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Politique - Page 23

  • Le PRG vote la résolution "sur l'attachement au respect des valeurs républicaines"

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    Extrait de l'intervention à l'Assemblée nationale de Sylvia Pinel, députée du Tarn-et-Garonne, au nom des députés PRG, sur la résolution condamnant le port du voile intégral :

    "L’idée républicaine de citoyenneté, fondée sur les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, pourrait-elle s’accommoder d’une pratique intransigeante qui vise à déshumaniser et à exclure la femme ? Bien évidemment, pour les radicaux de gauche, qui portent en eux l’héritage républicain, laïc et humaniste, la réponse est sans ambiguïté : le port de tenues permettant de dissimuler son visage dans l’espace public ne saurait être admis.
    C’est en effet sur nos principes constitutionnels et sur nos engagements internationaux relatifs aux droits de l’homme qu’il convient de fonder juridiquement l’interdiction générale de recouvrir entièrement ou essentiellement son visage dans la sphère publique.
    Tout d’abord, le principe de laïcité, auquel les radicaux sont viscéralement attachés, implique la neutralité de l’espace public afin que chacun puisse y coexister en harmonie avec l’autre. (...)

    La pratique vestimentaire du voile intégral ne relève pas de la liberté de culte : elle n’est nullement une prescription religieuse, mais bien une interprétation abusive des textes religieux, qui peut être apparentée à une dérive sectaire. Le président du Conseil français du culte musulman a lui-même déclaré, lors de son audition par la commission, avoir pris position contre le port du voile intégral, qu’il ne considère pas comme une prescription religieuse, mais bien comme une pratique minoritaire, et a précisé qu’il s’agit d’une pratique extrême dont il ne souhaite pas qu’elle s’installe sur le territoire national.

    (...) En outre, cette discussion ne pourra avoir lieu indépendamment d’une réflexion sur la lutte contre les discriminations et la refonte nécessaire à une véritable égalité des chances. En effet, il faut le reconnaître, le modèle républicain est en panne dans la France d’aujourd’hui.
    Loin des manifestations de chauvinisme et des dérapages constatés lors du sinistre débat sur l’identité nationale, c’est sur les valeurs de libertés – au pluriel –, d’égalités – également au pluriel –, de fraternité, de laïcité et sur le vivre ensemble que repose aux yeux des radicaux l’identité républicaine."

     

  • Les députés entérinent la suppression des biberons au Bisphénol A demandée par les sénateurs PRG

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    Les députés ont entériné, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2 la suspension de la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A (BPA) qui avait été décidée fin mars par le Sénat.

    Le Sénat avait adopté à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

    Une disposition identique a été présentée, sous forme d'amendement, par le député PS Gérard Bapt, et votée sans être discutée, par les députés, dans la nuit de vendredi à samedi, avec l'accord de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno.

    "Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark", a indiqué lundi M. Bapt dans un communiqué.

    Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.

    M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical".

    Le projet de loi sur le Grenelle 2 sera soumis au vote des députés mardi 11 avant la réunion d'une commission mixte paritaire (CMP) sur un texte commun.

    Par AFP 10-05-10

  • L'Europe, la feta et la rigueur...

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    Je ne prétends pas jouer les experts économiques sur ce blog mais la tempête grecque et ses effets collatéraux – la rigueur annoncée par le gouvernement – auront des conséquences sur la vie quotidienne de nos concitoyens et à ce titre ils nous intéressent tous. De plus, ces évènements ont relancé un vent d’euroscepticisme que même le plan d’aide de 600 milliards d’euros adopté cette nuit par l’Union européenne risque de ne pas apaiser.

    Il y a en effet des télescopages dans l'actualité qui interpellent. Alors que la crise grecque montre des Etats européens divisés et lents à réagir ainsi qu'une Union européenne réduite à quémander l'aide du FMI (à l'encontre de tous les objectifs de la construction européenne), nous avons fêté ce 9 mai le 60e anniversaire de la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) par Robert Schuman.

    Cruel rappel des espoirs placés dans une Europe qui est aujourd'hui accusée de tous les maux, et surtout d’immobilisme. Et c'est vrai que l'UE n'a clairement pas été à la hauteur face à la crise et aux attaques des spéculateurs dont est victime un de ses membres.

    Néanmoins n'oublions pas un évènement récent dont on pourrait aussi célébrer le triste anniversaire : en mai il y à 5 ans, la victoire en France du "non" au référendum sur la constitution européenne.

    Or loin de libérer nos pays d'un carcan libéral comme le prétendaient les tenants du Non, l'échec du référendum a marqué politiquement la fin du processus de construction d'une fédération européenne. Le « Non » prétendait refonder l’Europe des Peuples, nous avons hérité de marchés touts puissants. Le « Non » a substitué à l'objectif ambitieux de l’Europe puissance un grand retour des Etats nations. Les Etats ont repris la main et ce n'est pas l'adoption du traité de Lisbonne qui change la donne, avec un nobody placé sciemment par les chefs de gouvernement à la présidence de l'Europe : M. Herman Von Rompuy qui a récemment déclaré qu'il n’avait jamais voulu ce poste et dont on n'a pas entendu la voix depuis sa nomination.

    Ce sont bien les Etats et leurs intérêts nationaux (parfois contradictoires) qui sont aujourd'hui aux commandes. C'est bien parce qu'il n'y pas de gouvernance économique commune que notre continent souffre de la crise. C'est parce que la BCE n'a pas d'orientation claire qu'elle n'agit pas efficacement : même indépendante, elle agirait comme la FED aux Etats-Unis s'il existait un leadership européen incontestable.

    Ce n'est pas l'Europe qui est responsable du traitement de choc infligé à la Grèce. Car premièrement, la dégradation des comptes publics, l'explosion de la dette, l'existence d'une économie parallèle qui grève les rentrées fiscales sont des problèmes qu'un pays doit régler, qu'il soit ou non membre de l'UE ou de la zone euro. Ce n'est pas non plus l'Europe qui impose au gouvernement grec de faire concentrer ses efforts uniquement sur les citoyens modestes, les retraités et les fonctionnaires - même si ces efforts sont nécessaires - alors que les plus riches et les entreprises semblent mystérieusement épargnés. Ni de conserver envers et contre tout un budget militaire astronomique, supérieur à la plupart des pays européens !

    L’Euro est lui aussi remis en question par certains. Pourtant, notons que l'appartenance à la zone euro a surement évité aux grecs des dévaluations en série qui auraient conduit à une inflation explosive. Sans l'euro, il faudrait sans doute au consommateur grec une brouette de billets pour s'acheter 100g de féta !

    En France, le gouvernement prône maintenant la rigueur et s'apprête à prendre des mesures pour réduire les déficits, au nom de l'exemple grec. C'est vrai qu'il faudra réduire les déficits et la dette qui atteignent des niveaux sans précédents. Mais rien n'empêche le gouvernement de supprimer le bouclier fiscal dont l'inefficacité n'est plus à prouver (à commencer par le faible nombre des rapatriés fiscaux depuis sa création). Pourquoi ne pas s'attaquer à  certaines niches fiscales dont bénéficient les plus riches ou aux dégrèvements de charges qui bénéficient plus aux grandes entreprises qu'aux TPE-PME qui en auraient besoin ? Pourquoi ne pas demander aux banques et aux institutions financières de participer à l'effort national ? Pourquoi pénaliser la consommation alors qu’il faut relancer la croissance en France et en Europe ?

    Alors oui, ce n’est pas de la rigueur imposée toujours aux mêmes dont nous avons besoin, mais du retour d’une Europe volontariste.

    A l'heure où la crise économique mondiale met en évidence l'impuissance des États à apporter seuls des solutions pérennes, le plan voté cette nuit, première action européenne coordonnée doit constituer l'amorce du réel gouvernement économique au niveau de l'Union que les radicaux de gauche ont toujours appelé de leurs vœux.

    Il s'agit d'un impératif si l'Europe souhaite se doter des moyens de faire face aux difficultés financières, économiques et sociales qui s'annoncent pour plusieurs autres États membres, dont la France n'est pas des moindres.

    Par Fabrice Moulin

  • Soutien aux salariés de Surcouf

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    Ce n’est bien entendu pas à la Ville de Paris d’administrer les entreprises privées parisiennes mais ce n’est pas pour cela que nous devons rester indifférent quand des emplois sont menacés et des conditions de travail dégradées.

    Je suis avec le Parti Radical de Gauche pour une entreprise responsable dans une économie équitable et régulée par des objectifs sociaux, environnementaux et civiques.

    Ce sont ces principes que nous devons rappeler au propriétaire des magasins Surcouf et c’est dans cette optique que j'ai voté le voeu présenté au conseil d'arrondissement du 4 mai pour demander une reprise du dialogue social avec les salariés sur une base équitable.

  • Vincent d'Indy, le doigt dans l'engrenage ?

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    Au conseil d'arrondissement du 4 mai, notre collègue du Parti de Gauche, Alexis Corbière, s'est mis en tête de déposer un vœu demandant de débaptiser le collège Vincent d'Indy car ce musicien, qui fut au tournant du 19e siècle le pendant français de Richard Wagner, a écrit des propos antisémites.

    Il est vrai que les propos antisémites de d'Indy sont inqualifiables, mais je me demande s'il n'aurait pas mieux valu qu'oubliés de tous, ils le restent plutôt que d'en faire la publicité.

    Surtout, cette initiative ne risque-t-elle pas d'ouvrir une boîte de Pandore ? Car pourquoi se limiter au collège et non à la rue ? Pourquoi se limiter à d'Indy si d'autres ont tenus des propos similaires voir pire ? Va-t-on devoir supprimer toutes les dénominations dans le 12e et à Paris de personnes qui à un moment ou un autre ont-eu des attitudes condamnables ?

    A notre demande insistante, Alexis Corbière a accepté d'atténuer la portée de son vœu pour demander seulement le lancement d'un débat sur cette appellation.

    Voilà ce que j'ai répondu à en séance :

     

    "Tout d'abord, le fait que la dénomination de l'avenue Vincent d'Indy soit intervenue un an à peine après sa mort, sans le recul historique nécessaire, devrait nous faire réfléchir sur la précipitation dont nous pouvons faire preuve dans une politique d'attribution de noms à nos artères et équipements

    Cela dit, je crois que débaptiser une rue ou un équipement, même avec de bonnes intentions, doit rester un cas exceptionnel. Beaucoup de grandes figures artistiques ou historiques dont les noms ornent les rues de Paris cachent dans leur parcours des écrits ou des actes discutables voire condamnables au 21e siècle. Y compris de grands républicains ou des personnalités politiques de droite comme de gauche.

    Je ne cautionne évidemment pas les propos de Vincent d'Indy qui nous sont rapportés par notre collègue Alexis Corbière mais la mémoire est un équilibre fragile autant que le vivre-ensemble, et en tant qu'adjoint à la maire chargé de la Mémoire, j'invite notre collègue à la prudence.

    Un vœu ne s'imposait pas et surtout pas au conseil de Paris. Certes, un débat peut s'engager au sein du Conseil d'administration du collège, mais encore une fois soyons prudent sur ces questions."

     

    Par soucis de garder la cohérence de notre majorité, je n'ai pas voulu ouvrir un débat trop passionné en séance mais certains propos qui m'ont paru franchement démagogiques me poussent à réagir. D'autant qu'il va sûrement rebondir au Conseil de Paris et sans aucun doute dans la presse par l'entremise du président du groupe communiste-PG Ian Brossat qui semble avoir un goût prononcé pour l'agit-prop et les coups médiatiques.

    Précisons ici qu'il y a déjà eu deux personnes dont les noms ont été effacés des rues de Paris. Alexis Carrel, scientifique eugéniste et membre du Parti Populaire Français (PPF) de Doriot, principal parti collaborationniste de Vichy. Et Antoine Richepanse, général napoléonien dont les mains sont tachées de sang du massacre de centaines d'esclaves révoltés. Sans excuser d'Indy pour autant, je pense qu'on peut affirmer qu'il ne présente pas exactement le même degré de culpabilité.

    Je souhaiterai ici lancer un avertissement, en premier lieu à mes amis de gauche. Car il y aurait beaucoup à dire des hommes de droite mais que fera-t-on de Proudhon (l'auteur de Philosophie de la Misère et du célèbre "la propriété c'est le vol" qui a donné son nom à une artère du 12e) qui est surement dans le panthéon politique du Parti de Gauche mais qui n'en a pas moins écrit qu'il fallait « exterminer les juifs » ! Et Voltaire qui a écrit de beaux textes contre l'esclavage mais n'en a pas moins été complice en ayant des parts dans une société du commerce triangulaire ? Financer ce que nous qualifions aujourd'hui de crime contre l'humanité n'est-il pas au moins aussi grave que d'en faire l'apologie ? Voltaire doit-il disparaitre de notre capitale ?

    De même, la colonisation et bien souvent la supériorité de l'Homme blanc qui la sous-tendait a été soutenue par tous les gouvernements et une majeure parti du personnel politique de droite comme de gauche de la IIIe République jusqu'à la décolonisation de 1960. Comment juger avec les yeux d'aujourd'hui ces propos de Léon Blum : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès » ? Soyons fair-play, ma famille politique - les Radicaux-Républicains - ne fut pas non plus épargnée par la bêtise de l'époque !

    Il y a peu de temps nous avons vu avec l'inauguration de l'esplanade Ben Gourion par le maire de Paris et les réactions passionnées qu'elle a provoqué chez certains que le travail de mémoire est un exercice complexe. Il faut éviter de multiplier les sujets de crispation et se garder de relancer une compétition des mémoires qui pourrait faire plus de mal que de bien au vivre-ensemble dans la République fraternelle que nous appelons de nos vœux.

  • Voile: Baylet (PRG) pour une loi

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    PARIS, 4 mai 2010 (AFP) - Voile: Baylet (PRG) fait part à Fillon de son soutien à la loi

    Le président des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, reçu mardi par le Premier ministre François Fillon au sujet du voile intégral, s'est dit "favorable" à un projet de loi visant à l'interdire, mais s'est dit "opposé" à une procédure accélérée pour son examen par l'Assemblée.

    "Le port du voile intégral est une pratique à la fois sectaire et politique, et les représentants du Parti radical de gauche se sont déclarés favorables à l'avant-projet de loi du gouvernement en application des principes républicains qui fondent notre démocratie", affirme le PRG dans un communiqué.

    Le juriste Roger-Gérard Schwartzenberg, président d'honneur du PRG et membre de la délégation reçue par M. Fillon, s'est déclaré "peu convaincu par l'avis du Conseil d'Etat", "trop prudent et trop complexe à mettre en oeuvre".

    Les parlementaires du PRG présenteront "certainement un amendement pour aggraver les peines encourues pour le fait d'imposer le port du voile intégral à des mineures", a souligné M. Baylet.

    Le sénateur du Tarn-et-Garonne a toutefois indiqué au Premier ministre que "les radicaux de gauche étaient opposés à la procédure accélérée pour l'examen de ce texte".

    Le PRG dénonce la burqa "au nom du principe de laïcité", "de la liberté", "de l'égalité - car notre constitution proclame l'égalité des sexes -" et "de fraternité - car refuser d'exposer son visage au regard d'autrui, c'est nier la volonté de vivre ensemble sur laquelle repose la Nation".

    Le projet de loi du gouvernement, qui projette d'interdire le port du voile intégral, doit être présenté au Conseil des ministres le 19 mai avant un examen à l'Assemblée nationale en juillet.

  • La République à visage découvert

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    Dans le cadre des consultations des partis politiques sur l’avant-projet de loi relatif au port du voile intégral et interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, le Premier ministre et la Garde des Sceaux ont reçu Jean-Michel Baylet et Roger-Gérard Schwartzenberg, accompagnés d’une délégation du PRG composée de Yvon Collin, président du groupe RDSE, Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées et Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national.

    La délégation a exposé l’orientation de principe des radicaux de gauche, telle que votée par le Comité Directeur du 28 avril dernier.

    Le texte expliquant la position du PRG, rédigé par Roger-Gérard Schwartzenberg, a été remis au Premier ministre. :



    LA REPUBLIQUE À VISAGE DECOUVERT

    Les Radicaux de gauche sont opposés au port dans l'espace public du voile intégral ou de toute tenue ou accessoire destiné à dissimuler son visage au regard d'autrui.
    Étant les principaux fondateurs de la République, les Radicaux ont toujours considéré celle-ci non seulement comme un ensemble de règles régissant le pouvoir et son exercice, mais surtout comme un ensemble de valeurs humanistes orientant la vie en société. Valeurs et principes fondamentaux qui ont nom laïcité, dignité de la personne humaine, égalité des sexes et fraternité.

    Au regard de ces principes essentiels, figurant dans le bloc de constitutionnalité et dans nos engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme, le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l'espace public ne peut être admis.

    Par ailleurs, la "sûreté" constitue, elle aussi, un droit fondamental garanti par la Déclaration de 1789 à laquelle se réfère le Préambule de la Constitution de 1958. Ce droit implique que la sécurité des personnes et des biens ne puisse être éventuellement mise en danger par le port de tenues risquant de faciliter la commission d'infractions en empêchant l'identification de leurs auteurs. D'où la nécessité pour l'Etat, qui en est le garant, de prendre les mesures propres à assurer la sauvegarde de l'ordre public.

     

    Retrouvez l'ensemble du texte sur le site de la fédération de Paris : www.parisprg.org

  • Le témoignage d'une déportée censurée dans les Deux-Sèvres

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    La mairie de Parthenay a censuré une lettre écrite par Ida Grinspan, dans laquelle elle racontait son arrestation par "trois gendarmes" à 14 ans et qui devait être lue lors de la Journée nationale du souvenir de la Déportation.

    "Mes élèves ne participeront plus au devoir de mémoire et aux cérémonies commémoratives. Je renonce à souscrire à ce que j'appelle une forme de censure", s'indigne mercredi Nathalie Lanzi, conseillère régionale PS et professeur d'histoire-géographie au collège de la Couldre (Deux-Sèvres), dans le Courrier de l'Ouest. La professeure, qui accompagne depuis cinq ans ses élèves aux cérémonies commémoratives et patriotiques qui ont lieu à Parthenay, avait demandé à l'ancienne déportée d'Auschwitz, Ida Grinspan, de rédiger un texte que les élèves devaient lire dimanche dernier. Mais ce témoignage a heurté Michel Birault, ancien gendarme et adjoint en charge des affaires patriotiques à la mairie de Parthenay. Ida Grinspan y évoque son arrestation par "trois gendarmes" à 14 ans. La professeure a accepté, à contrecoeur, de remplacer le mot "gendarmes" par "hommes".

    Mais cela n'aura pas suffi. Michel Birault a présenté le texte au maire de la ville, Xavier Argenton (NC) qui, lui, a refusé sa lecture. "Ne stigmatisons pas une catégorie professionnelle qui dans ces temps troubles avait obéi aux ordres de l'autorité légitime", aurait-il dit à son adjoint, selon le Courrier de l'Ouest. Ce texte "n'est pas de nature à apaiser les ressentiments à une époque où le repentir est malheureusement mis en exergue", aurait-il ajouté. "Dans un pays démocratique comme le nôtre, c'est triste de penser qu'on ne peut pas raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée", a déploré pour sa part Ida Grinspan. "C'est terrible, cette mentalité-là. Il faut savoir regarder la vérité en face. Ce que je dis dans ce texte, je le dis à chaque fois que j'interviens dans une école. Je dis simplement ce qui a été", poursuit-elle dans les colonnes du quotidien local.

    Par TF1News (avec agence) le 28 avril 2010 à 16:07
  • Les propositions du Parti radical de Gauche pour les retraites

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    PARIS, 29 avril 2010 (AFP) - Le Parti radical de Gauche (PRG) a rendu publiques jeudi ses propositions pour une réforme des retraites, notamment
    "passer à un système toujours de répartition, mais à points" et instaurer une "politique des temps sociaux" reconnaissant pénibilité ou travail bénévole.
    Lors de leur comité directeur national mercredi, les radicaux de gauche ont adopté à l'unanimité un rapport dans lequel ils estiment que "l'approche actuelle du gouvernement, purement comptable et financière, est vouée à l'échec si elle ne s'élargit pas à une réflexion globale sur la société et ses évolutions".

    La réforme doit "d'abord comporter un volet consacré à la lutte contre le chômage", ciblée sur jeunes et seniors, et également "s'appuyer sur un plan de relance industrielle".


    Elle doit ensuite "consolider le système par répartition en proposant de nouvelles sources de financement pour tenir compte de l'évolution de la part salariale dans la valeur ajoutée (qui n'a cessé de diminuer depuis 20 ans) et du ratio actifs/inactifs".
    Il faut "accepter de taxer plus fortement les dividendes, de revenir sur certaines diminutions de charges sociales et sur certaines exemptions fiscales", "réfléchir à une taxation plus juste des patrimoines", jugent-ils.


    La réforme doit "enfin stabiliser durablement l'âge de départ en retraite". "Certes allongée", l'espérance de vie en bonne santé "reste à peine supérieure à 60 ans", note le parti présidé par l'ancien ministre Jean-Michel Baylet.
    Pour eux, "allonger les durées de cotisation exigées revient donc à allonger les périodes chômées si on ne tient pas compte des mutations de la société".


    Les radicaux de gauche proposent ainsi une politique des "temps sociaux" qui "reconnaissent le travail bénévole (cinq pour cent du Produit intérieur brut), la pénibilité au travail et la prise en charge du +cinquième risque dépendance+".
    Il faut instaurer un "système progressif et conséquent de bonus" à la fois pour les jeunes qui effectuent des stages, des temps d'apprentissages et pour les personnes dépassant volontairement l'âge de la retraite.
    Le PRG propose également "comme de nombreux mutualistes", de "passer à un système toujours de répartition, mais à points, en rejetant les formules à la suédoise".

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