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Politique - Page 26

  • Grand succès de la votation citoyenne

    La votation citoyenne contre la privatisation de la Poste a été un grand succès dans le 12e. Organisé par la Comité local auquel participaient syndicats, associations et tous les partis de gauche dont le PRG 12e, la votation a montré l'attachement des habitants de l'arrondissement au service public de la poste. PAr exemple, les gens faisaient la queue en continu devant l'urne installée sur le parvis de la Mairie du 12e et s'interrogeaient sur la suite qui serait donnée par le gouvernement à cette mobilisation.

    Les résultats après dépouillement sont parlants pour ce type de consultation symbolique :

    8246 votants

    7949 NON

    261 OUI

    36 Blancs ou Nuls

    Le sondage Ifop qui dit que 70% des Français sont pour un référendum sur la Poste est une preuve suppplémentaire que le débat est ouvert. Le gouvernement reviendra-t-il sur son projet de changement de statut de la Poste ? Publiera-t-il le décret autorisant les référendum d'initiatives populaires, comme s'y était engagé Sarkozy lors de la réforme de la Constitution, et donc de donner une suite à cette votation ?

    Rien n'est moins sûr malheureusement !

  • Amendemant Carle : une atteinte à la laïcité au détriment des communes

    Le Parlement a définitivement voté lundi une proposition de loi pour limiter l'obligation faite aux communes de financer la scolarité d'élèves résidant sur leur territoire, mais inscrits dans des écoles privées d'autres communes. Les députés ont entériné le texte du sénateur UMP Jean-Claude Carle tel que le Sénat l'avait voté le 10 décembre 2008. Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre. Le député UMP Pierre Cardo a voté contre.

    Le texte propose de préciser un article de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Cet article, introduit par un amendement du sénateur socialiste Michel Charasse, instaure l'obligation pour la commune de résidence de prendre en charge les frais de scolarité d'un enfant étudiant dans une école privée sous contrat d'une autre commune. Plusieurs communes ont refusé de s'acquitter de ce "forfait". D'où la multiplication de contentieux devant les tribunaux administratifs.

    "Atteinte au principe républicain de la laïcité"

    Aussi le texte adopté lundi oblige-t-il les mairies à financer les écoles privées d'autres communes si leurs résidents ont choisi d'y scolariser leurs enfants, mais seulement dans quatre cas : lorsque les parents peuvent prouver que la capacité d'accueil de la commune de résidence est insuffisante, pour des raisons médicales, en cas "d'obligations professionnelles" des parents si la commune "n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde des enfants", ou bien encore lorsqu'un frère ou une soeur de l'enfant est déjà scolarisé hors de la commune.

    "Le gouvernement se félicite de cette proposition de loi et la soutient totalement", a dit Luc Chatel, ministre de l'Education nationale. "Ce texte est le fruit d'un consensus. Il est éloigné des débats idéologiques. C'est un texte d'apaisement et d'équilibre", a-t-il affirmé. Très critique, la gauche a défendu en vain plusieurs motions de procédure. "Ce texte porte atteinte au principe républicain de la laïcité", déclarent dans un communiqué les députés radicaux de gauche. "Ce texte ne va pas dans le sens de l'apaisement", a dit pour sa part le député socialiste Yves Durand. "Ce texte va organiser l'exode scolaire. Vous allez assécher, désertifier les écoles rurales (...). Même chose pour les quartiers de banlieue dits défavorisés", a-t-il estimé.

    Par AFP

  • Explication de vote au voeu sur la Poste

    Conseil du 12e arrondissement de Paris du lundi 21 septembre


    Voeu présenté par les élus de la majorité, relatif au statut de La Poste, à l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal

    Considérant que le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Que ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

    Considérant que le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de l’établissement public afin de le transformer en société anonyme dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de
    moins de 20 grammes le 1er janvier 2011.

    Considérant que ce service public postal est déjà l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ceci se traduisant par un accroissement des tournées de facteurs à découvert, des horaires de levées avancés, des files d’attente qui s’allongent.

    Considérant qu’en Europe, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.

    Considérant que le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Considérant que la population a son mot à dire sur l’avenir du service public postal, dans le cadre d’un débat public et d’un référendum.

    Considérant qu’une consultation nationale de la population est organisée le samedi 3 octobre 2009 à l’initiative du Comité National contre la privatisation de La Poste pour l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal.


    Sur proposition des élus de la majorité, le Conseil d’arrondissement :

    - se prononce pour le retrait du projet de loi postale 2009
    - soutient le comité local contre la privatisation de La Poste pour l’organisation de la consultation citoyenne du 3 octobre 2009 sur la privatisation de La Poste pour en permettre le bon déroulement, et en assure l’information auprès des administrés de la commune
    - demande la tenue d’un référendum sur le service public postal.


    Explication de vote de Fabrice Moulin :

    Comme mes collègues je me réjouis que toutes les formations de gauche de la majorité se soient rassemblé pour ce combat pour la Poste.

    Je regrette par contre l'absence, une fois de plus, de Jean-Marie CAVADA sur les bancs de l'opposition. Lui qui est député européen et qui se prétend héritier politique d'un Robert Schumann, il aurait pu se joindre à nous pour dénoncer les propos du ministre de l'industrie, Christian Estrosi, qui en juillet dernier déclarait que le changement de statut de la Poste est une "obligation" à cause d'une directive européenne.

    C'est un mensonge scandaleux qui dessert la cause de l'Europe et des véritables européens. L'Europe sert encore une fois de bouc-émissaire pour justifier les politiques de la droite. Le gouvernement devrait bien plutôt s'inspirer de l'Europe pour rechercher des solutions alternatives à la privatisation, comme celles que propose le PRG.

    Par exemple, la mise en réseau des postes européennes voire la création d’une Société Coopérative Européenne des postes, statut qui existe en Europe, ou encore la recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays européens). La Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers pourrai également intervenir.

    Plutôt que privatiser la Poste, le gouvernement devrait explorer ces pistes et revoir sa copie. Cette votation citoyenne l'obligera peut-être à le faire. C'est pourquoi il est important de voter pour ce voeu.

  • Les sénateurs PRG proposent un service civique

     Le Groupe du *Rassemblement démocratique et social européen* (à majorité
    Radicaux de gauche) se félicite que la Conférence des Présidents du Sénat du
    mercredi 23 septembre vienne de décider d'inscrire à l'ordre du jour de la
    Haute assemblée la proposition de loi n°612 relative au *Service
    civique*présentée par Yvon COLLIN et les membres du Groupe du
    *RDSE*, conformément à la demande de son Président. Elle sera donc débattue
    en séance publique le *mardi 27 octobre *(après-midi et soir).

    Cette proposition de loi fait suite au débat de contrôle qui s’est tenu au
    Sénat le 10 juin dernier à la demande du RDSE, débat dans lequel était
    intervenu le Président *Yvon COLLIN*. Ce texte vise à *remplacer tous les
    dispositifs actuels du « service civil »* (loi de 2006) qui n’a jamais
    atteint ses objectifs. Il propose d’instaurer un *nouveau système*, unifiant
    les principaux dispositifs de volontariat sous un statut homogène et
    simplifié, en offrant toutes les *garanties juridiques, économiques et
    sociales*.

    D’une *durée de 6 à 24 mois*, le service civique s’adressera aux jeunes de
    notre pays ou aux résidents de l’Union européenne *âgés de plus de 16 ans*.
    Il s’agit ainsi de *recréer du lien social* en permettant à ces jeunes de se
    retrouver autour des *principes républicains de fraternité et de laïcité*,
    principes qu’il convient aujourd’hui de réaffirmer. Le service civique sera
    alors un véritable *apprentissage de la citoyenneté* puisqu’il offrira
    *« l’opportunité
    de servir les valeurs de la République et de s’engager au profit d’un projet
    collectif d’intérêt général »* (article 3). Avant d'envisager un service
    civique obligatoire comme le réclament certains des auteurs de cette
    proposition de loi, il convient de passer par une phase de transition avec
    un service civique volontaire comme le prévoit ce texte.

    Les Sénateurs Radicaux de gauche, et plus largement tous les Sénateurs du
    RDSE, espèrent que le "Service civique" qu'ils proposent sera approuvé par
    le Sénat.

    Texte de la proposition de loi :

    http://www.senat.fr/leg/ppl08-612.pdf


  • Les élu(e)s contre le changement de statut de la Poste

    Appel des fédérations et des associations des élu/es

     

    Socialistes et Républicains

    Communistes et Républicains

    Verts et Ecologistes

    de la Gauche Radicale et Républicaine

    du Mouvement Républicain et Citoyen

     

    18 Septembre 2009

    Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.

    Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

     

    D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois.

    Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.

    Nous, élu/es socialistes, communistes, Verts et écologistes, radicaux de gauche et du Mouvement républicain et citoyen estimons que rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Nous soutenons la journée de grève et de manifestations des postières et postiers qui aura lieu le mardi 22 septembre 2009, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de La Poste.

    Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen/ne. Face à l’obstination du Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous sommes partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité national contre la privatisation de La Poste. Une campagne de votation citoyenne aura lieu du 27 septembre au 03 octobre prochain -point d’orgue de cette mobilisation-, organisée partout en France par des comités locaux regroupant syndicats, associations, usagers, élu/es et collectivités territoriales partenaires.

    Nous appelons l’ensemble de la population à venir s’exprimer lors de cette consultation populaire qui se tiendra dans les mairies, devant les bureaux de poste, sur les marchés, dans les entreprises… Aux côtés de nos député/es, sénatrices et sénateurs, nos fédérations et associations pèseront de tout leur poids lors du prochain débat parlementaire pour faire barrage au projet gouvernemental.

     

    Claudy Lebreton, Pdt de la FNESR

    André Chassaigne, Pdt de l’ANECR

    Jean-François Caron, Pdt de la FEVE

    Patrick Molinoz, Pdt de l’ANEGRR

    Etienne Butzbach, Pdt de l’ARECA

     

    RETROUVEZ CET APPEL EN CLIQUANT SUR CE LIEN

  • Infiltration de la Scientologie jusqu'à l'Assemblée ?

    La nouvelle révélée par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes) a de quoi troubler tous les Républicains et tous ceux qui ont confiance dans les représentants de la Nation. En effet, alors que la Justice a requis la dissolution de l'Eglise de Scientologie en France mise en cause dans un procès pour escroquerie, l'Assemblée nationale aurait supprimé dans la plus grande discrétion les dispositions légales autorisant une telle dissolution.

    Les députés auraient-ils changé la loi pour sauver la scientologie de manière délibérée ? Si c'est le cas, qui est responsable ? Dans quelles circonstances ? Quels députés ? Les UMP qui soutiennent un Président qui a accueilli en grande pompe Tom Cruise, le porte-drapeau de la Scientologie ?

    La représentation nationale voire les plus hautes sphères de l'Etat sont-elles noyautées par une secte ? Seule une enquête indépendante pourrait répondre à cette question. Après la disparition en plein tribunal, il y a quelques années, des dossiers d'instruction contre la scientologie, cette nouvelle mésaventure judiciaire doit aussi remettre en cause le projet du gouvernement de supprimer le juge d'instruction indépendant. Sans tomber dans la théorie du complot, ce coup de pouce législatif aux scientologes pose plus largement la question sur la porosité entre le pouvoir en place et les groupes d'intérêts divers qui pratiquent un lobbying effréné. Si ces groupes poursuivent leurs intérêts privés, qu'ils soient laboratoires, industriels ou communautés, l'intérêt général doit être le seul guide de l'action des Parlementaires !

    par Fabrice Moulin

  • Votation contre la privatisation de la Poste

    tract poste.png

    Une votation citoyenne est organisée à Paris le 3 octobre prochain pour voter contre l'ouverture du capital de la Poste donc contre sa privatisation de fait et ses conséquences. Elle est organisée par le Comité parisien de l'Appel pour la Poste constitué par tous les partis de gauche, les syndicats et des associations. (www.appelpourlaposte.org)

    Rappelons que le PRG était à l'initiative d'une pétition sur ce sujet lancée l'an dernier par le comité de liaison de la gauche.

    Le PRG 12e participe pour sa part au Comité 12e et à l'organisation de la votation dans l'arrondissement. Le groupe socialiste, radicaux et citoyens présentera un voeu pour l'organisation matérielle de cette consultation populaire. Sur les marchés où nous étions ce week-end, il est indéniable que le projet du gouvernement comme les restructurations récentes de la Poste sont très mal ressenties par les habitants quelque soit leur niveau social et même leur couleur politique.

    Le projet de privatisation de la Poste a perdu un peu plus de sa signification avec la crise financière montrant la fragilité des entreprises cotées et non pas seulement des banques.
    Mais il faut insister sur le fait que d’autres voies de modernisation existent, comme celles que propose le PRG :

    - la mise en réseau des postes européennes voire la création d’un consortium européen d’entreprises publiques chargées de la poste ou encore d’une Société Coopérative Européenne (ce statut existe) des postes. L’Union Européenne pourrait ainsi disposer d’un système puissant de « services d’intérêt général » dans le domaine postal.

    - La recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays
    européens).

    - La création d’un Fonds d’Investissement de la Poste qui pourrait porter les Titres Participatifs souscrits par des particuliers à coté de participations financières institutionnelles représentées également par de tels titres.

    - L’intervention de la Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers.


    Il apparaît indispensable que de telles pistes soient examinées par le gouvernement.

  • Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos"

    Video: Hortefeux "n'a pas la dignité de tirer les conséquences de ses propos" Baylet
    AFP 13.09.09 | 12h23




    Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a regretté dimanche que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux "n'ait pas la dignité de tirer toutes les conséquences de ses propos" sur un militant UMP d'origine arabe."C'est le principe républicain de fraternité qui est une nouvelle fois foulé aux pieds par la majorité", écrit M. Baylet dans un communiqué, en soulignant que le propos de M. Hortefeux "suscitait une émotion légitime dans l'opinion publique".
    Des propos ambigus du ministre de l'Intérieur sur un jeune militant UMP d'origine arabe durant le Campus de l'UMP à Seignosse (Landes) début septembre ont provoqué un tollé à gauche avec des appels à la démission, après leur diffusion via une vidéo sur internet.

     

  • Le PRG n'est définitivement pas sarko-compatible

    Pour ceux qui ont raté l'université d'été du PRG le week-end dernier et qui n'ont pas entendu parlé dans la presse (qui préfère parler de l'UMP et du Modem, vous en doutiez ?), je résumerai le discours de clôture de Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui a clarifié ou réaffirmé certaines positions du parti dans le sens souhaité par notre fédération parisienne.

    En effet, il a rappelé que "l’avenir du parti radical de gauche ne se dissocie pas et ne se dissociera pas de celui de la gauche" même si nous devons être "raisonnables pour être crédibles dans notre rôle d’opposants" et que le "PRG n'est pas sarko-compatible".

    Se décidant - enfin - à clore les spéculations et la pantalonade de la chronique annoncée de l'entrée au gouvernement de Paul Giacobbi, le président Baylet a affirmé que "si tel ou tel d’entre nous se laissait emporter par une ambition ministérielle, ce serait une aventure strictement personnelle. [...] il ne serait plus politiquement des nôtres".

    Concernant les élections régionales, il appelle partout à privilégier "l’union historique entre radicaux et socialistes, une union pour laquelle nos partenaires devront faire un réel effort, sur les programmes comme sur les équilibres politiques".

    Dans cette logique, concernant la "maison commune de la gauche" et les primaires ouvertes à gauche, dont nous sommes à l'initiative depuis 2006, il propose un "congrès commun PS-PRG en 2010" et de présenter un candidat radical aux primaires.

    L'intégralité du discours est à lire sur le site du PRG Paris.

    Dans une interview au Figaro, Jean-Michel Baylet a indiqué dans le Figaro qu'il n'était pas opposé à un dialogue avec le Modem, ce qui personnellement ne me semble pas politiquement utile mais pas non plus insupportable. Dialoguer n'est pas négocier.

    Fabrice Moulin

  • Une Université d'été peut en cacher une autre...

    Il ne faut pas être devin pour savoir que l'Université d'été du PRG qui se tient ce week-end à la Rochelle aura infiniment d'écho que celle des socialistes au même endroit il y a une semaine. Quand on milite chez les Radicaux il faut s'y habituer. Mais paradoxalement c'est sur une proposition radicale que les socialistes se sont, en apparence, rassemblés autour de leur première secrétaire.


    Les quadra du PS crient tous victoire en feignant d'oublier que l'idée des primaires ouvertes a été portée par un de nos anciens ministres et députés, Roger-Gérard Schwartzenberg qui avait présenté une proposition de loi détaillée dès 2006. Elle avait bien sûr été proposée aux socialistes qui n’avaient pas juger bon à l’époque de réfléchir à cette option, préférant des primaires internes qui eurent le résultat que l’on connaît… Tout comme nous avions proposé en 2003 une confédération de la gauche qui fait cruellement penser à la « Maison commune » de Martine Aubry…


    Les débats de notre université d’été devraient donc rebondir sur celui de la primaire et ses modalités pour lesquelles nous voyons déjà des différences avec le PS. Pour nous en effet l’adhésion à ce système n’est concevable que si ce sont des primaires ouvertes et organisées par les partis de gauche pour désigner un candidat unique de la gauche, et non du seul parti socialiste. Cela veut dire également que nous nous préparions dans le même temps présenter un(e) candidat(e) radical à ces primaires. Pour ceux qui pensent que la gauche sera toujours en ordre dispersée, rappelons qu’en 1974 François Mitterrand était dès le premier tour le candidat unique de l’Union de la Gauche composée du PS, du PC et du Mouvement des Radicaux de Gauche.


    Qui dit candidat dit projet et le projet radical est le thème de l’Université d’été. Et je ne suis pas sûr que malgré nos bonnes résolutions notre attention soit focalisée sur ces réflexions plutôt que sur les combinaisons tactiques qui agitent nos voisins. Pourtant avouons que nous devons encore travailler nos propositions et surtout associer plus largement la société civile, les syndicats, les entrepreneurs, des experts et des scientifiques, etc. pour proposer aux primaires au reste de la gauche les idées humanistes et pragmatiques qui font défaut actuellement. Notamment en matière d’écologie et de fiscalité ou encore de réforme des marchés financiers où il me semble que nous ne pouvons pas nous contenter de critiquer sans nuance ou d’applaudir sans réserve les propositions du gouvernement.


    En parlant de gouvernement, il me semble qu’il est devenu indispensable de faire taire une fois pour toute les rumeurs sur une possible entrée de Paul Giacobbi comme ministre de Fillon, qualifiée fréquemment par la presse et la droite de ralliement des radicaux de gauche à Sarkozy et à sa majorité. Surtout après le grotesque incident technique du service de com de Matigon... On ne peut aujourd’hui confirmer que Paul Giacobbi ait accepté quoi que ce soit mais son silence nous oblige a clarifier notre position. Et je sais que tous les élus et militants du PRG sont sur la même ligne d‘une opposition constructive mais ferme. Il suffirait donc que le Comité Directeur vote une résolution « préventive » affirmant que "le PRG se situe dans l’opposition à la politique du gouvernement et que quiconque rejoindrait ce gouvernement sera exclu immédiatement et ne représentera que lui". Sarkozy ayant décidé d’empoisonner le débat encore des semaines en reportant le remaniement, ce ne serait pas un déshonneur de mettre les points sur les i avant les régionales.


    Les régionales, bien entendu ce sera le sujet qui va occuper la majorité de nos discussions, même si ce n’est pas au programme officiel. Et je suis sûr qu’avant de nous lancer dans des discussions avec les uns et les autres, c’est-à-dire les Verts et le PS, toutes les fédérations devraient travailler ensemble sur des propositions radicales pour nos régions et essayer de communiquer autour d'elles, comme nous l’avons fait à Paris pour les municipales. Car c’est le seul moyen d’être pris en compte dans les très dures négociations qui s’annoncent pour faire réélire nos nombreux conseillers régionaux. Et je pense que nous devrions adopter une position commune à tous concernant les alliances, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que le Modem aux municipales.


    Enfin, en parlant du Modem, il me semble indispensable que notre Université d’été rappelle haut et fort que le Modem et surtout ses dirigeants ne sont pas des réformateurs de gauche mais des opportunistes, et que seul le PRG peut incarner le centre-gauche. C’est nécessaire pour la survie du radicalisme mais aussi pour celle de toute la gauche qui a tout à perdre dans le jeu de dupe d'un François Bayrou qui n’a pas besoin de nous pour venir le repêcher alors qu’il est en difficulté.

    Fabrice MOULIN, secrétaire national du PRG

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