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Politique - Page 3

  • Dépêche AFP : ouverture des commerces le dimanche à Paris

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    Paris, 1 déc 2014 (AFP) - La gauche parisienne pourrait parvenir sur le travail dominical à une position commune, qui exclurait la création de nouvelles zones touristiques dans la capitale, mais proposerait d’étendre de 5 à 12 le nombre maximal de dimanches ouverts par an, a-t-on appris lundi auprès des différents groupes de la majorité.

    Socialistes, communistes, écologistes et radicaux ont à coeur de parvenir à un consensus, afin de ne pas se voir imposer d’en haut une extension du travail dominical. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron doit dévoiler ses propositions en Conseil des ministres mi-décembre. Une mission d’information et d’évaluation (MIE) doit de son côté remettre son rapport à la maire de Paris Anne Hidalgo le 16 décembre.

    D’après une version provisoire du projet de loi, dont l’AFP a obtenu copie, le gouvernement prévoit de passer de 5 à 12 le nombre de dimanches ouverts autorisés par le maire, et de créer des zones touristiques internationales, créées par arrêté ministériel et non par décision du maire: un moyen pour Bercy de « passer outre aux hésitations de la mairie de Paris pour autoriser l’ouverture dominicale des grands magasins » du boulevard Haussmann, écrivait le quotidien Les Echos le 17 novembre.

    « On s’achemine vers une position qui serait celle du gouvernement s’agissant du nombre de dimanches ouverts. Pour l’ouverture des grands magasins du boulevard Haussmann, c’est non », a expliqué lundi à l’AFP le président du groupe PS au Conseil de Paris Rémi Féraud.

    L’ouverture des grands magasins le dimanche n’est pas « apparue comme très pertinente » pour « l’attractivité touristique de Paris », au cours des travaux de la MIE, a-t-il expliqué. En revanche, une extension des sept « zones touristiques » existantes pourrait être envisagée.

    Le PRG, le plus favorable au sein de la majorité au travail dominical, confirme être prêt à lâcher du lest sur la création de nouvelles zones touristiques, en échange du passage à 12 dimanches ouverts par an. Les radicaux souhaiteraient également l’ouverture des commerces dans les gares, et la création de nouveaux Périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce, un dispositif distinct des zones touristiques), a détaillé auprès de l’AFP le président de leur groupe Jean-Bernard Bros.

    Les Verts, les plus hostiles à l’ouverture dominicale, assurent de leur côté ne pas avoir « fermé la porte » sur le nombre de dimanches ouverts, le « gros point des discussions ». La question des gares, en revanche, ne fait plus vraiment débat pour eux. Les partisans de leur ouverture « semblent reculer sur cette proposition, nous ça nous va bien », a expliqué à l’AFP le coprésident du groupe EELV David Belliard.

  • Nouveaux tarifs du stationnement résidentiel : pour une carte gratuite

    Conseil d'arrondissement du 1er décembre 2014 : mon intervention sur la délibération 2014 DVD 1115 Modalités du stationnement payant de surface : régimes applicables dans les voies parisiennes et stationnement des résidents à Paris.

    Je suis d'accord avec mes collègues sur l'objectif de réduction de la pollution de l'air à Paris et sur la nécessité d'augmenter les tarifs du stationnement résidentiel. Il convient en effet d'améliorer la rotation des véhicules en surface par des tarifs plus proches de ceux pratiqués dans les parkings souterrains pour décongestionner le stationnement.

    Mais je veux m'attarder sur la Carte de stationnement pour laquelle nous passons de la gratuité à un coût annuel de 45 € qui doit être justifié par le coût de gestion pour l’administration.

    Or la Ville a prouvé qu'elle a la capacité technique de dématérialiser ce type d’outil et d’ainsi d’en réduire le prix pour l’usager, ainsi que le coût pour l’administration.

    Notre groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » fera un certain nombre de voeux et d'amendements à cette délibération au Conseil de Paris.

    Nous proposons donc que :

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  • Contruction de logements sociaux : qualité et mixités

    Conseil d'arrondissement du 1er décembre 2014 : Mon intervention lors du débat organisé sur la construction de Logements sociaux

    Saluons d'abord la réalisation de l'objectif de 10 000 logements par an dès cette année 2014. Un objectif plus ambitieux que la loi qui prévoit 25% de logements sociaux d'ici à 2025 car Anne Hidalgo a fait sien l'objectif de 30% en 2030.

    Mais pour nous la quantité est moins importante que la qualité et la mixité du logement social.

    Mixité sociale au sein du parc social avec la coexistence de différents types de foyers et de familles, de revenus et et de classes sociales différents, d'âges différents, etc. C'est-à-dire qu'il faut des logements pour les classes moyennes mais, et mon collègue Christophe Najdovski a raison de le rappeler, il faut aussi des grands appartements pour des familles plus défavorisés, car c'est le profil que nous voyons le plus souvent en permanence de mairie et nous manquons de solutions pour eux.

    Mixité géographique aussi par la construction de logements sociaux à l'ouest de Paris et dans les communes métropolitaines de droite. Car l'UMP critique la construction de logements sociaux à l'est dont ils craignent la paupérisation mais ses maires refusent d'en construire chez eux et ne respectent pas la loi SRU. Si chacun prend sa part, l'effort sera mieux réparti. D'ailleurs nous attendons la création d'une autorité métropolitaine prévue par le loi du Grand Paris pour mieux répartir les 70 000 nouveaux logements à cette échelle.

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  • Sécurité : Quand la droite s'entête dans la politique du chiffre

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Ma réponse au vœu de l'UMP sur la publication de statistiques mensuelles par arrondissement

    VŒU

    Déposé par les élus du groupe UMP-UDI-Modem

    Relatif à un baromètre mensuel de la sécurité pour le 12e arrondissement

    CONSIDÉRANT que les Parisiens ont un droit légitime à être informés des derniers chiffres de la délinquance à Paris ;

    CONSIDÉRANT que la politique de sécurité menée conjointement par le Préfet de Police et la Maire de Paris se juge nécessairement sur l’évolution des faits délictuels et criminels ;

    CONSIDÉRANT que les publications de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses (ONDRP) pénales ne sont réalisées qu’à l’échelle des départements ;

    CONSIDÉRANT que tous les arrondissements ne sont ni confrontés aux mêmes niveaux de délinquance, ni aux mêmes types de faits délictueux ;

    CONSIDERANT que la Préfecture de Police a, par le passé, régulièrement communiqué sur l’état de la délinquance à Paris et par arrondissement ;

    CONSIDERANT que le New York Police Department publie chaque semaine un bilan de la délinquance par district

    CONSIDÉRANT que les violences physiques non crapuleuses sont en progression de 6,8 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014, que les atteintes aux biens sont en progression de 13,1 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014, une augmentation inquiétante puisqu’elle s’accélère depuis plusieurs mois et que les vols simples, premier agrégat des atteintes aux biens, sont en progression de 23 % sur 12 mois glissants entre septembre 2013 et août 2014 ;

    CONSIDERANT que le CSPDA ne se réuni qu’une fois par an ;

    Sur proposition des élus du groupe UMP-UDI-Modem, émet le vœu que :

    - le Maire de Paris et le Préfet de Police créent un baromètre parisien de la sécurité, présentant trimestriellement les chiffres de la délinquance et leur évolution par grand agrégat sur 12 mois glissants, avec une déclinaison arrondissement par arrondissement

    - que, ces chiffres soient cartographiés et publiés sur paris.fr et consultables dans chaque mairie d’arrondissement.

     

    Réponse de Fabrice Moulin, Maire-adjoint chargé de la Sécurité et de la Prévention, au nom de l’exécutif municipal

    Un travail d’analyse statistique est déjà réalisé aujourd’hui par l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales.  Des fiches consultables sur internet par tous les Parisiens  sont éditées chaque mois au niveau départemental pour rendre compte des crimes et des délits enregistrés.

    Notez que cet Observatoire a été créé en 2003 – je vous laisse deviner qui était ministre de l’Intérieur à l’époque – et qu’il a choisi d’adopter une échelle départementale, échantillon le plus pertinent.

    La mise en place d’un nouveau baromètre ne ferait donc que doubler une institution déjà en place, rendue indépendante par Manuel Valls et plus transparente par son successeur Bernard Cazeneuve qui s’efforcent de mettre un terme à une pratique contestable et simpliste que la droite connait bien : celle de la politique du chiffre. Celle qui refuse l’enregistrement de certaines plaintes, qui déqualifie massivement les délits en contravention et qui mesure davantage l’activité de la police plutôt que celle des délinquants.

    Vous citez dans vos considérants le New York Police Departement, à la manière de votre ami M. Péchenard durant la campagne municipale, mais à New York on compte pas loin de 333 meurtres et 1100 fusillades en 2014 ! Comparaison n’est pas raison : Non le 12e ce n’est pas le Bronx !

    Au-delà des chiffres, ce sont également les suites judiciaires et les réponses pénales qui doivent nous importer. Une politique de sécurité ne se mesure pas tous les mois mais dans la durée, avec un travail de fond.

    Par ailleurs, cette compétence est celle de la Préfecture de police. Parlons chiffre justement, on peut tout leur faire dire. Vous avez vos chiffres, j’ai les miens : -7,3 % de violences crapuleuses, -6,7% de vols avec violences, -6% de cambriolages, autant de chiffres tirés du même tableau que les vôtres.

    Notre ambition n’est pas de courir à l’obtention de « bons chiffres » mais celle d’amplifier nos initiatives de dialogues entre habitants et police. Nous croyons davantage à une co-production de la sécurité avec les Parisiens plutôt que de nous cacher derrière des chiffres qui ne rendant pas compte d’ailleurs des problèmes d’incivilités et de nuisances auxquels sont confrontés nos concitoyens.

    Des concitoyens qui se plaignent avant tout du manque d’effectifs de la Police nationale qui ont diminué de 1500 sous la Présidence Sarkozy. Nous en avons regagné 300 depuis, mais cela ne compense pas le manque.

    Pour conclure, vous trouverez dans ma feuille de route le souci de veiller à encourager la participation citoyenne et l’implication des conseillers de quartier dans l’identification et la résolution des problèmes de sécurité. En ce sens, des coordinations au plus près du terrain seront organisés à l’échelle d’un quartier pour coordonner les interventions des différents acteurs de la prévention et de la sécurité quand des difficultés particulières et localisées apparaissent.

    Je tiens à rappeler par la même occasion qu’une instance de discussion et d’information existe dans notre arrondissement avec le Conseil de sécurité et de prévention de la délinquance d’arrondissement, qui se réunira en décembre et dont la refonte et les évolutions auront lieu en  2015.

    Pour ces raisons, l’Exécutif se déclare défavorable au vœu présenté car c’est une dynamique partenariale, de terrain, minutieuse, pragmatique et de longue haleine qui doit nous importer, au-delà des bilans statistiques qui ne forment jamais un outil neutre.

  • Meublés touristiques : le nouveau réglement ne sera pas efficace, il y a d'autres moyens de réguler

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Mon intervention sur la délibération 2014 DLH 1120 Adoption du règlement municipal fixant les conditions de délivrance des autorisations de changement d’usage de locaux d’habitation ainsi que les principes déterminant les compensations.

    Intervenir sur une délibération comme celle-ci n'est pas des plus confortable mais la raison m'impose de m'y atteler. Car l'objectif général porté par ce règlement municipal est évidemment louable et on ne peut qu'y adhérer: il est nécessaire de préserver les m2 réservés à l'habitation dans Paris et à lutter contre la spéculation.

    Taxer la location meublé temporaire est légitime. Mais la complexité de ce règlement pose question!

    Il est encore plus dur encore que la loi ALUR et est quasi-impossible à respecter _ et on peut se demander si ce n'est pas le but de la municipalité. Mais est-il vraiment efficace pour l'objectif poursuivi ?

    D'abord l'APUR estime à environ 10000 le nombre des meublés touristiques alors que l'INSEE recense plus de 80000 résidences secondaires. Parmi les propriétaires de ces 10000 appartements il n'y a pas que des spéculateurs. Beaucoup sont des Parisiens partant en retraite et qui conservent un pied-à-terre pour revenir voir leurs enfants ou pour les loger dans un avenir proche, et qui dans l’intervalle louent leur bien temporairement.

    Vont-ils transformer leur appartement en locaux d'usage commercial ?

    Sans doute pas puisqu'ils en ont un usage d'habitation pour eux-mêmes.

    Vont-ils remettre leur appartement sur le marché locatif classique ?

    On peut en douter car ils en ont également un usage d'habitation pour eux-mêmes !

    Bref ces appartements risquent de rester vides, inoccupés les "/4 de l'année et devenir des lits froids comme on dit dans le tourisme.

    Et justement le gouvernement veut développer le tourisme, "grande cause nationale" a dit Laurent Fabius, et appelle aussi à un "choc de simplification". Pas sûr que ce règlement réponde à ces deux objectifs!

    Ce règlement mériterait au minimum un bilan annuel, une évaluation de son application et de ses résultats.

    Avec le PRG nous avions proposé de faire plus simple : accorder une dérogation à la compensation à un seul appartement en résidence secondaire et instituer parallèlement une surtaxe de séjour ou une taxe spéciale élevée*. Les prélèvements des produits de l'activité de location auraient ainsi pu abonder les finances publics pour la construction de logements.

    Bref il fallait réguler mais réguler simplement et mieux vaudrait se concentrer sur la simplification des règles et des démarches pour transformer des bureaux en logements, c'est à dire faciliter le changement de locaux d'usage commercial en locaux d'habitation!

    C'est ça la priorité et le véritable gain de m2 pour loger les Parisiennes et les Parisiens.

    * Notons que le lendemain du Conseil le gouvernement a annoncé une surtaxe de 20% de la taxe d'habitation des résidences secondaires. Avec ce règlement ce sera donc non seulement la double peine pour les petits propriétaires mais il est à craindre que, loin de disparaitre les locations touristiques se feront dans l'économie souterraine ou deviendront l'apanage des vrais spéculateurs qui resteront les seuls à avoir les moyens.

  • Le PRG d'accord avec Valls pour "changer le logiciel de la politique française et de la gauche"

    Manuel Valls a proposé ce mercredi 22 octobre la création d’un grand rassemblement des forces progressistes au sein d’une fédération de partis.

    Guillaume Lacroix Secrétaire Général du PRG "Suite aux annonces de Manuel Valls, le PRG salue une démarche invitant à changer le logiciel de la politique française et de la gauche en particulier.

    Désormais confrontés régulièrement à la question européenne qui divise les partis classiques, les citoyens doivent pouvoir trouver un espace politique nouveau rassemblant les progressistes républicains, un pont pour le dialogue et l’action entre les rives partisanes d’une Ve République vieillissante.

    Le PRG est prêt à y réfléchir et à travailler avec le Premier ministre sur cette proposition porteuse de sens et d’avenir."

  • Le Forum Républicain du PRG s'est tenu dans le 12e et a été conclu par Manuel Valls

    Pour Manuel Valls, les radicaux "n’ont pas été respectés" lors des sénatoriales

    dimanche 19 octobre 2014

    PARIS, 19 octobre 2014 (AFP) - Pour Valls, les radicaux "n’ont pas été respectés" lors des sénatoriales

    Le Premier ministre PS, qui s’exprimait devant les radicaux lors d’un forum à Paris, a reconnu que des "crispations et des malentendus" avaient pu apparaître à la suite des élections sénatoriales de la fin septembre. Ces crispations n’étaient "pas entre moi et Jean-Michel Baylet, pas je le crois immodestement entre vous et moi. Mais entre vous et les socialistes", a jugé M. Valls.

    "Ces crispations, ces débats, je ne les minimise pas. Ils sont légitimes. Surtout quand un partenaire a le sentiment de ne pas être respecté. Et vous n’avez pas été respectés à l’occasion des élections sénatoriales. Et donc il fallait en tirer les conséquences et c’est ce que nous avons fait", a dit le chef du gouvernement.

    M. Baylet, qui vient de perdre son siège de sénateur, a annoncé vendredi être parvenu à un accord pour rester au gouvernement au côté du PS, après avoir menacé d’une sortie du PRG et de ses trois ministres.

    M. Valls a par ailleurs confirmé dimanche les deux engagements principaux accordés aux radicaux de gauche pour les convaincre de rester au gouvernement, à savoir le maintien de "la moitié" des conseils départementaux et une future loi sur la fin de vie. Ces engagements figuraient dans une lettre envoyée vendredi par le Premier ministre à M. Baylet.

    Sur la fin de vie, "je veux le dire très clairement : à la suite des travaux de la mission que j’ai confiée à deux parlementaires, il y aura une loi avant la fin de cette législature", a promis M. Valls dimanche.

    "Mais sur ce sujet - peut-être plus que pour tout autre -, il conviendra d’avancer dans une démarche consensuelle qui permette, peut-être pas l’unanimité, mais a minima d’atteindre la majorité la plus large possible. En somme, de répondre à l’intérêt général", a nuancé le chef du gouvernement, alors que le débat sur l’euthanasie divise la classe politique.

  • Quand des cérémonies religieuses participent du manque de créneaux sportifs

    DJS 20140324 : Délibération cadre sur l’extension de l’amplitude horaire d’ouverture des
    équipements sportifs municipaux.


    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d'arrondissement :
    « Merci Mme la Maire. Je n’avais pas prévu d’intervenir en premier, mais ce n’est pas grave. Je
    souhaitais préciser que cet élargissement des créneaux horaires est une promesse de mandature. Il
    a été inscrit dans notre contrat de mandature que nous élargirons les horaires en attribuant des
    créneaux à des associations qui seraient alors responsables du lieu pendant cette tranche. Il s’agit
    du but de cette délibération. Ce dispositif est pratiqué dans plusieurs autres communes françaises.
    Il permet de répondre à la légitime aspiration des Parisiens de faire du sport à des horaires
    correspondant à leur rythme de vie professionnelle et de vie de famille. Les Radicaux de gauche
    souhaitent que cette extension des horaires s’applique à bien d’autres équipements publics
    municipaux comme les bibliothèques, les piscines, les musées municipaux. Je sais que c’est
    complexe. Mais après tout, les musées nationaux ont bien décidé d’ouvrir 7/7 jours. Autant
    d’équipements qui demain peuvent avoir des amplitudes horaires plus larges.
    Avec cette délibération, nous sommes dans une première phase qui répond à un nombre restreint
    d’équipements, 17 en l’occurrence. Il s’agit de se passer de personnel durant les nouvelles heures
    d’ouverture. En termes de sécurité, nous pouvons nous réjouir de voir une convention de mise à
    disposition et des règles de sécurité strictes mises en oeuvre afin que tout se passe bien avec les
    associations choisies pour utiliser ces créneaux. Nous parlons ici d’un manque de créneaux sportifs.
    Notons que Paris est bien mal lotie en termes d’équipements sportifs. Il s’agit de l’un des derniers
    départements de France avec 14 équipements pour 10 000 habitants contre 54 équipements pour
    10 000 habitants en moyenne sur le territoire français. Malgré les efforts effectués ces dernières
    années, nous ne rattraperons pas ce retard et il faut des solutions alternatives. L’extension des
    horaires en est une ainsi que l’ouverture de nouvelles zones sportives qui ne seront pas forcément
    des équipements sportifs. Chose que nous avons proposée.
    Je souhaitais aussi poser une question qui interpelle sur le manque de créneaux sportifs. Il s’agit
    de l’occupation de gymnases municipaux pour des activités non sportives notamment la
    célébration de fêtes religieuses. C’était le cas ce week-end et ce fut déjà le cas précédemment.
    Je l’ai fréquemment dénoncé ainsi que mes collègues du 11e et du 20e. Mais pour l’instant, nous
    n’avons pas eu de réponse. Combien de créneaux d’équipements cela concerne à Paris ? Ce que
    nous avons craint pendant un temps, arrive. Ce qui était présenté comme une exception est
    devenue une habitude et sans doute demain, une obligation. Evidemment, cela interpelle le
    principe de laïcité. Est-ce le rôle d’un gymnase de devenir un lieu de culte ? Pour répondre à
    l’interpellation de M. BONNET, nous ne parlons pas d’associations sportives dans des gymnases
    mais nous parlons de donner les clés à des associations cultuelles. C’est très différent. Quelles
    conséquences pour les activités sportives ? Je ne vise aucune religion en particulier. Justement,
    nous avons mis le doigt dans un engrenage. Sur quels critères aujourd’hui et demain seront prêtés
    ces gymnases à des associations non sportives ? Est-ce qu’il y aura du personnel ou non ? Quelle
    convention de mise à disposition ? Ce n’est pas ce soir et avec cette délibération que nous
    pourrons avoir des réponses. Je ne demande pas à l’exécutif des réponses dès maintenant. Mais il
    s’agit d’un débat que nous devrons avoir prochainement avec les Parisiens. En attendant, sur ce
    projet de délibération, compte tenu de l’avancée qu’il représente pour l’attribution de créneaux
    sportifs supplémentaires, je voterai pour. Merci.

     

    Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris :
    « Je souhaite rassurer mon collègue M. MOULIN. En effet, un certain nombre de créneaux sportifs
    dans notre arrondissement sont donnés à des associations cultuelles pour permettre à chacun
    d’avoir des lieux de prière dignes. Et je l’assume. Cela fait aussi partie des responsabilités des élus
    de la République que chacun puisse se retrouver et prier ailleurs que dans la rue. Je suis attentive
    à ce que cette mise à disposition de gymnases ne pénalise pas les Parisiens ni les associations
    sportives. Dans notre arrondissement sur l’année 2014, un seul et unique créneau de 2 heures a été
    supprimé pour permettre à certains de prier. En revanche, depuis 2012 lorsque nous déclenchons
    le plan hivernal, ce sont entre 21 et 22 jours durant lesquels les créneaux sportifs sont tous
    bloqués (journée, soir et week-end) pour permettre aux plus démunis de trouver un toit. Dans ce
    cas-là comme dans le premier, je suis fière que les équipements publics de proximité de la Ville de
    Paris, exceptionnellement, ne soient pas utilisés pour faire du sport mais pour permettre d’autres
    activités que je soutiens et qui font partie des autorisations que je suis amenée à donner en tant
    que Maire d’arrondissement. Je renouvellerai cela les années à venir. Je propose de passer au
    vote.

    Finalement j'ai décidé de ne pas participer au vote, la maire ne m'ayant pas redonné la parole pour une explication de vote et donc d'exprimer mon désaccord avec ces propos qui mettent au même niveau d'urgence l'aide aux SDF et aux prieurs de rue et me paraissent assez éloignés des principes de laïcité que nous défendons.

  • Scootlib' et téléphérique, projets abandonnés?

    Article paru dans dimanche 21 septembre 2014

    L’idée de scooters électriques en libre-service et celle de téléphérique des gares, lancées par les radicaux de gauche, figurait dans le programme d’Anne Hidalgo. Mais les Verts n’en veulent pas.

    La fronde est tendance, y compris à la mairie de Paris. Certains élus de la majorité municipale ont décidé d'exprimer leur mécontentement à l'égard d'Anne Hidalgo. C'est même un petit "coup de gueule" que pousse dans le JDD Jean-Bernard Bros, qui préside à la fois le groupe Radical de gauche, centre et indépendants au Conseil de Paris*, et la fédération parisienne du PRG. Sur le ton de la colère maîtrisée, il proteste : "Nous sommes inquiets et un peu fâchés de constater l'abandon d'un certain nombre de promesses de campagne. Pendant les municipales, nous avions signé un accord politique et programmatique de premier tour avec Anne Hidalgo et Rémi Féraud [le patron du PS parisien]. Or, quelques-unes de nos propositions phare, que la candidate socialiste avait reprises dans son programme, semblent désormais passées par pertes et profits. Il est hors de question de laisser tomber ces engagements. On ne lâchera pas l'affaire!"

    "La question de la rupture politique se posera en son temps"

    Principale "reculade" que cite Jean-Bernard Bros : les Scootlib', ces scooters électriques en libre-service, inspirés de Vélib' et d'Autolib'. Le 9 mars, Anne Hidalgo dévoilait son projet dans le JDD, visuels à l'appui. "Il ne faut surtout pas y voir un projet farfelu. Ce système existe ailleurs, à Barcelone et San Francisco dans des versions différentes. Nous souhaitons l'adapter à Paris", déclarait alors celle qui allait devenir maire de la capitale trois semaines plus tard. Elle imaginait "entre 3.000 et 5.000" Scootlib' géolocalisables (équipés de GPS), quelque 700 stations de rechargement et un tarif "de 3 à 10 euros de l'heure". Une enquête auprès des parents d'adolescents et des associations de deux-roues était envisagée. Ainsi qu'une étude de faisabilité.

    "Aujourd'hui, Scootlib' ne figure même pas dans la feuille de route de Christophe Najdovski [l'adjoint écologiste en charge des Transports]. Si le projet doit être abandonné, qu'on nous dise pourquoi!", enrage le responsable du PRG Paris. Il a d'ailleurs sa petite idée : "Anne Hidalgo subit la pression des Verts, qui ont parfois des positionnements un peu loufoques ; ils sont opposés aux véhicules électriques parce qu'ils utilisent de l'énergie nucléaire…" En même temps, il argue que Grenoble – pourtant dirigé par un maire EELV (Éric Piolle) – "mettra en place un dispositif similaire ces prochaines semaines". Aussi le groupe qu'il préside déposera-t-il un vœu lors du prochain Conseil de Paris des 29 et 30 septembre, réclamant que "la maire de Paris réaffirme son objectif de mise en place d'un réseau de scooters électriques en libre-service à Paris" ; et qu'un "appel à projets soit lancé d'ici à la fin de l'année 2014".

    Jean-Bernard Bros redoute également que le projet de téléphérique reliant la gare de Lyon à la gare d'Austerlitz ne soit enterré. Cette idée, lancée par le PRG en juin 2013 (dans le JDD), figure noir sur blanc dans le programme d'Anne Hidalgo. Mais pas dans l'ordre de mission adressé à son adjoint chargé des Transports avant l'été. Il attend aussi des "avancées sur l'ouverture des commerces le dimanche". Citant Lionel Jospin – "Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis" –, il met en garde Anne Hidalgo : "Au début de la mandature, on n'a rien dit. La priorité a été mise sur le logement, très bien. Mais cela fait maintenant six mois que les municipales sont passées. L'heure des menaces n'a pas encore sonné ; la question de la rupture politique se posera en son temps. Il est encore temps d'éviter les renoncements et de respecter notre accord programmatique."

    De son côté, Christophe Najdovski se réjouit que ni Scoot­lib' ni le téléphérique ne fassent partie de sa feuille de route. L'ancien candidat écologiste à la mairie de Paris a lui aussi passé un accord – de second tour celui-là – avec Anne Hidalgo. Il s'était alors opposé à la circulation des véhicules électriques dans les couloirs de bus. De même, il assume son hostilité à ce qu'il qualifie de "projets gadgets, faussement novateurs et extrêmement coûteux. Il existe d'autres moyens plus réalistes pour relier les gares et développer la mobilité électrique. Mieux vaut privilégier les solutions qui nous rassemblent plutôt que celles qui nous divisent". Cependant, au cabinet de la maire de Paris, on s'inscrit en faux : "Jean-Bernard Bros se trompe, ces projets sont toujours d'actualité. Ils étaient dans le programme, ils se feront." Une chose est sûre : Anne Hidalgo va devoir départager ses deux alliés. 

    *Le groupe comprend cinq élus : Jean-Bernard Bros et Laurence Goldgrab (PRG), l'adjoint au Sport et au Tourisme, Jean-François Martins (ex-MoDem), Buon-Huong Tan et l'adjointe à la Solidarité, aux Familles et à la Petite enfance, Dominique Versini (ex-ministre UMP).

    Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche

     

     
  • Un voeu pour 200 lieux pour le street art à Paris

    Conseil d'arrondissement du 15 septembre : j'ai présenté et fait voté à l'unanimité un vœu pour une consultation citoyenne pour promouvoir le street art dans les rues de Paris. Ce vœu présenté également par mes collègues élus radicaux dans leurs arrondissements sera déposé au Conseil de Paris par le groupe PRG-Centre et indépendant.

    Le street art ou art urbain connait depuis plusieurs années un développement grandissant à Paris.

    Notre ville constitue un vivier exceptionnel d’artistes qui par leurs créations dynamisent nos rues, et c’est le cas dans le 12èmearrondissement, offrant des œuvres artistiques de qualité, fortement appréciées des parisiennes et des parisiens, mais également des touristes. On l'a vu avec l’effervescence autour de Banksy à Londres et New York ou la tour13 à Paris.

    Le street art est un art souvent éphémère qui englobe des techniques variées comme le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou encore l'affichage. S’il est toléré voire sollicité sur certains murs, en raison de partenariats conclus entre des collectifs ou associations d’artistes et des bailleurs sociaux par exemple, il est souvent interdit et ses auteurs peuvent parfois faire l’objet de poursuites, même quand les œuvres sont esthétiquement réussies et égayent certaines rues.

    Quand les artistes ne sont pas poursuivis en justice, les œuvres proposées sont rapidement nettoyées ou enlevées, avec plus ou moins de discernement, par les services de la Ville.

    Le street art a une vocation artistique qui doit en ce sens être valorisée et s’intégrer au mieux à l’environnement urbain.

    Considérant que le développement du street art constitue une opportunité pour le rayonnement culturel, artistique, touristique, urbain de Paris, ainsi qu’une démarche d’embellissement de certaines rues de notre arrondissement et de lien entre les habitants,

    Considérant que le street art doit être à la fois préservé et valorisé, et s’intégrer au mieux à la vie de nos quartiers, dans le respect de l’espace public,

    Considérant que l’ensemble des murs de l’arrondissement n’ont pas vocation à devenir des espaces d’expression mais que le 18ème compte néanmoins un nombre important de murs et supports qui permettraient, avec l’accord des propriétaires ou co-propriétaires, d’accueillir ce type de création artistique,

    Considérant que les associations et collectifs de street art sont demandeurs de lieux, espaces et supports, leur permettant d’exprimer leur art avec bienveillance, sans causer de dégradation ou de nuisance, et que le patrimoine de la ville et de ses bailleurs sociaux compte un certain nombre de murs,

    Considérant que la Ville de Paris a financé une application dédiée au street art, « Paris street art »,

    Considérant la démarche en cours de la Ville pour identifier un certain nombre de murs réservés à des

    interventions de street-artistes dans le cadre de l’ouverture prochaine de La Place – Centre Culturel Hip-Hop,

    Considérant l’engouement réel des parisiennes et des parisiens pour les processus démocratiques participatifs, comme le montre la consultation citoyenne lancée cet été sur les 200 lieux de proximité à végétaliser qui connait un réel succès, ou le lancement du budget participatif,

    Les élus de la majorité proposent :

    - Que pour compléter le travail en cours au sein des services de la Ville soit étudiée la possibilité de lancer une consultation des parisiens, sur un format similaire à celui utilisé pour l’opération des « 200 lieux à végétaliser » pour des propositions de murs et de lieux de proximité pouvant servir de support pour des œuvres de street art après étude de faisabilité

    - Qu’en cas de lancement d’une telle consultation, les outils de la Ville (application « Dans ma Rue », réseau social twitter, 3975) soient utilisés pour servir au recensement de ces lieux par les parisiens

    - Que la Mairie du 12ème arrondissement participe pleinement au projet

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