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Politique - Page 18

  • Avec Baylet, le PRG est candidat aux Primaires

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    Primaire PS : le radical Jean-Michel Baylet candidat

    samedi 9 juillet 2011

    Ex-ministre, président du Parti radical de gauche (PRG), sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet vient de présenter sa candidature aux primaires du Parti socialiste, primaires qu’il définit comme "citoyennes". Il rappelle ainsi que ces primaires ne sont pas réservées aux seuls socialistes. Ce qu’il a accepté d’expliquer pour Le Bien Public, hier par téléphone.

    Pour quelles raisons vous portez-vous candidat à ces primaires du PS ? « Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une primaire du PS, si tel était le cas, je ne serais pas candidat puisque je ne suis pas socialiste. Il s’agit de primaires citoyennes. Ces primaires, les radicaux les appellent de leurs vœux depuis longtemps, dans la mesure où, dès 2005 à notre université d’été en Arles, nous avions souhaité que des primaires soient organisées afin de départager les candidats de gauche en vue de la présidentielle. Ce qui nous semblait aller dans le sens de l’unité. Et la gauche rassemblée, c’est gage de victoire, dans le sens d’un courant démocratique. Dans le droit fil, en 2006, nous avons déposé deux propositions de lois constitutionnelles à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais qui sont restées malheureusement lettres mortes. Aujourd’hui, des primaires sont organisées en toute logique, et par souci de cohérence politique, nous serons partie prenante. Nous avons, après bien des discussions, construit avec le Parti socialiste un accord sénatorial, ainsi qu’un accord en vue des législatives, en cours de discussion. Voilà les raisons qui font que le PRG a décidé de participer aux primaires citoyennes et, tout naturellement, a souhaité avoir un candidat. »

    Certains proches des candidats socialistes en lice (François Hollande et Arnaud Montebourg notamment) semblent agacés par votre candidature. Que leur répondez-vous ? « Je n’ai pas entendu de telles réactions, et si tel est le cas, je ne vois pas pourquoi ils seraient agacés. Le Parti socialiste a cinq candidats dans cette primaire, les radicaux de gauche ont naturellement toute légitimité pour avoir un candidat, si ce n’est plusieurs d’ailleurs. Moi, je ne me présente pas contre Martine, François ou Arnaud ! Je me présente pour créer les conditions de la victoire de la gauche et porter dans ces primaires les propositions radicales, défendre les couleurs de mon parti. »

    Marine Le Pen est souvent annoncé par les sondages au 2e tour de l’élection présidentielle. Faut-il considérer le FN comme un parti traditionnel ou le combattre ? « Il faut lutter contre le Front national tout le temps. C’est un des fondements de l’engagement des radicaux. Nous sommes des républicains laïques. Vous imaginez avec quelle force et quelle volonté nous combattons les thèses du Front national, qui sont des thèses anti-républicaines. Notre participation à ces primaires peut éviter aussi un nouveau 2002. Nous l’avons connu avec Jospin, et on nous l’a même reproché, alors que si la gauche n’a pas été au second tour, ce n’est pas vers les radicaux à l’époque qu’ont aurait dû se tourner mais vers les socialistes qui ont fait un score historiquement bas. »

    Jean-Louis Borloo, que vous connaissez bien, doit-il se présenter à cette présidentielle ? « J’ai des contacts amicaux avec lui, mais il ne m’appartient pas de dire s’il doit oui ou non se présenter. Je suis dans le camp de l’alternance, je ne suis pas sûr qu’il soit en rupture absolue avec la majorité actuelle. Donc c’est sa propre affaire, sa propre réflexion et sa propre décision. Moi, j’aurais aimé que Jean-Louis Borloo aille beaucoup plus loin dans la rupture avec Sarkozy, mais ça n’a pas été le cas hélas »

    Une question sur ce débat porté par l’UMP sur la binationalité. Qu’en pensez-vous ? « Je crois que ce n’est pas un bon débat. En tous cas, à chaque fois que l’on veut ramener la discussion sur la nationalité, sur l’immigration, et sur quelques thèmes voisins, on voit bien sur quelles terres électorales on va chercher. C’est bien le cas de la majorité actuelle qui se sent en difficulté et tente d’aller piller les voix du Front national. »

    Que dites-vous de ce rapport de la Cour des comptes qui épingle l’organisation et la gestion de la sécurité publique ? « Vous savez, la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy est une politique qui est tellement portée au pinacle et en fer de lance de la politique tout court, que il ne m’étonne pas que la Cour des comptes l’épingle. »

    Propos recueillis par Emmanuel Hasle

    http://www.bienpublic.com/actualite/2011/07/08/primaire-ps-jean-michel-baylet-candidat

  • Une nouvelle organisation pour le PRG Paris

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    Le 29 juin dernier, l'Assemblée générale du PRG Paris présidé par Jean-Bernard Bros, maire-adjoint de Paris et Trésorier du PRG, m'a fait la joie et le bel honneur de me désigner Vice-président fédéral et porte-parole des radicaux parisiens.

    L'ensemble du bureau élargi de la fédération de Paris du Parti Radical de Gauche a été remanié afin que chacun puisse servir au mieux l'intérêt de notre collectif et fasse avancer nos idées alors que s'ouvre une période passionnante avec les élections sénatoriales, la candidature du PRG aux primaires ouvertes et citoyennes et bien sûr la présidentielle et les législatives de 2012 !

    Mes ami(e)s Gilles Alayrac, Muriel Guénoux et Olivier Maillbuau ont respectivement été chargé des Élections, des relations avec les Fédérations d'Ile-de-France et de la programmatique.

    Sandra-Elise Reviriego et Olivier Gangnard ont été désignés adjoints de notre secrétaire générale Laurence Goldgrab, tandis que Romain Guillonnet et Audrey Epeche aideront notre Trésorier Grégoire Augé.

    Enfin Charles Salmon sera en charge de l'animation des Cercles et Cyril Mourin de la problèmatique du Grand Paris.

    Sachant que la tâche n'est pas aisée, notamment par ma petite expérience dans les relations avec la presse, je continuerai à porter avec chacun d'eux la parole du radicalisme dans la capitale au nom des militantes et des militants qui veulent, à juste titre, que nos valeurs, nos idées, nos propositions pour Paris, nos actions et parfois nos coups de gueule soient mieux entendus.

  • Quand Christine Lagarde invite le surendettement à votre mariage

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    A lire sur Rue 89, une tribune dont je suis l'auteur et qui me tenait à coeur depuis le début de la saison des mariages :
  • Marche des fiertés LGBT 2011

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    Pour la première fois, je participerai samedi 25 Juin à Paris à la marche des Fiertés LGBT aux côtés des Jeunes Radicaux de Gauche car il est important que nous nous engagions politiquement dans la perspective d'une victoire de la gauche en 2012 à faire évoluer les droits alors que l'UMP a montré encore une fois son conservatisme et son incapacité à accepté les évolutions de la société.

    Le slogan choisi par les JRG pour leur char résume les positions de notre parti :

    « Mariage, adoption, don du sang, un point c’est tout! »

    Nous défendons :

    -     l’accès au mariage pour les couples de même sexe

    -     le droit d’accès à l’adoption pour les homosexuelLES

    -     la suppression de l’interdiction de donner son sang pour les personnes homosexuelles

    pour plus d’infos : http://www.jeunesradicauxdegauche.com/

    Et le cortège qui part de Denfert-Rochereau terminera son parcours festif et militant comme tous les ans dans le 12e sur la Place de la Bastille!

     

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  • Le FN rejoint l'«apéro saucisson», version 2011

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    Riposte laïque n'a rien de républicaine ou laïque. C'est une organisation d'extreme-droite qui, au cas où certains en douteraient, n'hésite plus à s'afficher au côté du FN pour stigmatiser une partie de nos concitoyens en attisant les peurs. La fédération de Paris du PRG a été la seule formation politique a dénoncer cette manifestation provocatrice sur la voie publique, avec notamment le député suisse Oskar Freysinguer, dont le slogan était « Non à l’islamisation de la France ». (FM)


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    Le FN rejoint l'«apéro saucisson», version 2011

    A l'occasion de l'anniversaire de l'appel du 18 juin, les organisateurs du controversé « apéro saucisson-pinard » ont remis le couvert. Cette année une délégation du Front national de la jeunesse a rejoint Riposte laïque, tandis que le Bloc identitaire est resté à la maison.



    (photo Marianne2)

    Un appel à revisiter les standards de la chanson française sur les Champs-Elysées pour la commémoration du 18 juin 1940 ? A première vue, rien de bien méchant. Tout juste une initiative un peu chauvine. Au menu : Sardou, Brel, Piaf, Trenet… Sans oublier le « Chant des Partisans » et la « Marseillaise ».  Et pour le décor : quelques drapeaux et des macarons bleu blanc rouge accrochés à la boutonnière, un ou deux bonnets phrygiens en prime…

    Mais derrière le dress code tricolore et le karaoké géant se cachent le site militant Riposte Laïque et l'association Résistance Républicaine de Pierre Cassen et Chritine Tasin - ces ultra laïcs qui avaient déjà été à l’origine du controversé « apéro saucisson-pinard », il y a tout juste un an. L’évènement qui devait se tenir rue Myrha dans le quartier de la Goutte d'or (19ème) - connue pour être investie par des prières de rue, faute de place dans la Mosquée voisine - avait alors été interdit par la préfecture de police avant d'échouer place de l’Etoile.

    Cette fois, le thème a été choisi avec minutie : « chanter l’amour de la France ». Pas de quoi mettre en émoi la préfecture de police. Pourtant, pas de doute possible, lorsque les badauds – tantôt interloqués tantôt choqués - sortent du métro à la station Charles-de-Gaulle-Etoile, le slogan affiché est sans équivoque : « Non à l’islamisation de la France ». Et ce n’est pas le cordon de sécurité que forme le service d’ordre aux crânes rasés convié pour l’occasion qui va nous convaincre du contraire.

    Une nouvelle provocation à peine voilée

    Depuis un an, le vocabulaire de combats de ces « ultra-laïcs » est bien rodé. Ils s’estiment en résistance contre un nouveau fascisme : l’Islam. Et considèrent comme des « collabos » tous ceux qui les privent de leur liberté d’expression, à savoir pêle-mêle les « islamistes », les « gauchistes » ou encore les associations qui les poursuivent en justice (comme le MRAP ou la LDH). Ils dénoncent le port du voile, le Quick Halal et les subventions pour la construction des mosquées.

    « Ils essayent de faire passer ça pour une gentille chorale, mais c’est un meeting politique », s’insurge Fabrice Moulin, élu du parti radical de gauche du XIIe qui a demandé l’interdiction du rassemblement. Pour lui, le fait qu’Oskar Freysinger, - le Suisse du parti UDC (Union démocratique du centre) à l’origine de la votation sur l’interdiction des minarets - soit sur la liste des invités en est une preuve flagrante. Et d’ajouter : « c'est un détournement de la résistance et de la commémoration de l’appel du 18 juin du général de Gaulle par des gens dont la prose laïque a dérivée ».

    « Ce n’est qu’une nouvelle provocation qui euphémise un discours raciste et xénophobe », acquiesce Alexis Corbière. Pourtant, cette fois-ci, l’élu du parti de gauche du XIIe n’a quant à lui pas jugé bon d’appeler à une interdiction de la manifestation comme il l’avait fait lors des « Assises contre l’islamisation de la France » de février dernier – autre événement-phare organisé par la mouvance ultra laïque. « Cela n’aurait été que prêter le flanc à des gens qui n’attendent que cela de se présenter en victimes. »

    « Dénoncer au risque de faire de la publicité ou se taire au risque de banaliser », voilà l’éternel dilemme pour Fabrice Moulin. Qui doit constater que les élus et les associations coutumiers du fait n’ont majoritairement pas réagi à cette nouvelle manifestation, qui passera encore une fois assez inaperçue, sauf pour une poignée de touristes qui auront été attirés par les drapeaux flottants au vent au dessus de la centaine de personnes réunie en face de l’ambassade du Qatar près de l’Arc-de-Triomphe.

    Le Bloc Identitaire absent, la jeunesse FN s’invite

    Curieusement, le Bloc identitaire (BI), inséparable de Riposte Laïque et Résistance Républicaine depuis l'« apéro saucisson-pinard », n'a pas pris part officellement à la fête.  Pour rassurer leurs fidèles, presque «inquiets » de cette absence, Chritine Tasin et Pierre Cassen se sont fendus d'une petite mise au point préalable. Non, ils ne sont « pas fâchés » avec les Identitaires. C'est juste que ces derniers ont eu beaucoup à faire avec leur propre manifestation : la « marche aux cochons » du 15 mai à Lyon, et qu'ils ne partagent pas cette « tradition républicaine et jacobine ».

    Joint par Marianne2, Fabrice Robert, président du BI, a confirmé cette explication en invoquant un problème de timing : « J'ai trop tardé à répondre » à leur invitation. Mais il a surtout rappelé que chanter l'amour de la France en bleu blanc rouge,  ce n'était pas trop « leur tasse de thé ». « Nous ne sommes pas habitués à ce genre, ce n'est pas ce qui nous intéresse », insiste-t-il. Et Christine Tasin de confirmer : « Ce n’était pas assez provocateur pour le Bloc Identitaire ».

    (photo Marianne2)
    A contrario, une poignée de jeunes du Front national avaient trouvé cette initiative à leur goût, alors que Marine Le Pen, en campagne interne pour la présidence du FN, avait pris soin l'an dernier de rester à l'écart de l'opération apéro-saucisson. Alignés avec des drapeaux bleu blanc rouge en face de la sortie du métro, ils ont tenté de dérouler une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Vive la France libre, Vive la République », avant que les organisateurs le leur interdisent. Raison invoqué : « Un motif administratif ». Pas de banderoles, que des drapeaux tricolores. C’était pourtant bien « marqué sur le prospectus », sermonne un militant de Résistance Républicaine.

    Ce couac montre combien les ultra laïcs peinent à véhiculer un discours sans équivoque. Au générique de fin, au moment où Christine Tasin remercie les différents acteurs (Union gaulliste, Ligue du droit des femmes, etc...) qui ont soutenu l'opération, Oskar Freysinger - clairvoyant  -  murmure à l'un de ces voisins :  « Il va falloir fédérer toutes ces chapelles ! »

    Dimanche 19 Juin 2011
    Chloé Demoulin - Marianne


  • Un Règlement Local de la Publicité qui reprend les préconisations des Radicaux de gauche

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    Lors du Conseil d'arrondissement du 9 juin 2011, nous avons débattu du nouveau Règlement Local de la Publicité (RLP), qui doit remplacer le règlement, très permissif datant de l'ère chiraquienne. Adopté une première fois par le Conseil de Paris en 2007, il avait été attaqué au Tribunal administratif par les annonceurs. La nouvelle mouture du nouveau RLP est issue d'une longue concertation large entre élus, associations et professionnels. Il a été adopté par notre conseil avec les voix du groupe socialiste et radical de gauche, malgré l'abstention des groupes PG-PC et EELV, et l'opposition de l'UMP.

    Voici mon intervention en Conseil d'arrondissement :

    Je me réjouis du retour devant notre assemblée du nouveau Règlement Local de la Publicité (RLP) car cela fait maintenant 2 mandatures que les Radicaux de gauche sont particulièrement vigilants pour que le RLP soit plus restrictif que le précédant sans brider l'activité économique de la capitale. Pour nous il convient en effet de protéger les citoyens et surtout les esprits en formation des enfants, des influences économiques trop pressantes et intrusives, et d'empêcher la Ville lumière et la 1ère destination du tourisme d'être défigurée par l’excès de l'affichage publicitaire. Il suffit de voir l'exemple tragique de Venise qui croule sous la pub jusqu'au pont des soupirs.

    C'est pourquoi, même si cette nouvelle mouture est un peu moins contraignante que celle de 2007, elle rompt avec la logique permissive du précédent de 1979. Nous nous réjouissons de la suppression des "4 par 3", du périmètre d'interdiction de la publicité à 50m des établissements scolaires, et de l'interdiction de tout dispositif intrusif et de comptage d'audience (j'avais déposé en 2009 un vœu allant dans ce sens).

    Les élus PRG sont aussi à l'origine du vœu adopté en mai demandant que le RLP soit appliqué pour les bâches géantes sur les Musées et monuments historiques classés dépendant de l'Etat, c'est-à-dire limité à 16m2 et en trompe l'œil ou avec une composition artistique. Le Ministre de la Culture n'a pas daigné répondre officiellement et encore moins positivement à notre demande. Il a même déclaré dans un journal qu'il allait demander aux marques d'ajouter sur les bâches qu'elles accrochent sur les monuments qu'elles participent à la rénovation des bâtiments. Pour moi, ce n'est rien d'autre qu'ajouter une nouvelle pub sur la pub.

    Plus généralement, les Radicaux de gauche vont demander que les moyens nécessaires soient alloués pour faire respecter le RLP et nous allons déposer un vœu pour qu'un inventaire des dispositifs "hors-la-loi" soit réalisé.

    Enfin nous attendons que le Maire de Paris insiste auprès de nos partenaires RATP et STIF pour limiter la publicité dans les transports, même si ce n'est pas dans le périmètre du RLP. Nous nous inquiétons ainsi de la multiplication des rames et bus customisés. Et nous voulons qu'une place conséquente soit laissée à l'information citoyenne et associative sur les murs du métro, comme les Radicaux de gauche l'ont demandé dans plusieurs vœux adoptés depuis 2001.

    C'est donc bien évidemment que je voterai pour ce nouveau RLP.

     

  • La nouvelle provocation de Riposte laïque

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    parisien

    article du Parisien du 10 Juin 2011

    Sur le papier, ça ressemble à un aimable radio crochet franchouillard : le 18 juin, près du rond-point des Champs-Elysées (VIIIe), un concert pour « chanter l’amour de la France » propose 24 titres célèbres.

    Au programme, Brel, Reggiani, Trénet, Piaf, Ferrat, « les Chevaliers de la table ronde », « la Carmagnole », « le Temps des cerises »… Mais cette opération est tout sauf innocente : elle est co-organisée par Riposte laïque, qui avait participé il y a un an déjà à l’opération Saucisson-pinard.

    Sous couvert de défendre les traditions françaises, l’objectif était de s’attaquer directement à l’islam.  « Ils tentent de maquiller ça en gentille chorale, alors que c’est un meeting politique, ni plus ni moins, dénonce Fabrice Moulin, élu (Radical de gauche) du XIIe qui demande l’interdiction de cette manifestation.

    La preuve : est programmée une intervention d’Oskar Freysinger, qui s’est fait connaître par la campagne islamophobe en Suisse où des minarets étaient assimilés à des missiles. En plus, ces personnes sont particulièrement sournoises : la manifestation est organisée le 18 juin, près de la statue du général de Gaulle. C’est une insulte au vrai esprit de résistance et à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté ».

    Il y a un an, la préfecture de police avait interdit l’opération Saucisson-pinard prévue au départ dans le quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe) par crainte de troubles à l’ordre public, mais ne s’était pas opposée à son organisation sur les Champs-Elysées.

    « Nous n’avons pas vocation à autoriser telle ou telle manifestation, précise-t-on à la préfecture de police, on peut interdire si il y a un risque de trouble. Dans le cas présent, il est trop tôt pour se prononcer, il faut avoir des éléments précis et argumentés. »

    S.R

  • Quand Christine Lagarde invente la méditation du crédit

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    Edito Lagarde Méditation du Crédit - Couv.JPGDécidément Christine Lagarde a du mal avec les Nouvelles du 12e. Elle s'était déjà ridiculisée dans ce journal de l'opposition UMP de l'arrondissement avec une photo truquée en Une où elle apparaissait en photomontage devant le Viaduc des Arts sans bagues ni bijoux gommés sur Photoshop. Cela n'avait fait que souligner un peu plus le fait que la Ministre de l'Economie et des Finances n'honorait absolument pas son mandat local, au mépris des électeurs qui ont voté pour la liste où elle figurait en 2e position derrière Jean-Marie Cavada (aujourd'hui démissionnaire).

    Voilà que le nouveau numéro des Nouvelles du 12e nous gratifie d'un édito signée de la Ministre de l'Economie et des Finances intitulée : "La Méditation du Crédit"

    Méditation ? Etrange concept qui figure également en couverture du journal, que la Ministre vante ainsi : "nous avons inventé une nouvelle forme d'administration, moderne et réactive". Est-ce à dire que les fonctionnaires de Bercy sont invités à prier pour que la croissance reparte ? Ou bien qu'elle invite les Français à méditer sur la crise économique lorsque leurs banques leur refusent un crédit ? Ou encore que Mme Lagarde fuit la pression de sa candidature au poste de Directrice générale du FMI ? A moins qu'elle entende rester zen face aux accusations de l'affaire Tapie !Edito Lagarde Méditation du Crédit.JPG

    Cette coquille, car la Ministre parle évidemment de Médiation du crédit, serait seulement comique si cette tribune ne voulait pas faire croire aux Français que l'énorme prêt concédé aux banques sans participation de l'Etat n'a pas eu comme principal résultat d'enrichir un peu plus les responsables de la spéculation qui ont conduit à la crise, et ce sans contrepartie ni obligation de financer l'économie réelle. La Ministre avoue d'ailleurs que "des difficultés subsistent encore sur les petits crédits", donc pour les particuliers et les PME-TPE qui créent des emplois et sont asphyxiés par un système bancaire qui médite avant tout sur ses propres profits.

    Le sous-titre de la tribune de Madame Lagarde est aussi amusant : "Méditation du Crédit : Un succès prolongé jusqu'en 2012"... D'ici 2012, espérons que nos concitoyens trouvent le temps de méditer sur l'échec de la politique économique du gouvernement !

  • Quand la droite attaque les Aveyronnais !

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    Lors du dernier Conseil d'arrondissement, notre majorité a eu la surprise d'être interpellée par les élus d'opposition sur un projet de délibération qui n'avait jusqu'alors jamais posé problème : la subvention de 8000 euros à la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises (FNAA) qui organise notamment le traditionnel Marché des Pays de l'Aveyron depuis plus de 10 ans en octobre dans le quartier de Bercy, avec un succès populaire bien mérité.

    Les Aveyronnais sont très implantés dans le quartier de Bercy. On y compte des restaurants, à commencer par l'Auberge aveyronnaise, les Salons de l'Aveyron pour l'organisation de congrès et conférences, la maison de l'Aveyron, pour la promotion du département et qui vient d'emménager dans le quartier, et l'Oustal qui accueille un foyer de jeunes travailleurs. La FNAA joue un peu le rôle de coordination dans tout ce petit monde.

    Or c'est justement sur cette association au rôle culturel et social reconnu que l'UMP a jeté le discrédit. Au nom du groupe UMP, Gérard Rey s'est ainsi interrogé en mode accusatoire sur la ligne « loyer locaux et salles » dans son budget de fonctionnement, suspectant visiblement l'association aveyronnaise de se louer à elle-même ses propres salles, bref de truquer ses comptes.

    Voici, tiré du Compte-rendu (provisoire) du Conseil d'arrondissement de mai, l'attaque de M. Rey : "J'aimerais bien aussi connaître les détails concernant les achats externes. Je vois qu'il y a « loyers, locaux et salles ». J'espère qu’ils ne s’auto-louent pas leurs salles, parce que cette association aveyronnaise a de magnifiques salles dans lesquelles il y a un restaurant. Je voudrais savoir, quand il y a une réunion de cette association, si la fédération facture au restaurant pour avoir une salle. Je suis d'accord pour aider les associations de ce type, mais pas pour les nourrir, ni facturer les salles pour faire la fête, même pour les dirigeants. Je voudrais donc avoir quelques détails là-dessus."

    Et voici un extrait de ma réponse :

    « Il faut déjà savoir que les 8 000 euros représentent, par rapport au budget du marché des pays de l'Aveyron, à peine 5 % du budget général. Cela dit, par rapport à votre question sur les loyers, locaux et salles, les commissaires aux comptes regardent les comptes de l'association. J'ai rarement vu délibération plus complète. Vous avez tous les documents sur le bilan et le budget des activités de cette association.

    Cela dit, en votre nom, nous leur demanderons s'ils ne détournent pas de l'argent public, mais je dois dire que c'est une assez grave accusation. »

    Il est normal qu'un élu interroge l'exécutif sur l'utilisation des subventions accordées, c'est son rôle. Mais il ne faut pas pour autant parler sans savoir et lancer des accusations sans fondement !

    M. Rey ne sait visiblement pas que les comptes d'une association avec un budget conséquent comme la FNAA sont soumis à un double contrôle, celui de la Ville de Paris via le Bureau des subventions aux associations, mais aussi par l'obligation légale de les faire certifier par un Commissaire aux comptes. Il est d'ailleurs indiquédans ses statuts : "Le rapport annuel et les comptes y compris ceux des comités locaux, s’il y a lieu, sont adressés chaque année au commissaire de la République du département et au Ministre de l’Intérieur."

    M. Rey a surtout confondu la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises avec les Salons de l'Aveyron. Il s'agit de 2 entités distinctes, même si les Salons de l'Aveyron gère le site confiée en 1996 par les Amicales aveyronnaises, propriétaires de l'immeuble L'Oustal des Aveyronnais où se trouvent les Salons rue de l'Aubrac, à Paris XIIe. Comme spécifié sur le site des Salons : "Le bâtiment, érigé sans subvention et grâce aux épargnants aveyronnais, a été construit au service de tous les rouergats, grâce à l'obstination de Messieurs Solignac, président des Amicales aveyronnaises, et Ribeiro, directeur de la Compagnie aveyronnaise." Les Salons de l'Aveyron louent donc salles de réunions et restaurant à des entreprises pour des séminaires, des congrès et à des associations comme la FNAA, qui y organise par exemple son Assemblée générale. C'est peut-être un peu complexe mais il n'y a rien de répréhensible à tout cela, et surtout pas motif au réquisitoire du groupe UMP.

    Reste qu'il est assez surprenant de voir l'UMP s'attaquer aussi brutalement aux Aveyronnais de Paris et les traiter comme des suspects alors que cette subvention à la FNAA est récurrente, et même en baisse pour respecter l'effort budgétaire entrepris par la Ville de Paris.

     

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