Avertir le modérateur

Politique - Page 3

  • Meublés touristiques : le nouveau réglement ne sera pas efficace, il y a d'autres moyens de réguler

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Mon intervention sur la délibération 2014 DLH 1120 Adoption du règlement municipal fixant les conditions de délivrance des autorisations de changement d’usage de locaux d’habitation ainsi que les principes déterminant les compensations.

    Intervenir sur une délibération comme celle-ci n'est pas des plus confortable mais la raison m'impose de m'y atteler. Car l'objectif général porté par ce règlement municipal est évidemment louable et on ne peut qu'y adhérer: il est nécessaire de préserver les m2 réservés à l'habitation dans Paris et à lutter contre la spéculation.

    Taxer la location meublé temporaire est légitime. Mais la complexité de ce règlement pose question!

    Il est encore plus dur encore que la loi ALUR et est quasi-impossible à respecter _ et on peut se demander si ce n'est pas le but de la municipalité. Mais est-il vraiment efficace pour l'objectif poursuivi ?

    D'abord l'APUR estime à environ 10000 le nombre des meublés touristiques alors que l'INSEE recense plus de 80000 résidences secondaires. Parmi les propriétaires de ces 10000 appartements il n'y a pas que des spéculateurs. Beaucoup sont des Parisiens partant en retraite et qui conservent un pied-à-terre pour revenir voir leurs enfants ou pour les loger dans un avenir proche, et qui dans l’intervalle louent leur bien temporairement.

    Vont-ils transformer leur appartement en locaux d'usage commercial ?

    Sans doute pas puisqu'ils en ont un usage d'habitation pour eux-mêmes.

    Vont-ils remettre leur appartement sur le marché locatif classique ?

    On peut en douter car ils en ont également un usage d'habitation pour eux-mêmes !

    Bref ces appartements risquent de rester vides, inoccupés les "/4 de l'année et devenir des lits froids comme on dit dans le tourisme.

    Et justement le gouvernement veut développer le tourisme, "grande cause nationale" a dit Laurent Fabius, et appelle aussi à un "choc de simplification". Pas sûr que ce règlement réponde à ces deux objectifs!

    Ce règlement mériterait au minimum un bilan annuel, une évaluation de son application et de ses résultats.

    Avec le PRG nous avions proposé de faire plus simple : accorder une dérogation à la compensation à un seul appartement en résidence secondaire et instituer parallèlement une surtaxe de séjour ou une taxe spéciale élevée*. Les prélèvements des produits de l'activité de location auraient ainsi pu abonder les finances publics pour la construction de logements.

    Bref il fallait réguler mais réguler simplement et mieux vaudrait se concentrer sur la simplification des règles et des démarches pour transformer des bureaux en logements, c'est à dire faciliter le changement de locaux d'usage commercial en locaux d'habitation!

    C'est ça la priorité et le véritable gain de m2 pour loger les Parisiennes et les Parisiens.

    * Notons que le lendemain du Conseil le gouvernement a annoncé une surtaxe de 20% de la taxe d'habitation des résidences secondaires. Avec ce règlement ce sera donc non seulement la double peine pour les petits propriétaires mais il est à craindre que, loin de disparaitre les locations touristiques se feront dans l'économie souterraine ou deviendront l'apanage des vrais spéculateurs qui resteront les seuls à avoir les moyens.

  • Le PRG d'accord avec Valls pour "changer le logiciel de la politique française et de la gauche"

    Manuel Valls a proposé ce mercredi 22 octobre la création d’un grand rassemblement des forces progressistes au sein d’une fédération de partis.

    Guillaume Lacroix Secrétaire Général du PRG "Suite aux annonces de Manuel Valls, le PRG salue une démarche invitant à changer le logiciel de la politique française et de la gauche en particulier.

    Désormais confrontés régulièrement à la question européenne qui divise les partis classiques, les citoyens doivent pouvoir trouver un espace politique nouveau rassemblant les progressistes républicains, un pont pour le dialogue et l’action entre les rives partisanes d’une Ve République vieillissante.

    Le PRG est prêt à y réfléchir et à travailler avec le Premier ministre sur cette proposition porteuse de sens et d’avenir."

  • Le Forum Républicain du PRG s'est tenu dans le 12e et a été conclu par Manuel Valls

    Pour Manuel Valls, les radicaux "n’ont pas été respectés" lors des sénatoriales

    dimanche 19 octobre 2014

    PARIS, 19 octobre 2014 (AFP) - Pour Valls, les radicaux "n’ont pas été respectés" lors des sénatoriales

    Le Premier ministre PS, qui s’exprimait devant les radicaux lors d’un forum à Paris, a reconnu que des "crispations et des malentendus" avaient pu apparaître à la suite des élections sénatoriales de la fin septembre. Ces crispations n’étaient "pas entre moi et Jean-Michel Baylet, pas je le crois immodestement entre vous et moi. Mais entre vous et les socialistes", a jugé M. Valls.

    "Ces crispations, ces débats, je ne les minimise pas. Ils sont légitimes. Surtout quand un partenaire a le sentiment de ne pas être respecté. Et vous n’avez pas été respectés à l’occasion des élections sénatoriales. Et donc il fallait en tirer les conséquences et c’est ce que nous avons fait", a dit le chef du gouvernement.

    M. Baylet, qui vient de perdre son siège de sénateur, a annoncé vendredi être parvenu à un accord pour rester au gouvernement au côté du PS, après avoir menacé d’une sortie du PRG et de ses trois ministres.

    M. Valls a par ailleurs confirmé dimanche les deux engagements principaux accordés aux radicaux de gauche pour les convaincre de rester au gouvernement, à savoir le maintien de "la moitié" des conseils départementaux et une future loi sur la fin de vie. Ces engagements figuraient dans une lettre envoyée vendredi par le Premier ministre à M. Baylet.

    Sur la fin de vie, "je veux le dire très clairement : à la suite des travaux de la mission que j’ai confiée à deux parlementaires, il y aura une loi avant la fin de cette législature", a promis M. Valls dimanche.

    "Mais sur ce sujet - peut-être plus que pour tout autre -, il conviendra d’avancer dans une démarche consensuelle qui permette, peut-être pas l’unanimité, mais a minima d’atteindre la majorité la plus large possible. En somme, de répondre à l’intérêt général", a nuancé le chef du gouvernement, alors que le débat sur l’euthanasie divise la classe politique.

  • Quand des cérémonies religieuses participent du manque de créneaux sportifs

    DJS 20140324 : Délibération cadre sur l’extension de l’amplitude horaire d’ouverture des
    équipements sportifs municipaux.


    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d'arrondissement :
    « Merci Mme la Maire. Je n’avais pas prévu d’intervenir en premier, mais ce n’est pas grave. Je
    souhaitais préciser que cet élargissement des créneaux horaires est une promesse de mandature. Il
    a été inscrit dans notre contrat de mandature que nous élargirons les horaires en attribuant des
    créneaux à des associations qui seraient alors responsables du lieu pendant cette tranche. Il s’agit
    du but de cette délibération. Ce dispositif est pratiqué dans plusieurs autres communes françaises.
    Il permet de répondre à la légitime aspiration des Parisiens de faire du sport à des horaires
    correspondant à leur rythme de vie professionnelle et de vie de famille. Les Radicaux de gauche
    souhaitent que cette extension des horaires s’applique à bien d’autres équipements publics
    municipaux comme les bibliothèques, les piscines, les musées municipaux. Je sais que c’est
    complexe. Mais après tout, les musées nationaux ont bien décidé d’ouvrir 7/7 jours. Autant
    d’équipements qui demain peuvent avoir des amplitudes horaires plus larges.
    Avec cette délibération, nous sommes dans une première phase qui répond à un nombre restreint
    d’équipements, 17 en l’occurrence. Il s’agit de se passer de personnel durant les nouvelles heures
    d’ouverture. En termes de sécurité, nous pouvons nous réjouir de voir une convention de mise à
    disposition et des règles de sécurité strictes mises en oeuvre afin que tout se passe bien avec les
    associations choisies pour utiliser ces créneaux. Nous parlons ici d’un manque de créneaux sportifs.
    Notons que Paris est bien mal lotie en termes d’équipements sportifs. Il s’agit de l’un des derniers
    départements de France avec 14 équipements pour 10 000 habitants contre 54 équipements pour
    10 000 habitants en moyenne sur le territoire français. Malgré les efforts effectués ces dernières
    années, nous ne rattraperons pas ce retard et il faut des solutions alternatives. L’extension des
    horaires en est une ainsi que l’ouverture de nouvelles zones sportives qui ne seront pas forcément
    des équipements sportifs. Chose que nous avons proposée.
    Je souhaitais aussi poser une question qui interpelle sur le manque de créneaux sportifs. Il s’agit
    de l’occupation de gymnases municipaux pour des activités non sportives notamment la
    célébration de fêtes religieuses. C’était le cas ce week-end et ce fut déjà le cas précédemment.
    Je l’ai fréquemment dénoncé ainsi que mes collègues du 11e et du 20e. Mais pour l’instant, nous
    n’avons pas eu de réponse. Combien de créneaux d’équipements cela concerne à Paris ? Ce que
    nous avons craint pendant un temps, arrive. Ce qui était présenté comme une exception est
    devenue une habitude et sans doute demain, une obligation. Evidemment, cela interpelle le
    principe de laïcité. Est-ce le rôle d’un gymnase de devenir un lieu de culte ? Pour répondre à
    l’interpellation de M. BONNET, nous ne parlons pas d’associations sportives dans des gymnases
    mais nous parlons de donner les clés à des associations cultuelles. C’est très différent. Quelles
    conséquences pour les activités sportives ? Je ne vise aucune religion en particulier. Justement,
    nous avons mis le doigt dans un engrenage. Sur quels critères aujourd’hui et demain seront prêtés
    ces gymnases à des associations non sportives ? Est-ce qu’il y aura du personnel ou non ? Quelle
    convention de mise à disposition ? Ce n’est pas ce soir et avec cette délibération que nous
    pourrons avoir des réponses. Je ne demande pas à l’exécutif des réponses dès maintenant. Mais il
    s’agit d’un débat que nous devrons avoir prochainement avec les Parisiens. En attendant, sur ce
    projet de délibération, compte tenu de l’avancée qu’il représente pour l’attribution de créneaux
    sportifs supplémentaires, je voterai pour. Merci.

     

    Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris :
    « Je souhaite rassurer mon collègue M. MOULIN. En effet, un certain nombre de créneaux sportifs
    dans notre arrondissement sont donnés à des associations cultuelles pour permettre à chacun
    d’avoir des lieux de prière dignes. Et je l’assume. Cela fait aussi partie des responsabilités des élus
    de la République que chacun puisse se retrouver et prier ailleurs que dans la rue. Je suis attentive
    à ce que cette mise à disposition de gymnases ne pénalise pas les Parisiens ni les associations
    sportives. Dans notre arrondissement sur l’année 2014, un seul et unique créneau de 2 heures a été
    supprimé pour permettre à certains de prier. En revanche, depuis 2012 lorsque nous déclenchons
    le plan hivernal, ce sont entre 21 et 22 jours durant lesquels les créneaux sportifs sont tous
    bloqués (journée, soir et week-end) pour permettre aux plus démunis de trouver un toit. Dans ce
    cas-là comme dans le premier, je suis fière que les équipements publics de proximité de la Ville de
    Paris, exceptionnellement, ne soient pas utilisés pour faire du sport mais pour permettre d’autres
    activités que je soutiens et qui font partie des autorisations que je suis amenée à donner en tant
    que Maire d’arrondissement. Je renouvellerai cela les années à venir. Je propose de passer au
    vote.

    Finalement j'ai décidé de ne pas participer au vote, la maire ne m'ayant pas redonné la parole pour une explication de vote et donc d'exprimer mon désaccord avec ces propos qui mettent au même niveau d'urgence l'aide aux SDF et aux prieurs de rue et me paraissent assez éloignés des principes de laïcité que nous défendons.

  • Scootlib' et téléphérique, projets abandonnés?

    Article paru dans dimanche 21 septembre 2014

    L’idée de scooters électriques en libre-service et celle de téléphérique des gares, lancées par les radicaux de gauche, figurait dans le programme d’Anne Hidalgo. Mais les Verts n’en veulent pas.

    La fronde est tendance, y compris à la mairie de Paris. Certains élus de la majorité municipale ont décidé d'exprimer leur mécontentement à l'égard d'Anne Hidalgo. C'est même un petit "coup de gueule" que pousse dans le JDD Jean-Bernard Bros, qui préside à la fois le groupe Radical de gauche, centre et indépendants au Conseil de Paris*, et la fédération parisienne du PRG. Sur le ton de la colère maîtrisée, il proteste : "Nous sommes inquiets et un peu fâchés de constater l'abandon d'un certain nombre de promesses de campagne. Pendant les municipales, nous avions signé un accord politique et programmatique de premier tour avec Anne Hidalgo et Rémi Féraud [le patron du PS parisien]. Or, quelques-unes de nos propositions phare, que la candidate socialiste avait reprises dans son programme, semblent désormais passées par pertes et profits. Il est hors de question de laisser tomber ces engagements. On ne lâchera pas l'affaire!"

    "La question de la rupture politique se posera en son temps"

    Principale "reculade" que cite Jean-Bernard Bros : les Scootlib', ces scooters électriques en libre-service, inspirés de Vélib' et d'Autolib'. Le 9 mars, Anne Hidalgo dévoilait son projet dans le JDD, visuels à l'appui. "Il ne faut surtout pas y voir un projet farfelu. Ce système existe ailleurs, à Barcelone et San Francisco dans des versions différentes. Nous souhaitons l'adapter à Paris", déclarait alors celle qui allait devenir maire de la capitale trois semaines plus tard. Elle imaginait "entre 3.000 et 5.000" Scootlib' géolocalisables (équipés de GPS), quelque 700 stations de rechargement et un tarif "de 3 à 10 euros de l'heure". Une enquête auprès des parents d'adolescents et des associations de deux-roues était envisagée. Ainsi qu'une étude de faisabilité.

    "Aujourd'hui, Scootlib' ne figure même pas dans la feuille de route de Christophe Najdovski [l'adjoint écologiste en charge des Transports]. Si le projet doit être abandonné, qu'on nous dise pourquoi!", enrage le responsable du PRG Paris. Il a d'ailleurs sa petite idée : "Anne Hidalgo subit la pression des Verts, qui ont parfois des positionnements un peu loufoques ; ils sont opposés aux véhicules électriques parce qu'ils utilisent de l'énergie nucléaire…" En même temps, il argue que Grenoble – pourtant dirigé par un maire EELV (Éric Piolle) – "mettra en place un dispositif similaire ces prochaines semaines". Aussi le groupe qu'il préside déposera-t-il un vœu lors du prochain Conseil de Paris des 29 et 30 septembre, réclamant que "la maire de Paris réaffirme son objectif de mise en place d'un réseau de scooters électriques en libre-service à Paris" ; et qu'un "appel à projets soit lancé d'ici à la fin de l'année 2014".

    Jean-Bernard Bros redoute également que le projet de téléphérique reliant la gare de Lyon à la gare d'Austerlitz ne soit enterré. Cette idée, lancée par le PRG en juin 2013 (dans le JDD), figure noir sur blanc dans le programme d'Anne Hidalgo. Mais pas dans l'ordre de mission adressé à son adjoint chargé des Transports avant l'été. Il attend aussi des "avancées sur l'ouverture des commerces le dimanche". Citant Lionel Jospin – "Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis" –, il met en garde Anne Hidalgo : "Au début de la mandature, on n'a rien dit. La priorité a été mise sur le logement, très bien. Mais cela fait maintenant six mois que les municipales sont passées. L'heure des menaces n'a pas encore sonné ; la question de la rupture politique se posera en son temps. Il est encore temps d'éviter les renoncements et de respecter notre accord programmatique."

    De son côté, Christophe Najdovski se réjouit que ni Scoot­lib' ni le téléphérique ne fassent partie de sa feuille de route. L'ancien candidat écologiste à la mairie de Paris a lui aussi passé un accord – de second tour celui-là – avec Anne Hidalgo. Il s'était alors opposé à la circulation des véhicules électriques dans les couloirs de bus. De même, il assume son hostilité à ce qu'il qualifie de "projets gadgets, faussement novateurs et extrêmement coûteux. Il existe d'autres moyens plus réalistes pour relier les gares et développer la mobilité électrique. Mieux vaut privilégier les solutions qui nous rassemblent plutôt que celles qui nous divisent". Cependant, au cabinet de la maire de Paris, on s'inscrit en faux : "Jean-Bernard Bros se trompe, ces projets sont toujours d'actualité. Ils étaient dans le programme, ils se feront." Une chose est sûre : Anne Hidalgo va devoir départager ses deux alliés. 

    *Le groupe comprend cinq élus : Jean-Bernard Bros et Laurence Goldgrab (PRG), l'adjoint au Sport et au Tourisme, Jean-François Martins (ex-MoDem), Buon-Huong Tan et l'adjointe à la Solidarité, aux Familles et à la Petite enfance, Dominique Versini (ex-ministre UMP).

    Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche

     

     
  • Un voeu pour 200 lieux pour le street art à Paris

    Conseil d'arrondissement du 15 septembre : j'ai présenté et fait voté à l'unanimité un vœu pour une consultation citoyenne pour promouvoir le street art dans les rues de Paris. Ce vœu présenté également par mes collègues élus radicaux dans leurs arrondissements sera déposé au Conseil de Paris par le groupe PRG-Centre et indépendant.

    Le street art ou art urbain connait depuis plusieurs années un développement grandissant à Paris.

    Notre ville constitue un vivier exceptionnel d’artistes qui par leurs créations dynamisent nos rues, et c’est le cas dans le 12èmearrondissement, offrant des œuvres artistiques de qualité, fortement appréciées des parisiennes et des parisiens, mais également des touristes. On l'a vu avec l’effervescence autour de Banksy à Londres et New York ou la tour13 à Paris.

    Le street art est un art souvent éphémère qui englobe des techniques variées comme le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou encore l'affichage. S’il est toléré voire sollicité sur certains murs, en raison de partenariats conclus entre des collectifs ou associations d’artistes et des bailleurs sociaux par exemple, il est souvent interdit et ses auteurs peuvent parfois faire l’objet de poursuites, même quand les œuvres sont esthétiquement réussies et égayent certaines rues.

    Quand les artistes ne sont pas poursuivis en justice, les œuvres proposées sont rapidement nettoyées ou enlevées, avec plus ou moins de discernement, par les services de la Ville.

    Le street art a une vocation artistique qui doit en ce sens être valorisée et s’intégrer au mieux à l’environnement urbain.

    Considérant que le développement du street art constitue une opportunité pour le rayonnement culturel, artistique, touristique, urbain de Paris, ainsi qu’une démarche d’embellissement de certaines rues de notre arrondissement et de lien entre les habitants,

    Considérant que le street art doit être à la fois préservé et valorisé, et s’intégrer au mieux à la vie de nos quartiers, dans le respect de l’espace public,

    Considérant que l’ensemble des murs de l’arrondissement n’ont pas vocation à devenir des espaces d’expression mais que le 18ème compte néanmoins un nombre important de murs et supports qui permettraient, avec l’accord des propriétaires ou co-propriétaires, d’accueillir ce type de création artistique,

    Considérant que les associations et collectifs de street art sont demandeurs de lieux, espaces et supports, leur permettant d’exprimer leur art avec bienveillance, sans causer de dégradation ou de nuisance, et que le patrimoine de la ville et de ses bailleurs sociaux compte un certain nombre de murs,

    Considérant que la Ville de Paris a financé une application dédiée au street art, « Paris street art »,

    Considérant la démarche en cours de la Ville pour identifier un certain nombre de murs réservés à des

    interventions de street-artistes dans le cadre de l’ouverture prochaine de La Place – Centre Culturel Hip-Hop,

    Considérant l’engouement réel des parisiennes et des parisiens pour les processus démocratiques participatifs, comme le montre la consultation citoyenne lancée cet été sur les 200 lieux de proximité à végétaliser qui connait un réel succès, ou le lancement du budget participatif,

    Les élus de la majorité proposent :

    - Que pour compléter le travail en cours au sein des services de la Ville soit étudiée la possibilité de lancer une consultation des parisiens, sur un format similaire à celui utilisé pour l’opération des « 200 lieux à végétaliser » pour des propositions de murs et de lieux de proximité pouvant servir de support pour des œuvres de street art après étude de faisabilité

    - Qu’en cas de lancement d’une telle consultation, les outils de la Ville (application « Dans ma Rue », réseau social twitter, 3975) soient utilisés pour servir au recensement de ces lieux par les parisiens

    - Que la Mairie du 12ème arrondissement participe pleinement au projet

  • Nous restons vigilants sur les contrats d'affichage publicitaire

    Conseil d'arrondissement du 15 septembre : je suis intervenu pour exprimer nos réserves quant aux marchés passés par la Ville de Paris concernant l'affichage publicitaires sur les chantiers de travaux en voirie et hors voirie.

    Le Règlement local de Publicité a été adopté lors de la séance du conseil de Paris du 21 juin 2011 après des années de débats auxquels le PRG a pris part pour limiter l'invasion publicitaire dans l'espace public.

    La position du PRG est en effet de trouver une position d'équilibre entre une présence envahissante de la publicité et les recettes indispensables que celle-ci génère et qui permet la réalisation de projets comme Vélib par exemple.

    Le nouveau RLP est ainsi censé réduire d'environ 30% la densité publicitaire sur le territoire parisien.

    Mais l’application du RLP à Paris demeure floue sur de nombreux domaines, ainsi que sur la question des bâches publicitaires sur les monuments classés (qui ne rentrent pas dans le cadre du RLP mais qu’un décret de 2007 continue d’autoriser).

    Nous avons a examiné deux délibérations aujourd'hui.

    D'abord la Délibération 2014 DFA 1009 : convention d’occupation avec la société Exterion Media pour l’exploitation de palissades, échafaudages, panneaux de protection, barrières, dépendant ces de chantiers relatifs à des travaux sur le domaine routier.

    La ville de Paris semble réaliser une bonne opération financière avec ces nouveaux contrats, même si la comparaison est difficile avec l’application du RLP. Les redevances sur lesquelles se sont engagés les exploitants sont plus importantes que par le passé : augmentation de 27% avec 8,35 millions d’euros sur l’ensemble des nouveaux contrats d’exploitation, qu’ils soient fixes ou temporaires.

    Les radicaux de gauche ne sont pas par principe opposés au fait que des bâches, palissades ou échafaudages de chantier accueillent de la publicité mais à la condition qu’elles s’intègrent au patrimoine et à l’environnement local : les croquis qui apparaissent dans l’annexe de la délibération DFA 1009 montrent en effet un réel objectif de bonne intégration de l’affichage publicitaire. La société Exterion Media semble entreprendre une démarche visant à incruster au mieux la publicité dans le patrimoine avec une volonté de réduction de la consommation d’énergie ainsi que de valorisation de l’art et de la création.

    Cependant il demeure plusieurs points que nous regrettons et des interrogations : le nombre prévisionnel de panneaux concernés n’est pas indiqué ce qui pose un certain nombre de questions.

    Quid des ‘animations spécifiques’, où sont évoqués, dans la convention d’exploitation, l’éventuelle pose de distributeurs automatiques ou l’installation d’automates commerciaux pour des produits gratuits ?

    Ensuite la Délibération 2014 DFA 14 : convention d’occupation avec la société JC Decaux pour l’exploitation de palissades, échafaudages, panneaux de protection, barrières, dépendant ces de chantiers relatifs à des travaux hors du domaine routier

    Concernant les travaux situés hors du domaine routier : le traitement anti-affichage sauvage est une bonne chose pour le support en métal premium, mais pour le bois, support envisagé par JC Decaux, nous avons de fortes réticences car il permet le collage d’affiche.

    Les toiles sur pare-gravats : elles seront certes éclairées LED (diode électroluminescente, faible consommation) mais malgré tout éclairées.

    A la vu des croquis et photos présentés dans l’annexe à cette délibération, la qualité esthétique des supports, et contrairement à ce qui est proposé par la société Exterion Media, ne fait pas apparaitre un esthétisme ou une créativité evidente.Il semble même, si l’on prend l’annexe DFA 14 page 5 et 6 que JC Decaux envisage l’exploitation d’espaces qui n’étaient avant pas des espaces exploitées pour de la publicité.

    Nous souhaitons demeurer vigilants la pollution visuelle que constitue bien souvent l’affichage publicitaire, est un sujet central de mieux vivre pour les parisiennes et les parisiens, ainsi que d’image de notre ville pour ses milliers de visiteurs. Nous plaidons ainsi pour que la place laissée à la publicité dans la ville tende à s’atténuer. C’est un principe de laïcité, et de liberté.

    Nous attendons que la mairie de Paris réponde clairement aux questions posées par mes collègues radicaux et moi-même lors des Conseils d'arrondissements pour déterminer le vote de notre groupe PRG-CI au Conseil de Paris du 29 septembre prochain.

  • Voeu PRG relatif à l’installation de grandes enseignes commerciales

    La proposition du groupe PRG au conseil de Paris pourrait être utile aussi dans le 12e 

    Les enseignes priées de ne pas s’installer en catimini

    parisien

    L’arrivée du géant de la restauration rapide, avenue du Général-Leclerc va-t-elle boulverser la vie du quartier? C’est en tout cas l’inquiétude de la maire (PS) du XIVe. Carine Petit s’est agacée d’apprendre par voie de presse l’ouverture à la rentrée d’un Burger King dans son arrondissement. L’enseigne va implanter un grand restaurant de 1000m² et de 250 places assises.

    Le groupe des Radicaux de gauche a décidé de rebondir sur cette actualité pour demander à ce que les mairies d’arrondissement soient mieux informées de l’arrivée de commerces de plus de 1000 m². « Il faudrait aussi que les grandes enseignes priorisent et systématisent le recrutement d’habitants des quartiers concernés, notamment quand elles s’implantent dans les quartiers politiques de la ville (NDLR : les moins favorisés) », propose Jean-Bernard Bros, le patron du PRG.

    Son idée devrait être soutenue par l’exécutif qui en profitera pour demander à la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, Carole Delga, que désormais, le seuil d’autorisation des projets passant en commission départementale d’aménagement commercial soit rabaissé de 1000 à 300m² et inclue les dossiers des restaurants.

     

    M.-A.G. – Le Parisien, édition du 9 juillet 2014

    Voeu PRG relatif à l’installation de grandes enseignes commerciales

    L’installation annoncée en septembre 2014 d’un établissement de restauration rapide dans le quartier Alésia a soulevé, une fois de plus, la question de l’intégration des grandes enseignes au sein du tissu commercial de nos quartiers.

    Ces espaces commerciaux importants provoquent des inquiétudes de la part des commerçants et des riverains car ils transforment souvent les habitudes de vie d’un quartier.

     

    Sans opposer « grandes enseignes » et « petits commerces », il nous faut au contraire trouver des équilibres pour que chacun trouve sa place. Les grandes enseignes doivent faire un effort plus important, car elles disposent de plus de moyens pour s’intégrer au contexte local de leur lieu d’installation.

    Ainsi, le groupe PRG-CI demande à ce que les commerces de plus de 1000m² présentent leur activité aux maires d’arrondissement pour que l’ensemble des dispositions liées aux aspects de circulation, de propreté et de sécurité soient anticipées.

    Leur activité doit également être présentée aux commerçants et aux habitants, via les conseils de quartiers notamment.

    Enfin les grandes enseignes doivent prioriser le recrutement d’habitants du quartier concerné, ce qui n’est pas systématiquement le cas.

  • La mairie de Paris fête le Ramadan. Et le principe de laïcité ? Mauvaise idée

    Notre tribune signée par tous les élus Radicaux de Gauche parisien publiée sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220440-la-mairie-de-paris-fete-le-ramadan-et-le-principe-de-laicite-mauvaise-idee.html

    Publié le 03-07-2014 à 13h10 - Édité par Rozenn Le Carboulec - Modifié à 14h52

    Avatar de Olivier Maillebuau et Fabrice Moulin

    Par 
    Élus parisiens du Parti radical de gauche

    Le 9 juillet, la mairie de Paris organise une réception pour célébrer le début du Ramadan. Une fête qui n'est pas du goût de tous les élus parisiens, qui dénoncent une initiative allant à l'encontre du respect de la laïcité. Parmi eux, ceux du Parti radical de gauche, qui co-signent cette tribune collective.

    L’organisation à l’Hôtel de Ville de Paris le 9 juillet prochain, d’une nouvelle fête culturelle, calée sur un calendrier religieux, nous interpelle.   

    Une ville irréprochable, notamment quant au respect de la laïcité, voilà un des combats que les Radicaux de gauche mènent depuis 2001, au Conseil de Paris ou au sein des mairies d’arrondissement.

    Certaines pratiques des élus parisiens, de toute appartenance politique, prêtent en effet largement à confusion. Nous n’avons eu de cesse de le dénoncer.

    Ainsi, nous nous sommes successivement mobilisés contre le déplacement de la date d’un Conseil de Paris pour cause de fête religieuse, contre l’attribution de subventions à des crèches confessionnelles ou encore contre les baisses de loyers injustifiées pour des associations religieuses. Et nous étions aussi au premier rang de la fronde lorsqu’une place de Paris a été rebaptisée au nom de Jean-Paul II, sans vote au Conseil de Paris.

    C’est dans ce même esprit que nous dénonçons aujourd’hui la célébration de la fête du Ramadan organisée à l’Hôtel de Ville. Et cette indignation vaut pour l’ensemble des événements à caractère religieux organisés avec la Ville de Paris : qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, nous les considérons inopportuns au sein du centre des institutions municipales, l’Hôtel de Ville de Paris, comme dans tous les édifices municipaux.

    Précisons que si la mairie de Paris avait accueilli une fête autour des cultures de l’Orient sans aucune référence religieuse, nous l’aurions soutenue sans réserve.

    Les critiques à géométrie variable de la droite

    Certains élus de droite, et surtout d’extrême-droite, brandissent la laïcité comme étendard pour critiquer, cette fête du Ramadan, mais sont surtout enclins aux guerres de religions, visant exclusivement la confession musulmane et plus largement l’immigration plus ou moins récente.

    Nous nous inscrivons au contraire dans la constance d’une démarche globale, valable pour l’ensemble des demandes émanant d’associations et de responsables religieux.

    La gauche, et plus généralement les partis républicains, ne doivent pas craindre de défendre fermement la laïcité, ni l’abandonner aux extrêmes. C’est en étant irréprochable dans son application que nous empêcherons le FN d’en faire un instrument de stigmatisation.

    Si la République laïque garantit la liberté de culte, ce n’est pas notre rôle d’encourager la pratique religieuse et nous devons préserver la neutralité des institutions.

    Pour le déploiement d’une "laïcité du concret"

    Les Radicaux de gauche sont les héritiers de cette laïcité ambitieuse, exigeante et universelle. À Paris plus qu’ailleurs, en 2014 plus que par le passé, la laïcité a du sens face aux défis de notre société.

    Au-delà des grandes déclarations de principe, nous souhaitons, à l’échelon local, le déploiement d’une "laïcité du concret" qui soit irréprochable et indiscutable, construite avec bon sens et simplicité.

    Nous considérons par exemple que les élus parisiens n’ont pas vocation, au titre de leur mandat, à prendre la parole à des offices religieux, comme cela est malheureusement souvent le cas.

    Une vigilance de mise sur les financements 

    Les deniers publiques ne doivent pas contribuer au financement de crèches confessionnelles qui n’assurent pas un service public continu, ne participent pas aux commissions de places en crèches ou sont prosélytes, via leurs salariés ou l’aménagement des locaux accueillant du public.

    Les élus doivent également être vigilants et s’opposer aux baisses de loyers injustifiées, aux facilitations financières, aux ventes de terrain et aux prêts gracieux de salles municipales aux associations confessionnelles, comme aux associations classiques pour leurs activités confessionnelles.

    La vigilance est également nécessaire au sein de l’administration parisienne et la Ville doit être proactive quant aux comportements de l’ensemble de ses agents.

    Les Radicaux de gauche, au-delà de la défense du principe laïque, ont toujours privilégié une approche constructive de la question. Ainsi, c’est à notre initiative qu’a été mis en place, en 2012, un Observatoire municipal de la laïcité, chargé d’offrir un cadre de discussion autour de l’application du principe de laïcité dans la capitale.

    C’est cet observatoire que nous allons saisir sur le cas de la fête du Ramadan, comme nous le ferons sur tout ce qui constitue à nos yeux une entorse au principe républicain de laïcité.

    La religion ne doit pas être un enjeu de pouvoir politique

    Nous souhaitons proscrire toute intervention abusive de la Ville dans la vie des religions à Paris : elles ne doivent pas devenir un enjeu de pouvoir. Il en va du respect et de la liberté des croyants, comme des non-croyants, et de leur place en tant que citoyens.

    Bien sûr, la force publique peut et doit intervenir quand la situation le demande : il n’est pas interdit de travailler avec des associations religieuses, de répondre à leurs demandes et de les épauler dans les initiatives non-prosélytes qu’elles souhaitent porter.

    Mais l’étanchéité entre la vie religieuse et l’action des élus doit être véritablement maintenue. L’ensemble des élus Radicaux de gauche parisiens ont en ce sens tous signé une "charte d’engagement laïque"  afin d’opérer une véritable coupure avec toute utilisation du fait religieux à des fins politiques.

    Dans le respect constant de nos valeurs républicaines, nous exprimons notre opposition et nos regrets quant à l’organisation d’un événement religieux à l’Hôtel de Ville de Paris et nous dénoncerons, tout au long de cette mandature, tout ce qui constituera selon nous un non-respect du principe de neutralité qui incombe à notre municipalité.

    Tribune co-signée par Jean-Bernard Bros, Laurence Goldgrab, Olivier Maillebuau, Jean-Christophe Mikhailoff, Fabrice Moulin, Cyril Mourin, Françoise Dorocq, Thierry Blandin et Muriel Guenoux.

  • CA12e : modification du PLU pour plus de logements

    Le Conseil d'arrondissement a adopté la procédure de modification du Plan Local d'Urbanisme rendu indispensable suite à l'adoption de la loi pour l'accès au logement et à l'urbanisme rénové dite loi ALUR.

    J'ai souligné au nom du PRG, et des idées que nous avons portées avec notre projet pour faire le Paris d'avenir et de celui de la gauche aux municipales, les progrès qu'apporterait ce PLU modifié, notamment la transformation de 200.000 m2 de bureaux en logements, comme promis par Anne Hidalgo.

    La suppression du Coefficient d'Occupation des Sols (COS) par la loi, même si elle nécessite de revoir des dispositifs pour préserver des règles d'urbanisme, permettra aussi de densifier la ville et donc construire plus de logements. Par exemple en comblant les dents creuse en construisant au-dessus des immeubles actuellement d'un ou deux étages.

    Le PLU modifié favorisera aussi le dynamisme économique - en permettant de construire des immeublmes d'activités plus modernes - et préserver les commerces de proximité.

    L'UMP a voté contre soi-disant parce que la modification du PLU ne serait pas une urgence - comme si construire du logement n'était pas une urgence - et par opposition aux tours! Outre le fait que la modification du PLU n'entraine aucune autorisation nouvelle ou automatique à créer des immeubles de grandes hauteurs dans Paris, il est toujours étonnant de voir l'UMP être si conservatrice quand elle ne cesse d’encenser le dynamisme du maire de Londres qui vient de lancer la construction de pas moins de 120 buildings au cœur de la capitale anglaise! Enfin la droite parisienne n'est pas à une contradiction près.

    EELV non plus, qui s'est abstenu bien que la loi ALUR a été portée par leur leader Cécile Duflot quand elle était encor ministre du Logement...

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu