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Politique - Page 19

  • Deux disparitions dans l'arrondissement

    Ce début d'année aura été marqué par la disparition de 2 figures "historiques" de notre arrondissement.

    D'abord, celle de Vincent Casa, conseiller municipal d'opposition UMP, élu depuis 1995 et qui fut adjoint sous le mandat de Pernin. Après avoir consacré de nombreuses années à faire de la politique dans le 12e, il devait enfin siéger au Conseil de Paris en février suite à la démission du tête de liste UMP-NC de 2008, Jean-Marie Cavada. Cruelle ironie du destin, il est décédé quelques semaines auparavant.

    La maire du 12e, Michèle Blumenthal lui a rendu un hommage émouvant et je crois sincèrement ému lors de notre conseil d'arrondissement.

    De ces quelques années où j'ai pu le rencontrer et le voir à l'oeuvre dans nos activités municipales, je retiens comme elle, malgré nos divergences politiques  et une certaine propension à la mauvaise foi (mais n'est-ce pas un défaut fréquent et partagé en politique?), une présence assidue à tout ce qui touchait à la vie de l'arrondissement.

    Je peux en témoigner dans ma charge de Maire-adjoint à la Mémoire et au monde combattant. Membre de la FNACA, Vincent Casa y était actif. Contrairement à ses collègues de l'opposition, il était toujours présent aux cérémonies commémoratives (sauf paradoxalement celle du 19 mars 1962, pour des raisons évidemment politiques) et je crois qu'il va manquer aux anciens combattants. Il était toujours courtois et je crois avoir veillé à ces moments là que sa présence soit respectée comme il se doit dans des manifestations républicaines. Il n'y a pas non plus une assemblée générale d'une association ou une veillée du 11 novembre où je ne l'ai vu passer une tête ou dire un mot, et même s'il avait du mal à défendre la politique de son gouvernement très décriée par un monde combattant qui se sent abandonné et méprisé, il n'avait visiblement pas l'intention de laisser le terrain à notre majorité sans combattre. Et pour cela aussi, je regrette sa disparition.

    Autre disparition qui a profondément marqué les associations de Mémoire et du monde combattant, celle de Joseph Jourdren, résistant qui connu la déportation et la détention à Dora et dans pas moins de 7 camps nazis.

    Ancien président de la Fédération National des Déportés et Internés de la Résistance - Département de Paris. Il était ainsi membre de l’Amicale des Déportés politiques et de la Résistance de Dora Ellrich, de la Fondation des Français Libres et de la Fondation Charles de Gaulle. Membre de la Commission Nationale de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance puis Délégué à la Commission Départementale chargée de donner un avis sur l’attribution de la Carte du Combattant et Délégué Départemental auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris. Dans le 12ème arrondissement. Il a été Président de la SEMLH pendant 24 ans et en était depuis devenu le Président honoraire.

    Malgré son grand age, les séquelles des tortures nazies et la maladie, Jospeh Jourdren était présent à toutes les cérémonies commémoratives. Il voulait inlassablement témoigner de son expérience terrible auprès des jeunes, avait écrit plusieurs textes à l'occasion du Concours de l'Education national sur la Résistance. Je tacherai à ce qu'ils soient plus connus dans l'arrondissement et je ne peux que regretter que nos initiatives auprès de la communauté scolaire n'aient pas reçues plus d'écho... Je me souviens de lui lors de la dernière journée de la Déportation dans le 12e , très digne, témoignant des horreurs qu'il avait vécu, ainsi que lors du débat sur la mémoire auquel j'ai eu l'honneur de participer à ses côtés, organisé par mon ami Gilles Alayrac et son association ADER15 dans le 15e arrondissement.

    J’étais présent à ses obsèques le 24 janvier, aux côtés de sa famille et de ses proches, des associations, de la maire ainsi que de la députée du 12e, Sandrine Mazetier. Celle-ci avait entamé des démarches officielles pour que Joseph Jourdren soit élevé de son vivant au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Au nom de notre mairie et des associations du Monde combattant du 12e, j'avais soutenu son initiative et le courrier en retour du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants (à l'époque où il y en avait un) était encourageant. Malheureusement, près de deux ans plus tard, rien n'avait avancé, ce qu'on ne peut que regretter amèrement. C'est à croire qu'aux grands hommes la Patrie est de moins en moins reconnaissante...

  • L'opposition perd la tête

    Jean-Marie Cavada a donc démissionné du Conseil de Paris et du conseil d'arrondissement après deux ans de quasi-absence et d'une inactivité municipale qui n'étonnera que ceux qui n'avaient pas compris dès le début qu'il ne s'était présenté dans notre arrondissement que pour garantir sa réélection au Parlement européen. Ce qui fut fait en 2009, date à laquelle on ne l'a plus jamais revu en conseil d'arrondissement. La droite perd donc sa tête de liste ! La suivante sur la liste aura été moins assidue puisqu'on a vu Christine Lagarde qu'une fois dans notre mairie, en 2008. Mais elle ne démissionne pas. Cavada quitte le navire, et Le Monde résume bien ce pathétique naufrage de la droite du 12e :

    "Nicolas Sarkozy avait contribué à convaincre Jean-Marie Cavada, transfuge du MoDem en 2008, de se présenter dans le 12e arrondissement de Paris, un territoire clé pour la droite. Une stratégie qui n'a pas payé, Jean-Marie Cavada et la ministre de l'économie, Christine Lagarde, avaient été balayés, réunissant au second tour seulement 35 % des voix contre plus de 64 % à la maire sortante socialiste, Michèle Blumenthal. Le parachutage de l'ex-présentateur de "La Marche du siècle" à Paris devait renouveler les leaders de la droite dans un arrondissement clé pour la conquête de l'Hôtel de Ville. Finalement, le siège de Jean-Marie Cavada reviendra à l'UMP Vincent Casa, 75 ans, élu du 12e depuis 1995."

    Vincent Casa qui devrait peut-être rejoindre le groupe Nouveau centre, où siégait Cavada, en contrepartie de sa promotion au Conseil de Paris, après avoir fait toute sa carrière au RPR. Cela doit être cela, le "renouvellement" ! Cette opportunisme ne trompera personne, et surtout pas les électeurs du centre-droit qui n'ont plus de représentant crédible dans l'opposition. Il faut dire que personne n'a encore compris quoi et qui représentait cette opposition hétéroclite ni quelles positions ils défendent, à part une sorte de conservatisme brouillon.

    Dernière anecdote en date en guise de démonstration : dans le journal de la droite, Les nouvelles du 12e, Vincent Casa critique l'attribution de deux subventions dont j'étais rapporteur au dernier conseil. Soit le soutien à deux associations pour la création de balades patrimoniales que Vincent Casa juge "ridicule" en parlant "d'argent gaspillé". Rappelons d'abord que ces associations vont faire découvrir aux nouveaux habitants (plusieurs milliers chaque année) leur arrondissement et initier la création de circuits touristiques hors des sentiers battus pour mettre en valeur le tissu, associatif, commerçant, artisan et artistiques ainsi que les richesses du patrimoine et les nouvelles réalisations architecturales du 12e. C'est du tourisme participatif et associatif, sur le même modèle que d'autres initiatives créées depuis 2001 qui drainent des milliers de personnes dans notre arrondissement. Monsieur Casa pourrait se réjouir que les habitants du 12e profitent de ces initiatives comme d'autres arrondissements avant. Mais sa critique est très révélatrice de l'esprit réactionnaire des élus de droite. Et je suis généreux en parlant "d'esprit"...

    Mais rappelons surtout que ces subventions n'ont soulevé ni questions, ni objections des amis de monsieur Casa en conseil d'arrondissement qui, si ma mémoire est bonne, ont voté avec la majorité pour leur attribution. Amnésie collective ou mauvaise foi caractérisée ? Ce n'est pas la première fois que Vincent Casa critique une décision pour laquelle il a votée. Mais peut-être que cette fois la droite a vraiment perdu la tête !

  • Ne laissons pas la laïcité aux mains des ennemis de la République

    Les "Assises sur l'islamisation de nos pays" auront donc bien eu lieu ce samedi dans notre arrondissement. Et ce malgré les protestations de toutes les forces politiques de gauche, les associations de l'arrondissement, l'intervention du maire de Paris auprès de la Préfecture. Pourtant il suffit d'entendre les propos des intervenants de cette réunion d'extrême-droite et de néo-fascistes européens pour comprendre que l'objectif n'était pas de réfléchir comme ils le prétendent mais de délivrer un message de haine, de stigmatisation, bien résumé par ce propos d'un des organisateurs "le problème n'est pas qu'il y a trop de mosquées mais qu'il y a trop de musulmans", et que la laïcité n'est qu'un prétexte pour promouvoir la supériorité d'une religion sur une autre. L'extrême-droite française, à commencer par le FN, n'a-t-elle pas toujours pourfendu la laïcité et trouver ses soutiens chez les intégristes catholiques ? Et on retrouve aujourd’hui ces-dernier grimés en faux-laïcs.

    J'ai été l'un des premiers à demander solennellement au nom du PRG au Directeur de l'Espace Charenton d'annuler ces prétendues « assises » sous-titrée « Défendre la laïcité, défendre les valeurs de notre civilisation » car elles sont fondamentalement en opposition avec les valeurs qui fondent notre République et la laïcité, telle que définie par la Loi de 1905 dont les Radicaux sont à l’origine.

    Rassemblement élus contre Assises de l'extrême-droite.jpgLes élus du 12e se sont réunis la veille pour une protestation symbolique contre "l'instrumentalisation de la laïcité" devant l'Espace, rejoint par d'autres élus parisiens parmi lesquels beaucoup de mes amis radicaux de gauche, et la maire du 12e arrondissement a également demandé à la Préfecture l'annulation. A lire son interview sur le Post. Je note que ce rassemblement que nous souhaitions ouvert à tous les "élus républicains" n'a pas été rejoint par les élus de l’opposition municipale ni aucun autre du Nouveau Centre ou de l'UMP, qu'on n'a pas du tout entendu pendant toute cette affaire. Il me semble pourtant que des héritiers du général de Gaule devraient s'étrangler de voir des gens à l'idéologie pétainistes se prétendre "résistants" et utiliser des symboles comme la croix de Lorraine ! Mais il faut croire qu'ils partagent les accointances de certains maires et députés UMP qui approuvent les thèses de cette nouvelle extrême-droite.

    Le PRG avec la quasi-totalité des organisations de gauche (excepté le PS mais dont des militants sont tout de même venus) et associations comme la LDH ou Sos Racisme, avait appelé à manifester samedi même à proximité de l'Espace Charenton. On y a entendu tout de même la députée socialiste Sandrine Mazetier faire une intervention remarquable. Et aussi la journaliste et essayiste Caroline Fourest qui continue de défendre courageusement une conception de la laïcité intelligente, sans naïveté et sans compromis d’aucune sorte. Sur ce sujet, elle est à mon sens complètement en accord avec les positions que nous défendons depuis des années avec le PRG à Paris, y compris parfois en désaccord avec notre majorité.

    D’autres organisations, qui n’étaient pas inscrite dans cette démarche unitaire mais ont protesté parallèlement, ont un discours qui me semble par contre contre-productif, et il faut surtout que la gauche républicaine garde son cap. Que ce combat contre la xénophobie ne nous détourne pas de nos fondamentaux ! La vraie réponse à l’offensive anti-musulmans, qui se nourrit des inquiétudes et des peurs de nos concitoyens plongés dans un monde en crise, c’est l’application ferme et juste de la Loi de 1905. La loi de séparation des églises et de l'Etat qui garantit la « Liberté de conscience » et stipule que « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».

    Rien que la loi mais toute la loi. Il faut donc rappeler que l’Etat n’a pas plus à financer la construction de lieux de culte que des maires à refuser des permis de construire pour en édifier. Les collectivités locales n’ont pas plus à subventionner les associations cultuelles ou confessionnelles qu’à en entraver l’action dans le cadre prévu par la loi. La loi pour tous les citoyens libres et égaux en droits.

    Ferdinand Buisson disait « la laïcité est le droit et le devoir de parler haut et ferme au nom de la raison ». Ceux qui agitent la menace d’« islamisation de nos sociétés » comme un épouvantail pour monter les citoyens les uns contre les autres ne sont surement pas animés par la raison, et leur outrance verbale est la preuve de leur mauvaise foi. Mais les revendications des communautaristes religieux existent. Rien ne serait plus terrible que de laisser croire qu’on y cède pour combattre d’autres extrémistes, car ces-derniers en feraient alors le triomphe de leurs thèses. La Loi de 1905 est un point d’équilibre et la laïcité à la française le ciment du vivre ensemble de notre République. Ne la laissons pas dans les mains des extrêmes.

     


  • Rassemblement vendredi 17 décembre contre l'extrême droite

    Dans un courrier, le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a demandé au préfet de police, Michel Gaudin, «de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires» afin que le colloque contre "l'islamisation de nos pays" organisé par l'extrême-droite identitaire et Riposte laïque dans le 12e «ne puisse avoir lieu». Elle «ne peut qu'engendrer haine, xénophobie et trouble à l'ordre public», a-t-il justifié.

    M. Delanoë a rappelé que le Bloc Identitaire «multiplie depuis des années les provocations, organisant à Paris ou à Nice des soupes au cochon pour les sans-abri» ou encore l'«apéro saucisson-pinard en juin à la Goutte d'Or».

    Cette demande du maire de Paris fait echo à celle du PRG auprès du directeur de l'Espace Charenton et aux interventions d'autres élus de la majorité pour que notre arrondissement n'accueille pas cette réunion à laquelle doivent participer Oskar Freysinger, l'une des figures de proue du parti UDC en Suisse, qui avait fait approuver en 2009 l'interdiction des minarets par référendum populaire, Bloc Identitaire, l'organisation «Riposte laïque» qui limite la défense de la laïcité à une dénonciation virulente de l'islam ainsi que Tommy Robinson, porte-parole de la Ligue anglaise de défense (English Defense League, EDL), un groupe d'extrême droite anti-musulman.

    Les thèses développés par ces gens dont certains se prétendent "républicains laïques" comme les dernières déclarations de Marine Le Pen touchent au cœur notre combat laïque qu'ils pervertissent et desservent en en faisant une arme xénophobe.

    En signe de protestation, la mairie du 12e et la mairie de Paris appellent à un rassemblement silencieux devant l’Espace Charenton, 327 rue de Charenton (métro Porte de Charenton), le vendredi 17 décembre à 13h, afin de manifester notre opposition à la tenue de cet évènement contraire en tous points aux idéaux républicains. Elus et citoyens républicains sont attendus !

  • Des élus dénoncent la tenue d'un colloque d'extreme-droite

    Article paru dans le Parisien du 15 décembre, par Sebastien Ramnoux.

    parisien.jpgL'intitulé annonce la couleur sans hypocrisie : « Assises internationales sur l'islamisation de notre pays ». Ce colloque qui tente de se donner des allures scientifiques et sérieuses doit avoir lieu samedi dans un centre de conférences privé du XIIe arrondissement, l'espace Charenton, qui a confirmé la réservation. Sur les  sites faisant état de cette réunion; les organisateurs annoncent « des personnalités de plus de dix pays, et de sensibilités fort différentes, seront réunies pour clamer l'impérieux devoir de défendre, en France comme dans toute l'Europe, nos valeurs laïques et civilisationnelles ».

    Une initiative qui commence à soulever un mouvement de protestation de la part d'élus et d'associations. « Les coorganisateurs de cette journée sont le Bloc identitaire, un mouvement d'extrême droite, et Riposte laïque, qui s'étaient déjà associés pour le tristement célèbre apéro saucisson-pinard antimusulman, explique Fabrice Moulin, élu radical de gauche dans le XIIe. Encore une fois, ils tentent d'instrumentaliser' la laïcité, une valeur fondamentale de notre République, pour en faire une arme anti-islam. » L'élu a adressé un courrier à la direction de l'espace Charenton leur demandant d'annuler cette réunion. Il n'a pas eu de réponse. Contactée hier, la direction de l'espace Charenton n'a pas souhaité répondre à nos questions, se bornant a expliquer qu'ils sont « apolitiques ».

    D'autres élus du XIIe, comme le conseiller de Paris (du Parti de gauche) Alexis Corbière, ont aussi dénoncé la tènue de ce meeting, demandant même son interdiction. « On ne peut pas laisser passer ça, au moment où le Front national et Marine Le Pen reprennent leur vieille rhétorique », explique Alexis Corbière.

    Parmi les participants au colloque, dont on ne sait s'ils viendront tous, on trouve l'activiste suisse Oskar Freysinger, à l'origine de la campagne anti-musulmans montrant sur des affiches des minarets en forme de missiles. Reste que l'interdiction devrait être difficile à prononcer. Saisie par des élus, la préfecture de police étudie le dossier, mais l'événement a lieu dans une salle privée, et est donc très difficile à interdire juridiquement.

    Pour marquer le coup, la mairie du XIIe arrondissement appelle à un rassemblement silencieux la veille, vendredi, à 13 heures devant l'espace Charenton. Une autre manifestation est prévue par des associations le jour même. « Il y a un risque d'affrontement avec des groupes antifascistes, estime Alexis Corbière. Ce n'est pas notre manière d'agir, mais si il y a un risque de trouble à l'ordre public, les autorités devront agir. »

     

  • Le coup de semonce des radicaux de gauche

    Article paru dans le Parisien de ce jour, par Sebastien Ramnoux.

    parisienLes radicaux de gauche (PRG) de Paris ne sont pas contents et le font savoir. Dans un communiqué, ils viennent d'annoncer qu'ils constitueraient, pour les sénatoriales de septembre 2011, une liste indépendante de celle concoctée vendredi par le PS et ses alliés habituels (Verts et PC). « A notre grande surprise, nous avons appris qu'aucun candidat du PRG ne figurait sur la liste du PS, explique Fabrice Moulin, élu PRG dans le XIIe. C'est inacceptable, d'autant plus qu'en 2004, aux précédentes sénatoriales, nous avions une candidate. » Le PRG va donc s'atteler à composer une liste de quatorze noms, dont le conseiller de Paris et adjoint au maire Jean-Bernard Bros devrait être le leader.

    Pour la gauche parisienne et le PS, c'est le grain· de sable qui pourrait faire dérailler la machine. En effet, la gauche espère conquérir un huitième siège de sénateur (elle en détient actuellement sept sur douze dans la capitale), mais la dispersion des voix pourrait être fatale à cette ambition. «Nous ne faisons pas ça contre le PS, mais pour que notre sensibilité soit présente dans cette élection, poursuit Fabrice Moulin. Nous voulons défendre nos valeurs habituelles : la laïcité, la défense des idéaux républicains, citoyens, humanistes, dans un esprit de rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent ces valeurs. »

  • L'extrême-droite débarque dans notre arrondissement !

    Certains groupuscules d'extrême-droite comme le Bloc Identitaire se sont fait une spécialité des opérations d'agit-prop et du buzz sur le web avec une nébuleuse de sites Internet ; des opérations sournoises car avec ce nouveau mode d'action, ils se cachent derrière des revendications relativement anodines pour diffuser leurs idées politiques nauséabondes. Ils agissent ainsi masqués, à la manière des sectes pour prendre dans leur filet de nouveaux adeptes.

    Samedi en début d'après-midi, Place de la Nation, j'ai eu le grand déplaisir d'assister à l'une de ces opérations.

    mas1.jpgAinsi, devant le restaurant de la chaine de Fast-food Quick, un homme me tend un tract intitulé "Manger peinard, manger terroir !" et siglé "Campagne nationale du Mouvement d'Action Sociale pour la défense et la promotion des terroirs culinaires et gastronomiques de France." Intrigué, je regarde le texte du tract et commence à m'interroger : s'il n'y a pas de propos xénophobes dans cette soi-disant lutte contre l'obésité et la malbouffe, j'y trouve des contre-vérités, une accusation sans nuance de l'Etat français "plus grand dealer de malbouffe de France" et aussi des références à une "culture en péril" qui m'interpellent... Il y a aussi une invitation à signer une pétition en ligne "antifastfood". A regarder de plus près les militants qui distribuent les tracts, mon malaise est encore plus grand : pas de paysan à moustache à la José Bové ou de look baba-cool, mais des cheveux courts ou des crânes rasés, des manteaux noirs et des blousons de camouflage. De plus, après le débat sur le Quick Hallal de Roubaix, prendre cette chaine de restaurant pour cible n'est peut être pas une coïncidence.

    Certes il n'y a pas de tête pour défendre les produits régionaux mais je pose la question à l'homme qui m'a tendu le tract :

    - Vous êtes un peu bizarre pour des militants écolos ? C'est quoi ce Mouvement d'Action Social dont vous vous revendiquez ? Je pense savoir qui vous êtes, vous êtes du Bloc Identitaire, l'extrême-droite, c'est ça ?

    En général, traiter un militant quel qu'il soit d'être d'extrême-droite provoque chez lui une réaction indignée et une dénégation immédiate sauf chez ceux qui le sont réellement ! Or à ma question, l'homme répond simplement, avec un sourire narquois mais loin d'être aimable :

    - Vous vous prenez pour un medium... Allez voir notre site Internet !

    Je m'éloigne et prends en photo les camionnettes autour desquelles ils se sont rassemblés devant le Quick et sur lesquels sont tendus des banderoles "bouffe mondialisée ? Non ! Gueuleton enraciné" avec un étrange logo qui figure une sorte de fourmi dans un cercle rouge.

    Deux hommes se dirigent alors à grandes enjambés vers moi et m'interpellent agressivement :

    - Qu'est-ce que tu fais ! Tu nous tires le portrait ? Arrête ça !

    Je réponds qu'ils n'ont d'abord pas à me tutoyer et que s'ils ont amené des camionnettes dans une manifestation publique, je ne vois pas en quoi cela les gênerait que je les photographie. Visiblement ces messieurs cherchent la publicité mais craignent les RG ou je ne sais quoi d'autre, alors qu'un militant politique républicain n'a normalement rien à cacher ni à avoir honte de ses actions.mas2.jpg

    Je ne sais pas de quelle manière légale cette opération aurait pu être empêchée mais cela me rappelle les "apéros saucissons" organisés à la Goutte d'Or par Bloc Identitaire sous des prête-noms et avec le concours d'associations qui ont définitivement tourné le dos aux valeurs républicaines et pervertissent le principe de laïcité en un racisme antimusulman.

    Le site internet de ce Mouvement d'Action Social (MAS) apporte sans plus de doute possible une confirmation de la vraie nature des gens qui manifestaient devant le Quick de la Nation. C'est un salmigondis écœurant de références à l'identité nationale, à la patrie ramenée à sa dimension ethnique, de concept comme l'enracinement qui "ne peut dès lors être complet sans une dimension ethnique fondatrice, ni sans un engagement écologique radical", de critiques de "l'élite mondialiste du Système" et de propos pseudo-révolutionnaire qui ont des relents de rhétorique fasciste de l'entre-deux guerres... De plus le site est parsemé de dessins de cocktails molotovs et de symboles crypto-fascistes !  Sans parler de ce slogan qui à mon sens fait explicitement référence à "l'ordre nouveau" du régime collaborationniste de Pétain : "Nous ne sommes pas les derniers survivants d'un monde qui s'éteint, mais l'avant-garde d'un nouvel ordre qui vient !"

    La nouvelle extrême-droite identitaire est donc active à Paris et est passée dans notre arrondissement. Derrière ce genre d’action, cette nébuleuse fait la propagande des idées les plus abjectes, étend son influence partout en Europe et entretient un activisme qui pourrait un jour dégénérer en actions violentes. D'ailleurs, un autre groupuscule, Dies Irae, dont on a entendu parlé dernièrement dans un reportage télé sur une école d'extremistes catholiques à Bordeaux,  salue ainsi la création du MAS : "après la création de Vox Populi sur Tours, la naissance d'une nouvelle structure agissant sur les mêmes principes que la notre, mais sur Paris et la région parisienne. Comme pour Vox Populi, nous entretiendrons avec elle d'excellentes relations, puisque notre stratégie et nos finalités sont les mêmes."

    Et je crains que l’Etat et les pouvoirs publics négligent bien plus ce risque qu’ils ne le font pour la fameuse « ultra-gauche ».

    Je me suis demandé si je devais parler de cette manifestation ici, au risque d'entrer dans leur jeu du buzz médiatique. Mais je me souviens que le Parti Radical de Gauche était dans les années 90 à la tête du Comité de vigilance contre l'extrême-droite. Et nous devons rester vigilants contre cette nouvelle menace extrémiste !

    Par Fabrice Moulin

  • Une liste républicaine, humaniste et laïque aux élections sénatoriales à Paris

    PRG PARIS

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Samedi 20 novembre 2010

    ---------------------------------

    Jean-Bernard BROS, adjoint au maire de Paris,

    Président de la Fédération de Paris,

    Laurence GOLDGRAB, Conseillère de Paris et du XVIIIe arrondissement,

    Gilles ALAYRAC, Conseiller de Paris et du XVe arrondissement

    et les élus et militants parisiens du PRG


    La fédération de Paris du Parti Radical de Gauche (PRG), réunie ce jour en assemblée générale, a décidé, à l’unanimité, de présenter une liste lors des prochaines élections sénatoriales de 2011.

    Elle prend acte de l’impossibilité de constitution d’une liste composée de toutes les sensibilités de la gauche et du centre-gauche.

    Le Parti Radical de Gauche (PRG) axera sa campagne sur la défense des idéaux républicains, citoyens, humanistes et laïcs dans un esprit de rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent ces valeurs.

  • Le monde combattant à l'épreuve du remaniement et du budget

    Petit retour sur les derniers évènements politiques nationaux, le remaniement et le vote du budget. Loin de moi l’idée de jouer les commentateurs de l’actualité, d’autres le font mieux que moi, notamment les journalistes dont c’est le rôle, mais il y a des enseignements à en tirer concernant les délégations dont je m’occupe.

    Ainsi, après la désastreuse expérience Hubert Falco, sous-secrétaire d’Etat aux anciens combattant, qui n’a eu de cesse de mépriser ceux-ci et sa mission, on notera que le remaniement acte la disparition totale de tout représentant du monde combattant au gouvernement. La Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie Maroc et Tunisie (FNACA) a d’ailleurs dénoncé cette nouvelle marque de mépris qui est révélateur de l’oubli progressif des sacrifices que beaucoup de nos concitoyens, aujourd’hui âgés, ont rendu à la France.

    Autre épisode, le débat sur la loi de Finance où des amendements votés par l’Assemblée nationale, parfois à l’unanimité, ont été purement et simplement annulés par le gouvernement. Ce déni de démocratie est l’œuvre de François Baroin, ministre du Budget, et de sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, ministre des Finances et élue d’opposition du 12e arrondissement.

    Le président de nos députés Radicaux de Gauche (PRG) et apparentés, Gérard Charasse a dénoncé « le coup de force du gouvernement à l'Assemblée sur le budget 2011 », dénonçant le « retour forcé sur les délibérations de l'Assemblée, nouveau symptôme de l'agonie de la Ve République ».

    Parmi ces amendements annulés par la Ministre des Finances, Christine Lagarde, figurait notamment le relèvement de 2 points de la retraite des Anciens combattants, promesse non tenues parmi tant d’autres du candidat Sarkozy.

    Le budget 2011 des anciens combattants est donc en baisse de 3,89 %. Le plafond de l'allocation de solidarité pour les conjoints survivants n'augmentera pas. Le rattrapage entre l'indice des prix à la consommation et la valeur des retraites n'aura pas lieu cette année non plus. Une fin de non recevoir qui rend un peu plus ridicule, si c’est possible, les gesticulations de notre opposition locale devant les anciens combattants du 12e, en la personne de M. Casa affirmant plaider la cause du monde combattant auprès de sa collègue ministre.

    Enfin, autre conséquence du remaniement du gouvernement, le Tourisme a un nouveau secrétaire d’Etat, l’inéfable Frédéric Lefebvre, porte-flingue de Sarkozy et porte-parole habitué aux dérapages de l’UMP. Et je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour ce secteur pourvoyeur d’emplois non délocalisables, qui a plus besoin d’une politique de développement économique inscrite dans la durée que de coups médiatiques et autres numéros d’esbroufe dont Lefebvre est coutumier !

  • Habitat : "1 toit 2 générations"

    Alors que le Plan Local d'Habitat est en débat dans les arrondissements et au Conseil de Paris, rappelons que le PRG inscrivait dans ses propositions pour Paris en 2008 le concept de "1 Toit, 2 Générations" pour favoriser par l'établissement de conventions garanties par la Ville de Paris la colocation intergénérationnelle afin d’offrir une offre nouvelle à prix réduit d'hébergement aux étudiants et jeunes travailleurs et de rompre l'isolement tout en allégeant le quotidien des personnes âgées. Les Radicaux sont pour populariser et développer ce principe, y compris dans le parc social. Mais déjà plusieurs initiatives associatives sont soutenues par la Ville de Paris :

    Dans son édition de mars 2010, le journal A Paris publiait une rencontre avec une senior et un jeune étudiant, adepte de la colocation intergénérationnelle.

    » Témoignage de deux colocataires dans le magazine "à Paris"

    A qui s'adresser ?

    Quatre associations mettent en relation seniors et jeunes et s'assurent du bon fonctionnement de la colocation. Senior ou jeune, il vous suffit de les contacter pour connaître les modalités pratiques de cette colocation. Il n'y a pas de formule type, mais le principe reste toujours le même : un logement en échange d'une présence rassurante.

    Les associations :

    Le PariSolidaire - Tél. : 01 42 27 06 20 ou 01 42 27 06 50
    Site web : www.leparisolidaire.fr

    Ensemble 2 générations - Tél. : 01 30 24 81 28 - 06 33 33 53 47 / 06 34 57 38 26,
    Site web : www.ensemble2generations.fr

    Logement intergénération - Contact : logement.intergeneration@numericable.fr
    Site
    web : www.logementintergeneration.org

    Besoin2toit - Tél. : 06 34 50 01 38 et 01 47 50 18 48
    Site web : www.besoin2toit.com

    Dossier complet à lire sur paris.fr.

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