplômes constitue une garantie concrète de l'égalité entre les étudiants d'une part, entre leurs professeurs d'autre part. C'est aux mêmes critères, à la même aune, que l'autorité publique évalue la qualité des formations universitaires. Cette règle d'égalité est aujourd'hui rompue puisqu'une simple habilitation par le Saint-Siège, dont on comprend bien qu'elle peut être accordée sur des critères non scientifiques, vaut reconnaissance par l'Etat de certains diplômes.

    Ensuite, il convient de souligner que la colonne vertébrale laïque de notre enseignement supérieur garantit également l'égalité entre les religions elles-mêmes. Qu'adviendra-t-il demain si d'autres autorités religieuses exigent, comme elles y seraient fondées, la reconnaissance par la France de titres universitaires sur lesquels l'Etat serait privé de toute appréciation ? La faveur aujourd'hui accordée à la religion catholique fournit l'occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy que l'idée laïque n'est pas le plus petit dénominateur commun des influences religieuses, mais un principe intransigeant, non susceptible de négociation, voire de modernisation.

    Mais le paradoxe est peut-être ailleurs : la rupture opérée par le décret porte atteinte à la liberté des institutions d'enseignement catholique elles-mêmes. Etre strictement laïque ne signifie pas être intégriste de la laïcité et, pour les radicaux (qu'on se rappelle les controverses entre Clemenceau et Jaurès !), l'enseignement peut n'être pas public. Il doit toutefois éclairer les consciences. Or en étendant l'accord aux enseignements profanes, la France a remis sous l'autorité canonique mais aussi "scientifique" du Vatican des institutions qui s'accommodaient mieux du contrôle tolérant de l'Etat que des injonctions vétilleuses de l'Eglise catholique. Un seul exemple en convaincra : les cinq "cathos" françaises devront-elles demain traiter à parts "scientifiques" égales le créationnisme et l'évolutionnisme ? Allons, il est encore temps de reculer et de renoncer à ce funeste accord. Temps aussi de dire aux autorités de l'Etat que, dans une République conséquente, la loi doit respecter la foi, mais la foi ne doit pas dicter la loi.


    Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) et sénateur du Tarn-et-Garonne

  • Le PRG attaque la reconnaissance des diplomes du Vatican

    DIPLÔMES UNIVERSITAIRES VISÉS PAR LE VATICAN : LE GROUPE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN (RDSE)  DEMANDE L’ANNULATION DU DÉCRET AU CONSEIL D’ÉTAT

    Quatorze sénateurs du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) déposent devant le Conseil d’État, ce mardi après-midi, un recours en référé demandant la suspension du décret paru au Journal Officiel le 19 avril dernier qui rend applicable l’accord signé le 18 décembre 2008 entre le gouvernement français et le Vatican. Ils demandent dans le même temps l’annulation sur le fond de ce décret.

    Au travers de l’accord signé le 18 décembre 2008 entre le gouvernement français et le Vatican, la France s’engage à reconnaître les diplômes délivrés par les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieurs habilités par le Saint-Siège.

    Jusqu’à présent, seul l’État avait le monopole de la reconnaissance des diplômes. Cet accord permet désormais la reconnaissance automatique par la France des diplômes visés par le Vatican, sans passer par la labellisation et l’aval de l’Université publique. Or, cet accord, qui modifie la loi du 18 mars 1880, aurait dû être ratifié par le Parlement en vertu de l’article 53 de la Constitution.

    Au cours de la séance des questions d’actualité au gouvernement du jeudi 14 mai dernier, Yvon COLLIN, Président du RDSE et sénateur PRG du Tarn-et-Garonne, avait déjà interpellé le Premier ministre au sujet de ce décret.

    Le Président Yvon COLLIN (RDSE - PRG) et ses collègues condamnent un tel accord qui entame le monopole de l’État dans la délivrance des diplômes universitaires et *remet en cause la neutralité de l’État et le principe de laïcité, cher aux sénateurs RDSE et aux Radicaux de Gauche.

    Liste des signataires : Yvon COLLIN, Nicolas ALFONSI, Jean-Michel BAYLET, Michel CHARASSE, Anne-Marie ESCOFFIER, François FORTASSIN, Françoise LABORDE, Daniel MARSIN, Jacques MEZARD, Jean MILHAU, Aymeri de MONTESQUIOU, Jean-Pierre PLANCADE, Robert TROPEANO et Raymond VALL.

  • L'intégration de la Turquie dans l'UE est une priorité

    L'intégration de la Turquie dans l'UE, une "priorité", selon Baylet (PRG)

    PARIS, 18 mai 2009 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a estimé lundi que l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne était "une priorité si on souhaite que la démocratie se fortifie dans ce grand pays musulman et moderne".

    "La position de la France et de l'Allemagne doit évoluer si on ne veut pas que le peuple turc se tourne vers des choix politiques qui l'éloigneraient de nous", écrit-il dans un communiqué, soulignant que le PRG s'était prononcé dès 2004 "pour une adhésion de la Turquie dans un délai de dix ans".

    Le sénateur de Tarn-et-Garonne s'est également "félicité de la vigueur du courant laïque en Turquie qui a encore démontré sa vivacité en organisant une grande manifestation à Ankara" ce dimanche.

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a rappelé lundi l'opposition de Nicolas Sarkozy et du parti présidentiel à l'entrée de la Turquie dans l'UE et leur préférence pour "un partenariat privilégié" avec ce "grand pays", et a demandé aux candidats socialistes, écologistes et MoDem "de dire clairement leurs positions" sur cette question.

  • Baylet : «Pas question d’appeler à voter PS»

    Interview parue dans le Parisien, propos recueillis par Ph.M. | 19.05.2009

    JEAN-MICHEL BAYLET, sénateur PRG du Tarn-et-Garonne

    Le fossé se creuse entre les radicaux de gauche et les socialistes, qui n’ont offert aucune place éligible sur leurs listes européennes au PRG que préside Jean-Michel Baylet.

    Le PRG appellera-t-il à voter PS aux européennes ?


    Jean-Michel Baylet.
    Il n’en est pas question ! L’accord que nous souhaitions avoir avec le PS n’a pas été possible parce que Martine Aubry ne nous a pas fait de propositions sérieuses.

    Nous avons donc fait savoir aux socialistes que nous ne participons pas à leur campagne, que nous ne soutenons pas leurs listes et que nous leur interdisons d’utiliser notre logo, comme ils en avaient l’intention.

    Vous ne donnerez aucune consigne de vote ?


    J’ai laissé l’ensemble de nos militants libres de voter en leur âme et conscience, en leur recommandant de voter à gauche. En ce qui me concerne, je voterai blanc.

     

    Pourquoi les relations entre le PS et le PRG sont-elles aujourd’hui si tendues ?


    Le PS est devenu agressif. Il a tendance à reproduire à l’extérieur la violence de son fonctionnement interne. Ses mauvais scores prévisibles aux européennes rendent très nerveux ses dirigeants. Les Français n’apprécient pas leur stratégie d’opposition systématique. Le comportement du PS est lié aussi à son incapacité à rassembler. Tant que ce parti, qui est le premier de la gauche, ne remplira pas sa mission fondamentale, la gauche sera en difficulté.

     

    Vouloir constituer votre propre groupe à l’Assemblée n’est-il pas un facteur de division ?


    Nous avons un groupe au Sénat qui fonctionne très bien et il y a longtemps que le PRG a décidé d’en avoir un autre à l’Assemblée. Cela devient maintenant possible avec l’abaissement du nombre de députés nécessaire. Nous allons donc le faire, que cela plaise ou non au PS.

     

    Les primaires en vue de la présidentielle pourraient bien se passer entre socialistes…


    Ce serait une catastrophe ! Nous avons vu ce que cela a donné la dernière fois… Il faut organiser des primaires ouvertes, avec l’ensemble des formations de gauche et les citoyens qui se retrouvent dans notre camp. Arnaud Montebourg, qui pilote ce dossier au PS, a demandé à me voir pour parler de tout cela. Nous verrons bien.

  • Le gouvernement refuse de lister les sectes

    Voilà un rapport qui a de quoi intéresser notre arrondissement, nous qui avons le triste privilège d'avoir le siège de la Scientologie en France situé rue Jules Cesar, entre la Gare de Lyon et la Bastille. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDE) vient en effet de publier son rapport annuel.

    Selon ses préconisations, les sectes présentant un danger seraient listées. Selon Georges Fenech, son Président, « il s’agit, lorsque nous sommes saisis de plaintes – c’est-à-dire qu’il y a un danger réel – d’ouvrir des dossiers, des référentiels qui serviront à répondre aux maires, aux présidents de conseils généraux, etc., quand ceux-ci nous interrogent sur tel ou tel mouvement. Nous avons déjà commencé, et répertorié environ 200 mouvements ou pratiques qui posent un problème. Il devrait y en avoir 500 ou 600 à terme. Ces référentiels seront à disposition des professionnels qui pourront venir les consulter dans nos locaux. Ils respecteront le contradictoire : les organisations seront informées du fait qu’elles sont répertoriées et leurs observations seront versées au dossier. »

    Problème : le gouvernement, notamment le bureau des cultes au Ministère de l'Intérieur, s'y oppose.

    Est-ce une conséquence de la sympathie de Nicolas Sarkozy envers Tom Cruise, et plus généralement de sa conception très américaine de la "liberté" religieuse qui entraîne chez son gouvernement une réticence à s'attaquer de front aux dérives sectaires ?

    Matignon craindrait une "stigmatisation" des organisations cultuelles... Il semblerait qu'il ait moins de réticence quand il s'agit de ficher les personnes innocentes pour toutes sortes de raisons comme on l'a vu avec EDVIGE.

    Autres volonté de la MIVILUDE : s'attaquer à l'actuelle multiplication des pseudos psychotérapeutes et autres charlatans des médecines douces, un milieu où pullulent les rabatteurs des sectes et autres gourous aux pratiques douteuses.

    Bonne nouvelle : un amendement au Sénat devrait permettre de réglementer la profession des psys et de faire enfin le ménage.

    Vous pouvez consulter sur le site de la MIVILUDE l'intégralité du rapport 2008.

  • Vouloir l'Europe fédérale

    Même si le PRG ne participe pas aux élections européennes, le PRG reste le plus européen et fédéraliste des partis de gauche et il le prouve avec ce manifeste adopté lors de la Convention de la Rochelle : Vouloir l'Europe fédérale.pdf

  • 1er mai: appel commun de 14 organisations de gauche

    Les Jeunes Radicaux de Gauche invitent les militants radicaux dés 13h30 au défilé du 1er mai a un point fixe situé a l'angle de la rue Cujas et de Boulevard Saint-Michel (5e RER Luxembourg, Metro Cluny-la Sorbonne).

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    PARIS (AFP) — "Quatorze organisations de gauche, dont le PS, le NPA, le PCF, le Parti de Gauche, le MRC et le PRG, ont signé un appel commun pour réussir un 1er mai "historique" pour "mettre un coup d?arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef".

    (...) Le Parti radical de gauche (PRG) a rejoint cet appel lundi, a indiqué son président Jean-Michel Baylet dans un communiqué."

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    APPEL du 1er MAI 2009

    Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars.

    Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.

    Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité.

    Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

    La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.

    De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.

    La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.

    Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.

    Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PS, le PRG, La Gauche Unitaire, Le PG, Le MRC, Le PCOF, La Fédération, ADS, Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La CNCU.

     

  • Contre Dieudonné et tous les négationnistes, la preuve par les mots et par l'image

    Aux blagues immondes de Dieudonné, propos révisionnistes et négationnistes de ses amis Le Pen et Faurisson, à l'intégrisme antisémite d'un Monseigneur Williamson, absou par le Pape, doit être opposé la force des témoignages et des images. Modestement, je crois que nous y avons contribué avec la mairie ces dernières semaines.

    La conférence "Les Alphabets de la Shoah" organisée par la mairie du 12e, que j'animais avec ma collègue adjointe à la culture mardi dernier, a mis en évidence une fois de plus le besoin de lire, relire et faire lire les oeuvres littéraires de ceux qui ont vécu l'indicible et qui témoignent au nom de ceux qui ne sont pas revenus de l'horreur des camps de concentration et d'extermination des nazis. Primo Levi, Ellie Wiesel et tant d'autres, juifs et résistants.

    IMG_0127.jpgLes mots, ce sont aussi ceux entendus de la bouche de témoins et victimes de l'Holocauste, habitants du 12e venus assister à cette conférence, qui par leur émotion et leur sincérité suffisent à couper le sifflet des négationnistes.

    IMG_0128.jpgMais il y a aussi l'exposition de l'ADIRP, avec des photos terribles des camps et des victimes, et même l'habit de déporté, appartenant à un membre de l'association. Même déjà vu, ces preuves sont un rappel salutaire.

    Inauguré le 23 avril, je crains qu'elle n'ait pas assez été visitée par rapport à l'importance de l'enjeu. Il ne reste plus que jusqu'au 5 mai pour venir la voir (Mairie du 12e, du lundi au vendredi de 9h à 17h - Jeudi jusqu’à 19h30 - Samedi de 9h à 12h). Espérons que ces derniers jours ouvrent les yeux de nos concitoyens sur les dangers du retour de l'antisémitisme.

     

     

  • Les radicaux de gauche renoncent aux européennes et ne donnent pas de consigne de vote

    Le PRG sera absent des élections européennes alors que nous sommes les parti le plus pro-européen et militons depuis toujours pour l'Europe fédérale... Sans de vrais européens convaincus comme nous, le débat de fond devrait être réduit à sa portion congrue et on voit déjà qu'il s'oriente dans les grandes formations sur des débats purement nationaux. C'était le but des grosses formations politique de confisquer ainsi le débat, comme le montre très bien un article du Monde paru aujourd'hui.

    L'Europe n'en sortira pas gagnante, car il est à parier que seuls les souverainistes et les anti-capitalistes en parleront pour dénoncer une construction européenne qui a pourtant établi la paix sur le continent et une prospérité que même la crise actuelle ne devrait pas faire oublier. Il n'y a qu'à voir l'attrait que l'UE soulève dans ces pays frontaliers et l'économie dans le reste du monde.

    Le PRG qui a adopté tout de même une plateforme programmatique tentera de défendre sa conception d'une Europe fédérale, fraternelle et solidaire, même si ce n'est pas en participant à cette mascarade que sont dévenues dans notre pays les élections européennes.

    Fabrice Moulin

     

    Article paru dans la Dépeche du Midi : "Au terme d'une ample et sereine discussion, le comité directeur du PRG, réuni hier à Paris, a tranché : les radicaux de gauche ne constitueront pas de listes pour les Européennes, mais ils seront présents dans le débat politique. Après l'échec des négociations avec le PS, les radicaux n'ont pas voulu se lancer seuls dans une bataille aléatoire sur le plan politique et coûteuse financièrement. «Ce système qui régionalise le scrutin européen est inique car il favorise les grands partis comme l'UMP et le PS», soulignait Jean-Michel Baylet, le président du parti. Dans ces conditions, le PRG préfère miser sur les élections régionales l'an prochain. Mais il fera entendre sa voix lors des Européennes. Il participera aux émissions de télévisions qui lui permettront de développer ses thèses sur l'Europe. En revanche, il n'apportera son soutien à aucune liste et nul ne pourra se prévaloir de son logo. «Les militants voteront pour les candidats de leur choix en leur âme et conscience», expliquait Jean-Michel Baylet."

  • Un mode de scrutin conçu pour amortir les chocs sur les grandes formations


    LE MONDE | 09.04.09 |


    es élections européennes ne passionnent pas les Français. Depuis 1979, date du premier scrutin pour l'élection des représentants au Parlement européen, l'abstention n'a cessé de croître, jusqu'à atteindre 56,9 % en 2004. Pourtant, ce scrutin national intermédiaire, organisé à la proportionnelle, a eu dans le passé des effets politiques importants
    En 1994, Michel Rocard, chef de file de la liste du PS, en a été l'une des grands victimes. Concurrencé, notamment par une liste des radicaux de gauche conduite par Bernard Tapie (12 %), du PCF (7 %), des Verts (3 %), des chevènementistes (2,5 %), il a obtenu à peine 14,5 % des suffrages, loin derrière la liste de droite menée par Dominique Baudis (25,5 %), bien que celle-ci ait eu à subir la concurrence de Philippe de Villiers (12,3 %). Michel Rocard dut alors quitter son poste de premier secrétaire du PS et renoncer à ses ambitions présidentielles.

    Pour Nicolas Sarkozy, qui dut conduire en catastrophe la liste RPR-DL en 1999 parce que Philippe Séguin avait déclaré forfait, la débandade fut encore pire. Avec moins de 13 % des voix, il se trouva devancé à la fois par la liste socialiste de François Hollande (22 %) et celle, souverainiste, de Charles Pasqua (13 %). Il dut aussi renoncer à la présidence du RPR.

    Ces mauvais souvenirs ont conduit le gouvernement Raffarin, après la réélection de Jacques Chirac en 2002, à modifier le mode de scrutin pour les élections européennes suivantes. Pour limiter les effets du "vote sanction", qualifié de "vote défouloir", il fut alors décidé de procéder à un découpage de la circonscription nationale unique en huit "grandes circonscriptions interrégionales".

    DIFFICULTÉ DE COMPOSITION

    Double avantage de ce morcellement : il rend plus difficile une lecture "nationale" des résultats et relève, de fait, le seuil minimum nécessaire pour obtenir un élu, même si celui-ci reste théoriquement fixé à 5 % des suffrages exprimés. Ainsi, s'agissant des circonscriptions d'Ile-de-France ou du Sud-Est dotées du plus grand nombre de sièges (13), il faudra en 2009 obtenir au minimum 7,7 % des voix pour espérer avoir un élu.

    Lors de l'examen du projet de loi au Parlement, les représentants du gouvernement et de la majorité ne manquèrent pas d'arguments pour justifier ce changement. L'objectif de la réforme, expliquaient-ils, était de "rapprocher les élus européens de leurs électeurs", de leur "donner un visage", tout en évitant l'"émiettement" de la représentation française au Parlement européen. A l'expérience, cette régionalisation s'avère difficile car les partis sont obligés d'arbitrer entre la compétence européenne des élus et la représentation des régions et des départements. C'est ainsi par exemple qu'Alain Lamassoure, reconnu comme l'un des meilleurs eurodéputés n'a pour le moment guère obtenu de place éligible sur la liste UMP du Sud- Ouest. Il a dû laisser sa place à Dominique Baudis, issu de la même région mais jugé plus médiatique.

    La difficulté de composition des listes tient aussi au fait que le parti dominant doit faire de la place à ses alliés s'il veut éviter des listes dissidentes. L'UMP s'est ainsi engagé à faire de la place au Nouveau Centre d'Hervé Morin, aux progressistes d'Eric Besson et à la gauche moderne de Jean-Marie Bockel.

    Patrick Roger

    Article paru dans l'édition du 10.04.09
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