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Politique - Page 17

  • Seul homme politique chef d'entreprise, Baylet parle aux "forces vives économiques"

    LILLE

    Baylet se pose en pragmatique

    Jean-Michel Baylet, pour son étape de campagne à Lille, a choisi de rencontrer les «forces vives économiques». Photo Hubert Van Maele
    Jean-Michel Baylet, pour son étape de campagne à Lille, a choisi de rencontrer les «forces vives économiques». Photo Hubert Van Maele

    Le seul candidat non-socialiste à la primaire « citoyenne » a débattu avec des représentants du monde économique, hier à Lille. L'occasion d'exposer les fondamentaux de sa ligne politique.



    « Je viens surtout pour écouter », glisse Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche, en posant le pied sur l'épaisse moquette rouge d'un salon de l'hôtel Carlton, à Lille, où ont été conviés des représentants du monde économique de la région. Pour son étape à Lille, forcément symbolique, le seul candidat non-socialiste à la primaire a choisi, hier, de faire face aux interrogations des « forces vives ».
    Artisans, chefs d'entreprise, représentants des secteurs du transport, de l'énergie, de la restauration et même de la banque... Ils sont une petite trentaine de « décideurs » à avoir répondu à l'invitation. Jean-Michel Baylet se pose en pragmatique, se présentant comme « l'un des rares chefs d'entreprise » dans le paysage politique. Mais le débat a surtout pour objectif de lui permettre d'exposer ses positions et d'appuyer sur ses différences avec les candidats PS.

    « Exercice de haute volée »
    Alain Griset, président de la chambre de métiers du Nord, ouvre le bal des doléances et interrogations, se plaignant du poids des charges. Il demande « une révision de l'assiette des cotisations sociales » dans le sens d'un « rééquilibrage entre capital et travail » . La réponse du patron des radicaux de gauche est immédiate : l'heure n'est pas à la baisse des recettes de l'État. « Dire qu'on ne créera pas d'impôts nouveaux, ce serait un exercice de haute volée », lance-t-il, se déclarant partisan d'un impôt progressif basé sur le bénéfice des sociétés, « à l'image des États-Unis ».
    L'instant d'après, Jean-Michel Baylet rejoint un représentant des métiers du bâtiment dans sa critique du statut d'auto-entrepreneur. « Ce n'est pas une bonne idée. C'est une concurrence organisée pratiquement sans aucun contrôle », juge-t-il, se disant favorable à la suppression pure et simple du statut.
    Lorsque Dany Deleval, de l'UMIH (métiers de l'hôtellerie-restauration) s'inquiète du sort que réserverait la gauche à la baisse de la TVA (5,5 %), Jean-Michel Baylet rappelle qu'il y était opposé quand il était ministre du Tourisme (1990-1993). Mais, prudent, il avance qu'on « n'est pas obligé de revenir à 19,6 %, on peut aussi passer à 10 %... » Le candidat à la primaire profite aussi de la présence de René Carpentier, délégué régional de GDF-Suez, pour évoquer le nucléaire, sujet des plus clivants au sein de la gauche. « Dire qu'on va sortir du nucléaire en quinze ans, c'est se foutre de la gueule du monde », lâche-t-il, tout en acceptant d'évoquer un possible « rééquilibrage avec les autres énergies ».


    « Je suis fédéraliste ! »
    Un instant plus tard, le sénateur s'empare d'une autre question pour défendre son principe des « 30 % de commandes publiques réservées aux entreprises locales », assurant que la France est « la seule à exiger une telle rigueur dans l'application des règles européennes ». L'Europe, c'est pourtant l'un de ses chevaux de bataille, un sujet sur lequel il affirme sa différence. « Je suis fédéraliste ! Et je les vois (les autres candidats à la primaire) très divisés et très timides sur ce sujet », affirmait-il juste avant la rencontre.
    De fait, il est peu de sujet sur lesquels Jean-Michel Baylet omet d'évoquer l'Union européenne. De l'appel à l'harmonisation des règles fiscales à la mise en place d'un gouvernement économique européen, en passant par la fin de l'indépendance de la Banque centrale européenne, le patron du PRG plaide pour « aller au bout parce que seule l'Europe fédérale nous sortira de l'Union européenne technocratique ».w

  • Baylet aux primaires : un nouveau site Internet et des affiches toutes neuves !

    Le site Internet officiel de la campagne de Jean-Michel Baylet, le seul candidat 100% non socialiste aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre est en ligne, tout simplement www.jeanmichelbaylet.fr

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    Deux belles affiches sont aussi disponibles pour populariser la candidature du leader du PRG et les valeurs pour lesquelles nos nous battons.

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    En attendant le livre présentant les 30 propositions de notre candidat, à paraitre le 1er septembre. De quoi faire la différence avec les 5 autres candidats qui défendent tous le même programme PS.

     

     

  • Le 12e a besoin d'hôtels

    Alors que les vacances arrivent, un petit retour sur l'hôtellerie pairsienne et son intérêt pour les habitants.

    Mon collègue Gilles Alayrac, conseiller de Paris PRG du 15e arrondissement explique dans un article du Parisien (à lire sur son blog) qu'il faut renforcer la capacité hôtelière de Paris pour le tourisme d'affaires.

    Il a non seulement raison mais plus généralement, à côté d'autres formes d'hébergements, la création d'hôtels est une necéssité pour faire face face à la hausse continue de la fréquentation touristique de la capitale mondiale du tourisme, que ce soit la clientèle d'affaires ou de loisirs. La mairie de Paris estime qu'il manque 7500 chambres d'hôtels. C'est pourquoi nous avons lancé en 2008 un Plan hôtelier parisien qui concerne tous les arrondissements de Paris et plus globalement Paris Metropole et la petite couronne.

    J'ai d'ailleurs fréquemment soutenu auprès de mes collègues en tant qu'adjoint au tourisme la nécessité d'intégrer des hôtels, à côté d'autres équipements, dans les planifications urbaines du 12e. Dans le 12e, ce plan se traduit ainsi par des projets d'hôtels encouragé par la municipalité, comme au 13 rue de Reuilly (avec une crèche muncipale au rez-de-chaussée), ou dans le futur quartier Bercy-Charenton ou encore le Grand Projet de Renouvellement Urbain de la Porte de Vincennes. Avec 2 gares, Bercy et Gare de Lyon, le quartier Saint-Emilion ou Aligre, le quartier de Bastille et ses espaces verts et son bois, notre arrondissement a tout pour devenir un pôle majeur d'attraction touristique de la capitale et attirer un flux de visiteurs bénéfique aux commerces, cafés et restaurants.

    Ces création d'hôtels sont une aubaine pour les quartiers car ils créent des emplois en nombre et diversifiés (qui vont de sans qualification à grands diplomés),  de l'activité économique dans la capitale (et déjà lors de la construction) et des rentrées fiscales (notamment la taxe de séjours), de l'animation et une ouverture sur le quartier (contrairement aux bureaux qui sont vides pour la plupart après 19h). Surtout lors de l'exploitation de l'établissement, notre municipalité insiste pour que le développement économique bénéficie aux quartiers, notamment dans le choix des fournisseurs : les boulangeries ou les pressings.

  • Je soutiens Jean-Michel Baylet aux primaires

    Depuis le 13 juillet, Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche, est officiellement candidat aux primaires du PS, que nous souhaitons ouvertes et citoyennes, et en tant que Secrétaire national du PRG et élu radical de gauche parisien, je soutiens sa candidature, les valeurs et les propositions qu'il porte. Les étrangers qui n'ont pas le droit de vote en France adhérents au PRG et les jeunes de moins de 18 ans adhérents aux Jeunes Radicaux de Gauche pourront voter aux primaires les 9 et 16 octobre prochain. Rejoignez-nous.

    Fabrice Moulin.

    Déclaration de candidature

    de Jean-Michel BAYLET

    La Gauche solide

    mercredi 13 juillet 2011

    La gauche solide

    J’ai décidé d’être candidat à l’élection primaire où la gauche a rendez-vous avec le pays, les 9 et 16 octobre prochains.

    Je le fais à la demande des instances du Parti Radical de gauche, mais aussi avec la plus ferme détermination personnelle.

    Je le fais avec une très grande humilité en raison de l’importance de l’enjeu mais avec la plus grande fierté des valeurs radicales qui ont irrigué et nourri la République depuis si longtemps.

    Par cette candidature, j’entends défendre le principe de justice qui est au cœur de la pensée radicale notamment par :
    - L’exigence d’une authentique laïcité républicaine
    - La lutte audacieuse pour l ‘égalité sociale et fiscale
    - La marche déterminée vers l’horizon fédéral européen
    - La moralisation, spécialement monétaire, de l’économie globalisée
    - La sauvegarde des équilibres naturels de notre pays, de notre continent et de notre planète
    - Le combat incessant pour l’égalité hommes femmes et contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

    Ma candidature n’est donc dirigée contre aucune personne ni aucune formation de gauche. Elle est, au contraire, une contribution à la victoire de la gauche par la représentation de tous les citoyens épris de progrès qui ne se sentent pas représentés dans le jeu politique actuel.

    C’est dire que ma candidature n’est pas plus le résultat d’un quelconque calcul tacticien. Aucun radical ne peut être contraint de faire allégeance à un autre candidat de gauche. Je pense en particulier au Parti socialiste qui a renouvelé les accords électoraux anciens noués avec le Parti Radical de Gauche. Il serait puéril et inefficace de croire qu’un chantage mené à propos de ces accords pourrait dissuader les radicaux de leur volonté unanime d’une expression politique autonome.

    J’en appelle donc au sens des responsabilités de chacun en soulignant qu’hors le rendez-vous civique des 9 et 16 octobre, le PRG ne peut évidemment être tenu par le calendrier préliminaire ou les modalités de candidature fixées à titre interne par le PS.

    Dès fin août, je publierai le programme d’actions spécifiques des radicaux de gauche et je dis à tous nos concitoyens attachés à la justice, à l’équité, à la solidarité et à l’équilibre d’un pays enfin réconcilié avec lui-même que nous répondrons à leur attente. Je leur fais confiance pour nous aider à faire renaître l’espérance.

  • Découvrez le nouveau site des JRG !

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    Découvrez le tout nouveau site des Jeunes Radicaux de Gauche !

    Moderne, dynamique, élégant et coloré, et très politique, il est à l'image de notre organisation de jeunesse emmenée par sa présidente Sandra Elise-Reviriego qui est membre de notre fédération parisienne et dont nous sommes très fière.

    Et leur slogan est particulièrement d'actualité et doit être aussi le credo de tous les radicaux, surtout en ces temps de primaires citoyennes où le débat d'idées a tant de mal à émerger derrière les polémiques et les querelles d'égos :

     

    logo

     

  • Avec Baylet, le PRG est candidat aux Primaires

    Primaire PS : le radical Jean-Michel Baylet candidat

    samedi 9 juillet 2011

    Ex-ministre, président du Parti radical de gauche (PRG), sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet vient de présenter sa candidature aux primaires du Parti socialiste, primaires qu’il définit comme "citoyennes". Il rappelle ainsi que ces primaires ne sont pas réservées aux seuls socialistes. Ce qu’il a accepté d’expliquer pour Le Bien Public, hier par téléphone.

    Pour quelles raisons vous portez-vous candidat à ces primaires du PS ? « Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une primaire du PS, si tel était le cas, je ne serais pas candidat puisque je ne suis pas socialiste. Il s’agit de primaires citoyennes. Ces primaires, les radicaux les appellent de leurs vœux depuis longtemps, dans la mesure où, dès 2005 à notre université d’été en Arles, nous avions souhaité que des primaires soient organisées afin de départager les candidats de gauche en vue de la présidentielle. Ce qui nous semblait aller dans le sens de l’unité. Et la gauche rassemblée, c’est gage de victoire, dans le sens d’un courant démocratique. Dans le droit fil, en 2006, nous avons déposé deux propositions de lois constitutionnelles à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais qui sont restées malheureusement lettres mortes. Aujourd’hui, des primaires sont organisées en toute logique, et par souci de cohérence politique, nous serons partie prenante. Nous avons, après bien des discussions, construit avec le Parti socialiste un accord sénatorial, ainsi qu’un accord en vue des législatives, en cours de discussion. Voilà les raisons qui font que le PRG a décidé de participer aux primaires citoyennes et, tout naturellement, a souhaité avoir un candidat. »

    Certains proches des candidats socialistes en lice (François Hollande et Arnaud Montebourg notamment) semblent agacés par votre candidature. Que leur répondez-vous ? « Je n’ai pas entendu de telles réactions, et si tel est le cas, je ne vois pas pourquoi ils seraient agacés. Le Parti socialiste a cinq candidats dans cette primaire, les radicaux de gauche ont naturellement toute légitimité pour avoir un candidat, si ce n’est plusieurs d’ailleurs. Moi, je ne me présente pas contre Martine, François ou Arnaud ! Je me présente pour créer les conditions de la victoire de la gauche et porter dans ces primaires les propositions radicales, défendre les couleurs de mon parti. »

    Marine Le Pen est souvent annoncé par les sondages au 2e tour de l’élection présidentielle. Faut-il considérer le FN comme un parti traditionnel ou le combattre ? « Il faut lutter contre le Front national tout le temps. C’est un des fondements de l’engagement des radicaux. Nous sommes des républicains laïques. Vous imaginez avec quelle force et quelle volonté nous combattons les thèses du Front national, qui sont des thèses anti-républicaines. Notre participation à ces primaires peut éviter aussi un nouveau 2002. Nous l’avons connu avec Jospin, et on nous l’a même reproché, alors que si la gauche n’a pas été au second tour, ce n’est pas vers les radicaux à l’époque qu’ont aurait dû se tourner mais vers les socialistes qui ont fait un score historiquement bas. »

    Jean-Louis Borloo, que vous connaissez bien, doit-il se présenter à cette présidentielle ? « J’ai des contacts amicaux avec lui, mais il ne m’appartient pas de dire s’il doit oui ou non se présenter. Je suis dans le camp de l’alternance, je ne suis pas sûr qu’il soit en rupture absolue avec la majorité actuelle. Donc c’est sa propre affaire, sa propre réflexion et sa propre décision. Moi, j’aurais aimé que Jean-Louis Borloo aille beaucoup plus loin dans la rupture avec Sarkozy, mais ça n’a pas été le cas hélas »

    Une question sur ce débat porté par l’UMP sur la binationalité. Qu’en pensez-vous ? « Je crois que ce n’est pas un bon débat. En tous cas, à chaque fois que l’on veut ramener la discussion sur la nationalité, sur l’immigration, et sur quelques thèmes voisins, on voit bien sur quelles terres électorales on va chercher. C’est bien le cas de la majorité actuelle qui se sent en difficulté et tente d’aller piller les voix du Front national. »

    Que dites-vous de ce rapport de la Cour des comptes qui épingle l’organisation et la gestion de la sécurité publique ? « Vous savez, la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy est une politique qui est tellement portée au pinacle et en fer de lance de la politique tout court, que il ne m’étonne pas que la Cour des comptes l’épingle. »

    Propos recueillis par Emmanuel Hasle

    http://www.bienpublic.com/actualite/2011/07/08/primaire-ps-jean-michel-baylet-candidat

  • Une nouvelle organisation pour le PRG Paris

    Le 29 juin dernier, l'Assemblée générale du PRG Paris présidé par Jean-Bernard Bros, maire-adjoint de Paris et Trésorier du PRG, m'a fait la joie et le bel honneur de me désigner Vice-président fédéral et porte-parole des radicaux parisiens.

    L'ensemble du bureau élargi de la fédération de Paris du Parti Radical de Gauche a été remanié afin que chacun puisse servir au mieux l'intérêt de notre collectif et fasse avancer nos idées alors que s'ouvre une période passionnante avec les élections sénatoriales, la candidature du PRG aux primaires ouvertes et citoyennes et bien sûr la présidentielle et les législatives de 2012 !

    Mes ami(e)s Gilles Alayrac, Muriel Guénoux et Olivier Maillbuau ont respectivement été chargé des Élections, des relations avec les Fédérations d'Ile-de-France et de la programmatique.

    Sandra-Elise Reviriego et Olivier Gangnard ont été désignés adjoints de notre secrétaire générale Laurence Goldgrab, tandis que Romain Guillonnet et Audrey Epeche aideront notre Trésorier Grégoire Augé.

    Enfin Charles Salmon sera en charge de l'animation des Cercles et Cyril Mourin de la problèmatique du Grand Paris.

    Sachant que la tâche n'est pas aisée, notamment par ma petite expérience dans les relations avec la presse, je continuerai à porter avec chacun d'eux la parole du radicalisme dans la capitale au nom des militantes et des militants qui veulent, à juste titre, que nos valeurs, nos idées, nos propositions pour Paris, nos actions et parfois nos coups de gueule soient mieux entendus.

  • Quand Christine Lagarde invite le surendettement à votre mariage

    A lire sur Rue 89, une tribune dont je suis l'auteur et qui me tenait à coeur depuis le début de la saison des mariages :
  • Marche des fiertés LGBT 2011


    Pour la première fois, je participerai samedi 25 Juin à Paris à la marche des Fiertés LGBT aux côtés des Jeunes Radicaux de Gauche car il est important que nous nous engagions politiquement dans la perspective d'une victoire de la gauche en 2012 à faire évoluer les droits alors que l'UMP a montré encore une fois son conservatisme et son incapacité à accepté les évolutions de la société.

    Le slogan choisi par les JRG pour leur char résume les positions de notre parti :

    « Mariage, adoption, don du sang, un point c’est tout! »

    Nous défendons :

    -     l’accès au mariage pour les couples de même sexe

    -     le droit d’accès à l’adoption pour les homosexuelLES

    -     la suppression de l’interdiction de donner son sang pour les personnes homosexuelles

    pour plus d’infos : http://www.jeunesradicauxdegauche.com/

    Et le cortège qui part de Denfert-Rochereau terminera son parcours festif et militant comme tous les ans dans le 12e sur la Place de la Bastille!

     

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  • Le FN rejoint l'«apéro saucisson», version 2011

    Riposte laïque n'a rien de républicaine ou laïque. C'est une organisation d'extreme-droite qui, au cas où certains en douteraient, n'hésite plus à s'afficher au côté du FN pour stigmatiser une partie de nos concitoyens en attisant les peurs. La fédération de Paris du PRG a été la seule formation politique a dénoncer cette manifestation provocatrice sur la voie publique, avec notamment le député suisse Oskar Freysinguer, dont le slogan était « Non à l’islamisation de la France ». (FM)


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    Le FN rejoint l'«apéro saucisson», version 2011

    A l'occasion de l'anniversaire de l'appel du 18 juin, les organisateurs du controversé « apéro saucisson-pinard » ont remis le couvert. Cette année une délégation du Front national de la jeunesse a rejoint Riposte laïque, tandis que le Bloc identitaire est resté à la maison.



    (photo Marianne2)

    Un appel à revisiter les standards de la chanson française sur les Champs-Elysées pour la commémoration du 18 juin 1940 ? A première vue, rien de bien méchant. Tout juste une initiative un peu chauvine. Au menu : Sardou, Brel, Piaf, Trenet… Sans oublier le « Chant des Partisans » et la « Marseillaise ».  Et pour le décor : quelques drapeaux et des macarons bleu blanc rouge accrochés à la boutonnière, un ou deux bonnets phrygiens en prime…

    Mais derrière le dress code tricolore et le karaoké géant se cachent le site militant Riposte Laïque et l'association Résistance Républicaine de Pierre Cassen et Chritine Tasin - ces ultra laïcs qui avaient déjà été à l’origine du controversé « apéro saucisson-pinard », il y a tout juste un an. L’évènement qui devait se tenir rue Myrha dans le quartier de la Goutte d'or (19ème) - connue pour être investie par des prières de rue, faute de place dans la Mosquée voisine - avait alors été interdit par la préfecture de police avant d'échouer place de l’Etoile.

    Cette fois, le thème a été choisi avec minutie : « chanter l’amour de la France ». Pas de quoi mettre en émoi la préfecture de police. Pourtant, pas de doute possible, lorsque les badauds – tantôt interloqués tantôt choqués - sortent du métro à la station Charles-de-Gaulle-Etoile, le slogan affiché est sans équivoque : « Non à l’islamisation de la France ». Et ce n’est pas le cordon de sécurité que forme le service d’ordre aux crânes rasés convié pour l’occasion qui va nous convaincre du contraire.

    Une nouvelle provocation à peine voilée

    Depuis un an, le vocabulaire de combats de ces « ultra-laïcs » est bien rodé. Ils s’estiment en résistance contre un nouveau fascisme : l’Islam. Et considèrent comme des « collabos » tous ceux qui les privent de leur liberté d’expression, à savoir pêle-mêle les « islamistes », les « gauchistes » ou encore les associations qui les poursuivent en justice (comme le MRAP ou la LDH). Ils dénoncent le port du voile, le Quick Halal et les subventions pour la construction des mosquées.

    « Ils essayent de faire passer ça pour une gentille chorale, mais c’est un meeting politique », s’insurge Fabrice Moulin, élu du parti radical de gauche du XIIe qui a demandé l’interdiction du rassemblement. Pour lui, le fait qu’Oskar Freysinger, - le Suisse du parti UDC (Union démocratique du centre) à l’origine de la votation sur l’interdiction des minarets - soit sur la liste des invités en est une preuve flagrante. Et d’ajouter : « c'est un détournement de la résistance et de la commémoration de l’appel du 18 juin du général de Gaulle par des gens dont la prose laïque a dérivée ».

    « Ce n’est qu’une nouvelle provocation qui euphémise un discours raciste et xénophobe », acquiesce Alexis Corbière. Pourtant, cette fois-ci, l’élu du parti de gauche du XIIe n’a quant à lui pas jugé bon d’appeler à une interdiction de la manifestation comme il l’avait fait lors des « Assises contre l’islamisation de la France » de février dernier – autre événement-phare organisé par la mouvance ultra laïque. « Cela n’aurait été que prêter le flanc à des gens qui n’attendent que cela de se présenter en victimes. »

    « Dénoncer au risque de faire de la publicité ou se taire au risque de banaliser », voilà l’éternel dilemme pour Fabrice Moulin. Qui doit constater que les élus et les associations coutumiers du fait n’ont majoritairement pas réagi à cette nouvelle manifestation, qui passera encore une fois assez inaperçue, sauf pour une poignée de touristes qui auront été attirés par les drapeaux flottants au vent au dessus de la centaine de personnes réunie en face de l’ambassade du Qatar près de l’Arc-de-Triomphe.

    Le Bloc Identitaire absent, la jeunesse FN s’invite

    Curieusement, le Bloc identitaire (BI), inséparable de Riposte Laïque et Résistance Républicaine depuis l'« apéro saucisson-pinard », n'a pas pris part officellement à la fête.  Pour rassurer leurs fidèles, presque «inquiets » de cette absence, Chritine Tasin et Pierre Cassen se sont fendus d'une petite mise au point préalable. Non, ils ne sont « pas fâchés » avec les Identitaires. C'est juste que ces derniers ont eu beaucoup à faire avec leur propre manifestation : la « marche aux cochons » du 15 mai à Lyon, et qu'ils ne partagent pas cette « tradition républicaine et jacobine ».

    Joint par Marianne2, Fabrice Robert, président du BI, a confirmé cette explication en invoquant un problème de timing : « J'ai trop tardé à répondre » à leur invitation. Mais il a surtout rappelé que chanter l'amour de la France en bleu blanc rouge,  ce n'était pas trop « leur tasse de thé ». « Nous ne sommes pas habitués à ce genre, ce n'est pas ce qui nous intéresse », insiste-t-il. Et Christine Tasin de confirmer : « Ce n’était pas assez provocateur pour le Bloc Identitaire ».

    (photo Marianne2)
    A contrario, une poignée de jeunes du Front national avaient trouvé cette initiative à leur goût, alors que Marine Le Pen, en campagne interne pour la présidence du FN, avait pris soin l'an dernier de rester à l'écart de l'opération apéro-saucisson. Alignés avec des drapeaux bleu blanc rouge en face de la sortie du métro, ils ont tenté de dérouler une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Vive la France libre, Vive la République », avant que les organisateurs le leur interdisent. Raison invoqué : « Un motif administratif ». Pas de banderoles, que des drapeaux tricolores. C’était pourtant bien « marqué sur le prospectus », sermonne un militant de Résistance Républicaine.

    Ce couac montre combien les ultra laïcs peinent à véhiculer un discours sans équivoque. Au générique de fin, au moment où Christine Tasin remercie les différents acteurs (Union gaulliste, Ligue du droit des femmes, etc...) qui ont soutenu l'opération, Oskar Freysinger - clairvoyant  -  murmure à l'un de ces voisins :  « Il va falloir fédérer toutes ces chapelles ! »

    Dimanche 19 Juin 2011
    Chloé Demoulin - Marianne


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