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Politique - Page 27

  • Université d'été du PRG à la Rochelle

    Evénements > Université d'été 2009 > Programme prévisionnel

    Thème : Le Projet radical

    Vendredi 4 septembre

    17h00 :
    Comité Directeur (ouvert aux seuls membres)
    Salle municipale Jean Audineau – route de Charron – 17137 Esnandes

    Pour les militants non membres du Comité Directeur, une visite de la maison de la mytiliculture est organisée au tarif préférentiel de 3 euros (sur inscription).

    Un système de navettes est mis en place entre la gare SNCF de La Rochelle et Esnandes.
    1er départ à 15h30
    2ème départ à 16h30
    3ème départ à 18h30 (pour les militants qui souhaitent se rendre à la réception)
    La navette ramènera les militants devant la gare à l’issue de la réception.

    19h00 :
    Inauguration de l’Allée Michel Crépeau suivie d’une réception offerte par la ville d’Esnandes et son maire, Yann Juin.


    Samedi 5 septembre

    8h30
    Accueil café et arrivée des militants à l’Espace Encan

    9h30 :
    Mot d’accueil de Maxime Bono, maire de La Rochelle
    Allocution de Yann Juin, Président de la fédération de Charente Maritime

    10h00 :
    Réunion en plénière sur le thème des élections régionales

    11h00 :
    Conférence sur le thème « Ecologie : le véritable défi humaniste »
    par Raymond Vall, sénateur du Gers, animé par Marie-Odile Monchicourt, chroniqueuse scientifique à France Info.
    Avec Bruno Monflier, Directeur du Pôle Culture Scientifique de la région Midi Pyrénées et Jacques Weber, économiste-anthropologue.

    12h00 :
    Questions/débat avec la salle

    13h00 :
    Déjeuner sur place

    14h30 :
    Ateliers
    1)    Réforme des collectivités locales, animé par Claudette Brunet-Lechenault, vice-présidente et Patrick Molinoz, délégué général adjoint. Invités : Boris Vallaud, Directeur Général des Services du Conseil général de Saône et Loire, Eric Perraudeau, Directeur de l’Association des Régions de France et Jean Levain, Président du groupe des élus radicaux au Conseil Régional Ile de France.

    2)    Actualité économique et sociale, animé par Thierry Jeantet, vice-président, Bernard Raynaud, Président du groupe radical au Conseil régional Midi Pyrénées et Mélanie Fortier, conseillère régionale du Centre.

    18h30
    -Réunion des Présidents de fédérations
    -Réunion des Femmes radicales
    -Réunion des JRG

    19h30 :
    Cocktail Apéritif à l’Hôtel de ville de La Rochelle

    20h30 :
    dîner de gala et soirée dansante à l’espace Enca
    n

    Dimanche 6 septembre

    8h30 :
    Accueil café à l’Espace Encan

    9h00 :
    Matinée en plénière
    Rapports des ateliers (C. Brunet-Lechenault, Th. Jeantet)

    9h30 :
    Interventions des invités (à préciser
    )

    11h00
    Discours de clôture de Jean-Michel BAYLET

    12h00
    Apéritif-Buffet

  • Créons une fédération de la gauche pour 2012

    Tribune parue dans Libération le 28 juillet 2009, Par ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG ancien ministre, président d’honneur du Parti radical de gauche (PRG).

    La contre-performance de la gauche aux élections européennes a au moins un mérite : indiquer clairement la stratégie à ne pas suivre pour les prochaines échéances. Car le résultat du 7 juin est paradoxal. Certes, d’un côté, du fait de la dispersion de l’opposition, son principal parti obtient un score très limité (16,48 %). Mais, de l’autre, le total des voix de gauche dépasse celui des voix de droite et la victoire relative de l’UMP, avec 27,87 % des suffrages, ne peut masquer le fait qu’elle dispose de faibles réserves pour une élection comportant deux tours comme l’élection présidentielle.

    En réalité, la majorité actuelle est forte, non de sa propre puissance, mais de la division de l’opposition. Si on demeure en l’état, le scrutin de 2012 ne se jouera donc pas à armes égales entre la droite, dont l’UMP a fusionné les principales composantes, et la gauche de gouvernement, qui, elle, ne s’est pas rassemblée et se trouve fragmentée en six partis. D’où le risque d’une multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle, suivie au second tour d’une simple unité de façade, peu crédible et donc peu attractive pour les électeurs.

    Peut-on en rester là : d’un côté, la légion romaine de l’UMP, unifiée et intégrée, de l’autre, les tribus gauloises de la gauche, agissant en ordre dispersé ? Et est-il indispensable de refaire Alésia tous les cinq ans ?

    Pluralisme et partenariat. Certes, fusionner la gauche ne correspondrait ni à sa tradition, faite de diversité, ni à la volonté de ses dirigeants. Il n’est donc ni faisable ni souhaitable de créer une UMP de gauche. En revanche, constituer une fédération, comme l’avait fait autrefois François Mitterrand, permettrait de concilier pluralisme et partenariat. Pluralisme, d’abord, car chacun des partis de gauche a sa propre histoire qui a forgé son identité particulière. Attaché à sa spécificité, aucun n’entend renoncer à exercer son droit à la différence. D’ailleurs, l’existence même de cette diversité peut favoriser un dialogue très utile entre les différentes composantes de la gauche, dialogue permettant d’établir un projet commun qui corresponde vraiment aux attentes de tous ses électeurs et assure donc leur pleine mobilisation.

    Mais cette diversité doit jouer comme un atout, non comme un handicap. Le résultat du 21 avril 2002 et l’absence de la gauche au second tour tiennent pour beaucoup à son excessive division au premier tour de cette élection présidentielle. Certes, instruits par cette expérience, ses électeurs ont largement concentré leurs votes sur le PS au premier tour de 2007. Mais en 2012, l’échec du 21 avril 2002 datera de dix ans et son souvenir se sera fortement estompé. Et, même si une situation aussi négative ne se reproduit pas, la dispersion probable des voix de gauche peut empêcher son principal candidat d’atteindre au premier tour un score assez élevé pour bénéficier d’une vraie dynamique qui lui permette de l’emporter au second.

    Pour éviter ces aléas, il faut donc combiner pluralité et convergence. En créant une structure fédérale qui, tout en laissant subsister chacune des formations de gauche, les coordonne organiquement pour des actions conjointes et prépare une stratégie de rassemblement pour la présidentielle.

    Des structures fédérales équilibrées. Une telle fédération aurait vocation à regrouper les partis de la gauche de gouvernement : PS, PCF, PRG, Verts, MRC et Parti de gauche. Son architecture serait, bien sûr, à inventer collectivement. Mais elle pourrait s’inspirer, par exemple du schéma suivant. La fédération serait fondée sur une charte constitutive, élaborée en commun par ses formations fondatrices et définissant ses options fondamentales dans les principaux domaines : démocratie, réformes économiques et sociales, environnement, etc. L’application de cette charte serait déléguée à la fédération, les partis membres conservant pour le reste leur liberté d’appréciation et de décision. La fédération serait dirigée par un conseil national où les organisations participantes disposeraient d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre d’adhérents et d’élus nationaux et locaux, de façon à établir une pondération reflétant la réalité des forces associées. Symétriquement, pour préserver les droits des composantes disposant de moindres effectifs, l’adoption des résolutions les plus importantes nécessiterait une double majorité : majorité des membres du conseil national et majorité des deux tiers des organisations participantes. Ce conseil élirait en son sein un secrétariat national chargé d’appliquer les décisions adoptées. Les adhérents des formations constitutives seraient membres de droit de la fédération, celle-ci pouvant aussi recevoir des adhésions directes, contribuant à concrétiser l’existence de cette nouvelle entité. L’ensemble des adhérents désigneraient le président de la fédération pour un mandat renouvelable de trois ans et, avec le concours des sympathisants, son candidat à l’Elysée. Avec une très probable coïncidence entre ces deux personnalités.

    On dira qu’un tel projet est difficile à mettre en œuvre. Certainement. On ajoutera qu’il n’est pas sûr que la totalité des six partis concernés consentent à y adhérer. Sans doute. Il conviendra alors de mettre en place ce système de «coopération renforcée» entre ceux qui accepteront cette structure commune. La gauche a des atouts importants : la générosité de ses valeurs, la volonté d’une France plus juste et plus humaine, le désintéressement et la fidélité de ses militants. Il serait très regrettable de compromettre tout cela, tout ce potentiel de progrès, par une organisation inadaptée, crispée sur le patriotisme de parti. Si la gauche reste telle qu’elle est - dissociée, morcelée, balkanisée -, si elle se fige dans des structures immobilistes sans surmonter ses divisions, un nouvel échec est probable. En revanche, si elle choisit d’innover, de se réformer, de se rassembler, une autre issue devient possible. Seul ce regroupement dans une force commune permettra d’avancer ensemble vers un objectif atteignable : l’emporter en 2012.

  • Collectivités: Une réforme "poujadiste et démagogique"

    Mercredi 22 Juillet 2009

    Propos recueillis par Nicolas MOSCOVICI, le JDD.fr

    >> Jean-Michel Baylet est remonté. Le président du Parti radical de gauche (PRG), également à la tête du Conseil général du Tarn-et-Garonne, s'oppose fermement à la réforme des collectivités locales qui devrait être étudiée à l'automne par le Parlement. Le sénateur voit dans ce texte un coup d'arrêt à la décentralisation et un risque d'asphyxie de la démocratie locale.

    Un pré-rapport donne une idée de ce que devrait être la réforme des collectivités locales. Vous y êtes opposé. Pourquoi?
    D'abord, parce que cette réforme repose sur des mensonges éhontés. On veut nous faire croire que la superposition de collectivités locales, le fameux millefeuille, est une spécificité française, ce qui n'est pas vrai. On retrouve le même nombre de niveau de collectivités dans les autres pays européens, à l'exception de Malte, de la Lituanie et du Luxembourg... En outre, les partisans de ce texte fustigent à tout bout de champ les "épouvantables" financements croisés, alors qu'il s'agit pourtant de ressources indispensables pour les collectivités. Bref, nous sommes face à une réforme qui repose sur des affirmations inexactes et où l'Etat fait tout à l'envers.

    Sur le fond, que lui reprochez-vous?
    Elle ne va pas dans le bons sens. Nous vivons une crise économique considérable et il me semble qu'il y a d'autres préoccupations plus importantes à traiter. Je rappelle en outre que les collectivités représentent 73% des dépenses d'investissement public. Si on ratiboise ce niveau de financement, les collectivités vont désinvestir, ce qui aura pour conséquence d'accentuer la crise dans certains secteurs. Je pense notamment au BTP. De plus, politiquement, cette réforme vise à une "recentralisation": on porte en effet atteinte à l'autonomie des collectivités, un principe pourtant inscrit dans la Constitution depuis 2004, en cassant leur droit "sacré" de fixer et prélever l'impôt. Nous sommes tout simplement dans une situation anticonstitutionnelle

    Cette réforme vise à faire des économies, ce qui est plutôt une bonne chose, non?
    Elle part surtout d'un très mauvais sentiment, poujadiste et démagogique consistant à montrer les élus du doigt. A chaque fois que nous avons fait cela dans notre Histoire, cela a plutôt mal tourné. D'autant que, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les collectivités ne sont pas dispendieuses. Elles sont seulement contraintes d'assurer des dépenses obligatoires dues à l'incapacité de l'Etat à assurer ses responsabilités. Le RSA en constitue l'exemple le plus récent. Les collectivités se font tondre la laine sur le dos. Si l'on veut faire des économies, que l'Etat montre l'exemple, qu'il ait le courage d'aller au bout de sa logique.

    "On conforte le bloc à bloc"

    C'est-à-dire?
    Je vous prends un exemple. Dans mon département, la gestion des routes nationales a été transférée au Conseil général - sans trop nous consulter d'ailleurs. Soit, mais dans le même temps, il y a encore 150 agents de la DDE (Direction départementale de l'Equipement, rattachée au gouvernement)...

    Que pensez-vous de la création d'un conseiller territorial, mesure phare de ce texte?
    Je distingue deux cas de figure. Dans les villes, j'estime qu'il y a effectivement un besoin de clarification. En ce sens, le projet de "métropoles" ne me dérange pas. En revanche, dans les campagnes, le Conseil général possède une utilité fondamentale. Il est le dernier à faire de l'aménagement du territoire, y compris dans les cantons les plus reculés. Les grands conseillers territoriaux eux, s'occuperont surtout, et c'est bien naturel, des zones les plus peuplées, là où se trouvent le plus d'électeurs... Au détriment des campagnes, qui seront elles laissées à l'abandon. En outre, au niveau politique, ces fameux conseillers territoriaux ne pourront être que socialistes ou UMP. Il ne peut en être autrement et c'est là un autre écueil majeur de cette réforme: on conforte le bloc à bloc - comme s'il n'y en avait pas assez - et tout ce qui est la différence et qui fait la richesse de notre Etat politique est voué à la disparation. C'est aussi pour cela que les Radicaux s'opposeront à cette réforme.

    Au Sénat, la mission de réflexion sur la réforme, penchait plutôt pour la création de "conseils régionaux de l'exécutif" en lieu et place de ces conseillers territoriaux. (*) C'était une bonne piste?
    Oui, je trouvais ça pas mal, mais puisque vous en parlez, cette mission présidée par le sénateur Claude Belot (UMP) a été totalement humiliée. Rien de ce qu'elle proposait n'a été retenu, son apport a été ignoré par le gouvernement. Et c'est dommage car il s'agissait d'un travail remarquable, essentiellement motivé par "l'art du possible": cette mission avait fait en sorte de ne pas retenir tout ce qui était trop fortement conflictuel. Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui.

    Cette réforme est idéologique?
    On est dans la volonté du président de la République de chambouler une architecture qui fonctionne bien, dans une période qui ne s'y prête pas. Je suis pour une évolution de la décentralisation, mais pas pour une révolution qui va conduire à tout mettre sens dessus dessous.

    (*) Instance qui regrouperait les présidents des conseils régionaux, des conseils généraux et des communautés de commune.

  • "Il est temps de construire une nouvelle gauche"

    PARIS, 20 juillet 2009 (AFP)

    Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a déclaré lundi dans un communiqué que la "gauche doit se ressaisir pour assurer la victoire en 2012", déplorant que le PRG ait été "réduit à l'état de satellite du PS".
    "La gauche doit se ressaisir pour assurer la victoire en 2012, le PS se déchire sur la place publique au grand dam des électeurs et des militants de gauche, une démocratie ne peut pas vivre comme cela", déclare le sénateur du Tarn-et-Garonne.
    "Nous ne pouvons pas avoir une droite puissante, en ordre de bataille, combative, parfois presque violente, et de l'autre coté le désespoir", ajoute-t-il.
    Pour lui, "la démocratie doit marcher sur ses deux pieds, il est temps de construire une nouvelle gauche". Il constate que le PRG "a été réduit à l'état de satellite du PS" alors qu'il a "les capacités de jouer un rôle majeur dans la transformation de notre société, si toutefois on lui permettait de le réaliser pleinement". "Le PRG est une des composantes de la gauche, la plus ancienne et pourtant moderne, elle entend s'investir dans la construction d'une nouvelle gauche", proclame-t-il.
    Il indique que l'université d'été du PRG aura lieu à La Rochelle les 5 et 6 septembre.

  • Dray dit vrai

    Dans cette avalanche cacophonique de critiques de socialistes contre leur propre parti, je ne retiendrai que ce qui peut intéresser un élu radical de gauche et tous ceux qui espèrent encore retrouver une gauche capable de s'unir, de travailler et de proposer un projet de société. C'est-à-dire la critique de la méthode faite par Julien Dray concernant la lettre envoyée à tous les partis de gauche pour construire une "maison commune" en vue des prochaines échéances :

    "Trop tard, et surtout avec trop peu de crédibilité, quand on voit comment certains de nos partenaires – PRG, MRC – aujourd'hui caressés dans le sens du poil, ont été à l'occasion des européennes traités comme de vulgaires squatteurs, que l'on ne tolérait pas même dans le jardin de ladite maison ! Quelle crédibilité, donc, pour cette démarche qui se pare de la grandeur de la main tendue, mais est d'abord et avant tout perçue par tous comme une émission de fusées de détresse, de la part d'une force politique aux abois ?"

    (lire la note complète sur le blog de Julien Dray)

    On peut difficilement résumer aussi bien la situation et le sentiment de ceux qui ont reçu ce courrier !

    Pourtant le PRG a toujours prôné le rassemblement, et souvent dans l'indifférence. Déjà au congrès du PS de Dijon de 2003, le président du PRG était allé faire une proposition de confédération de la gauche mais le PS était déjà trop occupé à chercher une synthèse entre ses courants. Premier rendez-vous manqué, avant bien d'autres qui laissent la gauche désorganisé et poussent tous les partis dans une surenchère constante avant les élections pour espérer être respecté par les socialistes. Le manque de respect entre partenaires et les remarques volontiers condescendantes de certains dirigeants socialistes, jusque dans la dernière campagne européenne, a fini par créer des inimitiés tenaces et des rancoeurs qui entravent aujourd'hui l'union de la gauche. Y compris au PRG où les mauvaises manières du PS ont laissé des traces.

    Pourtant, le PS aurait bien besoin d'un centre-gauche comme le PRG à ses côtés pour retrouver son équilibre. Je suis de ceux qui espèrent que les pratiques hégémoniques sont du passé et que le rassemblement dans le respect est encore possible mais il est à craindre que l'affaiblissement du PS poussent certains à mordre la main tendue...

    Fabrice Moulin

  • L'augmentation d'EDF est inacceptable

    Déclaration du PRG suite à l'annonce d'EDF d'augmenter ses tarifs de 20 % :

    Jean-Michel Baylet, président du PRG : "L'augmentation de 20% des tarifs d'électricité réclamée par le PDG d'EDF est inacceptable!
    Ce comportement de marchand de tapis qui consiste à réclamer l'inacceptable pour obtenir plus que de nécessaire à l'issue d'une négociation est indigne d'un grand groupe industriel comme EDF".

  • Burqa: mission d'information gauche-droite avec le soutien du gouvernement

    PARIS, 1 juillet 2009 (AFP) - Avec le plein soutien du gouvernement, les quatre groupes politiques de l'Assemblée nationale (UMP, NC, PS, PCF) ont mis officiellement en place mercredi une mission d'information sur la burqa, chargée de dépassionner le débat et d'"ouvrir un dialogue".

    Composée de 32 membres (17 UMP, 11 PS et PRG, 2 GDR, 2 NC), souvent des élus de banlieue, présidée par le communiste André Gerin, la mission reflète la volonté unanime de dépasser les clivages politiques pour réfléchir au port du voile intégral en France.

    "Il n'y a aucune question taboue. On va faire un état des lieux de cette prison de tissu et on va ouvrir un dialogue avec les associations féminines, les associations laïques et les musulmans", a déclaré à la presse M. Gerin. Il avait le premier demandé la création de cette mission.

    "Nous voulons répondre à un malaise dans la société française, y compris chez la majorité des musulmans", a-t-il insisté. Car "il faut que les musulmans silencieux prennent la parole, il faut faire reculer l'entrisme des fondamentalistes"

    "On a mis notre étiquette politique de côté", a renchéri Eric Raoult (UMP), rapporteur de la mission. Selon lui, "le problème est réel" et "il faut comprendre et apporter un certain nombre de propositions".

    Dans chacune des formations politiques, il y aura "une réflexion propre", a ajouté M. Raoult confirmant la mise sur pied par le groupe UMP d'un groupe de travail sur le voile intégral, burqa ou niqab, (avec Jean-François Copé, François Baroin et Nicole Ameline).

    Pierre Forgues (PS) a jugé primordial de "veiller à ne pas construire une France des communautarismes" et "éviter la guerre entre les Français".

    Nicolas Perruchot (NC) s'est placé "aux côtés d'André" Gerin, car il est "essentiel d'apporter des réponses à cette question qui touche l'égalité des sexes, de trouver un chemin et envoyer un message aux fondamentalistes qui défient les valeurs républicaines".

    "Il nous faut réagir" car "les choses se dégradent dans nos quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus", a renchéri Chantal Robin-Rodrigo (PRG), pour qui "il s'agit d'une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et d'égalité homme-femme".

    La mission se réunira tous les mercredis et commencera ses auditions dès la semaine prochaine, avant de suspendre ses travaux du 15 juillet à début septembre.

    "On n'a pas l'intention de lâcher le morceau, on a l'intention d'aller jusqu'au bout de la démarche, quelle que soit l'issue de la mission", a prévenu M. Gerin.

    "Tout est ouvert", a-t-il ajouté en n'évoquant pas spécifiquement une future loi. Pour Lionnel Luca (UMP), elle est pourtant nécessaire. "On n'échappera à la législation, sinon ce sera une mission pour rien".

    Jacques Myard (UMP) aussi la réclame "pour poser le principe d'une interdiction au nom de la dignité de la personne et de l'égalité de droits".

    Représentants de circonscriptions rurales, Dominique Souchet et Véronique Besse (MPF), se sont également associés à la démarche pour "faire de la prévention".

    Quant au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), il a souhaité que "les conclusions soient partagées et adoptées de manière unanime".

    La mission a reçu mercredi le total soutien du gouvernement qui s'est dit, par la voix de Nadine Morano (Famille), "très attaché à l'initiative parlementaire" pour "déterminer le phénomène et son évolution sur le territoire" et "voir quelles réponses apporter".

    "Nous attendons avec beaucoup d'attention les résultats de vos travaux", a-t-elle ajouté.

    (Jeanny Marc députée app PRG de Gaudeloupe et Chantal Robin Rodrigo députée PRG des Hautes Pirénnées siègeront dans cette mission.)

  • Jean-Bernard Bros réélu Président du PRG Paris, Fabrice Moulin secrétaire général adjoint

    Communiqué de presseCommuniqué de la Fédération de Paris du Parti Radical de Gauche, le 1er juillet 2009,


    Réunis en assemblée départementale le 30 juin 2009, les radicaux parisiens ont renouvelé à l’unanimité leur confiance à leur président pour les conduire au cours des 3 prochaines années.

     

    Les militants et élus ont répondu favorablement au souhait du président de voir les fonctions de Secrétaire générale confiées à Laurence Goldgrab, conseillère de Paris, à laquelle sont adjoints Fabrice Moulin, maire-adjoint du 12ème arrondissement, et Olivier Maillebuau, responsable des Jeunes radicaux de gauche (JRG) et militant du 2ème arrondisement.

     

    A l’occasion de cette réunion, Jean-Bernard Bros a souhaité qu’élus et militants parisiens se mobilisent pour faire croître, au sein de la majorité municipale et régionale, un véritable centre-gauche humaniste et laïque.

     

    Jean-Bernard Bros est trésorier national du PRG, conseiller de Paris depuis mars 2001 et maire-adjoint de Paris chargé du tourisme et des nouveaux média locaux. Il est président délégué de l'Office de tourisme et des congrès de Paris (OTCP) et président de la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE). Il est également le suppléant d’Annick Lepetit dans la 17e circonscription de Paris.

     

    Le PRG parisien compte 1 conseiller régional d’Ile-de-France siégeant au sein du groupe radical de gauche et apparentés, 3 conseillers de Paris siégeant au sein du groupe socialiste et radical de gauche, ainsi que 9 autres maires-adjoints, conseillers délégués et conseillers municipaux dans les arrondissements, et près de 500 militants et sympathisants parisiens.

  • Dreyfus, pour la justice et contre l'antisemitisme

    Des élus réunis au nom de Dreyfus

    IL y a cent trois ans, le 12 juillet 1906, le capitaine Dreyfus était réhabilité.
    A l'occasion de cet anniversaire, plusieurs élus de gauche ont décidé de se rassembler aujourd'hui à 19 heures sur la place qui porte le nom du capitaine dans le XVe arrondissement, à l'initiative du Parti radical de gauche. Alfred Dreyfus, capitaine de l'année française, avait été condamné pour trahison en 1894 et déporté au bagne avant d'être réhabilité.

    Paru dans le Parisien, le 1er juillet

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  • Hommage à Saïd Bouziri

    Le Parti socialiste, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë et les Radicaux de gauche (PRG) ont rendu hommage à Saïd Bouziri, "militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers" disparu mardi à Paris.

    "C'est avec une vive émotion que les socialistes ont appris la disparition de Saïd Bouziri, militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers", a déclaré le PS jeudi, dans un communiqué.

    "Comme toutes les organisations membres du collectif Votation Citoyenne, le Parti socialiste perd avec Saïd Bouziri un animateur et un militant exceptionnel", ajoute le communiqué.

    "Ce militant infatigable de la dignité humaine, généreux, ardent, désintéressé, nous manquera à tous", écrit Bertrand Delanoë, exprimant sa "très grande émotion".

    "Il était le président de l'association Génériques, qui met admirablement en valeur la mémoire de l'immigration. Je connaissais ses immenses qualités d'intelligence et de coeur, son dévouement, son exigence intellectuelle et morale", ajoute le maire de la capitale.

    Le PRG et les Jeunes Radicaux de gauche (JRG) ont rappelé le "combat partagé" avec Saïd Bouziri "pour la reconnaissance du droit de vote des étrangers aux élections locales".

    Saïd Bouziri était militant de longue date des droits des étrangers et membre du bureau national de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) dont il était le trésorier.

    AFP.

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