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Politique - Page 26

  • Assumons la vidéo-protection !

     

     

     

    Conseil du 12e arrondissement du 16 novembre 2009

     

    Explication de vote du PRG et présentation du vœu

    du groupe SRC sur la Vidéo Protection

     

    Madame la Maire, chers collègues,

     

    Quelques mots d’abord sur cette délibération pour répondre aux propos de nos collègues des autres groupes de la majorité et pour dire que les Radicaux de Gauche, que j’ai l’honneur de représenter dans ce conseil, ne sont pas hostiles par principe à la vidéo protection. Nous assumons notre programme commun de 2008, si vous m’accordez cette expression.

     

    Ne nous cachons pas que la vidéo protection existe déjà et qu’elle peut être utile pour remplir certains objectifs en compléments d’une présence humaine et d’une politique de prévention sur le terrain. Il n’y a pas d’exclusive entre ces moyens d’assurer la sécurité.

     

    Ainsi la vidéo est utile pour mieux gérer la circulation et rendre plus réactifs les services de police. Il n’est pas discutable non plus que la vidéo facilite la tâche de la police en matière de gestion de l’ordre public ou bien encore contre le risque terroriste, par exemple autour d’une grande gare comme la Gare de Lyon. La vidéo peut également être un outil précieux dans la fourniture de preuves pour les enquêtes de police et pour la justice, comme on l’a vu lors d’une agression d’un journaliste dans le 19e ou d’un agent dans un gymnase parisien. Enfin elle est utile parce que nos concitoyens la demandent pour être rassuré.

     

    Bien entendu, il faut qu’il y ait un contrôle rigoureux des images, des garanties indiscutables pour les citoyens.

     

    Il faut aussi rappeler que la vidéo-protection n’est pas la panacée, ne règle pas tout, et doit s’intégrer dans une politique globale de prévention et de sécurité respectueuse des libertés, et ce sont ces exigences que porte le vœu que j’ai l’honneur de présenter au nom du groupe Socialiste, Radical de Gauche et Citoyens.

     

    La Ville de Paris a pris les garanties nécessaires pour encadrer ce système : des caméras seulement sur la voie publique ou dans les lieux accueillant du public, on ne filme pas les entrées et les halls d’immeubles, les sites filmés sont rendus publics, et surtout nous avons une charte et un comité éthiques.

     

    Les élus devront se montrer attentifs au respect de la Charte et du Comité d’éthique par la Préfecture de Police de sorte qu’aucun soupçon ne pèse sur une éventuelle atteinte à nos libertés.

     

    Je crois d’ailleurs que nous pouvons tous ici reprendre à notre compte les propos du nouveau président de ce comité d’éthique, le haut-magistrat Roland Kessous, lorsqu’il dit  que « la vidéosurveillance est une réalité, nous devons tenir compte de cette réalité, mais il faut un droit de regard. »

     

     

    Nous n’oublions pas non plus que les phénomènes de violence ont pour principales victimes les habitants les plus fragiles et les plus modestes, souvent en situation d’insécurité sociale en raison de la politique économique de l’actuel gouvernement.

     

    La Préfecture de Police doit assumer pleinement sa responsabilité à leur égard comme nous le faisons dans notre municipalité.

    Il ne faut pas qu’avec le décret du 24 juillet 2009 relatif à la création de la police d’agglomération, les problématiques de sécurité des départements limitrophes ne fassent pas l’objet d’investissements humains et financiers à la hauteur des difficultés rencontrées, mais ne se résument qu’en un redéploiement des effectifs de police au détriment de la capitale.

     

    La mise en place d’un tel dispositif de vidéo-protection ne saurait se substituer à la police de proximité et à une politique pérenne de prévention, seuls garants d’une sécurité efficace.

     

    Il ne saurait pas non plus être exempt d’évaluation régulière et d’évolution, notamment pour les implantations des caméras.

     

    C’est pour ces raisons que les élus du groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens du Conseil du 12ème arrondissement émettent le vœu :

     

    - que dans le cadre d’une politique globale de sécurité, la mise en œuvre de dispositifs préventifs de la délinquance constitue une priorité réaffirmée de l’action de la Ville de Paris,

     

    - que tous les dispositifs destinés à protéger les libertés individuelles, et en particulier ceux concernant la Charte d’éthique et le Comité d’éthique, soient effectivement mis en place, respectés, évalués de façon régulière et que ladite évaluation fasse l’objet de publication,

     

    - que dans le 12ème arrondissement, le préfet de police ou son représentant s’engage une fois par an à présenter le bilan en terme de prévention et d’efficacité de chacune des caméras devant le CSPDA et qu’au sein de cette instance puissent être apportées des modifications d’implantations,

     

    - que le Préfet de Police de Paris s’engage devant les élus parisiens à garantir le maintien des effectifs de police à Paris, et apporte régulièrement toutes les informations relatives à l’état des effectifs opérationnels sur le territoire de la capitale.

     

    Je vous invite tous à voter pour cette délibération qui avec ce vœu présente un projet équilibré et encadré conforme à notre contrat de mandature. Pour répondre à l’appel de notre collègue communiste, c’est à mes yeux cela la démarche unitaire de gauche qui doit être la notre.

     

    par Fabrice MOULIN

  • Poste : la motion référendaire rejetée

    Présentée par les groupes PS, PC et RDSE (à majorité PRG) au Sénat, la motion référendaire tendant à proposer au Président de la république de soumettre au référendum le texte de loi postale a été rejetée par les sénateurs lors de la session du 4 novembre 2009 à 184 voix contre et 153 pour.
    Ce rejet témoigne du peu de cas qui est fait des 2,3 millions de voix qui se sont exprimées lors de la votation citoyenne sur le devenir de La Poste.
    Ce déni de l’expression populaire se manifeste aussi par la volonté du gouvernement de couper court à tout débat en ayant recours à la procédure accélérée pour examiner ce projet de loi.

    Comme le Comité national contre la privatisation de la Poste auquel il appartient, le PRG demande la levée de la procédure d’urgence sur un projet de loi de la plus haute importance pour le service public et exige la tenue d’un débat public sur le devenir de La Poste.

    Après le rassemblement unitiare "Happy Hours Citoyennes" devant le Sénat, le 2 novembre, le PRG Paris continuera de participer à la mobilisation citoyenne autour de la campagne « j’écris au Président » tout au long du mois de novembre afin que des millions de cartes demandant un référendum soient envoyées à l’Elysée, et à la multiplication des initiatives et débats publics au niveau local.

    FM

  • Le sénat a adopté le texte présenté par le PRG sur le service civique volontaire

    Les sénateurs ont adopté hier une proposition de loi créant un service civique volontaire, promis par Nicolas Sarkozy. Le texte, présenté par Yvon Collin, sénateur radical de gauche du Tarn-et-Garonne, au nom du groupe sénatorial radical RDSE (a majorité PRG) qu'il préside, a été  voté à la fois par l'UMP, l'Union centriste, le RDSE et le PS. Seul les élus PCF et du parti de gauche ont voté contre.

    Ce service civique volontaire remplacera le service civil mis en place en 2006 par le président Chirac au moment de la disparition du service militaire mais qui n'offre qu'environ 2 500 postes par an. La proposition de loi prévoit que le nouveau service civique, d'une durée de 6 à 24 mois, sera accessible aux plus de 16 ans. Les volontaires s'engageront pour « une mission d'intérêt général » au sein d'associations, fondations ou collectivités.

    Ils bénéficieront d'une couverture sociale, de droits à la retraite, d'un accompagnement, d'une validation des acquis de l'expérience. Une indemnisation moyenne de 650 € mensuels sera accordée aux moins de 25 ans « pour limiter le nombre de volontaires de plus de 25 ans ».

    Le jeune sera encadré par un « tuteur » et d'un « accompagnement citoyen avec une formation au long cours » financé par l'État. Un nombre d'heures d'activité minimale sera obligatoire. Les jeunes seront sensibilisés par le biais de la Journée d'appel de préparation au service national.

  • Le Sénat vote à son tour l'indemnisation des victimes d'essais nucléaires


    PARIS — Les sénateurs ont voté à leur tour mercredi, après l'Assemblée nationale, le projet de loi d'indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires effectués dans le Sahara puis en Polynésie, de 1960 à 1996.

    Le texte a été voté par la majorité UMP et Union Centriste par 187 voix contre 29. L'opposition PS, Verts ainsi que le RDSE (radicaux) s'est abstenue.

    L'opposition regrette une indemnisation "a minima", 50 ans après "Gerboise bleue", premier essai nucléaire mené par la France. Les associations de vétérans, très actives, ont manifesté leur insatisfaction.

    "Je suis particulièrement fier de présenter ce texte qui met fin à un vide juridique qui durait depuis trop longtemps", a déclaré le ministre de la Défense, Hervé Morin, en présentant son texte. "C'est l'honneur de la République de reconnaître sa responsabilité et de l'assumer".

    Il a toutefois opposé une fin de non recevoir aux demandes des associations de victimes et de vétérans des essais nucléaires, dont des représentants étaient présents dans les tribunes du public et dont l'action a été saluée par tous les intervenants.

    L'association des vétérans des essais nucléaires (Aven), l'association Moruroa e tatou et le comité Vérité et justice réclament notamment l'indemnisation des ayants droit des victimes, un droit à la retraite anticipée, un élargissement des pouvoirs de la commission de suivi, la création d'un fonds d'indemnisation indépendant sur le modèle de celui de l'amiante. Elles mettent en cause les zones géographiques décrétées avoir été contaminées.

    L'opposition a relayé en vain ces demandes par voie d'amendements.

    "Les interessés ont vite réalisé que votre texte ne créait pas un véritable droit à l'indemnisation", a protesté Guy Fischer (PCF) estimant que certains sans actes de naissance ne pourront prouver qu'ils étaient sur les lieux incriminés.

    "J'appartiens à cette jeune génération de Polynésiens appelée +enfants de la bombe+". "Sur les 8 années d'essais nucléaires atmosphériques en Polynésie, c'est une durée totale de plus de 230 jours pendant lesquels les Polynésiens ont inhalé des particules radio-actives", a déclaré Richard Tuheiava (app PS) qualifiant "d'aberration" le découpage de la Polynésie en zones contaminées.

    Yvon Collin (RDSE, à majorité PRG) a regretté que le texte "n'aille pas jusqu'au bout".

    "Notre pays n'a pas joué à l'apprenti sorcier. Des précautions ont été prises", a relativisé André Dulait (UMP). Il s'est félicité d'un "acte assumé, juste et rigoureux qui met fin à un tabou".

    Le texte prévoit que l'indemnisation concernera les personnels militaires et civils et les populations qui, irradiés, ont développé un cancer. Une liste de 18 maladies, conforme à celle établie par une agence spécialisée de l'ONU, a été retenue. L'indemnisation sera évaluée par un comité ad hoc constitué d'experts désignés par l'Etat. Il soumettra son avis au ministre de la Défense qui décidera in fine. L'opposition et les associations estiment que "l'Etat, responsable des essais ne peut être juge et partie".

    Un comité de suivi, avec la présence des associations, sera instauré.

    Le Sénat a introduit dans le texte le principe "de présomption de causalité" entre les essais nucléaires et certains cancers, ce qui devrait faciliter l'indemnisation des victimes. Il a également rendu obligatoire la motivation de la décision du ministre en cas de rejet afin qu'elle soit connue du demandeur.

    Le texte, inscrit en urgence (une lecture par assemblée) devra encore être soumis à une Commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés).

  • Grand succès de la votation citoyenne

    La votation citoyenne contre la privatisation de la Poste a été un grand succès dans le 12e. Organisé par la Comité local auquel participaient syndicats, associations et tous les partis de gauche dont le PRG 12e, la votation a montré l'attachement des habitants de l'arrondissement au service public de la poste. PAr exemple, les gens faisaient la queue en continu devant l'urne installée sur le parvis de la Mairie du 12e et s'interrogeaient sur la suite qui serait donnée par le gouvernement à cette mobilisation.

    Les résultats après dépouillement sont parlants pour ce type de consultation symbolique :

    8246 votants

    7949 NON

    261 OUI

    36 Blancs ou Nuls

    Le sondage Ifop qui dit que 70% des Français sont pour un référendum sur la Poste est une preuve suppplémentaire que le débat est ouvert. Le gouvernement reviendra-t-il sur son projet de changement de statut de la Poste ? Publiera-t-il le décret autorisant les référendum d'initiatives populaires, comme s'y était engagé Sarkozy lors de la réforme de la Constitution, et donc de donner une suite à cette votation ?

    Rien n'est moins sûr malheureusement !

  • Amendemant Carle : une atteinte à la laïcité au détriment des communes

    Le Parlement a définitivement voté lundi une proposition de loi pour limiter l'obligation faite aux communes de financer la scolarité d'élèves résidant sur leur territoire, mais inscrits dans des écoles privées d'autres communes. Les députés ont entériné le texte du sénateur UMP Jean-Claude Carle tel que le Sénat l'avait voté le 10 décembre 2008. Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre. Le député UMP Pierre Cardo a voté contre.

    Le texte propose de préciser un article de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Cet article, introduit par un amendement du sénateur socialiste Michel Charasse, instaure l'obligation pour la commune de résidence de prendre en charge les frais de scolarité d'un enfant étudiant dans une école privée sous contrat d'une autre commune. Plusieurs communes ont refusé de s'acquitter de ce "forfait". D'où la multiplication de contentieux devant les tribunaux administratifs.

    "Atteinte au principe républicain de la laïcité"

    Aussi le texte adopté lundi oblige-t-il les mairies à financer les écoles privées d'autres communes si leurs résidents ont choisi d'y scolariser leurs enfants, mais seulement dans quatre cas : lorsque les parents peuvent prouver que la capacité d'accueil de la commune de résidence est insuffisante, pour des raisons médicales, en cas "d'obligations professionnelles" des parents si la commune "n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde des enfants", ou bien encore lorsqu'un frère ou une soeur de l'enfant est déjà scolarisé hors de la commune.

    "Le gouvernement se félicite de cette proposition de loi et la soutient totalement", a dit Luc Chatel, ministre de l'Education nationale. "Ce texte est le fruit d'un consensus. Il est éloigné des débats idéologiques. C'est un texte d'apaisement et d'équilibre", a-t-il affirmé. Très critique, la gauche a défendu en vain plusieurs motions de procédure. "Ce texte porte atteinte au principe républicain de la laïcité", déclarent dans un communiqué les députés radicaux de gauche. "Ce texte ne va pas dans le sens de l'apaisement", a dit pour sa part le député socialiste Yves Durand. "Ce texte va organiser l'exode scolaire. Vous allez assécher, désertifier les écoles rurales (...). Même chose pour les quartiers de banlieue dits défavorisés", a-t-il estimé.

    Par AFP

  • Explication de vote au voeu sur la Poste

    Conseil du 12e arrondissement de Paris du lundi 21 septembre


    Voeu présenté par les élus de la majorité, relatif au statut de La Poste, à l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal

    Considérant que le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Que ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

    Considérant que le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de l’établissement public afin de le transformer en société anonyme dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de
    moins de 20 grammes le 1er janvier 2011.

    Considérant que ce service public postal est déjà l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ceci se traduisant par un accroissement des tournées de facteurs à découvert, des horaires de levées avancés, des files d’attente qui s’allongent.

    Considérant qu’en Europe, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.

    Considérant que le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Considérant que la population a son mot à dire sur l’avenir du service public postal, dans le cadre d’un débat public et d’un référendum.

    Considérant qu’une consultation nationale de la population est organisée le samedi 3 octobre 2009 à l’initiative du Comité National contre la privatisation de La Poste pour l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal.


    Sur proposition des élus de la majorité, le Conseil d’arrondissement :

    - se prononce pour le retrait du projet de loi postale 2009
    - soutient le comité local contre la privatisation de La Poste pour l’organisation de la consultation citoyenne du 3 octobre 2009 sur la privatisation de La Poste pour en permettre le bon déroulement, et en assure l’information auprès des administrés de la commune
    - demande la tenue d’un référendum sur le service public postal.


    Explication de vote de Fabrice Moulin :

    Comme mes collègues je me réjouis que toutes les formations de gauche de la majorité se soient rassemblé pour ce combat pour la Poste.

    Je regrette par contre l'absence, une fois de plus, de Jean-Marie CAVADA sur les bancs de l'opposition. Lui qui est député européen et qui se prétend héritier politique d'un Robert Schumann, il aurait pu se joindre à nous pour dénoncer les propos du ministre de l'industrie, Christian Estrosi, qui en juillet dernier déclarait que le changement de statut de la Poste est une "obligation" à cause d'une directive européenne.

    C'est un mensonge scandaleux qui dessert la cause de l'Europe et des véritables européens. L'Europe sert encore une fois de bouc-émissaire pour justifier les politiques de la droite. Le gouvernement devrait bien plutôt s'inspirer de l'Europe pour rechercher des solutions alternatives à la privatisation, comme celles que propose le PRG.

    Par exemple, la mise en réseau des postes européennes voire la création d’une Société Coopérative Européenne des postes, statut qui existe en Europe, ou encore la recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays européens). La Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers pourrai également intervenir.

    Plutôt que privatiser la Poste, le gouvernement devrait explorer ces pistes et revoir sa copie. Cette votation citoyenne l'obligera peut-être à le faire. C'est pourquoi il est important de voter pour ce voeu.

  • Les sénateurs PRG proposent un service civique

     Le Groupe du *Rassemblement démocratique et social européen* (à majorité
    Radicaux de gauche) se félicite que la Conférence des Présidents du Sénat du
    mercredi 23 septembre vienne de décider d'inscrire à l'ordre du jour de la
    Haute assemblée la proposition de loi n°612 relative au *Service
    civique*présentée par Yvon COLLIN et les membres du Groupe du
    *RDSE*, conformément à la demande de son Président. Elle sera donc débattue
    en séance publique le *mardi 27 octobre *(après-midi et soir).

    Cette proposition de loi fait suite au débat de contrôle qui s’est tenu au
    Sénat le 10 juin dernier à la demande du RDSE, débat dans lequel était
    intervenu le Président *Yvon COLLIN*. Ce texte vise à *remplacer tous les
    dispositifs actuels du « service civil »* (loi de 2006) qui n’a jamais
    atteint ses objectifs. Il propose d’instaurer un *nouveau système*, unifiant
    les principaux dispositifs de volontariat sous un statut homogène et
    simplifié, en offrant toutes les *garanties juridiques, économiques et
    sociales*.

    D’une *durée de 6 à 24 mois*, le service civique s’adressera aux jeunes de
    notre pays ou aux résidents de l’Union européenne *âgés de plus de 16 ans*.
    Il s’agit ainsi de *recréer du lien social* en permettant à ces jeunes de se
    retrouver autour des *principes républicains de fraternité et de laïcité*,
    principes qu’il convient aujourd’hui de réaffirmer. Le service civique sera
    alors un véritable *apprentissage de la citoyenneté* puisqu’il offrira
    *« l’opportunité
    de servir les valeurs de la République et de s’engager au profit d’un projet
    collectif d’intérêt général »* (article 3). Avant d'envisager un service
    civique obligatoire comme le réclament certains des auteurs de cette
    proposition de loi, il convient de passer par une phase de transition avec
    un service civique volontaire comme le prévoit ce texte.

    Les Sénateurs Radicaux de gauche, et plus largement tous les Sénateurs du
    RDSE, espèrent que le "Service civique" qu'ils proposent sera approuvé par
    le Sénat.

    Texte de la proposition de loi :

    http://www.senat.fr/leg/ppl08-612.pdf


  • Les élu(e)s contre le changement de statut de la Poste

    Appel des fédérations et des associations des élu/es

     

    Socialistes et Républicains

    Communistes et Républicains

    Verts et Ecologistes

    de la Gauche Radicale et Républicaine

    du Mouvement Républicain et Citoyen

     

    18 Septembre 2009

    Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.

    Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

     

    D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois.

    Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.

    Nous, élu/es socialistes, communistes, Verts et écologistes, radicaux de gauche et du Mouvement républicain et citoyen estimons que rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Nous soutenons la journée de grève et de manifestations des postières et postiers qui aura lieu le mardi 22 septembre 2009, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de La Poste.

    Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen/ne. Face à l’obstination du Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous sommes partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité national contre la privatisation de La Poste. Une campagne de votation citoyenne aura lieu du 27 septembre au 03 octobre prochain -point d’orgue de cette mobilisation-, organisée partout en France par des comités locaux regroupant syndicats, associations, usagers, élu/es et collectivités territoriales partenaires.

    Nous appelons l’ensemble de la population à venir s’exprimer lors de cette consultation populaire qui se tiendra dans les mairies, devant les bureaux de poste, sur les marchés, dans les entreprises… Aux côtés de nos député/es, sénatrices et sénateurs, nos fédérations et associations pèseront de tout leur poids lors du prochain débat parlementaire pour faire barrage au projet gouvernemental.

     

    Claudy Lebreton, Pdt de la FNESR

    André Chassaigne, Pdt de l’ANECR

    Jean-François Caron, Pdt de la FEVE

    Patrick Molinoz, Pdt de l’ANEGRR

    Etienne Butzbach, Pdt de l’ARECA

     

    RETROUVEZ CET APPEL EN CLIQUANT SUR CE LIEN

  • Infiltration de la Scientologie jusqu'à l'Assemblée ?

    La nouvelle révélée par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes) a de quoi troubler tous les Républicains et tous ceux qui ont confiance dans les représentants de la Nation. En effet, alors que la Justice a requis la dissolution de l'Eglise de Scientologie en France mise en cause dans un procès pour escroquerie, l'Assemblée nationale aurait supprimé dans la plus grande discrétion les dispositions légales autorisant une telle dissolution.

    Les députés auraient-ils changé la loi pour sauver la scientologie de manière délibérée ? Si c'est le cas, qui est responsable ? Dans quelles circonstances ? Quels députés ? Les UMP qui soutiennent un Président qui a accueilli en grande pompe Tom Cruise, le porte-drapeau de la Scientologie ?

    La représentation nationale voire les plus hautes sphères de l'Etat sont-elles noyautées par une secte ? Seule une enquête indépendante pourrait répondre à cette question. Après la disparition en plein tribunal, il y a quelques années, des dossiers d'instruction contre la scientologie, cette nouvelle mésaventure judiciaire doit aussi remettre en cause le projet du gouvernement de supprimer le juge d'instruction indépendant. Sans tomber dans la théorie du complot, ce coup de pouce législatif aux scientologes pose plus largement la question sur la porosité entre le pouvoir en place et les groupes d'intérêts divers qui pratiquent un lobbying effréné. Si ces groupes poursuivent leurs intérêts privés, qu'ils soient laboratoires, industriels ou communautés, l'intérêt général doit être le seul guide de l'action des Parlementaires !

    par Fabrice Moulin

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