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Politique - Page 22

  • Le bisphénol A interdit dans les biberons

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    'Assemblée nationale a définitivement approuvé, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA). La proposition de loi du sénateur Yvon Collin (radical de gauche, Tarn-et-Garonne) visait initialement à interdire ce composé chimique, classé toxique pour la reproduction, dans tous les plastiques alimentaires, mais le Sénat en avait réduit le champ d'application aux seuls biberons.

    "La fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de bisphénol A" sont, selon la nouvelle loi, "suspendues jusqu'à l'adoption, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), d'un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations".

    Le 17 juin, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Valérie Létard, avait demandé la réserve du vote. Cette procédure a écarté d'office les amendements non approuvés par le gouvernement. C'est le cas de celui proposé par Gérard Bapt (socialiste, Haute-Garonne), rapporteur de la proposition de loi, interdisant le BPA dans tous les plastiques alimentaires. Il fixait l'échéance au 1er janvier 2012, afin de laisser aux industriels le temps de mettre en place des solutions de substitution sûres.

    Interdiction "insuffisante"

    Le Canada, le Danemark ou le Costa Rica, ainsi que certains Etats américains, ont élargi l'interdiction à tout ou partie des plastiques alimentaires. Le bisphénol A est classé comme une substance jugée "préoccupante pour la fertilité de l'espèce humaine" en raison "d'effets toxiques possibles mais non démontrés sur la reproduction", rappelait l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans une expertise collective publiée le 3 juin.

    La suspension de la commercialisation des biberons contenant du BPA est déjà prévue dans la loi dite "Grenelle 2", qui fera l'objet d'un vote solennel fin juin. Mais, lors de la réunion de la commission mixte paritaire sur ce texte, le rapporteur Bertrand Pancher (UMP, Meuse) avait fait adopter un amendement donnant jusqu'au 1er janvier 2011 pour mettre fin à cette commercialisation, avec l'argument suivant : "Sur les deux grands groupes fabriquant des biberons, un seul est capable de s'adapter immédiatement. Il convient d'éviter une situation de monopole et de laisser au second groupe un délai pour s'adapter." Il semble que Nestlé soit en retard sur Danone, qui s'est déjà converti aux biberons sans bisphénol A.

    Onze des quinze membres du groupe Nouveau Centre se sont abstenus. Jugeant l'interdiction des seuls biberons "insuffisante", l'un d'entre eux, Jean-Luc Préel (NC, Vendée) a déclaré : "Nous voulons élargir l'interdiction." Pour sa part, Gérard Bapt a qualifié la mesure adoptée de "petit pas".

    Valérie Létard a rappelé l'engagement du gouvernement, figurant dans la proposition de loi adoptée, de présenter un rapport au Parlement, "au plus tard le 1er janvier 2011, indiquant les mesures déjà prises et celles envisagées pour diminuer l'exposition humaine aux produits qualifiés de perturbateurs endocriniens".

    Commentant le vote, le porte-parole du Réseau environnement santé, André Cicolella, a estimé que "cette décision est illogique. Il est en effet absurde de vouloir protéger les nourrissons nourris via les biberons et de ne pas se préoccuper des nourrissons nourris au lait maternel ou au lait maternisé". C'est aussi ce qu'indique un avis rendu par l'Afssa le 29 janvier.

    Un appel européen, lancé par 41 ONG et 19 scientifiques, s'adresse à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en affirmant que "des mesures sont nécessaires pour réduire les niveaux d'exposition au BPA, en particulier dans les groupes les plus à risque, à savoir les jeunes enfants et les femmes enceintes". En France, la Ligue nationale contre le cancer a lancé sur son site une pétition pour obtenir l'interdiction du bisphénol A. En attendant, la Ligue demande "sans délai l'étiquetage "présence de bisphénol A" sur tous les produits contenant cette molécule".

    Par Paul Benkimoun

    Article paru dans Le Monde, l'édition du 25.06.10
  • Un quartier convivial plutôt que des rails

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    La Mairie de Paris veut se pencher sur l'aménagement du secteur Bercy-Charenton (12e)

    Ce secteur a déjà fait l'objet de trente et une études, mais la Mairie de Paris espère que celle qu'elle engage mènera enfin à quelque chose. Hier, le premier comité de pilotage pour l'aménagement du quartier Bercy-­Charenton (12e) s'est réuni avec l'équipe d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes choisie par la Ville en mai dernier. Cette parcelle de 63 hectares est coupée par des voies ferroviaires et enclavée entre le périphérique et la Seine. Des axes qui « cisaillent » le secteur, ce qui exclut toutes liaisons piétonnes, cyclables, ou l'accès à la Seine. « C'est un terrain complexe. Il faut penser aux futurs habitants et créer une ville esthétique. Il y a aussi des urgences pour les habitants actuels, nous commencerons par là », a promis le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë.
    Des Anglais aux manettes
    La maîtrise d'œuvre urbaine a été confiée au cabinet anglais Rogers Stirk Harbour, qui devra créer 5 000 logements, 450 000 m2 d'immeubles à vocation économique, des équipements et des commerces de proximité. « Il faut connecter et réparer le quartier de manière stratégique », promet Richard Rodgers. Le projet devrait être prêt dans un an, pour des premiers travaux « en 2012 », espère Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris chargée de l'urbanisme. « C'est un projet au moins à horizon de dix ans », prévient-elle, et le budget n'est pas fixé. « Il ne faut pas nous cacher que nous entrons dans une période d'austérité, il ne sera certainement pas possible de construire sur l'ensemble du territoire. On doit proposer quelque chose de réalisable », assurent les architectes.

    par Magali Gruet, publié dans 20 Minutes
  • Raviver le souvenir et l'exemple d'Eboué

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    Discours pour le dévoilement de la plaque

    à la mémoire de Félix EBOUE

    18 juin 2010

    par Fabrice MOULIN

    Madame la Maire,

    Madame la Députée,

    Mesdames, Messieurs les élus,

    Chers Présidents, Mesdemoiselles de l'Ecole de la Légion d'Honneur, Mesdames, Messieurs,

    Madame la Maire aura l’occasion d’évoquer l’appel du 18 juin et le rôle décisif de celui qui le lança, mais je parlerai maintenant d’un de ceux qui fut dans les premiers à répondre à cet appel.

    L’exhortation lancée par « l’homme du 18 juin » est désormais gravée dans nos mémoires : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

    Cet appel est devenu un symbole. Symbole de la France qui dit non, de la France qui se bat et refuse la défaite. C’est un message d’espoir et de mobilisation.

    En raison de l’exode massif déclenché par l’avancée des troupes allemandes, peu de Français entendront le message.

    Au cours de ce Mois de la Résistance et de la France libre que nous avons souhaité organisé en mairie du 12e, nous avons célébré l’homme de l’Appel, le général de Gaulle, ceux qui l’ont suivi et aidé à Londres, comme Jean-Louis Crémieux-Brihac et Franck Bauer de Radio Londres que nous avons entendu lors d’un conférence, la Résistance intérieure rassemblée autour de Jean Moulin dans le conseil national de la Resistance.

    Nous avons souhaité aussi honorer tout particulièrement la mémoire d’un homme qui a entendu cet appel, Félix EBOUE, ce visionnaire, ici, sur la place qui porte son nom.

    Petit fils d’esclave, né à Cayenne en 1884, Félix EBOUE est nommé Gouverneur du Tchad en 1938 avec pour mission d’assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français. Il fait d’ailleurs construire les routes qui permettront en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement vers l’Afrique du Nord.

    Bouleversé par l’appel du général de GAULLE, il rallie le général et s’en explique en ces termes : « c’est une force individuelle profonde qui nous a conduit individuellement à agir. Un précepte moral absolu qui nous a interdit de capituler et commandé de reprendre chacun à son compte, le destin de la Patrie. »

    Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel MARCHAND, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de GAULLE, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier» et la légitimité politique et l'assise territoriale qui lui manquait, ainsi que l'apport inestimable des soldats "indigènes" dans la guerre contre le nazisme. René PLEVEN, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de LARMINAT, KOENIG et LECLERC.

    Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre. N’oublions jamais que les colonies françaises, d’Afrique et d’Asie joueront un rôle majeur dans la guerre contre les puissances de l’Axe.

    Il est l’un de ceux qui prendront le plus part à la conférence de Brazzaville du 30 janvier 1944, car il estime que c’est une mauvaise méthode de remettre au jour de la Victoire toutes les réformes nécessaires.

    Epuisé à la tâche, Félix EBOUE, Compagnon des premières heures, meurt au Caire le 17 mai 1944, à l’aube de la Libération.

    Quelques temps après sa mort, le général de GAULLE, lui rendant un dernier hommage, déclarait à Alger : « Félix EBOUE, grand Français, grand Africain, est mort à force de servir. Mais voici qu’il est entré dans le génie même de la France ».

    En 1947, le Conseil municipal de Paris décidait que la place centrale de notre arrondissement, la place Daumesnil, deviendrait place Félix Éboué.

    Deux ans plus tard il entre au Panthéon. Président du Conseil de la République, l’équivalent du Sénat, Gaston Monnerville rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué (…) à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté".

    Homme d’une rare qualité, dont toute la carrière faite de dévouement et de dignité, grand serviteur de l’Etat, le souvenir de Félix Eboué s’est pourtant estompé chez beaucoup de Parisiens et même d’habitants de notre arrondissement qui traversent cette place sans savoir qui il était vraiment. C’est cet oubli que nous voudrions, humblement, essayer de réparer.

    Et envoyer également un message à nos concitoyens, notamment les jeunes qui peuvent voir en Felix Eboué un symbole de l’engagement républicain contre les injustices et l’image d’une France riche de sa diversité qui résiste à l’intolérance et ne renonce jamais quelles que soient les difficultés présentes.

    Désormais, avec la pose de cette plaque commémorative, le souvenir et l’exemple de Félix Eboué seront ravivés sur cette place du 12e arrondissement.

    Je vous remercie.

  • Le PRG a demandé l'interdiction de l'apéro "Saucisson et pinard"

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    Un article sur un fait de société dans un autre arrondissement, juste pour dire que pour le PRG la laïcité n'est pas la stigmatisation ou la haine de l'autre comme voudrait le faire croire l'extrême-droite...

    A LIRE AUSSI NOTRE COMMUNIQUE DE PRESSE sur www.parisprg.org

    Par Amélie Gautier le 15 juin 2010 à 16:074022701ikwar.png?v=1

    La préfecture de police de Paris a décidé mardi d'interdire un apéritif géant avec alcool et charcuterie prévu dans un quartier multiethnique de Paris vendredi, jour de prière pour les musulmans.


    L'organisatrice de l'"Apéro géant Saucisson et pinard" confiait lundi à TF1 News ne pas envisager une interdiction de son rendez-vous, programmé vendredi à la Goutte d'Or contre l'islamisation de ce quartier du XVIIIe arrondissement de Paris. "On veut faire les choses calmement", expliquait alors cette femme de 43 ans, "Française de souche" et se faisant appeler "Sylvie François". Elle va pourtant devoir bel et bien se faire à l'idée : mardi les autorités ont décidé d'interdire le rassemblement "franchouillard".

    Dans son communiqué, la préfecture de police précise avoir reçu le 9 juin une demande d'autorisation pour un "pique-nique géant des Titis parisiens", opération rebaptisée par la suite "saucisson et pinard". "En raison de ses conditions d'organisation, du lieu, du jour et de l'horaire retenu, ainsi que des projets de contre-manifestations qui sont apparus en réaction, cet événement de voie publique est créateur de risques graves de troubles à l'ordre public", justifie-t-elle. Daniel Vaillant, le maire PS du XVIIIe arrondissement a salué l'annulation d'une opération "cousue de fil blanc" par des "groupuscules d'extrême droite".

    "Sylvie François" avait lancé le projet fin mai via un groupe Facebook. Habitante de ce quartier cosmopolite et populaire "depuis trois générations", elle justifie alors son apéro comme expression de son ras-le-bol : celui de ne plus "pouvoir boire un coup tranquillement", d'être "regardée de travers parce non voilée"... Et aussi par ce sentiment d'être un "produit exotique" dans son propre quartier "très islamisé". Et parmi l'objet de sa colère : ces rues du quartier où sont situées des mosquées qui "sont bloquées à la circulation à chaque prière du vendredi". Bref, l'objectif : "montrer que les Français de souche sont aussi chez eux dans ce quartier", précise-t-elle à TF1 News en expliquant que "c'est une réponse laïque aux interdits islamiques".

    Le groupe "Apéro géant Saucisson et pinard" a grossi jusqu'à plus de 6.500 membres mardi. Il a même fait des petits puisque certains veulent organiser des organiser des soirées avec le même mot d'ordre à Lyon, Toulouse, Bruxelles et Londres ("Bacon & Beer").

    La polémique, elle aussi, avait enflé. Pour SOS Racisme, cet apéro était une "une provocation", un "rassemblement qui s'annonce comme haineux, violent et raciste", selon le Parti radical de gauche. Mardi, la secrétaire d'Etat à la Ville et du maire de Paris. Fadela Amara qualifiait l'initiative de "porteuse de haine, de racisme et de xénophobie". "Porteur de haine, de racisme et de xénophobie" parce que outre le menu de l'apéro avec alcool et charcuterie, excluant de fait musulmans et juifs, des mouvements d'extrême-droite, tels Riposte laïque ou Bloc identitaire ont soutenu, voire aidé "Sylvie François" à l'organisation. Sylvie François, elle, a moult reprises a parlé d'une initiative individuelle précisant ne pas avoir de convictions politiques, sic. Au début des années 2000, des identitaires avaient déjà organisé des soupes populaires au cochon à Paris et Strasbourg. Ces dernières avaient été interdites car jugées discriminatoires, selon le Conseil d'Etat. Lundi, Sylvie François nous racontait également qu'elle ferait autre chose. Selon Le Parisien, elle et les autres organisateurs ont décidé de contester en référé la décision prise par la préfecture. Mardi, après l'annonce de l'interdiction de son apéro, la messagerie de Sylvie François était pleine.


  • Le POPB et la laïcité s'invitent au Conseil de Paris et dans le Parisien

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    Le débat commencé au conseil d'arrondissement sur la délégation de service public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy a rebondi au conseil de Paris avec un débat sur le naming et sur l'organisation des évènements religieux. En portant mon amendement en séance (voir ma note précédente sur le POPB), les conseillers de Paris PRG ont poussé la mairie de Paris à clarifier sa position, malheureusement à des années lumières de la loi de 1905 que nous défendons : l'exécutif assume enfin au grand jour d'organiser des cérémonies religieuses dans des sites municipaux ! Rappelons que la fête du ramadan a été accueillie pendant des années à l'Hôtel de Ville, soit-disant en tant qu'évènement culturel...

    Ce mélange des genres m'inspire toujours la même question : que ferons-nous le jour où les Témoins de Jehovah ou les chrétiens intégristes lefevristes voudront se réunir au POPB ? Couplé à la réponse de l'Adjoint sur le naming, peut-être trouverons-nous au POPB un nouveau nom : le Jesus Saves Bercy...

    Ci-dessous l'article du Parisien :

    Article le Parisien - POPB.jpg

  • Contre la vente du terrain au collège privé

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    Au Conseil d'arrondissement du 31 mai, je suis intervenu pour m'opposer au vote de la délibération DU 21 qui propose de vendre un terrain municipal au collège-lycée Georges Leven :

    "Au nom du PRG, je ne peux voter favorablement ce projet de délibération qui vend le patrimoine municipal au collège et lycée George Leven, qui est un établissement privé et confessionnel.

    La parcelle vendue à l’établissement privé est de l’ordre de 723 m2 pour ériger un bâtiment de 2000 m2, mais elle coupe en deux un terrain municipal de 3400 m2 boulevard Carnot. Resteront au nord une surface de 1700 m2 à aménager dans le cadre du GPRU Porte de Vincennes et au sud un projet de mini-déchetterie et un petit espace vert.

    Bref cette vente nous oblige à de mini-projets là ou nous avons de maxi-besoins.

    Le foncier est trop rare dans Paris pour que chaque parcelle de terrain ne soit pas optimisée pour réaliser notre programme municipal : espace verts, école publique, pépinière d’entreprises, etc.

    Rappelons également que nous sommes attachés au principe et à la promotion de l’école publique, laïque et obligatoire qui est soumise à une obligation de gratuité, de continuité et d'accueil de tous les publics, contrairement aux écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés.

    Nous pouvons trouver une utilisation meilleure à ce terrain que de le céder à une école privée et confessionnelle."

    Mon explication de vote a été suivie par le PG, le PC et les Verts qui ont également voté contre. Le PS a voté pour la délibération, moins 1 abstention, et l'UMP a sans surprise voté pour en défendant l'école privée.

  • Charte des Conseils de quartier et Vélo au menu

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    Au menu du Conseil d'arrondissement du 31 mai, la nouvelle charte des conseils de quartier et le plan vélo.

    La nouvelle charte des conseils de quartiers devraient permettre d'en améliorer le fonctionnement et la participation citoyenne. Ainsi ils sont toujours composés de 3 collèges, l'un de membres désignés par les partis politiques représentés au conseil d'arrondissement, le second de représentants d'associations, et le troisième de citoyens tirés au sort. Mais ces derniers le seront non plus sur les listes électorales mais au sein de volontaires, ce qui devrait garantir d'avoir des conseillers motivés par la vie de leur quartier.

    De plus, l'articulation entre conseils de quartier et conseil d'arrondissement a été clarifiée de manière à respecter en même temps démocratie participative et le principe républicain de démocratie représentative. Ainsi le conseillers pourront interpeller les élus en posant des questions à la mairie et obtenir une réponse en conseil d'arrondissement. Par contre, un vœu émis par un conseil de quartier ne sera pas mis sur le même plan qu'un vœu d'un groupe politique, ce qui devrait éviter l'instrumentalisation par quelques conseillers de quartier minoritaires de cette procédure comme on l'a vu parfois.

    Le plan vélo présenté en séance a démontré les objectifs ambitieux de la Ville concernant le développement des parcours cyclables tout comme la mise en place, conformément au modification par décret du Code de la route, du dispositif de double sens cyclable dans toutes les rues à sens unique des quartiers en zones 30 (soit Aligre, Brèche aux Loups et Voute Bel Air). Notre collègue Catherine Barratti-Elbaz, maire-adjointe en charge des déplacements a bien fait d'ailleurs de rappeler que la Ville de Paris a lancé une campagne de communication sur ce dispositif décidé par l'Etat qui lui n'a pas daigné mettre la main à la poche pour informer le public...

    Petite inquiétude au détour du débat, les Verts semblent vouloir, à coups de voeu au Conseil de Paris, remettre en cause au profit du vélo les objectifs de création de place de stationnement de deux-roues motorisés. Toujours une certaine logique malthusienne très présente dans l'idéologie des Verts qui voudraient aujourd'hui de pénaliser les très nombreux parisiens qui roulent en scooters. Pourtant c'est notre politique de réduction de la circulation automobile qui a conduit au très fort développement des deux-roues motorisés et nous avons aujourd'hui le devoir non pas de limiter mais d'organiser leur circulation et leur stationnement, notamment sur les trottoirs de plus de 6 mètres de large.

    Contrairement aux Verts nous disons qu'il faut développer le vélo et sa pratique dans les meilleurs conditions mais comme une alternative attractive aux autres modes de transports (Vélib en fut un très bel exemple ), pas comme une punition pour ceux qui choisissent de se déplacer autrement.

    Enfin le Conseil a été l'occasion de parler de laïcité avec les dossiers du POPB et du collège privé Georges Leven (voir les notes suivantes). Notons qu'une fois de plus, les 2 cumulards de l'opposition, Christine Lagarde et Jean-Marie Cavada avaient mieux à faire que d'être présents au conseil d'arrondissement, au mépris du mandat que leur ont confié leurs électeurs.

  • 2 expos, 2 résistants mardi à la mairie

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    Mois de la Résistance et de la France Libre

    Conférence, expositions, concert-spectacle, projection ... : du mardi 25 mai au vendredi 18 juin, la Mairie du 12e vous invite à découvrir de nombreuses manifestations dans le cadre du 70e anniversaire de l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940.

    "Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas…"
    Extrait de l’appel du 18 juin 1940


    À l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit...

    Le 18 juin 1940, alors que l'armistice avec l'Allemagne nazie a été annoncé la veille par le maréchal Pétain, entamant ainsi une politique de collaboration avec l'occupant, le général de Gaulle appelle sur les ondes de la BBC à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi aux côtés des Alliés.
    Cet appel historique qui marque le début de la France Libre sera suivi de beaucoup d'autres "voix de la liberté" sur Radio Londres. Dès lors et pendant toute la durée du conflit mondial, les "Français parlent aux Français" : l'espoir de libération et le lien entre les Forces Françaises Libres et la Résistance intérieure ne seront jamais brisés.

    L'un des premiers à répondre dès le 18 juin à l'appel de de Gaulle fut Félix Éboué. Petit-fils d'esclave de Guyane devenu gouverneur du Tchad, il entraîna ainsi le ralliement de toute l'Afrique Équatoriale Française (AEF) à la France libre, donnant à celle-ci la légitimité politique et l'assise territoriale qui lui manquaient, ainsi que l'apport inestimable des soldats "indigènes" dans la guerre contre le nazisme. Félix Eboué, qui fut parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération, mourut en mai 1944 sans avoir vu la victoire alliée.

    En 1947, le Conseil municipal de Paris décidait que la place centrale de notre arrondissement, la place Daumesnil, deviendrait place Félix Éboué. Deux ans plus tard la dépouille du "premier résistant de la France d'outre-mer" est inhumée au Panthéon avec celle de l'abolitionniste Victor Schoelcher.
    Président du Conseil de la République, Gaston Monnerville rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué, et nous tous, Résistants d'outre-mer, à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté". L'épouse d'Éboué, Eugénie Éboué-Tell, élue de l'Assemblée nationale constituante en 1945, a elle aussi donné son nom à une rue du 12e.

    À l'occasion de l' année du 70e anniversaire de l'Appel du 18 Juin, c'est la France résistante et éprise de liberté comme la France plurielle et fraternelle, les grands hommes comme les résistants moins connus que nous voulons mettre à l'honneur avec ce Mois de la Résistance et de la France Libre dans le 12e arrondissement.

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement.

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire du 12e, chargé de la mémoire, du monde combattant et du tourisme.



    Exposition : "L'espérance doit-elle disparaître ?" Général de Gaulle, 18 juin 1940
    Vernissage de l'exposition le mardi 25 mai à 18h
    Salon des Outre-Mers de la Mairie du 12e

    130, avenue Daumesnil
    Du mardi 25 mai au lundi 7 juin 2010
    Cette exposition conçue par le Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne permet de saisir la portée de l'appel du 18 juin 1940 au travers de nombreux documents d'archives, pour partie inédits. Construite de manière chronologique, l'exposition suit les étapes de la conjonction entre la France Libre et la Résistance intérieure qui aboutit à l'unification de la Résistance puis à la victoire. L'appel du général de Gaulle est en effet l'acte fondateur de la France Libre. En même temps que se construit la France Libre à l'extérieur, parallèlement, en France même, naissent et se développent des résistances.

    Le vernissage de l'exposition sera suivi d'une conférence "18 Juin 1940, Histoire d'un événement, Histoire d'un mythe"
    Salle des mariages à 19h
    Intervenants :
    Jean-Louis Cremieux-Brilhac,
    Ancien résistant engagé dans les Forces Françaises Libres, historien, ancien directeur de La Documentation Française.
    Franck Bauer,
    Speaker de Radio Londres de 1940 à 1945, auteur du livre "40 à Londres, la voix de la liberté".

    Exposition : "Félix Éboué, Premier résistant de la France d'Outre-mer"
    Vernissage de l'exposition le mardi 25 mai à 18h
    Salon des Outre-Mers de la Mairie du 12e

    Du mardi 25 mai au vendredi 11 juin 2010

    Commémoration du 67e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance
    Cérémonie le jeudi 27 mai à 11h
    Devant le Monument aux morts du 12e
    Parvis de la Mairie - 130, avenue Daumesnil

    Commémoration du 70e anniversaire de l’Appel Historique du général de Gaulle du 18 juin 1940
    Vendredi 18 juin 2010

    10h30 : Dévoilement d’une plaque commémorative à la mémoire de Félix Éboué, Compagnon de la Libération, ancien gouverneur du Tchad.
    Place Félix Éboué

    11h30 : Cérémonie devant le Monument aux morts du 12e
    Parvis de la Mairie - 130, avenue Daumesnil

    12h : Concert-spectacle “Les Français chantent aux Français” : lecture de dépêches et chansons diffusées sur les ondes de la BBC entre 1943 et 1944. Proposé par la Compagnie l’Autre Scène.
    Salle des Fêtes de la Mairie

    12h30 : Vin d’honneur offert par la Mairie du 12e.
    Salle des Fêtes de la Mairie

    17h : Projection du film “Félix Éboué, le visionnaire”, réalisé par Barcha Bauer en 2000, à la Cinémathèque française, organisée en partenariat avec l’association Ciné-Histoire et en présence du réalisateur Barcha Bauer (sous réserve).
    La Cinémathèque française - 51, rue de Bercy

    Ce film retrace la vie de Félix Éboué, qui s'illustra à plusieurs reprises dans l'Histoire de France.
    Petit fils d'esclave, né à Cayenne (Guyane française), nommé gouverneur au Tchad par le gouvernement français en 1938, Félix Éboué refuse la défaite de 1940 et est l'un des premiers à répondre à l'Appel du 18 Juin du général de Gaulle pour la poursuite du combat aux côtés des forces Alliés. Sous son impulsion, le 26 août 1940, le Tchad rallie officiellement la France libre, donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'Afrique Équatoriale Française (AEF).
    Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle le nomme membre du Conseil de Défense de l'Empire et le 12 novembre 1940, gouverneur général de l'AEF. En janvier 1941, il est décoré de la Croix de la Libération, nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération et soutient la poussée des Forces françaises combattantes en Afrique du Nord. Début 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville ouverte par le général de Gaulle qui sera la première étape vers la décolonisation de l'Afrique noire française.
    Felix Éboué meurt d'une congestion pulmonaire le 17 mai 1944, au Caire, en Egypte. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.

    Événement organisé avec le soutien du Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne, le concours de l'écrivain Henri Hazaël-Massieux et en partenariat avec l'association Ciné-Histoire.

  • Débranchons les écrans publicitaires

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    Depuis un mois, Metrobus s’est remis à installer des écrans publicitaires LCD dans les stations du métro parisien. Et pourtant un voeu présenté en mars 2009 par le PRG demandait à la RATP et au STIF un arrêt de la pose de ce nouveau type de publicité intrusive et et une concertation avec les élus parisiens et les usagers. Après son adoption au Conseil de Paris et plusieurs actions en justice lancées par les associations anti-pub, la RATP avait effectivement retiré son matériel.

    Mais elle n'a jamais engagé avec nous une quelconque concertation ! Pire, aujourd’hui, le réseau compte une soixantaine de ces panneaux LCD (à cristaux liquides) de 90 cm sur 160 cm, répartis dans quelque 27 stations (Charles-de-Gaulle-Etoile, Argentine, Porte-Maillot, Trocadéro, Palais-Royal…). Et d’ici la fin de l’année, il devrait y en avoir 400 dans 90 stations de métro et de RER ainsi que dans les gares parisiennes, essentiellement à l’intérieur de Paris. Pour le 12e on peut tabler au minimum sur la Gare de Lyon, Nation, Bastille.

    Bien que la régie publicitaire de la RATP, Metrobus, s'en défende, ces placards publicitaires high-tech peuvent être sonorisés et pourraient en un rien de temps devenir des écrans publicitaires "espions" puisqu'ils intégrent des capteurs censés compter le nombre de passant qui les regardent et repérer où se pose le regard ainsi qu'un système de transmission bluetooth susceptible d'envoyer des messages publicitaires sur les mobiles des passants. C'est d'ailleurs tout leur intérêt pour les annonceurs. Ajoutons églement que ces écrans LCD sont particulièrement énergivores.

    Hier, alors que le Conseil de Paris débattait à nouveau du retour de ces panneaux, l'adjointe au maire de Paris chargé des Transports, Annick Lepetit, a condamné l'attitude de la RATP et relayé les craintes que nous avions formulé : "Métrobus finira bien par installer un jour ces deux fonctions..."

    Mais de celà comme du reste, la RATP refuse de parler car elle reprend l'installation sans qu'il 'y ait toujours aucune concertation en vue, comme l'a dénoncé Annick Lepetit : "Depuis un an, la RATP n'a pas bougé".

    La RATP n'a d'ailleurs toujours pas répondu non plus à une autre demande récurrente du PRG de fournir des espaces d'affichages pour l'information citoyenne, associative et de tourisme dans les quartiers.

    Par contre, on assiste à un infléchissement de la position de l'exécutif de la mairie de Paris qui semble beaucoup plus ferme et exigeant qu'il y a un an. Je me souviens que lorsque j'avais présenté notre voeu en conseil d'arrondissement du 12e, j'avais essuyé les critiques assez violentes et injustes de certains collègues. Espérons que cette détermination nouvelle que l'on sent chez Annick lepetit aura un impact sur la RATP et Metrobus !

    Par Fabrice Moulin

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