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Politique - Page 24

  • Grand Paris : le groupe PRG demande la démission de Blanc

    Le président du groupe PRG-MUP au conseil régional d'Ile-de-France, Eddie Aït, a adressé à François Fillon une lettre ouverte demandant la démission du secrétaire d'Etat Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué. Il dénonce en effet "la méthode anti-démocratique de l'Etat sur la mise en œuvre du Grand Paris". L'élu des Yvelines a notamment indiqué que "le projet d'ensemble était en contradiction avec les compétences d'aménagement et de transport de la région et des autres collectivités".

    Publié Par Europe1.fr le 01 Avril 2010

  • Le PRG propose de "délégiférer"

    Les députés PRG ont décidé de prendre le président Nicolas Sarkozy au mot en déposant une proposition de loi visant à "délégiférer". "Au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer", avait déclaré le chef de l'Etat dans un entretien mi-mars au Figaro Magazine.

    Le texte PRG entend notamment réparer "une maladresse législative, désormais rendue célèbre sous le nom d'+amendement Warsmann+, qui a malencontreusement mis l'Eglise de la Scientologie, tout comme l'ensemble des sectes, à l'abri de la dissolution, qui était le résultat attendu d'une procédure de justice alors en cours". Il supprime aussi "des références obsolètes à la peine de mort qui demeurent aux articles 83 et 85 du code civil".

    La proposition propose encore d'abroger "les dispositions elles aussi obsolètes de la loi du 26 brumaire an VIII qui précisent que +oute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir l'autorisation". Elles ont pour l'heure seulement été "modifiées par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval", précise le PRG.

    Par AFP, le 01/04/10

  • Le Sénat a suspendu la commercialisation des biberons au Bisphénol A

    Le Sénat a adopté mercredi à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

    Le texte proposait à l'origine l'interdiction de cette molécule dans tous les plastiques alimentaires mais le rapporteur UMP de la commission des Lois, Gérard Deriot, a fait adopter un amendement le ramenant à une suspension de la commercialisation des biberons au Bisphénol A.

    Il a été voté à l'unanimité par les sénateurs.

    Récemment, l'Afssa (Agence de sécurité sanitaire des aliments) a reconnu qu'il y avait dans des études des "signaux d'alerte", tandis que l'agence américaine de sécurité des aliments et des médicaments (FDA) soutenait l'initiative des industriels américains de ne plus utiliser de BPA dans les récipients contenant des aliments pour bébés.

    De nombreuses communes ont suspendu l'utilisation de biberons au bisphénol A dans leurs crèches comme à Paris ou Besançon.

    Cette proposition de loi doit encore être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour pouvoir poursuivre son parcours parlementaire.

    Tout en se déclarant "plutôt favorable" à l'amendement, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a cependant émis deux réserves, à savoir "un risque réel de contentieux européen" et le fait que l'inocuité des substituts au bisphénol A n'a pas été suffisamment étudiée.

    Lors de la discussion générale avant l'examen des amendements, Mme Bachelot avait demandé aux sénateurs de "réfléchir à deux fois avant d'interdire" le bisphénol A dans les plastiques alimentaires.

    "Il est indispensable de fonder nos décisions sur des éléments objectifs, ce qui suppose de se donner un peu de temps pour réunir ces éléments", avait-elle précisé, évoquant des études notamment de l'Inserm et de l'Afssa actuellement en cours.

    "Aucun pays au monde n'a pris de mesure d'interdiction", avait-elle lancé. Elle a toutefois indiqué que son ministère étudiait "la possibilité de modifier par voie réglementaire la limite autorisée de migration du bisphénol A dans les aliments, actuellement fixée à 0,6 mg/kg d'aliment".

    Elle avait aussi souhaité "diffuser largement certaines recommandations permettant de minimiser l'exposition quotidienne au BPA" comme "éviter le chauffage des contenants en plastique".

    L'auteur de la proposition de loi, le président du groupe RDSE, Yvon Collin, a souligné que "loin d'être rassurantes, les études scientifiques se suivent et n'en sont que plus alarmantes (...) démontrant le caractère urgent de passer du champ scientifique pour entrer dans la prise de décision responsable". Son groupe en regrettant que le texte ait été considérablement réduit a voté l'amendement de la commission des Lois le qualifiant "d'avancée".

    "Nous n'avons pas le temps d'attendre les résultats de quelconques études supplémentaires, celles-ci sont déjà assez nombreuses pour appliquer le principe de précaution", a renchéri Patricia Schillinger (PS).

    Alain Millon (UMP) a estimé qu'il fallait "attendre des avis plus certains avant toute mesure radicale" mais avait jugé nécessaire de "recommander aux entreprises de vendre des produits sans BPA".

    "Devons-nous rester les bras ballants?" s'est interrogé Jean Desessard (Verts) pointant "l'interdiction au Canada ou dans certains Etats américains des biberons au BPA".

  • Le Sénat vote une loi renforçant la protection de la vie privée des internautes

    Le Sénat a voté mardi soir la proposition de loi des sénateurs Yves Détraigne (Alliance centriste) et Anne-Marie Escoffier (Parti radical de gauche) sur le « droit à la vie privée à l'heure du numérique ». Un vote qui ouvre également la voie à une reconnaissance du droit à l'oubli, thème remis au goût du jour par le succès des réseaux sociaux, notamment. Certains demandent l'assurance de voir effacer toutes les données personnelles sur demande, y compris sur les moteurs de recherche qui continuent d'indexer des résultats après suppression des contenus, ne serait-ce que pour une courte période.

    Le projet de loi d'initiative parlementaire, qui doit désormais passer devant l'Assemblée nationale, a été voté contre l'avis du gouvernement, qui a déposé en vain plusieurs amendements. Ce texte donne plus de moyens à la CNIL, qui pourra renforcer ses sanctions contre les sites ne respectant pas les règles. Enfin, un large volet éducatif a été ajouté, afin de prévenir les jeunes des risques qu'ils courent à divulguer des informations personnelles, sur les réseaux sociaux, par exemple. Les enseignants pourraient donner des cours sur le sujet.

    « Un équilibre difficile »

    « Globalement, c'est un vrai progrès, salue Alex Türk, président de la CNIL. Certaines de nos demandes ont été satisfaites, comme sur les correspondants Informatique et libertés, désormais obligatoires dans les entreprises où plus de 100 salariés ont accès au système informatique, ou sur la reconnaissance de l'adresse IP comme donnée personnelle. » Il émet néanmoins des réserves sur la notion d'opposition votée par les sénateurs, où l'internaute peut se retourner a posteriori contre une utilisation de ses données personnelles. Le président de la CNIL militait, pour sa part, pour le principe de l'« opt-in » : lorsqu'il visite un site, l'internaute devrait dire s'il autorise l'utilisation de certaines de ses données (ses informations personnelles, son lieu de connexion, etc.) Des données utilisées par les sites pour proposer à l'internaute des publicités ciblées, par exemple . « On aurait dû aller davantage vers la notion de consentement », estime Alex Türk. Réponse d'Yves Détraigne : « L'équilibre était difficile à trouver. Nous ne voulons pas freiner le développement des entreprises Internet et l'innovation, mais on doit réguler le secteur et permettre à l'internaute de maîtriser ses informations. » Selon le projet de loi, les sites devraient clairement informer leurs utilisateurs sur l'usage de ces données.

    Certains syndicats se sont aussi émus d'un texte jugé insuffisant. La CFE-CGC/UNSA a demandé la création d'une mission parlementaire. Les débats ne sont donc pas terminés et pourraient rebondir à l'Assemblée nationale

    par NICOLAS RAULINE, Les Echos
  • Le nom d'Hélène Berr pour la bibliothèque Picpus

    Présentation par Fabrice MOULIN du projet de délibération

    voté à l'unanimité en Conseil d'arrondissement du 22 mars 2010

     

    « Horror, horror, horror » c’est sur ces mots empruntés à Shakespeare que s’achève le journal d’Hélène Berr, à la date du 15 février 1944 quelque temps avant que ne s’achève sa vie dans le camp d’extermination de Bergen-Belsen.

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    Hélène Berr c’est cette contemporaine française d’Anne Franck, l’auteur née à Paris dans une famille juive d’un journal intime sous l’occupation allemande et le régime collaborationniste et antisémite de Vichy.

    Son journal constitué de 262 feuillets volants remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah, sera publié pour la première fois en janvier 2008.

    Elle a 21 ans au moment où elle entame son récit en avril 1942. Elle prépare l'agrégation d'anglais et est amoureuse de Jean, son fiancé engagé dans la France libre. Elle y raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l'étoile jaune en juin 1942.

    Patrick Modiano qui a préfacé l’ouvrage résume ainsi « Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie: mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. »

    Ne pouvant passer l'agrégation en raison des lois antisémites de Vichy, elle devient assistante sociale bénévole à l'Union générale des israélites de France (Ugif). Elle se dévoue aux orphelins juifs et œuvre aussi à leur sauvetage, mais doit taire cette activité clandestine, même dans son journal.

    Arrêtée avec son père et sa mère le 8 mars 1944, détenue à Drancy puis déportée le jour de ses 23 ans à Auschwitz. Elle meurt à Bergen-Belsen en avril 1945, peu de temps après Anne Frank et quelques semaines avant la libération du camp.

    Conformément au vœu adopté par notre assemblée le 16 juin 2008, la bibliothèque Picpus qui a rouvert ses portes le 6 mars 2009 après 2 ans de travaux, qui est agrandie, restructurée, inséré dans le quartier et qui est l’une des plus fréquentée du réseau parisien portera le nom d’Hélène Berr.

    Quel lieu plus symbolique qu’une bibliothèque pour honorer la mémoire de cette jeune fille qui prend conscience de son statut de témoin et de victime lorsqu’elle dit :

    « Il faudrait donc que j'écrive pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu'a été cette époque. Je sais que beaucoup auront des leçons plus grandes à donner, et des faits plus terribles à dévoiler. Je pense à tous les déportés, à tous ceux qui gisent en prison. »

    Hélène Berr dont le seul réconfort fut de savoir que, confié à une fidèle employée de maison, son journal lui survivra : « Je sais pourquoi j'écris ce journal, je sais que je veux qu'on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu'il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu'il sache tout ce que j'ai pensé pendant son absence. »

    Comment ne pas penser à Hélène Berr pour la dénomination de cette bibliothèque lorsqu’on se souvient des mots du philosophe Tzvetan Todorov : « La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant. »

  • Y a-t-il encore un groupe UMP dans le 12e ?

    Alors que je présentais au conseil d'arrondissement la subvention de 1000 euros au Comité du 12e de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Afrique du Nord (FNACA), qui compte plus de 500 membres, notre opposition a fait un drôle d'aveu.

    En effet, j'ai invité le groupe UMP du 12e a voter avec notre majorité pour la subvention à la FNACA en regrettant que leurs collègues UMP et la maire du 7e arrondissement, Mme Rachida Dati, aient voté contre une subvention similaire à la FNACA du 7e.

    Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire, l'a regretté aussi, ajoutant que l'ensemble des associations du monde combattant parisien soutenait avec la FNACA le projet de créer un espace parisien de mémoire de la guerre d'Algérie et que le vote de la majorité UMP du 7e était incompréhensible.

    La réponse de M. Vincent Caza, fut étonnante : il a affirmé qu'il n'y avait pas de groupe UMP dans le 12e !

    Qui sont donc les 5 conseillers de notre opposition ? M. Caza n'a-t-il pas été élu sur la liste de l'UMP dont il est un pilier et un élu depuis des lustres ? Mme Valérie Montendon n'est-elle pas encartée à l'UMP comme M. Rey ? Mme Lagarde, est conseilère UMP du 12e - bien qu'elle n'ait fréquenté notre conseil qu'une fois en plus de 2 ans - et conseillère de Paris du groupe UMPPA. A-t-elle rendu sa carte du parti unique de la droite au lendemain de la défaite totale de ses collègues ministres aux régionales ? Quant à M. Cavada, nul ne la revu depuis longtemps dans le 12e, où il n'a même pas voté...

    Il est vrai qu'on peut se demander ce qu'il reste de l'UMP dans le 12e, sans parler des résultats des régionales du 21 mars où plus de deux tiers des voix sont allées à la gauche unie pour Jean-Paul Huchon !

    Autre réponse de Vincent Caza : pourquoi lui demande-t-on des compte sur l'UMP du 7e ?

    Sans doute parce que, même organisée en comité d'arrondissement, la FNACA est une association parisienne. Et sans doute parce que de la même manière je croyais qu'à l'UMP le choix des uns dans un arrondissement parisien engageait celui des autres. Comme dans tout parti politique... Il semble qu'il n'en est rien !

    Notre conseil a finalement approuvé à l'unanimité la subvention à la FNACA, mais notons que les élus de l'opposition refusent toujours de participer aux commémorations de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars.

     

  • Muriel Guenoux, nouvelle conseillère régionale PRG à Paris



    Après une belle campagne de terrain avec nos militants, notre candidate parisienne, conseillère du 17e arrondissement, Muriel Guenoux est élue conseillère régionale PRG de Paris au second tour des élections régionales, le 21 mars 2010.

    Revivez les moments forts de notre campagne sur notre blog :

    le PRG Paris avec Huchon et Hidalgo

    La liste de gauche conduite par le président sortant Jean-Paul Huchon (PS) l'a emporté largement dimanche en Ile-de-France, avec 56,69% des voix face à la liste UMP conduite par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur.

    La gauche rate de peu le grand chelem dans la région puisque seules les Yvelines donnent la majorité à la droite. Fait particulièrement notable, la liste Huchon obtient la majorité dans les Hauts-de-Seine, le département de Nicolas Sarkozy.
    Elle gagne aussi des villes symboles comme Meaux (52,18%), fief de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, ou Issy-les-Moulineaux (52,45%), la ville d'André Santini, tête de liste UMP-NC dans les Hauts-de-Seine.

    A Paris, l'UMP arrive en tête dans six arrondissements qui lui sont traditionnellement acquis -6e, 7e, 8e, 15e, 16e, 17e- mais se fait battre largement dans le 5e (58,01% pour Huchon) et de 2 voix dans le 1er. La ville de Paris donne 57,95% de ses voix à la liste Huchon, un score jamais atteint sauf pour les dernières municipales, où Bertrand Delanoë avait obtenu 57,7% des voix.

    Le PRG d'Ile-de-France comptera finalement 4 élu(e)s : Muriel Guénoux (75), Josy Mollet-Lidy (77), Eddie Aït (78) et Mireille Gitton (92).

    Les élus de la liste d'union parisienne PS-EE-FG-PRG-MRC sont 28 sur 41 sièges au total :

    Mme Anne Hidalgo (PS)
    M.Robert Lion (Europe Ecologie)
    Mme Marie-Pierre de La Gontrie (PS)
    M. Augustin Legrand (Europe Ecologie)
    Mme Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie)
    M. Guillaume Balas (PS)
    Mme Nadège Abomangoli (PS)
    M. Pierre Laurent (FG)
    Mme Laure Lechatellier (Europe Ecologie)
    M. Jean-Luc Romero (DVG)
    Mme Christine Frey (PS)
    M. Jean-Marc Pasquet (Europe Ecologie)
    Mme Muriel Guenoux (PRG)
    M. Christophe Girard (PS)
    Mme Corinne Rufet (Europe Ecologie),
    M. Eric Coquerel (FG)
    Mme Janine Maurice-Bellay (Europe Ecologie)
    M. Jean-Philippe Daviaud (PS)
    Mme Aude Evin (PS)
    M. Bastien Francois (Europe Ecologie)
    Mme Mireille Ferri (Europe Ecologie)
    M. Marc Pierre Mancel (PS)
    Mme Céline Malaise (FG)
    M. Jean Lafont (Europe Ecologie)
    Mme Claire Monod (Europe Ecologie)
    M. Pierre Dubreuil (MRC)
    Mme Halima Jemni (PS)
    M. Pierre Kanuty (PS)

  • Elus mobilisés pour Trousseau

    Je représentais le PRG à la manifestation et au rassemblement pour conserver l'efficience médicale de l'hôpital Trousseau menacée par les projets du gouvernement. Les responsables de l'hôpital, professeurs de médecine, personnels soignants et non soignants ont eu l'intelligence de ne pas se cantonner à un discours contre la réforme mais de proposer un projet alternatif, cohérent et réaliste qui permet de répondre aux arguments strictement budgétaires et autres critères arbitraires développé par la Ministre de la santé (son prédécesseur UMP comme elle ne disait-il pas exactement le contraire d'elle il y a moins de 3 ans...).

    Toutes les têtes de listes de gauche ou leur représentant avaient fait le déplacement pour dénoncer la restructuration de l'AP-HP. Jean-Paul Huchon a convaincu avec son intention de mettre 1 millards sur la table pour soutenir le système hospitalier francilien.

    Fabrice Moulin


    Ci dessous, un article de Métro (Mis à jour 08-03-2010 22:31)

    Trousseau veut résister

    Elus, personnel et malades se sont mobilisés hier contre le transfert d'une partie du service pédiatrique de l'hôpital du XIIe. Ils dénoncent une logique de rentabilité.

    Plus d'un millier de personnes ont manifesté contre le démantèlement de l'hôpital.

    Plus d'un millier de personnes ont manifesté contre le démantèlement de l'hôpital.

    Photo : N.R. / Metro

    Ils étaient plus d'un millier de manifestants, personnel et élus, à défiler hier contre le projet de restructuration de l'hôpital Armand Trousseau (XIIe), dont les activités pédiatriques spécialisées (centre des enfants brûlés, cancérologie, maladies rares, handicap, pathologies respiratoires, soit 15 000 jeunes patients suivis) seront transférées vers Robert Debré (XIXe) et Necker (XVe). Il ne garderait, d'ici à 2014, que les accouchements, la pédiatrie générale et les urgences. Une décision motivée, selon l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), par une "offre spécialisée excédentaire".

    Des arguments qui ont révolté le personnel et les services accueillant 200 000 patients par an. "Il ne reste que trois hôpitaux pédiatriques universitaires pour 12 millions d'habitants, réagit le professeur Noël Garabedian, président du comité consultatif médical de Trousseau. A New York, il y en a neuf pour 18 millions d'habitants. Le bassin de population d'enfants grandit à l'est de Paris et on choisit de diminuer l'offre à cet endroit. Où est la cohérence ?"

    Le collectif pour un nouveau Trousseau, créé fin janvier, revendique une pétition de soutien de 8500 signatures et propose un plan d'économie alternatif consistant à regrouper les activités dans trois bâtiments au lieu de dix actuellement.

  • Un zoo ou un jackpot ?

    Mercredi dernier, les ministres candidates Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, et Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, ont lancé officiellement le partenariat public privé pour la rénovation et réouverture du Zoo de Vincennes d'ici 2014.

    Une bonne nouvelle me direz-vous ! Oui pour tous ceux qui aiment le zoo. Mais surtout pour les partenaires privés qui n'ont fait qu'une bouchée des animaux analystes de Bercy...

    Nous voulons tous le retour du Zoo de Vincennes et son rocher et sur le papier le projet scientifique est prometeur. Mais c'est à se demander si on rebâtit un zoo ou un jackpot pour les groupes indutriels amis du pouvoir.

    En effet la rénovation, d'un coût total de 133 millions d'euros, sera pour partie financée à travers un contrat de partenariat public-privé (PPP) entre le Muséum d'histoire naturelle dont dépend le zoo et le groupe Chrysalis, un groupement d'entreprises mené par Bouygues Construction. L'Etat subventionne le projet à hauteur de 30 millions d'euros.

    Certes Chrysalis s'engage à financer, construire et entretenir ce zoo pendant 25 ans (l'entretien annuel est estimé à 4 millions d'euros par an). Mais il recevra, en contrepartie, une redevance de 12 millions d'euros par an de la part du museum, soit 300 millions d'euros. Les partenaires privés gagneront ainsi plus du double de l'investissement total, et le triple de ce que le groupe Chrysalis aura investit!

    Au moins me direz-vous, cela ne coûtera pas au contribuable que nous sommes !

    Pas si sûr...

    Car le modèle économique choisi du PPP mais surtout son équilibre est une aberration.

    Certes le PPP a été parfois utilisé par la Ville de Paris et peut avoir son utilité pour certains de ses projets.

    Mais dans ce cas, outre le fait qu'il offre à Bouygues de tripler sa mise, ce PPP repose en effet sur une fréquentation bien supérieure à ce qu'elle a jamais été : car pour pouvoir payer cette rente annuelle, le Muséum d'histoire naturelle devra tabler sur une fréquentation du zoo de 1,4 millions de visiteurs annuel.
    Si le Museum ne peut payer c'est l'Etat donc le contribuable qui se substituera pour payer... jusqu'à quand ?
    Ne risque-t-on pas de nous retrouver dans quelques temps de nouveau avec sur les bras un zoo en faillite abandonné, un éléphant blanc comme on dit aux J.O (et au zoo).

    Comme le dit le Ministère des Finances, le PPP confie à "une entreprise la mission globale de financer, concevoir tout ou partie, construire, maintenir et gérer des ouvrages ou des équipements publics et services concourant aux missions de service public de l’administration, dans un cadre de longue durée et contre un paiement effectué par la personne publique et étalé dans le temps."
    "Les avantages de cette forme nouvelle de contrats sont multiples : l’accélération, par le préfinancement, de la réalisation des projets ; une innovation qui bénéficie à la collectivité par le dynamisme et la créativité du privé ; une approche en coût global ; une garantie de performance dans le temps ; une répartition du risque optimale entre secteur public et privé, chacun supportant les risques qu’il maîtrise le mieux."

    Mais alors il faut que l'Etat donne une réponse précise aux parisiens-contribuables à toutes ces conditions ?

    Car l"écueil majeur de ce type de contrat est que la personne publique transfert au partenaire privé un certain nombre de risques mettant en jeu l'intérêt même de la collectivité : qualité et niveau du service attendu par exemple, exigences de maintenance, économies d'énergie...Le risque majeur de ne pas atteindre l'objectif initial de la collectivité est lié à l'écart potentiel des intérêts qui animent les deux partenaires public et privé.
    Sur quelles bases ce contrat a été négocié ? Quels sont les risques supportés par le partenaire privé ? Quel sera son rôle exact dans la gestion du zoo ?
    Comment compte-t-il atteindre 1,4 millions de visiteurs dans un contexte de crise et de baisse du tourisme international ?
    Le MNHN explique dès maintenant qu'il va falloir multiplier l'évènementiel pour rentabiliser, quel est exactement leur cahier des charges ? Restera-t-il scientifiquement pertinent où va-t-on développer un Disneyland dans le Bois de Vincennes ?

    Autre problème : pendant la période d'exécution du contrat de partenariat, notamment en phase d'exploitation et de maintenance, le savoir-faire et les moyens de la collectivité seront irrémédiablement diminués du fait du transfert vers le secteur privé. Se posera alors le problème de la qualité de la gestion et de l'exploitation de l'ouvrage lorsque, à la fin du contrat de partenariat, celle-ci reviendra à la collectivité qui se verra incapable de reprendre l'exploitation du site, faute des compétences nécessaires.

    D'un point de vue de l'efficacité économique pour nos consitoyens, quitte à réduire l'engagement initial de la collectivité, il eut été sans doute plus judicieux de créer une Société Anonyme d'Economie Mixte d'Etat avec une Délégation de Service Public.

    Ce PPP et son montage économique si avantageux pose question. La plus importante reste, avec un Etat qui se désengage chaque jour un peu plus de ses missions, quelle garantie réelle avons-nous de la pérennité de ce zoo si le Museum ne peut payer sa redevance durant les 25 prochaines années ?

    Et la question subsidiaire, avec des tarifs déjà annoncés pour l'instant à 14 euros pour les futurs visiteurs, sans parler des évènements, le zoo restera-t-il accessible à tous les Parisiens et les familles ?


    Par Fabrice MOULIN

  • Autolib', un projet qui avance et intéresse

    Hier à l'école Bignon, notre mairie accompagné de la Mission Autolib' et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) de la Ville de Paris ont présenté aux habitants de l'arrondissements l'avancement du projet Autolib'.

    Nos amis Verts qui semblent refuser le système par pur idéologie anti-voiture - même électrique - (rappelons que Montreuil dont la maire est Dominique Voynet est une des rares communes limitrophes à avoir refusé de participer au syndicat mixte Autolib'), ne se sont pas exprimés cette fois, tant leurs arguments ne semblent plus porter. En effet, tous les participants montraient par leur questions précises que le public s'est déjà approprié le projet comme une alternative supplémentaires de transport "commun mais individuel" répondant à certains usages, à côté des transports en commun et des taxis.

    Les participants à la réunion étaient visiblement intéressés, avec beaucoup de questions sur le futur fonctionnement du service, le gabariit du véhicule, la possibilité de transporter familles, enfants, meubles et courses, les liens avec la banlieue, les tarifs, etc.

    L'appel d'offre est lancé et plusieurs groupements d'entreprises travaillent sur le projet selon les spécifications du cahier des charges de la mairie. On nous a confirmé notamment que les voitures électriques devraient être en "trace directe", c'est-à-dire qu'un véhicule est pris à une station et peut-être laissée dans une autre, comme Vélib'. Le tarif devrait être fixé à 15 euros d'abonnement par mois et 4 euros la demi-heure .

    Il semble y avoir actuellement une hésitation sur la taille du véhicule entre 2 et 4 places, et une possibilité laissée par la Ville à un projet de  système avec véhicule biplace, SMART aillant répondu à l'appel d'offre.

    J'ai rappelé à la DVD que les usages demandés par les gens imposent de choisir une voiture de 4 places pouvant embarquer enfants, fauteuils roulant, meubles, etc. C'est le système le plus facile à mettre en oeuvre et cohérent, bien plus encore qu'un système mixte avec voitures 2 et 4 places qui compliquera grandement la répartition des véhicules. J'espère que nos conseillers de Paris pourront veiller à ce que le projet s'oriente bien dans ce sens.

    Il faudra aussi que les projets d'urbanisme et de voirie intègrent dès leur conception l'arrivée prochaine d'Autolib' pour ne pas multiplier les travaux.

    J'ai enfin demandé de veiller à ce que le nombre de stations dans le 12e (35 en surface et 17 en souterrain) soient suffisante et assurent un maillage efficace de l'arrondissement. Il semble déjà que le plan est cohérent  et que les gares seront bien desservies, mais il faudra rester attentif et remonter au créneau si nécessaire au conseil d'arrondissement et dans les réunions internes en mairie.

     

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