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Politique - Page 27

  • Votation contre la privatisation de la Poste

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    Une votation citoyenne est organisée à Paris le 3 octobre prochain pour voter contre l'ouverture du capital de la Poste donc contre sa privatisation de fait et ses conséquences. Elle est organisée par le Comité parisien de l'Appel pour la Poste constitué par tous les partis de gauche, les syndicats et des associations. (www.appelpourlaposte.org)

    Rappelons que le PRG était à l'initiative d'une pétition sur ce sujet lancée l'an dernier par le comité de liaison de la gauche.

    Le PRG 12e participe pour sa part au Comité 12e et à l'organisation de la votation dans l'arrondissement. Le groupe socialiste, radicaux et citoyens présentera un voeu pour l'organisation matérielle de cette consultation populaire. Sur les marchés où nous étions ce week-end, il est indéniable que le projet du gouvernement comme les restructurations récentes de la Poste sont très mal ressenties par les habitants quelque soit leur niveau social et même leur couleur politique.

    Le projet de privatisation de la Poste a perdu un peu plus de sa signification avec la crise financière montrant la fragilité des entreprises cotées et non pas seulement des banques.
    Mais il faut insister sur le fait que d’autres voies de modernisation existent, comme celles que propose le PRG :

    - la mise en réseau des postes européennes voire la création d’un consortium européen d’entreprises publiques chargées de la poste ou encore d’une Société Coopérative Européenne (ce statut existe) des postes. L’Union Européenne pourrait ainsi disposer d’un système puissant de « services d’intérêt général » dans le domaine postal.

    - La recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays
    européens).

    - La création d’un Fonds d’Investissement de la Poste qui pourrait porter les Titres Participatifs souscrits par des particuliers à coté de participations financières institutionnelles représentées également par de tels titres.

    - L’intervention de la Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers.


    Il apparaît indispensable que de telles pistes soient examinées par le gouvernement.

  • Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos"

    Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos" Baylet
    AFP 13.09.09 | 12h23




    Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a regretté dimanche que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux "n'ait pas la dignité de tirer toutes les conséquences de ses propos" sur un militant UMP d'origine arabe."C'est le principe républicain de fraternité qui est une nouvelle fois foulé aux pieds par la majorité", écrit M. Baylet dans un communiqué, en soulignant que le propos de M. Hortefeux "suscitait une émotion légitime dans l'opinion publique".
    Des propos ambigus du ministre de l'Intérieur sur un jeune militant UMP d'origine arabe durant le Campus de l'UMP à Seignosse (Landes) début septembre ont provoqué un tollé à gauche avec des appels à la démission, après leur diffusion via une vidéo sur internet.

     

  • Le PRG n'est définitivement pas sarko-compatible

    Pour ceux qui ont raté l'université d'été du PRG le week-end dernier et qui n'ont pas entendu parlé dans la presse (qui préfère parler de l'UMP et du Modem, vous en doutiez ?), je résumerai le discours de clôture de Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui a clarifié ou réaffirmé certaines positions du parti dans le sens souhaité par notre fédération parisienne.

    En effet, il a rappelé que "l’avenir du parti radical de gauche ne se dissocie pas et ne se dissociera pas de celui de la gauche" même si nous devons être "raisonnables pour être crédibles dans notre rôle d’opposants" et que le "PRG n'est pas sarko-compatible".

    Se décidant - enfin - à clore les spéculations et la pantalonade de la chronique annoncée de l'entrée au gouvernement de Paul Giacobbi, le président Baylet a affirmé que "si tel ou tel d’entre nous se laissait emporter par une ambition ministérielle, ce serait une aventure strictement personnelle. [...] il ne serait plus politiquement des nôtres".

    Concernant les élections régionales, il appelle partout à privilégier "l’union historique entre radicaux et socialistes, une union pour laquelle nos partenaires devront faire un réel effort, sur les programmes comme sur les équilibres politiques".

    Dans cette logique, concernant la "maison commune de la gauche" et les primaires ouvertes à gauche, dont nous sommes à l'initiative depuis 2006, il propose un "congrès commun PS-PRG en 2010" et de présenter un candidat radical aux primaires.

    L'intégralité du discours est à lire sur le site du PRG Paris.

    Dans une interview au Figaro, Jean-Michel Baylet a indiqué dans le Figaro qu'il n'était pas opposé à un dialogue avec le Modem, ce qui personnellement ne me semble pas politiquement utile mais pas non plus insupportable. Dialoguer n'est pas négocier.

    Fabrice Moulin

  • Une Université d'été peut en cacher une autre...

    Il ne faut pas être devin pour savoir que l'Université d'été du PRG qui se tient ce week-end à la Rochelle aura infiniment d'écho que celle des socialistes au même endroit il y a une semaine. Quand on milite chez les Radicaux il faut s'y habituer. Mais paradoxalement c'est sur une proposition radicale que les socialistes se sont, en apparence, rassemblés autour de leur première secrétaire.


    Les quadra du PS crient tous victoire en feignant d'oublier que l'idée des primaires ouvertes a été portée par un de nos anciens ministres et députés, Roger-Gérard Schwartzenberg qui avait présenté une proposition de loi détaillée dès 2006. Elle avait bien sûr été proposée aux socialistes qui n’avaient pas juger bon à l’époque de réfléchir à cette option, préférant des primaires internes qui eurent le résultat que l’on connaît… Tout comme nous avions proposé en 2003 une confédération de la gauche qui fait cruellement penser à la « Maison commune » de Martine Aubry…


    Les débats de notre université d’été devraient donc rebondir sur celui de la primaire et ses modalités pour lesquelles nous voyons déjà des différences avec le PS. Pour nous en effet l’adhésion à ce système n’est concevable que si ce sont des primaires ouvertes et organisées par les partis de gauche pour désigner un candidat unique de la gauche, et non du seul parti socialiste. Cela veut dire également que nous nous préparions dans le même temps présenter un(e) candidat(e) radical à ces primaires. Pour ceux qui pensent que la gauche sera toujours en ordre dispersée, rappelons qu’en 1974 François Mitterrand était dès le premier tour le candidat unique de l’Union de la Gauche composée du PS, du PC et du Mouvement des Radicaux de Gauche.


    Qui dit candidat dit projet et le projet radical est le thème de l’Université d’été. Et je ne suis pas sûr que malgré nos bonnes résolutions notre attention soit focalisée sur ces réflexions plutôt que sur les combinaisons tactiques qui agitent nos voisins. Pourtant avouons que nous devons encore travailler nos propositions et surtout associer plus largement la société civile, les syndicats, les entrepreneurs, des experts et des scientifiques, etc. pour proposer aux primaires au reste de la gauche les idées humanistes et pragmatiques qui font défaut actuellement. Notamment en matière d’écologie et de fiscalité ou encore de réforme des marchés financiers où il me semble que nous ne pouvons pas nous contenter de critiquer sans nuance ou d’applaudir sans réserve les propositions du gouvernement.


    En parlant de gouvernement, il me semble qu’il est devenu indispensable de faire taire une fois pour toute les rumeurs sur une possible entrée de Paul Giacobbi comme ministre de Fillon, qualifiée fréquemment par la presse et la droite de ralliement des radicaux de gauche à Sarkozy et à sa majorité. Surtout après le grotesque incident technique du service de com de Matigon... On ne peut aujourd’hui confirmer que Paul Giacobbi ait accepté quoi que ce soit mais son silence nous oblige a clarifier notre position. Et je sais que tous les élus et militants du PRG sont sur la même ligne d‘une opposition constructive mais ferme. Il suffirait donc que le Comité Directeur vote une résolution « préventive » affirmant que "le PRG se situe dans l’opposition à la politique du gouvernement et que quiconque rejoindrait ce gouvernement sera exclu immédiatement et ne représentera que lui". Sarkozy ayant décidé d’empoisonner le débat encore des semaines en reportant le remaniement, ce ne serait pas un déshonneur de mettre les points sur les i avant les régionales.


    Les régionales, bien entendu ce sera le sujet qui va occuper la majorité de nos discussions, même si ce n’est pas au programme officiel. Et je suis sûr qu’avant de nous lancer dans des discussions avec les uns et les autres, c’est-à-dire les Verts et le PS, toutes les fédérations devraient travailler ensemble sur des propositions radicales pour nos régions et essayer de communiquer autour d'elles, comme nous l’avons fait à Paris pour les municipales. Car c’est le seul moyen d’être pris en compte dans les très dures négociations qui s’annoncent pour faire réélire nos nombreux conseillers régionaux. Et je pense que nous devrions adopter une position commune à tous concernant les alliances, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que le Modem aux municipales.


    Enfin, en parlant du Modem, il me semble indispensable que notre Université d’été rappelle haut et fort que le Modem et surtout ses dirigeants ne sont pas des réformateurs de gauche mais des opportunistes, et que seul le PRG peut incarner le centre-gauche. C’est nécessaire pour la survie du radicalisme mais aussi pour celle de toute la gauche qui a tout à perdre dans le jeu de dupe d'un François Bayrou qui n’a pas besoin de nous pour venir le repêcher alors qu’il est en difficulté.

    Fabrice MOULIN, secrétaire national du PRG

  • Université d'été du PRG à la Rochelle

    Evénements > Université d'été 2009 > Programme prévisionnel

    Thème : Le Projet radical

    Vendredi 4 septembre

    17h00 :
    Comité Directeur (ouvert aux seuls membres)
    Salle municipale Jean Audineau – route de Charron – 17137 Esnandes

    Pour les militants non membres du Comité Directeur, une visite de la maison de la mytiliculture est organisée au tarif préférentiel de 3 euros (sur inscription).

    Un système de navettes est mis en place entre la gare SNCF de La Rochelle et Esnandes.
    1er départ à 15h30
    2ème départ à 16h30
    3ème départ à 18h30 (pour les militants qui souhaitent se rendre à la réception)
    La navette ramènera les militants devant la gare à l’issue de la réception.

    19h00 :
    Inauguration de l’Allée Michel Crépeau suivie d’une réception offerte par la ville d’Esnandes et son maire, Yann Juin.


    Samedi 5 septembre

    8h30
    Accueil café et arrivée des militants à l’Espace Encan

    9h30 :
    Mot d’accueil de Maxime Bono, maire de La Rochelle
    Allocution de Yann Juin, Président de la fédération de Charente Maritime

    10h00 :
    Réunion en plénière sur le thème des élections régionales

    11h00 :
    Conférence sur le thème « Ecologie : le véritable défi humaniste »
    par Raymond Vall, sénateur du Gers, animé par Marie-Odile Monchicourt, chroniqueuse scientifique à France Info.
    Avec Bruno Monflier, Directeur du Pôle Culture Scientifique de la région Midi Pyrénées et Jacques Weber, économiste-anthropologue.

    12h00 :
    Questions/débat avec la salle

    13h00 :
    Déjeuner sur place

    14h30 :
    Ateliers
    1)    Réforme des collectivités locales, animé par Claudette Brunet-Lechenault, vice-présidente et Patrick Molinoz, délégué général adjoint. Invités : Boris Vallaud, Directeur Général des Services du Conseil général de Saône et Loire, Eric Perraudeau, Directeur de l’Association des Régions de France et Jean Levain, Président du groupe des élus radicaux au Conseil Régional Ile de France.

    2)    Actualité économique et sociale, animé par Thierry Jeantet, vice-président, Bernard Raynaud, Président du groupe radical au Conseil régional Midi Pyrénées et Mélanie Fortier, conseillère régionale du Centre.

    18h30
    -Réunion des Présidents de fédérations
    -Réunion des Femmes radicales
    -Réunion des JRG

    19h30 :
    Cocktail Apéritif à l’Hôtel de ville de La Rochelle

    20h30 :
    dîner de gala et soirée dansante à l’espace Enca
    n

    Dimanche 6 septembre

    8h30 :
    Accueil café à l’Espace Encan

    9h00 :
    Matinée en plénière
    Rapports des ateliers (C. Brunet-Lechenault, Th. Jeantet)

    9h30 :
    Interventions des invités (à préciser
    )

    11h00
    Discours de clôture de Jean-Michel BAYLET

    12h00
    Apéritif-Buffet

  • Créons une fédération de la gauche pour 2012

    Tribune parue dans Libération le 28 juillet 2009, Par ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG ancien ministre, président d’honneur du Parti radical de gauche (PRG).

    La contre-performance de la gauche aux élections européennes a au moins un mérite : indiquer clairement la stratégie à ne pas suivre pour les prochaines échéances. Car le résultat du 7 juin est paradoxal. Certes, d’un côté, du fait de la dispersion de l’opposition, son principal parti obtient un score très limité (16,48 %). Mais, de l’autre, le total des voix de gauche dépasse celui des voix de droite et la victoire relative de l’UMP, avec 27,87 % des suffrages, ne peut masquer le fait qu’elle dispose de faibles réserves pour une élection comportant deux tours comme l’élection présidentielle.

    En réalité, la majorité actuelle est forte, non de sa propre puissance, mais de la division de l’opposition. Si on demeure en l’état, le scrutin de 2012 ne se jouera donc pas à armes égales entre la droite, dont l’UMP a fusionné les principales composantes, et la gauche de gouvernement, qui, elle, ne s’est pas rassemblée et se trouve fragmentée en six partis. D’où le risque d’une multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle, suivie au second tour d’une simple unité de façade, peu crédible et donc peu attractive pour les électeurs.

    Peut-on en rester là : d’un côté, la légion romaine de l’UMP, unifiée et intégrée, de l’autre, les tribus gauloises de la gauche, agissant en ordre dispersé ? Et est-il indispensable de refaire Alésia tous les cinq ans ?

    Pluralisme et partenariat. Certes, fusionner la gauche ne correspondrait ni à sa tradition, faite de diversité, ni à la volonté de ses dirigeants. Il n’est donc ni faisable ni souhaitable de créer une UMP de gauche. En revanche, constituer une fédération, comme l’avait fait autrefois François Mitterrand, permettrait de concilier pluralisme et partenariat. Pluralisme, d’abord, car chacun des partis de gauche a sa propre histoire qui a forgé son identité particulière. Attaché à sa spécificité, aucun n’entend renoncer à exercer son droit à la différence. D’ailleurs, l’existence même de cette diversité peut favoriser un dialogue très utile entre les différentes composantes de la gauche, dialogue permettant d’établir un projet commun qui corresponde vraiment aux attentes de tous ses électeurs et assure donc leur pleine mobilisation.

    Mais cette diversité doit jouer comme un atout, non comme un handicap. Le résultat du 21 avril 2002 et l’absence de la gauche au second tour tiennent pour beaucoup à son excessive division au premier tour de cette élection présidentielle. Certes, instruits par cette expérience, ses électeurs ont largement concentré leurs votes sur le PS au premier tour de 2007. Mais en 2012, l’échec du 21 avril 2002 datera de dix ans et son souvenir se sera fortement estompé. Et, même si une situation aussi négative ne se reproduit pas, la dispersion probable des voix de gauche peut empêcher son principal candidat d’atteindre au premier tour un score assez élevé pour bénéficier d’une vraie dynamique qui lui permette de l’emporter au second.

    Pour éviter ces aléas, il faut donc combiner pluralité et convergence. En créant une structure fédérale qui, tout en laissant subsister chacune des formations de gauche, les coordonne organiquement pour des actions conjointes et prépare une stratégie de rassemblement pour la présidentielle.

    Des structures fédérales équilibrées. Une telle fédération aurait vocation à regrouper les partis de la gauche de gouvernement : PS, PCF, PRG, Verts, MRC et Parti de gauche. Son architecture serait, bien sûr, à inventer collectivement. Mais elle pourrait s’inspirer, par exemple du schéma suivant. La fédération serait fondée sur une charte constitutive, élaborée en commun par ses formations fondatrices et définissant ses options fondamentales dans les principaux domaines : démocratie, réformes économiques et sociales, environnement, etc. L’application de cette charte serait déléguée à la fédération, les partis membres conservant pour le reste leur liberté d’appréciation et de décision. La fédération serait dirigée par un conseil national où les organisations participantes disposeraient d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre d’adhérents et d’élus nationaux et locaux, de façon à établir une pondération reflétant la réalité des forces associées. Symétriquement, pour préserver les droits des composantes disposant de moindres effectifs, l’adoption des résolutions les plus importantes nécessiterait une double majorité : majorité des membres du conseil national et majorité des deux tiers des organisations participantes. Ce conseil élirait en son sein un secrétariat national chargé d’appliquer les décisions adoptées. Les adhérents des formations constitutives seraient membres de droit de la fédération, celle-ci pouvant aussi recevoir des adhésions directes, contribuant à concrétiser l’existence de cette nouvelle entité. L’ensemble des adhérents désigneraient le président de la fédération pour un mandat renouvelable de trois ans et, avec le concours des sympathisants, son candidat à l’Elysée. Avec une très probable coïncidence entre ces deux personnalités.

    On dira qu’un tel projet est difficile à mettre en œuvre. Certainement. On ajoutera qu’il n’est pas sûr que la totalité des six partis concernés consentent à y adhérer. Sans doute. Il conviendra alors de mettre en place ce système de «coopération renforcée» entre ceux qui accepteront cette structure commune. La gauche a des atouts importants : la générosité de ses valeurs, la volonté d’une France plus juste et plus humaine, le désintéressement et la fidélité de ses militants. Il serait très regrettable de compromettre tout cela, tout ce potentiel de progrès, par une organisation inadaptée, crispée sur le patriotisme de parti. Si la gauche reste telle qu’elle est - dissociée, morcelée, balkanisée -, si elle se fige dans des structures immobilistes sans surmonter ses divisions, un nouvel échec est probable. En revanche, si elle choisit d’innover, de se réformer, de se rassembler, une autre issue devient possible. Seul ce regroupement dans une force commune permettra d’avancer ensemble vers un objectif atteignable : l’emporter en 2012.

  • Collectivités: Une réforme "poujadiste et démagogique"

    Mercredi 22 Juillet 2009

    Propos recueillis par Nicolas MOSCOVICI, le JDD.fr

    >> Jean-Michel Baylet est remonté. Le président du Parti radical de gauche (PRG), également à la tête du Conseil général du Tarn-et-Garonne, s'oppose fermement à la réforme des collectivités locales qui devrait être étudiée à l'automne par le Parlement. Le sénateur voit dans ce texte un coup d'arrêt à la décentralisation et un risque d'asphyxie de la démocratie locale.

    Un pré-rapport donne une idée de ce que devrait être la réforme des collectivités locales. Vous y êtes opposé. Pourquoi?
    D'abord, parce que cette réforme repose sur des mensonges éhontés. On veut nous faire croire que la superposition de collectivités locales, le fameux millefeuille, est une spécificité française, ce qui n'est pas vrai. On retrouve le même nombre de niveau de collectivités dans les autres pays européens, à l'exception de Malte, de la Lituanie et du Luxembourg... En outre, les partisans de ce texte fustigent à tout bout de champ les "épouvantables" financements croisés, alors qu'il s'agit pourtant de ressources indispensables pour les collectivités. Bref, nous sommes face à une réforme qui repose sur des affirmations inexactes et où l'Etat fait tout à l'envers.

    Sur le fond, que lui reprochez-vous?
    Elle ne va pas dans le bons sens. Nous vivons une crise économique considérable et il me semble qu'il y a d'autres préoccupations plus importantes à traiter. Je rappelle en outre que les collectivités représentent 73% des dépenses d'investissement public. Si on ratiboise ce niveau de financement, les collectivités vont désinvestir, ce qui aura pour conséquence d'accentuer la crise dans certains secteurs. Je pense notamment au BTP. De plus, politiquement, cette réforme vise à une "recentralisation": on porte en effet atteinte à l'autonomie des collectivités, un principe pourtant inscrit dans la Constitution depuis 2004, en cassant leur droit "sacré" de fixer et prélever l'impôt. Nous sommes tout simplement dans une situation anticonstitutionnelle

    Cette réforme vise à faire des économies, ce qui est plutôt une bonne chose, non?
    Elle part surtout d'un très mauvais sentiment, poujadiste et démagogique consistant à montrer les élus du doigt. A chaque fois que nous avons fait cela dans notre Histoire, cela a plutôt mal tourné. D'autant que, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les collectivités ne sont pas dispendieuses. Elles sont seulement contraintes d'assurer des dépenses obligatoires dues à l'incapacité de l'Etat à assurer ses responsabilités. Le RSA en constitue l'exemple le plus récent. Les collectivités se font tondre la laine sur le dos. Si l'on veut faire des économies, que l'Etat montre l'exemple, qu'il ait le courage d'aller au bout de sa logique.

    "On conforte le bloc à bloc"

    C'est-à-dire?
    Je vous prends un exemple. Dans mon département, la gestion des routes nationales a été transférée au Conseil général - sans trop nous consulter d'ailleurs. Soit, mais dans le même temps, il y a encore 150 agents de la DDE (Direction départementale de l'Equipement, rattachée au gouvernement)...

    Que pensez-vous de la création d'un conseiller territorial, mesure phare de ce texte?
    Je distingue deux cas de figure. Dans les villes, j'estime qu'il y a effectivement un besoin de clarification. En ce sens, le projet de "métropoles" ne me dérange pas. En revanche, dans les campagnes, le Conseil général possède une utilité fondamentale. Il est le dernier à faire de l'aménagement du territoire, y compris dans les cantons les plus reculés. Les grands conseillers territoriaux eux, s'occuperont surtout, et c'est bien naturel, des zones les plus peuplées, là où se trouvent le plus d'électeurs... Au détriment des campagnes, qui seront elles laissées à l'abandon. En outre, au niveau politique, ces fameux conseillers territoriaux ne pourront être que socialistes ou UMP. Il ne peut en être autrement et c'est là un autre écueil majeur de cette réforme: on conforte le bloc à bloc - comme s'il n'y en avait pas assez - et tout ce qui est la différence et qui fait la richesse de notre Etat politique est voué à la disparation. C'est aussi pour cela que les Radicaux s'opposeront à cette réforme.

    Au Sénat, la mission de réflexion sur la réforme, penchait plutôt pour la création de "conseils régionaux de l'exécutif" en lieu et place de ces conseillers territoriaux. (*) C'était une bonne piste?
    Oui, je trouvais ça pas mal, mais puisque vous en parlez, cette mission présidée par le sénateur Claude Belot (UMP) a été totalement humiliée. Rien de ce qu'elle proposait n'a été retenu, son apport a été ignoré par le gouvernement. Et c'est dommage car il s'agissait d'un travail remarquable, essentiellement motivé par "l'art du possible": cette mission avait fait en sorte de ne pas retenir tout ce qui était trop fortement conflictuel. Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui.

    Cette réforme est idéologique?
    On est dans la volonté du président de la République de chambouler une architecture qui fonctionne bien, dans une période qui ne s'y prête pas. Je suis pour une évolution de la décentralisation, mais pas pour une révolution qui va conduire à tout mettre sens dessus dessous.

    (*) Instance qui regrouperait les présidents des conseils régionaux, des conseils généraux et des communautés de commune.

  • "Il est temps de construire une nouvelle gauche"

    PARIS, 20 juillet 2009 (AFP)

    Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a déclaré lundi dans un communiqué que la "gauche doit se ressaisir pour assurer la victoire en 2012", déplorant que le PRG ait été "réduit à l'état de satellite du PS".
    "La gauche doit se ressaisir pour assurer la victoire en 2012, le PS se déchire sur la place publique au grand dam des électeurs et des militants de gauche, une démocratie ne peut pas vivre comme cela", déclare le sénateur du Tarn-et-Garonne.
    "Nous ne pouvons pas avoir une droite puissante, en ordre de bataille, combative, parfois presque violente, et de l'autre coté le désespoir", ajoute-t-il.
    Pour lui, "la démocratie doit marcher sur ses deux pieds, il est temps de construire une nouvelle gauche". Il constate que le PRG "a été réduit à l'état de satellite du PS" alors qu'il a "les capacités de jouer un rôle majeur dans la transformation de notre société, si toutefois on lui permettait de le réaliser pleinement". "Le PRG est une des composantes de la gauche, la plus ancienne et pourtant moderne, elle entend s'investir dans la construction d'une nouvelle gauche", proclame-t-il.
    Il indique que l'université d'été du PRG aura lieu à La Rochelle les 5 et 6 septembre.

  • Dray dit vrai

    Dans cette avalanche cacophonique de critiques de socialistes contre leur propre parti, je ne retiendrai que ce qui peut intéresser un élu radical de gauche et tous ceux qui espèrent encore retrouver une gauche capable de s'unir, de travailler et de proposer un projet de société. C'est-à-dire la critique de la méthode faite par Julien Dray concernant la lettre envoyée à tous les partis de gauche pour construire une "maison commune" en vue des prochaines échéances :

    "Trop tard, et surtout avec trop peu de crédibilité, quand on voit comment certains de nos partenaires – PRG, MRC – aujourd'hui caressés dans le sens du poil, ont été à l'occasion des européennes traités comme de vulgaires squatteurs, que l'on ne tolérait pas même dans le jardin de ladite maison ! Quelle crédibilité, donc, pour cette démarche qui se pare de la grandeur de la main tendue, mais est d'abord et avant tout perçue par tous comme une émission de fusées de détresse, de la part d'une force politique aux abois ?"

    (lire la note complète sur le blog de Julien Dray)

    On peut difficilement résumer aussi bien la situation et le sentiment de ceux qui ont reçu ce courrier !

    Pourtant le PRG a toujours prôné le rassemblement, et souvent dans l'indifférence. Déjà au congrès du PS de Dijon de 2003, le président du PRG était allé faire une proposition de confédération de la gauche mais le PS était déjà trop occupé à chercher une synthèse entre ses courants. Premier rendez-vous manqué, avant bien d'autres qui laissent la gauche désorganisé et poussent tous les partis dans une surenchère constante avant les élections pour espérer être respecté par les socialistes. Le manque de respect entre partenaires et les remarques volontiers condescendantes de certains dirigeants socialistes, jusque dans la dernière campagne européenne, a fini par créer des inimitiés tenaces et des rancoeurs qui entravent aujourd'hui l'union de la gauche. Y compris au PRG où les mauvaises manières du PS ont laissé des traces.

    Pourtant, le PS aurait bien besoin d'un centre-gauche comme le PRG à ses côtés pour retrouver son équilibre. Je suis de ceux qui espèrent que les pratiques hégémoniques sont du passé et que le rassemblement dans le respect est encore possible mais il est à craindre que l'affaiblissement du PS poussent certains à mordre la main tendue...

    Fabrice Moulin

  • L'augmentation d'EDF est inacceptable

    Déclaration du PRG suite à l'annonce d'EDF d'augmenter ses tarifs de 20 % :

    Jean-Michel Baylet, président du PRG : "L'augmentation de 20% des tarifs d'électricité réclamée par le PDG d'EDF est inacceptable!
    Ce comportement de marchand de tapis qui consiste à réclamer l'inacceptable pour obtenir plus que de nécessaire à l'issue d'une négociation est indigne d'un grand groupe industriel comme EDF".

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