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Politique - Page 21

  • Le PRG apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre

    Communiqué du Parti Radical de Gauche

    lundi 6 septembre 2010

    Le parti radical de gauche apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre pour la défense des retraites.

    La retraite est le seul patrimoine de celles et ceux qui n’en ont aucun. En s’attaquant à la retraite des plus modestes avec une réforme injuste le gouvernement fait une grave erreur économique et sociale.

    L’exigence de solidarité et de justice sociale ne peut pas être abandonnée alors que chaque jour on voit s’étaler les relations incestueuses de la majorité UMP avec les ultra riches !

  • Virage sécuritaire : un scénario douteux et de mauvais acteurs pour une production à petit budget !

    Les chiffres donnés le week-end dernier par le Parisien sont éclairants. Le nombre de policiers et les moyens alloués à la Police nationale ont diminué depuis 2004 alors que dans le même temps les chiffres de l’insécurité ont augmenté. Pourtant c’est bien Nicolas Sarkozy, qui fut ministre de l’Intérieur avant d’être Président, qui prétend encore et toujours faire de la sécurité sa priorité, accusant la gauche de naïveté, d’angélisme et d’incompétence. Un tel décalage entre la réalité et la fiction présidentielle pourrait être drôle si elle ne révélait pas la totale incapacité de Sarkozy de jouer correctement son rôle de Président de la République.

     

    A ce titre son discours de Grenoble a passé les bornes du ridicule comme de la démagogie nauséabonde. La rengaine de la « guerre contre le crime » proclamé d’un air martial sonne de plus en plus faux.

    Certes, Nicolas Sarkozy joue depuis longtemps le rôle d’un triste Don Quichotte, combattant des moulins à vent pour faire croire qu’il est un héros sur la scène mondiale. Il se conduit comme un président de série américaine. Il n’est pas habité par la fonction, il joue un rôle. Le voilà alternativement en lutte contre les paradis fiscaux, au bras de fer contre les banquiers profiteurs, en guerre contre al-Quaida, en sauveur de l’environnement, des ouvriers délocalisés et des déficits français. Et une fois le show terminé, quel résultat : toujours nul !

    Cette été c’est le retour de « Sheriff fait moi peur », tant sa succession d’annonces et de lois sur la sécurité depuis 8 ans ont montré leur totale inefficacité ! Bref, le storytelling présidentiel ressemble de plus en plus à un sacré nanard. Sans parler de ses fidèles acolytes Hortefeux, Besson, Estrosi, Lefevre, l’inénarrable Eric Ciotti et même Châtel aujourd’hui qui rivalisent d’idées stupides (et surtout totalement inapplicables mais de cela il s’en fiche!). Parfait casting pour un western à la française : Les Cons, les Abrutis et des Truands !

     

    Mais essayons de rester sérieux. Dans la Police, les langues se délient et beaucoup se plaignent d’être coupée de la population et donc en prise avec toujours plus de violence. Car sans moyens humains, finit l’îlotage, les liens tissés avec la population et donc la collecte de renseignements et la présence de terrain qui permet d’apaiser les tensions. Ultime paradoxe, leur hiérarchie leur demande de ne plus patrouiller dans les quartiers où la situation pourrait déraper. Au moment où se tourne le film sécuritaire, les policiers ne sont plus que de simples figurants à qui on interdit d’entrer sur le plateau !

    Et que fait le Président ? Il stigmatise, il divise, il relance une politique prétendue sécuritaire qui consiste à amalgamer immigration et délinquance, gens du voyages et criminels, et à jeter en pâture comme boucs émissaires de l’opinion publique les Roms, une population déjà stigmatisée partout en Europe et qui vit dans des conditions déplorables. Comme si les Roms étaient responsables des actes de violence dont les chiffres augmentent eux régulièrement ces dernières années !

     

    Il n’est pas intolérable d'appliquer le droit républicain en démantelant les camps illégaux installés comme autant de bidonvilles insalubres par certains Roms. Mais le problème n’est ni nouveau, ni sa résolution urgente. Il demande d’être traité dans la durée avec des politiques d’insertion, d’éducation, éventuellement de sédentarisation. Il nécessite surtout la construction d’aires d’accueil pour les gens du voyage, comme prévu et comme exigé par la loi en fonction de la taille de la commune. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la mairie de Paris en prévoyant la création de deux aires d’accueil sur le territoire parisien ; mesure immédiatement dénoncée par la droite qui n’en est pas à une contradiction près.

    Or qu’avons-nous vu ? Un ministre qui envoie bulldozers et CRS à l’assaut de caravanes et de familles apeurées. Un autre qui applique toujours la logique du chiffre pour les reconduites à la frontière. Il ne s’agit pas de tomber dans la caricature, ce ne sont pas des rafles gestapistes et les Roms sont reconduits à la frontière et non gazés. Mais au regard du destin tragique de ce peuple durant la seconde guerre mondiale, notre Président devrait avoir une conscience de l’Histoire dans laquelle inscrire son action et non pratiquer la politique des coups médiatiques et politiciens au risque d’ébranler les valeurs républicaines. Comble de l'absurde, c’est le contribuable qui finit par payer cette politique avec des primes au retour et à l’installation distribuées au Roms sans contrôle et qui ne servent à rien d’autres qu’à pousser des malheureux à faire des allers-retours entre la Roumanie et notre pays.

     

    Et quelles sont les retombées concrêtes sur la sécurité  ? Nulles. De même, quelle est l'efficacité attendue de la déchéance de nationalité des Français « d’origine étrangère » agresseurs de policier ou polygames ? Est-ce à dire qu’un Français « de souche » qui tue une vieille dame a plus sa place dans la communauté nationale qu’un Français « d’origine étrangère » adultère ?

    Toutes ces mesures accréditent un lien direct entre immigration et criminalité… Cette agitation ne fait qu’attiser les tensions et renforcer les thèses du Front National, et Sarkozy pourrait bien endosser le rôle de « l’arroseur arrosé » (qui en passant est l’une des première séquences comiques de cinéma que l’on doit aux frères Lumières).

     

    Après la presse étrangère, les intellectuels, la gauche et une partie de la droite républicaine, on a même vu le Pape et le clergé catholique critiquer la parole du Président et réprimander le gouvernement en matière d’accueil des étrangers et de Droits de l’Homme. Et les sarkozistes de s’étrangler ! Comment donc ? Ont-ils oublié le discours de Latran, quand leur chef proclamait : « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

     

    Mais la comédie a trop duré. Pour diminuer efficacement l’insécurité, il faudrait s’attaquer aux vrais problèmes en consacrant du temps et des moyens pour une politique cohérente de maillage et d’apaisement des quartiers, de prévention et de répression, de dialogue et de sévérité, le tout accompagné d’un renforcement de la justice mais aussi de justice sociale. Bref une politique pragmatique et juste et avant tout inscrite dans la durée. Et cela vaut pour tous les problèmes de notre pays alors que le Président ne fait qu’enchaîner les bandes-annonces sans jamais passer à la réalisation concrète.

    En politique comme au cinéma, il est rare que la suite d'un navet soit un chef d'oeuvre, alors ne doutons pas du résultat du remaniement. Il est plus que temps de se préparer pour 2012 à changer radicalement de réalisateur comme de casting et passer enfin de la politique fiction à la réalité.

     

    Par Fabrice Moulin

     

     

  • Une plaque pour les 4 parlementaires du 10 juillet 1940

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    Suite à l'adoption à l'unanimité d'un vœu qu'ils avaient présenté en 2009 au Conseil Régional d'Ile-de-France, les élus PRG Franciliens, parmi lesquels Eddie Aït, président du groupe PRG au Conseil régional et Muriel Guenoux, conseillère régionale parisienne, ainsi que des militants radicaux ont participé à l'inauguration d'une plaque commémorative en l'honneur des 4 parlementaires Franciliens qui, aux côtés des 76 autres, ont dit non à la fin de la république et au régime de Pétain le 10 juillet 1940.

    La plaque est apposée sur la façade du Conseil Régional, 57 rue de Babylone, 75007 Paris.

    Cette cérémonie s'est déroulée à 11 heures, le 10 juillet 2010. Après les interventions de Jean-Paul HUCHON, président du Conseil Régional, d'Eddie AIT, Président du groupe PRG-MUP et de Jacques PANTONNE, petit-fils de l'un des parlementaires honorés, un cocktail a été servi dans les murs de la Région.

     

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    La Région Ile-de-France est ainsi la première à poursuivre le travail de mémoire entamé par le parlement.

  • Le 12e au centre ?

    Lu l'autre jour dans un article du Parisien, le centre s'inétresserait au 12e arrondissement. Comprendre évidemment le Nouveau Centre, donc le centre droit, dont le chef Hervé Morin devait venir animer une réunion de la droite locale. Je ne sais pas s'il est venu ou pas finalement, mais l'article disant que le patron du NC comptait s'appuyer sur des figures locales comme Jean-Marie Cavada, on peut présumer que le Ministre de la Défense a du se sentir bien seul et revoir ses ambitions à la baisse dans l'arrondissement.

    Car qui est ce monsieur Cavada qui n'est nul part dans l'arrondissement, et n'assiste plus jamais à aucun conseil d'arrondissement, qu'il séchait déjà presque tout le temps, depuis sa réélection comme député européen ? Depuis longtemps, tout le monde a bien compris, à commencer par ses électeurs déçaus que j'ai parfois le loisir de rencontrer, que l'objectif de Cavada en se lançant en 2008 dans la bataille des municipales n'était rien d'autre que de lui permettre de négocier au mieux avec l'UMP pour conserver son siège à Bruxelles. Le 12e et ses habitants, et même l'e centrisme, sont le cadet de ses soucis. Et de l'absence de ses représentants, même l'opposition locale s'en plaint.

    Reste que si le 12e n'est ni au centre de Paris ni non plus une terre de centre-droit (Paris a changé et en mieux, depuis les Pernin père et fils), la conquète de l'arrondissement n'en est pas moins central dans le jeux électoral complexe des municipales. Et il faut en effet le considérer politiquement comme un arrondissement dont la sociologie convient à une politique équilibrée faite de projets ambitieux mais partagés par tous. C'est celle qui est conduite par la maire et notre majorité et nous devrons continuer ces prochaines années, en mettant en oeuvre une politique pour tous, en évitant de céder aux sirènes et aux revendications de plus en plus pressantes de certains représentants auto-proclamés du "peuple de gauche" ou des écolos jusque boutistes et en n'oubliant pas que les classes moyennes dans le 12e sont heureusement plus progressistes que conservatrices, mais qu'elles ne sont pas non plus adeptes de la lutte des classes. Il faudra que le PRG reste actif pour rappeler l'importance de conserver une ligne que je qualifierais de centre-gauche dans la mise en oeuvre de notre programme.

    FM

  • Aménager les berges et naviguer sur la seine

    Le principe d’aménager les berges de la Seine vient d’être discuté en conseil d'arrondissement. Ce projet ne concerne pas directement notre arrondissement mais s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Il va dessiner un nouveau visage pour la ville du 21e siècle en retrouvant ce site incomparable et il a pour ambition la reconquête et l’embellissement du site dans sa partie historique, qui est quasiment réservé actuellement à la circulation automobile. Il s’inscrit donc dans l’objectif d’un meilleur partage de l’espace public entre ses usagers en rendant les berges à tous les amoureux de Paris.

    Ce projet aura néanmoins une incidence sur notre arrondissement par la circulation des passagers sur la Seine.

    En effet, si les aménagements des voies sur berges doivent notamment permettre de créer un nouveau rapport au fleuve, il devrait également être l’occasion de rationnaliser le transport de personnes par voie fluviale. Ainsi, le service Voguéo expérimenté depuis juin 2008 par le STIF entre Maison-Alfort et Austerlitz n’a pas donné pleine satisfaction, en terme d’accessibilité des arrêts et donc de fréquentation. Comme on le sait, l'arrêt de Bercy a été mal positionné, malgré les recommandations insistantes de la mairie du 12e. Voguéo est ainsi menacé de disparition par la RATP alors qu'on ne lui a pas donné le temps ni les moyens de s'installer comme un moyen de transport alternatif. Notre groupe Socialiste, radical de gauche et citoyen a donc déposé un nouveau voeu pour maintenir et repenser les trajets Voguéo.

    Mais, à l'occasion de l'aménagement des berges, nous devrions avoir une réflexion plus large sur l'intégralité des moyens de transports sur la Seine. Car Voguéo suit les traces d’autres navettes fluviales voguant sur la Seine depuis de nombreuses années, comme Batobus ainsi que des navettes touristiques pour acheminer les groupes sur les sites où la circulation des cars est interdite. Cette réappropriation des berges pourrait donc être l’occasion de créer un transport fluvial cohérent pour que parisiens, franciliens et visiteurs se réapproprient ensemble la Seine.

  • Le bisphénol A interdit dans les biberons

    'Assemblée nationale a définitivement approuvé, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA). La proposition de loi du sénateur Yvon Collin (radical de gauche, Tarn-et-Garonne) visait initialement à interdire ce composé chimique, classé toxique pour la reproduction, dans tous les plastiques alimentaires, mais le Sénat en avait réduit le champ d'application aux seuls biberons.

    "La fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de bisphénol A" sont, selon la nouvelle loi, "suspendues jusqu'à l'adoption, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), d'un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations".

    Le 17 juin, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Valérie Létard, avait demandé la réserve du vote. Cette procédure a écarté d'office les amendements non approuvés par le gouvernement. C'est le cas de celui proposé par Gérard Bapt (socialiste, Haute-Garonne), rapporteur de la proposition de loi, interdisant le BPA dans tous les plastiques alimentaires. Il fixait l'échéance au 1er janvier 2012, afin de laisser aux industriels le temps de mettre en place des solutions de substitution sûres.

    Interdiction "insuffisante"

    Le Canada, le Danemark ou le Costa Rica, ainsi que certains Etats américains, ont élargi l'interdiction à tout ou partie des plastiques alimentaires. Le bisphénol A est classé comme une substance jugée "préoccupante pour la fertilité de l'espèce humaine" en raison "d'effets toxiques possibles mais non démontrés sur la reproduction", rappelait l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans une expertise collective publiée le 3 juin.

    La suspension de la commercialisation des biberons contenant du BPA est déjà prévue dans la loi dite "Grenelle 2", qui fera l'objet d'un vote solennel fin juin. Mais, lors de la réunion de la commission mixte paritaire sur ce texte, le rapporteur Bertrand Pancher (UMP, Meuse) avait fait adopter un amendement donnant jusqu'au 1er janvier 2011 pour mettre fin à cette commercialisation, avec l'argument suivant : "Sur les deux grands groupes fabriquant des biberons, un seul est capable de s'adapter immédiatement. Il convient d'éviter une situation de monopole et de laisser au second groupe un délai pour s'adapter." Il semble que Nestlé soit en retard sur Danone, qui s'est déjà converti aux biberons sans bisphénol A.

    Onze des quinze membres du groupe Nouveau Centre se sont abstenus. Jugeant l'interdiction des seuls biberons "insuffisante", l'un d'entre eux, Jean-Luc Préel (NC, Vendée) a déclaré : "Nous voulons élargir l'interdiction." Pour sa part, Gérard Bapt a qualifié la mesure adoptée de "petit pas".

    Valérie Létard a rappelé l'engagement du gouvernement, figurant dans la proposition de loi adoptée, de présenter un rapport au Parlement, "au plus tard le 1er janvier 2011, indiquant les mesures déjà prises et celles envisagées pour diminuer l'exposition humaine aux produits qualifiés de perturbateurs endocriniens".

    Commentant le vote, le porte-parole du Réseau environnement santé, André Cicolella, a estimé que "cette décision est illogique. Il est en effet absurde de vouloir protéger les nourrissons nourris via les biberons et de ne pas se préoccuper des nourrissons nourris au lait maternel ou au lait maternisé". C'est aussi ce qu'indique un avis rendu par l'Afssa le 29 janvier.

    Un appel européen, lancé par 41 ONG et 19 scientifiques, s'adresse à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en affirmant que "des mesures sont nécessaires pour réduire les niveaux d'exposition au BPA, en particulier dans les groupes les plus à risque, à savoir les jeunes enfants et les femmes enceintes". En France, la Ligue nationale contre le cancer a lancé sur son site une pétition pour obtenir l'interdiction du bisphénol A. En attendant, la Ligue demande "sans délai l'étiquetage "présence de bisphénol A" sur tous les produits contenant cette molécule".

    Par Paul Benkimoun

    Article paru dans Le Monde, l'édition du 25.06.10
  • Un quartier convivial plutôt que des rails

    La Mairie de Paris veut se pencher sur l'aménagement du secteur Bercy-Charenton (12e)

    Ce secteur a déjà fait l'objet de trente et une études, mais la Mairie de Paris espère que celle qu'elle engage mènera enfin à quelque chose. Hier, le premier comité de pilotage pour l'aménagement du quartier Bercy-­Charenton (12e) s'est réuni avec l'équipe d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes choisie par la Ville en mai dernier. Cette parcelle de 63 hectares est coupée par des voies ferroviaires et enclavée entre le périphérique et la Seine. Des axes qui « cisaillent » le secteur, ce qui exclut toutes liaisons piétonnes, cyclables, ou l'accès à la Seine. « C'est un terrain complexe. Il faut penser aux futurs habitants et créer une ville esthétique. Il y a aussi des urgences pour les habitants actuels, nous commencerons par là », a promis le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë.
    Des Anglais aux manettes
    La maîtrise d'œuvre urbaine a été confiée au cabinet anglais Rogers Stirk Harbour, qui devra créer 5 000 logements, 450 000 m2 d'immeubles à vocation économique, des équipements et des commerces de proximité. « Il faut connecter et réparer le quartier de manière stratégique », promet Richard Rodgers. Le projet devrait être prêt dans un an, pour des premiers travaux « en 2012 », espère Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris chargée de l'urbanisme. « C'est un projet au moins à horizon de dix ans », prévient-elle, et le budget n'est pas fixé. « Il ne faut pas nous cacher que nous entrons dans une période d'austérité, il ne sera certainement pas possible de construire sur l'ensemble du territoire. On doit proposer quelque chose de réalisable », assurent les architectes.

    par Magali Gruet, publié dans 20 Minutes
  • Raviver le souvenir et l'exemple d'Eboué

    Discours pour le dévoilement de la plaque

    à la mémoire de Félix EBOUE

    18 juin 2010

    par Fabrice MOULIN

    Madame la Maire,

    Madame la Députée,

    Mesdames, Messieurs les élus,

    Chers Présidents, Mesdemoiselles de l'Ecole de la Légion d'Honneur, Mesdames, Messieurs,

    Madame la Maire aura l’occasion d’évoquer l’appel du 18 juin et le rôle décisif de celui qui le lança, mais je parlerai maintenant d’un de ceux qui fut dans les premiers à répondre à cet appel.

    L’exhortation lancée par « l’homme du 18 juin » est désormais gravée dans nos mémoires : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

    Cet appel est devenu un symbole. Symbole de la France qui dit non, de la France qui se bat et refuse la défaite. C’est un message d’espoir et de mobilisation.

    En raison de l’exode massif déclenché par l’avancée des troupes allemandes, peu de Français entendront le message.

    Au cours de ce Mois de la Résistance et de la France libre que nous avons souhaité organisé en mairie du 12e, nous avons célébré l’homme de l’Appel, le général de Gaulle, ceux qui l’ont suivi et aidé à Londres, comme Jean-Louis Crémieux-Brihac et Franck Bauer de Radio Londres que nous avons entendu lors d’un conférence, la Résistance intérieure rassemblée autour de Jean Moulin dans le conseil national de la Resistance.

    Nous avons souhaité aussi honorer tout particulièrement la mémoire d’un homme qui a entendu cet appel, Félix EBOUE, ce visionnaire, ici, sur la place qui porte son nom.

    Petit fils d’esclave, né à Cayenne en 1884, Félix EBOUE est nommé Gouverneur du Tchad en 1938 avec pour mission d’assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français. Il fait d’ailleurs construire les routes qui permettront en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement vers l’Afrique du Nord.

    Bouleversé par l’appel du général de GAULLE, il rallie le général et s’en explique en ces termes : « c’est une force individuelle profonde qui nous a conduit individuellement à agir. Un précepte moral absolu qui nous a interdit de capituler et commandé de reprendre chacun à son compte, le destin de la Patrie. »

    Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel MARCHAND, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de GAULLE, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier» et la légitimité politique et l'assise territoriale qui lui manquait, ainsi que l'apport inestimable des soldats "indigènes" dans la guerre contre le nazisme. René PLEVEN, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de LARMINAT, KOENIG et LECLERC.

    Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre. N’oublions jamais que les colonies françaises, d’Afrique et d’Asie joueront un rôle majeur dans la guerre contre les puissances de l’Axe.

    Il est l’un de ceux qui prendront le plus part à la conférence de Brazzaville du 30 janvier 1944, car il estime que c’est une mauvaise méthode de remettre au jour de la Victoire toutes les réformes nécessaires.

    Epuisé à la tâche, Félix EBOUE, Compagnon des premières heures, meurt au Caire le 17 mai 1944, à l’aube de la Libération.

    Quelques temps après sa mort, le général de GAULLE, lui rendant un dernier hommage, déclarait à Alger : « Félix EBOUE, grand Français, grand Africain, est mort à force de servir. Mais voici qu’il est entré dans le génie même de la France ».

    En 1947, le Conseil municipal de Paris décidait que la place centrale de notre arrondissement, la place Daumesnil, deviendrait place Félix Éboué.

    Deux ans plus tard il entre au Panthéon. Président du Conseil de la République, l’équivalent du Sénat, Gaston Monnerville rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué (…) à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté".

    Homme d’une rare qualité, dont toute la carrière faite de dévouement et de dignité, grand serviteur de l’Etat, le souvenir de Félix Eboué s’est pourtant estompé chez beaucoup de Parisiens et même d’habitants de notre arrondissement qui traversent cette place sans savoir qui il était vraiment. C’est cet oubli que nous voudrions, humblement, essayer de réparer.

    Et envoyer également un message à nos concitoyens, notamment les jeunes qui peuvent voir en Felix Eboué un symbole de l’engagement républicain contre les injustices et l’image d’une France riche de sa diversité qui résiste à l’intolérance et ne renonce jamais quelles que soient les difficultés présentes.

    Désormais, avec la pose de cette plaque commémorative, le souvenir et l’exemple de Félix Eboué seront ravivés sur cette place du 12e arrondissement.

    Je vous remercie.

  • Le PRG a demandé l'interdiction de l'apéro "Saucisson et pinard"

    Un article sur un fait de société dans un autre arrondissement, juste pour dire que pour le PRG la laïcité n'est pas la stigmatisation ou la haine de l'autre comme voudrait le faire croire l'extrême-droite...

    A LIRE AUSSI NOTRE COMMUNIQUE DE PRESSE sur www.parisprg.org

    Par Amélie Gautier le 15 juin 2010 à 16:074022701ikwar.png?v=1

    La préfecture de police de Paris a décidé mardi d'interdire un apéritif géant avec alcool et charcuterie prévu dans un quartier multiethnique de Paris vendredi, jour de prière pour les musulmans.


    L'organisatrice de l'"Apéro géant Saucisson et pinard" confiait lundi à TF1 News ne pas envisager une interdiction de son rendez-vous, programmé vendredi à la Goutte d'Or contre l'islamisation de ce quartier du XVIIIe arrondissement de Paris. "On veut faire les choses calmement", expliquait alors cette femme de 43 ans, "Française de souche" et se faisant appeler "Sylvie François". Elle va pourtant devoir bel et bien se faire à l'idée : mardi les autorités ont décidé d'interdire le rassemblement "franchouillard".

    Dans son communiqué, la préfecture de police précise avoir reçu le 9 juin une demande d'autorisation pour un "pique-nique géant des Titis parisiens", opération rebaptisée par la suite "saucisson et pinard". "En raison de ses conditions d'organisation, du lieu, du jour et de l'horaire retenu, ainsi que des projets de contre-manifestations qui sont apparus en réaction, cet événement de voie publique est créateur de risques graves de troubles à l'ordre public", justifie-t-elle. Daniel Vaillant, le maire PS du XVIIIe arrondissement a salué l'annulation d'une opération "cousue de fil blanc" par des "groupuscules d'extrême droite".

    "Sylvie François" avait lancé le projet fin mai via un groupe Facebook. Habitante de ce quartier cosmopolite et populaire "depuis trois générations", elle justifie alors son apéro comme expression de son ras-le-bol : celui de ne plus "pouvoir boire un coup tranquillement", d'être "regardée de travers parce non voilée"... Et aussi par ce sentiment d'être un "produit exotique" dans son propre quartier "très islamisé". Et parmi l'objet de sa colère : ces rues du quartier où sont situées des mosquées qui "sont bloquées à la circulation à chaque prière du vendredi". Bref, l'objectif : "montrer que les Français de souche sont aussi chez eux dans ce quartier", précise-t-elle à TF1 News en expliquant que "c'est une réponse laïque aux interdits islamiques".

    Le groupe "Apéro géant Saucisson et pinard" a grossi jusqu'à plus de 6.500 membres mardi. Il a même fait des petits puisque certains veulent organiser des organiser des soirées avec le même mot d'ordre à Lyon, Toulouse, Bruxelles et Londres ("Bacon & Beer").

    La polémique, elle aussi, avait enflé. Pour SOS Racisme, cet apéro était une "une provocation", un "rassemblement qui s'annonce comme haineux, violent et raciste", selon le Parti radical de gauche. Mardi, la secrétaire d'Etat à la Ville et du maire de Paris. Fadela Amara qualifiait l'initiative de "porteuse de haine, de racisme et de xénophobie". "Porteur de haine, de racisme et de xénophobie" parce que outre le menu de l'apéro avec alcool et charcuterie, excluant de fait musulmans et juifs, des mouvements d'extrême-droite, tels Riposte laïque ou Bloc identitaire ont soutenu, voire aidé "Sylvie François" à l'organisation. Sylvie François, elle, a moult reprises a parlé d'une initiative individuelle précisant ne pas avoir de convictions politiques, sic. Au début des années 2000, des identitaires avaient déjà organisé des soupes populaires au cochon à Paris et Strasbourg. Ces dernières avaient été interdites car jugées discriminatoires, selon le Conseil d'Etat. Lundi, Sylvie François nous racontait également qu'elle ferait autre chose. Selon Le Parisien, elle et les autres organisateurs ont décidé de contester en référé la décision prise par la préfecture. Mardi, après l'annonce de l'interdiction de son apéro, la messagerie de Sylvie François était pleine.


  • Le POPB et la laïcité s'invitent au Conseil de Paris et dans le Parisien

    Le débat commencé au conseil d'arrondissement sur la délégation de service public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy a rebondi au conseil de Paris avec un débat sur le naming et sur l'organisation des évènements religieux. En portant mon amendement en séance (voir ma note précédente sur le POPB), les conseillers de Paris PRG ont poussé la mairie de Paris à clarifier sa position, malheureusement à des années lumières de la loi de 1905 que nous défendons : l'exécutif assume enfin au grand jour d'organiser des cérémonies religieuses dans des sites municipaux ! Rappelons que la fête du ramadan a été accueillie pendant des années à l'Hôtel de Ville, soit-disant en tant qu'évènement culturel...

    Ce mélange des genres m'inspire toujours la même question : que ferons-nous le jour où les Témoins de Jehovah ou les chrétiens intégristes lefevristes voudront se réunir au POPB ? Couplé à la réponse de l'Adjoint sur le naming, peut-être trouverons-nous au POPB un nouveau nom : le Jesus Saves Bercy...

    Ci-dessous l'article du Parisien :

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