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Politique - Page 25

  • Défendons Trousseau et Saint-Antoine, signez la pétition

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    L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est le grand hôpital de la métropole parisienne.
    Lieu d'excellence, de renommée internationale, et de proximité, l'AP-HP est l'acteur essentiel de la santé des Franciliens. Elle incarne les valeurs de l'hôpital public.
    Elle est le garant de l'accès aux soins de qualité pour tous, bien au-delà même de la région parisienne. Elle est aussi le lieu de la recherche médicale dont sont issus plus de 50 % de la recherche française en sciences du vivant.
    Pour toutes ces raisons, l'AP-HP est un pilier de la République, garant du pacte social. Aujourd'hui, l'AP-HP est menacée. La suppression annoncée dans la presse de milliers d'emplois la rendrait exsangue et paralysée. Le retard de l'investissement hospitalier entrave sa modernisation.
    La communauté hospitalière dans son ensemble - médecins, personnels soignants, administratifs, psycho-socio-éducatifs et techniques - est aujourd'hui mobilisée comme jamais contre cette mise en péril pour garantir un accès de chacun à une médecine de qualité, de proximité et d'excellence. C'est un combat éthique.
    C'est pourquoi, nous élu(e)s des territoires d'Ile de France, représentant(e)s au conseil d'administration de l'AP-HP, et président(e)s de conseil de surveillance, lançons solennellement un appel citoyen à la mobilisation pour la défense de notre hôpital.
    Nous appelons chacune et chacun d'entre vous à signer cet appel pour affirmer votre soutien aux équipes de l'AP-HP qui, chaque jour, se mobilisent pour notre santé. Nous demandons solennellement au gouvernement de retirer son plan de suppression d'emplois et de donner à l'AP-HP les moyens de notre avenir.

    Premiers signataires : Bertrand DELANOE, Président du conseil d’administration de l’AP-HP, Maire de Paris - Jean-Marie LE GUEN, président suppléant du conseil d’administration de L’AP-HP
    Les membres élu(e)s du CA : Aline ARROUZE - Francine BAVAY - Liliane CAPELLE - Pascal CHERKI - Alain DESMAREST - Christian FOURNIER - Jean-Louis MISSIKA - Pascal POPELIN - Abdel Madjid SADI - Yves TAVERNIER - Dr Sylvie WIEVIORKA.
    Les président(e)s de conseil de surveillance : Dominique BERTINOTTI - Michèle BLUMENTHAL - Gilles CATOIRE - Bernadette CALISKAN - Claudine CORDILLOT - Jérôme COUMET - Claude DARGENT - Claude ESTIER - Rémi FERAUD - Anne HIDALGO - Serge LAGAUCHE - Fatima LALEM - Geneviève LAROQUE - Jean-Luc LAURENT - Alain LOSTHIS - Christophe NAJEM - Catherine PEYGE - Danielle POURTAUD - Gilbert ROGER - Karen TAIEB - Didier VAILLANT - Serge WAJEMAN.

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  • Un loi pour interdire le Bisphénol A ?

    Alors que la Ville de Paris vient de décider d'interdire les biberons contenant du Bisphénol A dans les crèches municipales, les sénateurs radicaux de gauche du groupe RDSE ont présenté une proposition de loi interdisant ce produit dangereux dans les plastiques alimentaires.

    Extrait d'un article d'Actualité Santé :

     

    Bisphenol A biberons

    Il y a tout juste une semaine, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments reconnaissait pour la première fois l'existence de signaux d'alerte relevés dans des études récentes sur le Bisphénol A. Toutefois l'agence estimait qu'il n'y avait pas urgence et indiquait poursuivre son travail d’expertise.

    Le 24 mars prochain les sénateurs seront appelés à se prononcer sur une proposition de loi tendant à interdire le Bisphénol A dans les plastiques alimentaires. Elle a été présentée le 27 juillet dernier par MM. Yvon COLLIN, Jean-Michel BAYLET, Michel CHARASSE, François FORTASSIN, Mme Françoise LABORDE, MM. Jacques MÉZARD, Jean MILHAU, Robert TROPEANO et Raymond VALL, sénateurs du groupe Rassemblement démocratique social européen (RDSE).

    Cette proposition de loi comporte un article unique : Sont interdites la fabrication, l'importation, l'offre, la détention en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, la mise en vente, la vente ou la distribution à titre gratuit de plastiques alimentaires contenant du Bisphénol A (n° CAS 80-05-7).

    Dans l'exposé des motifs ayant conduit les sénateurs à présenter cette proposition de loi, il est indiqué que certaines études ont démontré que ce composé chimique agissait comme perturbateur endocrinien et ont même établi des liens entre le BPA et les cancers de la prostate ou du sein, l'obésité, le diabète, les dysfonctionnements thyroïdiens ainsi que des troubles du comportement et de la reproduction. Il aurait également des effets néfastes sur le développement du cerveau des foetus et des nouveau-nés.

    Dans cet exposé il est également fait référence au principe de précaution appliqué par le Canada et plusieurs états américains qui ont interdit l'utilisation du BPA dans la production de biberons.

    Les auteurs de cette proposition de loi ont également rappelé que le Réseau environnement santé (RES), qui réunit des ONG, des professionnels de santé et des scientifiques, a déjà tiré le signal d'alarme en demandant l'interdiction du BPA dans les matériaux en contact avec les aliments.

    Rappelons qu'en France plusieurs municipalités ont procédé au retrait des biberons contenant du BPA de leurs crèches.

  • Présentation du projet régional par Anne Hidalgo

    En compagnie de nombreux élus et militants socialistes et aussi de beaucoup de Radicaux de gauche, j'étais ce mardi 9 février à la Maison de la Mutualité à la réunion où Anne Hidalgo et nos candidat-e-s ont présenté le programme régional de Jean-Paul Huchon et les grands projets qui concernent Paris.

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    Anne Hidalgo a présenté les propositions du projets et Bertrand Delanoë replacé cette campagne dans le contexte politique parisien face à l'offensive du gouvernement contre la démocratie locale , rappelant au passage que notre liste est la seule rassemblant plusieurs mouvements politiques de la majorité régionale.

    L'un de nos candidats PRG, Olivier Maillebuau, a présenté les propositions concernant la santé.

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    Seule candidate sur la liste issue du 12e, Magali-Vernier Covo était également présente, à côté de l'adjointe à la maire du 12e chargée de la petite enfance, Lunise Marquis.

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    (Photos Mathieu Delmestre et Adrien DERAIN)

  • Identité nationale : "Il faut conclure ce débat lamentable"

    Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a souhaité lundi que le séminaire gouvernemental sur l'identité nationale soit "l'occasion de conclure ce débat lamentable qui a été mené avec beaucoup d'amateurisme par le ministère de l'Immigration".

    "Le constat par le ministre de l'Immigration lui-même de l'échec de ce débat la semaine dernière et le désengagement du président de la République qui a renoncé à animer ce séminaire devraient encourager le gouvernement à abandonner cette aventure politicienne sans lendemain", écrit le sénateur du Tarn-et-Garonne dans un communiqué.

    Les radicaux de gauche "espèrent que le séminaire gouvernemental sur l'identité nationale sera l'occasion de conclure ce débat lamentable qui a été mené avec beaucoup d'amateurisme par le ministère de l'Immigration et qui a donné lieu à toute sorte de débordements regrettables".

    "L'urgence n'est pas à un débat qui divise les Français mais bien à un affermissement des valeurs inscrites dans notre devise, liberté, égalité, fraternité, auxquelles doivent s'ajouter la solidarité et la laïcité", fait-il valoir

    Par AFP

  • Un voile sur Trotsky

    Une candidate voilée sur une liste du NPA aux régionales dans le Vaucluze ? On dirait une blague mais non, c'est vrai, elle se déclare même, malgré son foulard islamique, "féministe" et bien sûr "anti-capitaliste" ! Olivier Besancenot, lui, n'y voit rien à redire et accuse même d'islamophobie ceux qui osent critiquer ce voile jeté sur sa liste.On croirait entendre Tariq Ramadan ! Etrange paradoxe que de voir troskystes et intégristes sur la même ligne. Sans parler de la défense apportée par la très catholique Christine Boutin ou la députée européenne d'Europe écologie Eva Joly qui défendent de concert le port du foulard islamique dans une assemblée d'élus... C'est Trotsky qui doit se retrouner dans sa tombe, dont le prétendu héritier ne semble pas se souvenir de l'adage marxiste qui voit dans la religion "l'opium du peuple".

    Il ne s'agit pas de stigmatiser une jeune femme dans sa pratique d'une religion dans la sphère privée. Mais cette femme est aussi responsable politique, trésorière départementale du NPA, et personne ne peut nier qu'à ce titre, sa présence sur une liste éléctorale arborant un foulard islamique est un surgissement du religieux dans la sphère publique qui porte atteinte au principe républicain de laïcité. Rien d'illégal évidemment mais tout de politique !

    Et le fait politique est que l'ex-LCR, dont la mue en NPA n'a pas donné les résultats escomptés, tente de surfer sur le ressentiment social et le sentiment de stigmatisation provoqué par le débat sur l'identité nationale pour conquérir un électorat issu de l'immigration. Confondant, au même titre que l'UMP et Nicolas Sarkozy, ce dit électorat avec une hypothétique communauté musulmane. C'est ainsi qu'un signe de soumission patriarcal est brandi sans rire comme l'étendard de la libération des masses et de l'émencipation des Français discriminés... A qui veut-on faire croire que le voile est compatible avec la libération de la femme, sauf à accréditer l'idée que la soumission à Dieu et aux hommes est une idée des Lumières ? Quel message envoie le NPA à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent s'affranchir du poids des traditions et de l'obscurantisme religieux et se vivre avant tout comme membres égaux et à part entière d'une République fraternelle ?

    Plus que d'un anti-capitalisme inopérant, la France de la diversité a avant tout besoin que la gauche tienne bon sur les principes républicains à même de fonder une communauté de destin. La liberté de pratiquer sa religion est un fait, mais c'est aussi un fait que porter un signe ostentatoire d'appartenance religieuse est incompatible avec une fonction politique de par le caractère laïc de la charge d'un élu de la République, qui se doit de représenter l'ensemble du peuple et non une communauté.

    Il est vrai que le NPA, qui refuse toujours toute alliance dans des majorités de gauche pour contrecarrer la politique du gouvernement, ne risque pas de représenter qui que ce soit ! Ouf !

    Par Fabrice Moulin

  • Les sénateurs Radicaux contre les gardes à vue abusives

    Les conditions de garde à vue vont évoluer

    Véhicules de police
    Véhicules de police/Jacques Demarthon AFP/Archives

    JUSTICE - Les déclarations se multiplient, et la réforme de la procédure pénale approche...

    Les gardes à vues dans le collimateur. Après la polémique déclenchée par les avocats concernant «les droits de la défense», François Fillon en a rajouté une couche, ce mercredi. Le Premier ministre s'est dit «choqué», non seulement par leur «nombre», mais aussi par «la manière dont elles sont utilisées», à savoir «comme un moyen de pression».

    «Le Parlement doit se prononcer sur un texte législatif» pour revoir ce dispositif, a insisté François Fillon, car selon lui, il reste «de nombreux cas où la garde à vue n'est pas nécesssaire». Un discours déjà entendu, puisqu'en novembre dernier, alors que le bâtonnier de Paris affirmait que les gardes à vue françaises étaient illégales, François Fillon avait jugé qu'il fallait «repenser» les conditions du placement en garde à vue.

    Réforme de la procédure pénale

    La polémique a rebondi fin janvier. Le ministère a reconnu que le nombre de gardes à vue pour 2009 avait été sous estimé, et s'élevait en réalité à 800.000. «800.000 gardes à vue (...) c'est inefficace, intolérable», s'est emporté ce mercerdi Jacques Mezard, sénateur du Cantal. Son groupe du RDSE (à majorité radicaux de gauche), a d'ailleurs déposé une proposition de loi «visant à permettre à toute personne placée en garde à vue d'être immédiatement auditionnée en présence de son avocat», sauf en matière de terrorisme.

    Michèle Alliot-Marie, a répété qu'elle souhaitait mieux encadrer la garde à vue dans la réforme de la procédure pénale. La garde des Sceaux propose notamment de la limiter aux délits passibles d'une peine d'emprisonnement. Mais les modifications annoncées sont jugées insuffisantes, notamment par les avocats

    Par Julien Méniell, sur 20 Minutes
  • Une dénomination Ilan Halimi, pour quoi faire ?

    Notre Conseil municipal a voté hier soir à l'unanimité (des présents) un voeu présenté par Karen Taïeb au nom de tous les groupes de notre majorité demandant que le nom d'Ilan Halimi soit attribué à un lieu de vie ou un jardin de l'arrondissement.

    Ilan Halimi, chacun le sait, est un jeune homme enlevé par le "gang des barbares" et victime d'un calvaire de 24 jours de tortures ignobles qui se sont achevés par une mort encore plus atroce. De l'aveu même du chef de ce gang, Youssouf Fofana, la victime a été choisi car né juif sous prétexte que les juifs ont de l'argent. Le caractère foncièrement antisémite de cet acte n'est donc pas à prouvé et a même été juridiquement reconnu lors du procès des membres du "gang des barbares". Il nous interpelle sur la persistance des préjugés et d'une haine antisémites chez certains de nos concitoyens, souvent des jeunes qui nient la Shoah ou cultivent leur haine des juifs sur le terreau des guerres au Moyen-Orient.

    J'ai voté pour ce voeu car j'adhérais à tous ses considérants et il me semble important de rappeler solennellement et collectivement notre refus vicéral de tout racisme et anitsémitisme contre lesquels les Radicaux de gauche se sont toujours battus. C'est ainsi que nous avons créé le Comité de vigilance contre l'extrème-droite dans les années 90, rejoint par tous les partis de gauche.

    Mais je ne peux m'empécher de me poser des questions sur l'opportunité de proposer l'attribution du nom d'Ilan Halimi à un lieu de l'arrondissement.

    Notre municipalité fait beaucoup pour transmettre la mémoire de l'holocauste, lutter contre le négationnisme et passer ainsi aux jeunes générations la connaissance des horreurs commises au nom d'un antisémitisme d'Etat. C'est ainsi qu'en tant qu'adjoint à la Mémoire, j'ai sollicité l'Association pour les Déportés, Internés et Résistants (ADIRP 12) pour réaliser une exposition sur les camps d'extermination dans notre mairie, ou commémoré les poses de plaques pour les enfants juifs déportés avec l'AMEJD.

    Et justement, je m'interroge sur le rapprochement symbolique que ce voeu crée entre les victimes de la barbarie nazie, d'une machine étatique au service d'une idéologie meurtriète, d'un crime contre l'Humanité d'un côté, et d'une victime d'un fait divers antisémite commis par une bande de voyous de l'autre. Le crime est dans tous les cas effroyable mais fait-on oeuvre de bonne pédagogie en les rapprochant ? J'avoue ne pas parvenir à trancher cette question.

    Autre interrogation : ce voeu ne risque-t-il pas de relancer la compétition des mémoires ou des tensions communautaires comme on l'a vu sur d'autres sujets ? Ou encore une certaine surenchère politicienne au cas où d'autres crimes racistes ou particulièrement odieux touchaient un habitant du 12e ? Comme son chef de file, Nicolas Sarkozy, l'UMP est en effet toujours prompte à surfer sur l'actualité pour faire triompher le pathos sur la raison. On l'a bien vu par l'instrumentalisation des problèmes d'insécurité en 2002 que leur gouvernement est pourtant incapable d'enrayer depuis 8 ans.

    Enfin, reste la question du quand et où ? Ilan Halimi était un enfant du 12e qui travaillait dans le 11e, où il a fait connaissance de la jeune fille qui servit d'appat au "gang des barbares". Il a subi les horreurs de sa détention à Bagneux dans les Hauts-de-Seine avant de mourir en Essonne. Où une plaque en sa mémoire est-elle la plus utile pour avoir un effet pédagogique sur ceux qui pourraient développer des sentiments antisémites ? Le procès en appel du "gang des barbares" doit avoir lieu fin 2010. Il ne remettra pas en cause le caractère antisémite du crime, mais ne devrions-nous pas par principe temporiser et respecter le calendrier judiciaire ?

    Un élément de réponse à mes interrrogations est qu'il existe déjà à Paris des plaques en mémoire de Malik Oussekine (victime de la police), Brahim Bouharam (tué par des skinheads) et Sohanne (brulée vive pour avoir voulu vivre en femme libre). Alors pourquoi pas Ilan ?

    Toutes ces questions et d'autres, je sais que beaucoup de mes collègues élus de la majorité se les sont posés. Certains ont choisi de ne pas prendre position, préférant s'éclipser au moment du vote... C'est malheureusement un travers classique chez nos amis socialistes que de ne pas choisir...

    Il me semble que le sujet est trop important pour ne pas assumer un vote, j'ai donc voté pour l'attribution du nom d'Ilan Halimi à un lieu de vie ou un jardin de l'arrondissement, en espérant que mes craintes ne soient pas fondées. Je n'ai pas souhaité non plus les exprimer publiquement pour ne pas créer un débat public qui pourrait être mal interprété ou utilisé à des fins politiciennes. Je pense pour autant que l'apposition d'une plaque Ilan Halimi doit s'accompagner pour être efficace d'un travail pédagogique auprès des habitants de l'arrondissements, prioritairement des jeunes autour du respect des Droits de l'Homme, de la République, de l'Humanisme, contre le racisme, l'antisémitisme et l'intolérance.

    Par Fabrice MOULIN

  • Régionales, accord signé, Muriel Guénoux candidate !

    Le PRG et le PS feront listes communes aux élections régionales de mars.

    A Paris, notre conseiller régional sortant, Gilles ALAYRAC, n'ayant passouhaiter se représenter, la fédération a désigné ses candidats dans le plus grand consensus. C'est Muriel Guénoux,  qui sera en position éligible n°13 sur la liste conduite par Anne Hidalgo, et Olivier Maillebuau, président des JRG, en 28e position.

     

    Muriel Guénoux est élue d'opposition dans le 17e et a montré son implantation locale, son dynamisme et sa combativité face à la maire Brigitte Kuster de cet arrondissement de droite qui fut longtemps le fief de Françoise de Panafieu.

     

    Le PRG d'Ile-de-France et les fédérations départementales ont réalisé un programme régional dont ils ont négocié avec leurs partenaires l'adoption de mesures phares, à consulter sur le site du groupe PRG au Conseil régional www.rageap.fr.

    Le PRG francilien pourrait compter plus de 8 élus après le scrutin de mars, alors qu'il n'y en avait que 5 élus en 2004 (puis 7 en fin de mandat).

     

    Le PRG au niveau national a également travaillé à des propositions résumées ci-dessous :

     

    Accord PRG – PS Elections régionales 2010

     

    Propositions du Parti Radical de Gauche en matière de politiques régionales

     

     

    Les élections régionales de 2010 se préparent sur fond d’une crise mondiale du système économique et financier capitaliste et la présentation en France, par le gouvernement, de deux grands projets : le Grand Emprunt pour soutenir les investissements d’avenir et la Réforme des collectivités territoriales.

    Les régions, qui sont chefs de file du développement économique, pourraient se réjouir de ces soutiens aux investissements d’avenir, aux pôles d’excellence pour sortir de la crise, si elles n’avaient à déplorer ce que le gouvernement entend leur retirer de l’autre : leur autonomie financière et la clause de compétence générale. Deux symboles de la décentralisation ; deux outils qui ont permis la montée en puissance des régions et prouvé leur efficacité au service des territoires et des citoyens. Les radicaux expriment fermement leur opposition à la Réforme territoriale, tant sur le volet des compétences que sur celui de la gouvernance et des ressources. Ils considèrent que la campagne des régionales doit donner un coup d’arrêt politique à cette réforme, qui ruine le grand mouvement de décentralisation qui a fait la France d’aujourd’hui, moderne, citoyenne et républicaine.

    Forts d’une participation constructive aux politiques régionales depuis 2004, les Radicaux tirent un bilan positif de leur partenariat politique avec les socialistes, verts et communistes dans les régions. Dans celles-ci, les radicaux ont fait entendre la plus value radicale, en soutenant notamment:

    -les services publics de proximité,

    -les programmes de solidarité en faveur des personnes en difficulté,

    -les créations culturelles et artistiques régionales,

    -les aides publiques pour l’emploi des jeunes, le logement, les transports,

    -la construction de logements d’urgence,

    -le soutien à l’agriculture périurbaine et la bio-restauration,

    -l’équipement des particuliers en énergies renouvelables,

    -la création d’entreprise, l’innovation, l’économie sociale et l’artisanat.

     

    Convaincus que l’échelon régional est le plus pertinent pour, à la fois protéger les Français des conséquences de la crise économique, mais aussi préparer l’avenir par des politiques de territoires décentralisées, concertées, adaptées aux besoins des citoyens, les Radicaux décident de poursuivre leur partenariat avec le Parti socialiste. Ils feront liste commune aux régionales de 2010 dès le 1er tour en proposant pour la prochaine mandature :

    -un grand Programme de soutien aux PME par un « Small Business Act régional »,

    -de nouveaux critères (création de lien social et bien être des populations) pour évaluer et financer les projets de territoire,

    -de soutenir l’entreprenariat collectif et doubler les aides à l’économie sociale et solidaire,

    -de créer un Fonds régional d’investissement public et de territorialiser les services d’intérêt général,

    -de promouvoir l’achat éthique et solidaire dans les achats publics,

    -de créer un dispositif tarifaire encourageant l’utilisation des transports collectifs aux heures creuses, négocié avec les syndicats et les entreprises,

    -de créer un Service public de l’action associative et bénévole,

    -de développer les eco-quartiers sociaux et de fixer un quota de logements pour l’accession à la propriété,

    -de mettre en place un grand Plan de formation professionnelle pour les technologies d’avenir et un Parcours d’activité sécurisée pour les salariés,

     

    Enfin, le PRG veut créer dans chaque région un observatoire de la laïcité.

  • Les ministres chantent, la politique souffre

    Que dire de mieux sur le clip "lipdub" réalisé par les jeunes de l'UMP que le jugement sans appel de l'ancien ministre Luc Ferry : "c'est dégoulinant de bêtise" ? Ce clip promo avec des ministres qui dansent et chantent en playback "changer le monde" de Luc Plamondon est plus proche du coaching d'entreprise que de la politique.

    Avec le Président "casse toi pov'con" on était déjà très loin des orateurs qui ont donné leurs lettres de noblesse à la politique, comme Clémenceau, Jaurès ou Mitterrand, mais là ce n'est même plus de la com politique moderne.

    Les "jeunes pop" comme ils s'appellent à l'UMP montrent une nouvelle fois leur décalage avec la jeunesse qui n'a pas besoin qu'on lui chante une chanson ringarde ou qu'on lui distribue des paires de tongs sur la plage (autre idée de génie des jeunes pop sûrement mûri dans un cerveau balayé par les vents estivaux) mais qu'on les écoute alors qu'ils sont fragilisés par la crise et qu'on les associe davantage à la construction de leur avenir.

    Rien ne sert d'épiloguer sur cette mascarade sauf à constater le buzz négatif qu'elle engendre (et qui devrait amener le président des jeunes ump à se poser de sérieuses questions sur son avenir politique...) et répéter une fois encore qu'elle fait perdre de la crédibilité aux ministres du gouvernement (qui n'en avaient déjà plus beaucoup) mais surtout à la politique (qui n'en avait pas besoin). Il n'y a qu'à lire les commentaires acerbes des internautes sur le gouvernement qui "glande alors qu'on souffre de la crise", des "politiques qui se trémoussent quand tout augmente, surtout les impôts", etc.

    Pour relier cette pitoyable pantalonnade à un débat d'actualité, la suppression de l'Histoire en terminale S (cf note précédente), il semmble qu'avant de vouloir "changer le monde" les baccheliers promis à des carrières d'ingénieurs et de commerciaux qui doivent se retrouver en nombre dans les rangs des jeunes pop feraient bien d'en apprendre l'Histoire...

    Enfin, comme je doute que vous ayez réussi à passer à côté de ce grand moment de ridicule politique offert par l'UMP je vous propose plutôt de voir la parodie qui circule déjà sur le net et qui est sûrement promise à un bon buzz sur la toile :


    Lip Daube ( Parodie )
    envoyé par mozinor. - Plus de vidéos fun.

  • L'Histoire est constitutive de l'identité républicaine

    Revenons rapidement sur le débat qui fait rage depuis une semaine, en parallèle de celui sur l'identité nationale, avant qu'une autre fantaisie présidentielle ne vienne l'éclipser dans les médias : la suppression de l'Histoire-géo pour les élèves de Terminale S. Est-ce, comme le dit le gouvernement, les ministres Valérie Précresse et Luc Chatel en tête, le bon moyen de revaloriser les filières générales, en concentrant l'effort sur les sciences en S, l'éco en ES et les sciences humaines en L ? S'y opposer est-il une marque du conservatisme dont la droite tente d'affubler les gens de gauche ?

    Notons d'abord que de Max Gallo à André Gluksman en passant par Henri Guaino, tous opposés à cette mesure, le conservatisme est aussi en Sarkozie.

    Mais surtout des Historiens de tout bord se sont élevés contre le sort réservé à leur matière et ont lancé une pétition. Des scientifiques leu ont répondu par une contre-pétition arguant que les sciences étaient aussi fondametales dans "la formation intellectuelle initiale de nos concitoyens".

    Loin de moi l'idée de trancher une querelle entre professeurs, mais il me semble tout de même que l'Histoire a un rôle plus fondamental dans la formation à la citoyenneté des jeunes générations. On peut être un citoyen si l'on sait compter mais qu'on ignore ce qu'est un vecteur ou une dérivée. Peut-on préserver une République de femmes et d'hommes libres et égaux si certains ignorent l'Histoire récente de leur pays et du monde qui l'entoure ?

    Car le programme de terminale comprend l'Histoire du XXe et du début du XXIe siècle, en France et dans le monde. Vaste sujet qui embrasse 2 conflits mondiaux, la décolonisation, la guerre froide, etc. La suppression de la matière en terminale implique soit de ne plus enseigner l'Histoire récente, soit de la fusionner avec le programme de première, ce qui revient à peu près au même vu l'immensité et la complexité de la période.

    Se posent alors plusieurs questions : comment former des citoyens aptes au vivre ensemble dans une société plurielle s'ils ignorent la décolonisation et la Guerre d'Algérie ? Comment lutter contre l'antisémitisme s'ils ignorent la Shoah ? Comment en faire de vrais européens s'ils ignorent tout des deux guerres mondiales qui ont conduit finalement à la contruction de la communauté européenne ? Comment comprendre les désordres du monde actuel si on ignore tout de la guerre froide et ses conséquences ? Comment comprendre les problématiques du réchauffement climatique si on ignore sur quelles bases nos pays se sont développés ?

    Cette suppression de l'Histoire au même moment que l'ouverture d'un débat sur l'identité française par le gouvernement est une incohérence. Pire, cela prouve le caractère uniquement opportuniste et politicien de cette opération qui se traduit par un grand déballage raciste et une stigmatisatioin des immigrés et des français issus de l'immigration. Car ces dérapages montrent que les Français ont plus que jamais besoin de connaître leur histoire mais aussi celle du monde qui les entoure pour se comprendre, s'accepter et vivre mieux ensemble.

    On pourrait également poser la question de sa suppression dans les filières technologiques qui n'a pas fait grand bruit mais est tout autant un crime contre la citoyenneté. Tout comme de la place de l'enseignement économique dans la scolarité, tant la connaissance de l'économie peut contribuer à éclairer les choix politiques de nos concitoyens, surtout en tant de crise du capitalisme financier.

    L'Histoire est une matière indispensable pour la formation des citoyens, fussent-ils de futurs ingénieurs, scientifiques ou commerciaux, et donc pour la construction chez chacun, non pas d'une identité nationale mais d'une identité républicaine !

    Fabrice Moulin

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