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Politique - Page 15

  • Pourquoi j'ai demandé la suppléance de Sandrine Mazetier

    Les membres du Comité Directeur du PRG, où j'ai l'honneur de siéger, ont approuvé l'accord législatif négocié avec le PS. Celui-ci laisse la 13e circonscription de Paris à un candidat radical. Ce combat contre Jean-François Lamour, député du 15e arrondissement et président du groupe UMP au Conseil de Paris, sera mené avec talent et ténacité par notre ami Gilles Alayrac, conseiller de Paris PRG du 15e arrondissement, qui y a déjà été candidat de rassemblement de la gauche par deux fois, en 1997 et 2002. Ce territoire où la gauche progresse à chaque élection peut être conquis, si la gauche sait rester unie.

    Le PRG Paris avait traditionnellement 1 circonscription réservée et 2 suppléances : celle d'Annick Lepetit dans le 17e, et celle de Christophe Caresche dans le 18e. Nos deux suppléants n'ayant pas souhaité se représenter, notre fédération a proposé au PS parisien de nouvelles candidatures à la suppléance, dont la mienne auprès de la députée du 12e arrondissement, Sandrine Mazetier.

    Le fait que je sois candidat ne me donne pas automatiquement  Bien entendu, la tempête créée chez les socialistes par les accords avec les Verts et le parachutage de Cécile Duflot dans le 11e a rendu le PS parisien assez rétif au besoin d'un plus large rassemblement. A cela s'ajoute la bronca qu'avait provoqué dans la section du PS 12e le choix d'une suppléance hors PS lors de la précédente législative. Toujours est-il que, selon mes informations, c'est Catherine Baratti-Elbaz qui devrait être désignée ce soir comme suppléante de Sandrine Mazetier.

    Loin de moi l'idée de critiquer Sandrine Mazetier, avec qui j'ai de très bonnes relations et dont je respecte l'engagement constant pour notre arrondissement comme la fougue avec laquelle elle combat la politique du gouvernement au Parlement. Ni d'attaquer la personne de ma collègue Catherine Baratti-Elbaz, adjointe à la voirie et aux transports, présidente du groupe socialiste et radical au conseil d'arrondissement. Celle-ci est présente sur le terrain, son travail est reconnu et elle mène avec détermination et efficacité ses dossiers.

    J'ai assez d'expérience politique pour comprendre les équilibres politiques et ne pas confondre "demander" et "exiger" et avouons que je ne suis ni surpris de la décision de choisir une socialiste ni véritablement déçu. Mais je regrette tout de même une insuffisante complémentarité dans le tandem ainsi créé.

    Tout d'abord, il me semble que la parité doit fonctionner dans les deux sens, et que si un député homme doit être suppléé par une femme, une députée femme devrait être suppléée systématiquement par un homme. Ensuite, Sandrine Mazetier et Catherine Baratti-Elbaz ont également toutes les deux soutenues la candidature de Martine Aubry aux primaires organisées par le PS avec le PRG. Je note d'ailleurs que je suis le seul élu municipal à avoir appelé à voter François Hollande au second tour. Enfin, il me semble que dans la continuité des primaires, le PS se serait grandi à accepter un plus grand nombre de candidat(e)s ou de suppléant(e)s issues du PRG, et aurait envoyé un message positif.

    A cet égard, j'ai été assez consterné par la motion de la fédération de Paris du PS, reprise par la section socialiste du 12e, qui a mis dans un même sac l'accord passé entre leur direction nationale avec Europe-Ecologie-Les Verts et celui passé avec le PRG. Outre que l'accord qui concerne les radicaux est infiniment moins généreux que celui des Verts, nous ne volons de circonscription à aucun député socialiste, et notre candidat Gilles Alayrac est le plus implanté et le plus légitime des candidats de la 13e circonscription. Surtout, nous avons fait le choix de ne pas présenter de candidat à la présidentielle et de participer à la primaire, le choix du rassemblement derrière François Hollande quand toutes les autres formations de gauche s'acharnent sur le candidat socialiste. Cette loyauté ne devrait pas nous valoir d'injustes critiques. Au passage l'accord Verts-PS a touché l'un des nôtres à Lyon, Thierry Braillard, qui est victime d'une candidature verte alors qu'il a le soutien de son maire Gérard Collomb et de François Hollande.

    Cela dit, n'entendant plus parler de l'accord PS-PRG, je suppose que la raison l'aura emporté concernant le volet parisien. J'espère maintenant qu'un ou plusieurs de mes amis radicaux soient désignés comme suppléant afin que notre représentation ne soit pas amoindrie. Et si le PS fait campagne honnêtement avec le PRG aux côtés de Gilles Alayrac pour faire enfin triompher la gauche dans le 15e contre Lamour, je soutiendrais sans réserve Sandrine Mazetier et sa suppléante aux législatives dans le 12e.

  • Ecoutons les usagers des deux-roues motorisés

    Mardi 15 novembre, la mairie du 12e a organisé pour la première fois - et je crois pour la première fois dans un arrondissement parisien - un Comité municipal des Deux-roues motorisés, à la manière des comités vélos, présidé par notre maire Michèle Blumenthal (et j'ai pu apprécier une évolution favorable de son opinion sur la question).

    Comité 2RM 002.jpgCette initiative, que l'on doit à ma collègue adjointe aux transports et à l'espace public, Catherine Baratti-Elbaz, a été un succès, puisqu'une soixantaine de personnes participait à la réunion. Autour de la table, les représentants parisiens de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC), des usagers des deux-roues motorisés, des conseillers de quartier, des représentant de la police et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) de la Ville de Paris.

    J'étais le seul autre élu présent, pas seulement parce que je suis moi-même scootériste, mais car il me semble important de mieux prendre en compte les attentes d'un grand nombre d'automobilistes passés aux deux-roues et les conséquences sur les déplacements et les stationnements dans notre ville. Depuis 2001, le nombre de deux-roues motorisés a ainsi augmenté de plus de 50% et la DVD estime entre 150 et 300 000 le nombre de 2 roues motorisées circulant dans Paris chaque jour. On compterait plus de 4000 propriétaires de motos ou scooters rien que dans le 12e

    En 2008, nous avions fait un certain nombre de propositions avec le PRG Paris, reprise en partie dans le programme de Bertrand Delanoë, notamment un plan ambitieux de créations de places de stationnements.

    Or c'est de ces projets de création de places dans l'arrondissement qu'il était question, de leur localisation comme de leur conception, et la FFMC a pu échanger avec la DVD des aménagements les plus pratiques et les plus sécurisants à la fois pour les motards et pour les piétons.

    La FFMC a proposé à juste titre que les entreprises contribuent aussi à la création de places de stationnement pour leurs employés.

    La FFMC a pu rappeler également que la charte signée avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, n'était pas signée et encore moins respectée par la Préfecture de Police qui verbalise sans discernement les stationnements sur les trottoirs.

    Et si ce n'est pas de responsabilité municipale, la FFMC a raison de rappeler la nécessité de faire une distinction entre le stationnement réellement gênant à sanctionner, et celui qui doit être toléré sur les trottoirs larges où il ne gêne pas les circulations piétonnes. Cette répression rationnelle est pour eux le meilleur moyen d'éduquer les conducteurs à adopter de bons comportements.Comité 2RM 001.jpg

    En effet, si on peut se féliciter de l'augmentation du nombre d'emplacements de stationnement créés par la ville sur la chaussée, et donc de la place qu'ils libèrent sur les trottoirs, ces places sont et resteront longtemps insuffisantes au vu du nombre de deux-roues.

    Il est vrai que la concentration de deux-roues peut être impressionnante et parfois gênante sur des placettes ou trottoirs à proximité de quartier de restaurants, de bars, de sites touristiques ou culturels, de gares ou de bureaux. Je pense par exemple à Bastille, Aligre, la Gare de Lyon, ou vers Saint-Emilion.

    Si on ne veut pas que l'exaspération de certains entraîne une politique de répression aveugle, il faut donc établir un modus vivendi pour un partage de l'espace et le PRG Paris avait proposé de définir des emplacements sur les trottoirs avec de simples marquages au sol. Ce serait pédagogique pour les conducteurs qui sauraient où se garer sans gêner. Il faudra remettre sur le tapis cette idée à la fois économique pour les finances publique et pragmatique.

     

     

  • Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ?

    J'ai appris que la présidente du groupe UMP de notre mairie, Valérie Montendon, a déposé au Conseil de Paris un voeu demandant l'abandon du projet des aires d'accueil des gens du voyage au bois de Vincennes et réclame qu'"au nom du plan biodiversité le projet des aires des gens du voyage ne soit pas réalisé dans le bois de Vincennes et que la parcelle soit dédiée à un réel projet de biodiversité".

    Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ? Au nom de la "biodiversité" faudrait-il construire une aire d'acceuil en sous-sol ou sous un échangeur autoroutier ? Bien entendu, au delà de son refus, la droite n'apporte pas de solution... Etrangement, on les entend moins défendre les petits oiseaux quand il s'agit de construire des bureaux...
    Quelle hypocrisie et quel cynisme de se draper dans l'écologie pour continuer à tracer le sillon du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, d'
    une stigmatisation d'une population et de la politique xénophobe anti-Roms qui vient d'être condamné comme discriminatoire et contraire à la dignité humaine par le Conseil de l'Europe.

    L'UMP feint d'oublier d'ailleurs que c'est une loi de la République française de 2000 qui impose aux communes de plus de 5000 habitants de créer des aires d'accueil. Rappelons d'ailleurs que ces aires d'accueil sont destinées à tous les gens du voyage qui ont choisi un mode de vie nomade et dont la plupart sont de nationalité française.

    Mais l'UMP explique bien sûr depuis des mois que s'il faut se conformer à la loi, on doit le faire mais pas là, mais peut-être ailleurs dans notre arrondissement (où bien entendu c'est impossible) ou sinon nul part ailleurs dans le 12e mais plus loin... Bref l'application politique du fameux principe du "NIMBY", littéralement "ok mais pas dans mon jardin". Cette propention à encourager les réflexes égoïstes des citoyens et à ne jamais assumer une responsabilité collective n'est pas nouvelle de la part de l'UMP du 12e mais elle est de plus en plus grave. Elle est partagée par leurs collègues et le maire du 16e, Claude Goasguen, qui refuse l'aire d'accueil du Bois de Boulogne.

    Valérie Montendon fait parti des "dissidents" à la fédération de Paris de l'UMP. Les jeunes loups qui, disent-ils, sont censées incarner le "renouvellement" de la droite parisienne, plus jeunes et moins conservateurs que ceux de l'ouest parisien, plus en phase avec l'électorat "bobo"... Moi je ne vois pas de différence avec leurs ainés et ces élus de droite qui pendant des décénnies n'ont pas construit de logements sociaux pour exclure les plus modestes de la capitale. Avec ce voeu, Montendon flatte les pires instincts de nos concitoyens, à l'exemple de la droite populaire qui plagie tous les jours les propositions du FN. Je remarque d'ailleurs qu'elle s'est bien gardée de déposer ce voeu à notre conseil d'arrondissement, pourtant le premier concerné, sans doute pour ne pas avoir à répondre à une question trop précise : si vous ne voulez pas de l'aire dans le bois de Vincennes, alors où exactement ?

    Mais je suis certain que les Parisiens ne sont pas sensibles aux idées extrémistes, et que la droite parisienne payera une fois de plus dans les urnes sa méconnaissance des habitants de cette ville.

    S'il n'y a jamais élu domicile, l'humanisme a définitivement quitté le cœur des élus de droite! Plus grave, l'intelligence semble avoir déserté leurs cerveaux...

  • Réussite et affluence aux cérémonies du 11 novembre

    Les cérémonies de commémoration du 93e anniversaire de l'Armistice de la Première Guerre mondiale du 11 novembre 1918 ont été une belle réussite avec un nombre record d'habitants parmi les participants et bien sûr de membres d'associations du monde combattant ainsi que beaucoup d'élus.11 novembre 2011 défilé - @Mairie du 12e.jpg

    11 novembre 2011 - @Mairie du 12e.jpgDès le petit matin à la caserne Chaligny, au commissariat central, au défilé comme au monument aux morts, les élus de notre majorité étaient présents en nombre autour de notre maire comme à chaque cérémonie,  tout comme notre députée (PS) Sandrine Mazetier, et aussi Jean-Luc Romero, conseiller régional qui a déposé une gerbe au nom de son président Jean-Paul Huchon.

    Le discours de Michèle Blumenthal au nom de l'équipe municipale a été salué et a rappelé la nécessaire leçon de Paix en Europe qu'impose le souvenir de ces conflits meurtriers.IMG_1974.JPG Une réponse indirecte aux élus EELV, et leur candidate Eva Joly qui propose une "journée européene de la Paix" pour se démarquer alors que c'est déjà le sens donné à nos commémorations qui ne célèbrent pas une victoire mais la fin d'une tragédie.

    Mais cette année, nous avons eu aussi abondance de gerbes déposées par l'opposition dont toutes les divisions avaient semble-t-il exceptionnellement cette année eu envie de montrer leur attachement au monde combattant, y compris un conseiller régional des Yvelines habitant le 12e et une ancienne ministre n'y habitant pas.

    Peut-être ont-ils entendu comme moi nos anciens combattants se plaindre vertement de la dernière invention de Nicolas Sarkozy, transformer le 11 novembre en un Mémorial Day à l'américaine, un espèce de fourre-tout pour honorer tous les morts pour la France. François Hollande a d'ailleurs eu raison de rappeler au contraire l'unicité de chaque date commémorative (plus de détails ici).

    Enfin, on ne va pas se plaindre de cette affluence exceptionnelle car l'attention que nous portons aux anciens combattants leur fait chaud au coeur ainsi qu'à leurs familles.

    Alors disons justes vive la Paix... et vive 2012!

  • Ensemble contre les fondamentalistes de tous bords

    Le PRG Paris a réagi deux fois cette semaine pour condamner les actions violentes des intégristes de tous bords qui s’attaquent à la liberté d’expression (lire les communiqués de presse ici).

    La liberté artistique d’abord, que des fondamentalistes chrétiens contestent à l'appel de l'Institut Civitas, proche du mouvement intégriste lefebvriste, en perturbant viollement depuis deux semaines la représentation de la pièce pièce de Roméo Castelluci, « Sul Concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu) » au Théâtre de la Ville.

    La liberté de la presse et la liberté d’opinion ensuite, menacés par l’incendie criminel du journal satirique Charlie Hebdo, vraisemblablement perpétrés par des musulmans intégristes, qui se répandent en insulte et en menaces contre le journal dont la une du dernier numéro baptisé Charia Hebdo figure une caricature de Mahomet.

    La fédération de Paris du Parti Radical de Gauche défend la tolérance, la laïcité, la liberté d'expression et la liberté artistique, et a tenu à rappeler (et rares sont les partis qui ont eu le courage de le dire) que dans le cadre de la loi, la République laïque ne connaît pas le délit de blasphème.

    Méfions nous des amalgames et des récupérations politiciennes, à commencer par l'UMP et le FN dont la haine de l'altérité est un poison tout aussi dangereux que les intégrisme religieux. Mais restons vigilant pour défendre nos libertés conquises à la Révolution française puis par la loi 1905.

    Le PRG Paris s’associe à l’appel des associations antiracistes et progressistes à tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

  • Les Dauphins de la République bientôt dans le 12e ?

    Les deux fontaines aux dauphins de la place de la République à Paris ont disparu dans le plan de réaménagement de la place dont les travaux doivent se terminer fin 2013.

    Mais ces deux objets du patrimoine parisien sont porteurs de symbole et mon collègue Jean-Christophe Mikhaïloff, maire adjoint PRG du XIe arrondissement a réagi à ce projet et fait voté un vœu, voté par le Conseil de Paris, pour que cet ensemble artistique du XIXe siècle «ne finisse pas aux oubliettes de l'histoire».

    place-de-la-republique-fontaine-300x199.jpgJe lui donne entièrement raison, d'abord car je trouve magnifique ces dauphins joufflus et moustachus, aux allures de poissons chats chinois, qui sont des témoignages d'un style artistique d'une époque et d'un mobilier urbain très parisien, un peu à l'image de certaines bouches de métros. Mais aussi pour le respect d'une certaine mémoire républicaine de notre capitale.

    Mon collègue explique ainsi au Figaro : «La place de la République fut créée, sous la IIIe République, pour faire un pendant républicain à la place de la Concorde, liée à l'histoire de la royauté. Dans ce schéma, les deux fontaines aux dauphins faisaient écho aux deux fontaines de la place de la Concorde»

    La Ville de Paris n'ayant pas décidé de modifier les plans architecturaux de la futur place de la République, l'objectif de la démarche de mon collègue est « qu'au moins les deux fontaines soient rénovées et réinstallées dans un autre site parisien identifié à l'avance».

    Lire l'intégralité de l'article dans le Figaro ici.

    Dans sa réponse au Conseil de Paris, Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris chargée du patrimoine, a indiqué que les Dauphins étaient stockés : « Les fontaines ont été démontées [...]. Elles sont sous la responsabilité du service de conservation des œuvres d’art de la Ville de Paris. »

    Nous pouvons donc envisager de retrouver une place pour ces dauphins, dans le 11e mais pourquoi pas dans un autre arrondissement de Paris, et je serai favorable à ce qu'ils trouvent asile sur une place, dans un parc ou un square du 12e arrondissement.

    Ce serait d'ailleurs une sorte de clin d'oeil à l'Histoire puisque l'article du Figaro rappelle que les fontaines aux dauphins avaient d'remplacé la fontaine aux lions sculptée par Jacquemart, aujourd'hui visible place Félix-Éboué (XIIe).

    Les fontaines aux Dauphins pourraient par exemple venir embellir la Place sans nom, que les riverains souhaiteraient tellement voir aménagée en véritable place parisienne, à l'image de la place du Colonel Bourgouin (qui a été prise en exemple par le Conseil de Quartier Bel-Air Sud pour son projet d'ménagement de la Place sans nom, et qui dispose d'une fontaine centrale).

    Les fontaines pourraient également s'installer dans le parc de Bercy, le Jardin de Reuilly ou le Bois de Vincennes, ou encore sur le parcours du Tramway. Ce sont évidemment des idées à confronter aux contraintes techniques, architecturales et budgétaires, et qui méritent bien entendu une concertation avec les habitants, qui pourraient se saisir du projet. Mais je suis convaincu que ces dauphins sans domicile fixe offrent une opportunité pour notre arrondissement. Et si d'autres arrondissements décident de se saisir également de leur sort, et que nous arrivons à trouver rapidement un point de chute honorable quelque part dans Paris, tant mieux !

    J'en parlerai à mes collègues afin que soient étudiés avec les services techniques comme les habitants ces divers scénarios d'implantation, voire d'autres pour que les dauphins de la République trouvent un refuge digne de ce nom dans l'arrondissement de la Nation et la Bastille !

     

  • Présidentielle 2012: L'investiture de François Hollande en dix points

    POLITIQUE - Tout ce que vous devez savoir sur la grande réunion socialiste qui s'est tenue samedi après-midi à la Halle Freyssinet...

    Publié sur 20 Minutes, écrit par Maud Pierron le 22/10/2011 à 20h56 -- Mis à jour le 24/10/2011 à 13h05)

    La scénographie
    14h, Paris 13e, une foule afflue vers la Halle Freyssinet. Au total, 4
    .000 militants, dont des radicaux de gauche, sont présents. Rémi Féraud, premier secrétaire de la Fédération de Paris, ouvre le bal, suivi par la patronne des MJS, Laurianne Deniaud. Puis quatre des six candidats aux primaires traversent la salle pour rejoindre le premier rang: Manuel Valls, Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet et Arnaud Montebourg, tous en gris et tout sourire. Martine Aubry et François Hollande, ensuite, fendent la foule ensemble, serrant des mains à droite et à gauche, illustrant le rassemblement entre le parti et son candidat. Applaudissements nourris, mais ce n’est pas l’explosion de joie. Le tout sur la musique d’Alex Baupain et non «Il est temps il est l’heure», comme on nous l’avait promis. On ne s’en plaindra pas.

    Des goodies

    Des tee-shirts François Hollande, des badges François Hollande, des mugs PS. La campagne est partie et il faut la financer. Un tee-shirt siglé François Hollande avec ce message «H for Hope», c’est 10 euros. On peut trouver des badges avec le même message, ou un autre, bleu blanc rouge, avec inscrit «le rêve français» ou un autre encore, plus classique, blanc sur fond rouge: «Ensemble avec François Hollande». Avis aux collectionneurs.
     
    Le message des ex-candidats
    Chacun y est allé de son petit message. Jean-Michel Baylet l’a enjoint à reprendre la loi sur l’euthanasie et la légalisation du cannabis. Martine Aubry a lancé, très Première secrétaire: «Nous sommes l’équipe de France du changement qui autour de François Hollande portera les couleurs de la France.» Ségolène Royal, elle, veut que «la France métissée» ne soit pas oubliée et fait «confiance à François Hollande pour porter l’ensemble de nos idées et pour porter la France». Manuel Valls l’a prévenu: «Dans cette immense tâche qui t’attend, tu ne seras pas seul.» Arnaud Montebourg a lui voulu «rendre l’hommage dû à celui qui se prépare en notre nom à affronter la finance européenne».
     
    La star de la journée
    Pour son investiture, qu’il a définie comme «la première réunion de campagne», il a à la fois balayé la plupart de ses thèmes de campagne, attaqué Sarkozy et s’est inscrit, comme tout bon candidat à la présidentielle, dans l’histoire de France. «Mes amis, mes camarades, je viens vous parler de la France, de ce qu'elle subit, de ce qu'elle attend, de ce qu'elle espère», a-t-il commencé. Il a dit «avoir saisi le désarroi de ceux qui aiment leurs pays» lors de la campagne des primaires mais aussi «la vigueur de nos potentiels». «C'est l'appel de tout un pays qui s'adresse à nous, il attend un acte fort, un projet collectif pour ré-enchanter le rêve français. Là est ma mission.» Egrenant son pacte productif, éducatif et démocratique, il l’assure: «Je veux être jugé sur ce que j'aurai laissé comme perspective et comme espoir à la jeunesse de France.» «La droite compte sur la crise pour les sauver, moi je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver de la crise», assure-t-il.
     
    L’oubli
    Le contrat de génération. C’est sa mesure-phare et il n’en a pas parlé. Pourtant, dans son discours envoyé à la presse, tout un passage lui était consacré. Mais le candidat socialiste n’en a pas prononcé un mot, passant directement au pacte démocratique. Simple oubli ou début de rétropédalage sur une mesure de plus en plus critiquée?
     
    La séquence émotion
    A la fin du discours de François Hollande, la salle se lève pour applaudir «François président!». Le candidat descend de la scène, fait la bise à Martine Aubry, juste en face des escaliers, puis à son ex-compagne, Ségolène Royal. Il salue chacun des ex-candidats et repart vers la droite où se tient sa compagne –de moins en moins discrète–
    , Valérie Trierwieler, pour échanger un baiser. François Hollande part dans l’autre sens, où il retrouve Lionel Jospin. Puis Pierre Mauroy. Toute la famille socialiste est réunie, les militants exultent.
     
    Stéphane Hessel
    C’est l’autre star de la soirée. Assis au deuxième rang, derrière Martine Aubry, qu’il a soutenue durant les primaires, il s’est fait plusieurs fois applaudir par la salle. C’est Manuel Valls qui a d’abord fait le travail lorsqu’il a parlé des indignés. Puis François Hollande l’a fait applaudir lors de son discours. «Les indignés n’ont pas d’âge, cher Stéphane Hessel.» Et alors que la caméra étaient focalisées sur lui, l’ancien résistant a en retour applaudi le nouvel investi. Et la salle a applaudi à cette scène. Pour rappel, Hessel s’était aussi engagé auprès de Hulot.
     
    Nicolas Sarkozy et l’UMP
    Le parti présidentiel en a pris pour son grade, notamment Jean-François Copé, «déguisé en Jean-Pierre Foucaud» lors de la convention UMP sur le projet PS, selon Montebourg. Une convention que Martine Aubry n’aurait pas pu organiser, souligne-t-elle, car «ils n’ont pas de projet, ils n’ont qu’un bilan». «L’UMP invente le projet à zéro euro. C’est zéro programme», a cogné Montebourg. Le président en exercice a également été visé par François Hollande. «Nicolas Sarkozy est candidat depuis le premier jour. Il a fait le tour de tous les départements. Et personne ne l’a vu…» raille-t-il. Son bilan? Une dette publique alourdie de 700 milliards, un trou de la Sécurité sociale à 135 milliards d’euros, une croissance d’à peine 1%, énumère-t-il. «Nicolas Sarkozy a échoué pendant cinq ans et il serait le seul à pouvoir réussir, le seul à pouvoir être président au prétexte qu’il l’est déjà.»
     
    Charles de Gaulle
    Comment l’ancien président RPR, celui du «coup d’Etat permanent», a-t-il pu avoir droit de cité à la convention d’investiture du candidat socialiste? C’est François Hollande lui-même qui l’a convoqué, pour contrer les critiques de la droite qui moque son «rêve français». A ces critiques, c’est «De Gaulle qui leur répond», triomphe le socialiste, citant cette «belle phrase»: «Les gens veulent que leur histoire leur ressemble ou au moins qu'elle ressemble à leurs rêves.»
     
    Les partis partenaires
    S’ils ont suivi la cérémonie à la télévision, les dirigeants d’EELV –qui devront négocier un accord de gouvernement- n’ont sûrement pas apprécié tout ce qu’ils ont entendu.
    Les mots de Jean-Michel Baylet par exemple, qui appelle au rassemblement large, malgré les demandes «parfois abruptes» des écologistes et à qui il faudra apprendre «à composer avec la réalité». «Le moment n’est ni au diktat ni aux menaces, le moment est à la préparation du rassemblement», a renchéri Manuel Valls. François Hollande n’a rien dit de tel en revanche, mais il a clairement expliqué qu’il jouerait de l’argument vote utile pour avoir le score le plus important au premier tour. «La victoire se fait au premier tour», a-t-il martelé.
  • Pourquoi je vote Hollande et que certains feraient mieux de se taire...

    Ce titre pourrait sembler peut-être un peu anti-démocratique mais c'est justement un cri du coeur pour le respect du principe démocratique qui fonde les primaires citoyennes, telles que les Radicaux les avaient imaginés.

    En effet demain, le second tour de la primaire oppose la première secrétaire du PS et son ancien premier secrétaire. Si on m'avait dit un jour que moi, radical de gauche, j'aurais à me prononcer sur un tel duel, je ne l'aurais pas cru. Et si le PRG n'avait pas participé à la primaire, je me serais bien gardé de m'en méler en tant qu'élu.

    La beauté de cet extraordinaire exercice démocratique est d'appeler les citoyens à choisir, bien avant le 1er tour de l'élection présidentielle, parmi les formations de la gauche de gouvernement qui sera le plus capable d'affronter Nicolas Sarkozy en 2012 et à rassembler le plus largement possible pour le battre. C'était notre idée et c'est pour cela que nous avons présenté au premier tour nos propositions et un candidat au nom du PRG, Jean-Michel Baylet, et qu'après un long débat et le vote de notre Bureau National, nous avons choisi d'apporter notre soutien à François Hollande au second.

    Une présidence contractuelle

    Et à mon sens c'est effectivement François Hollande qui peut à la fois rassembler notre camp et apparaitre aux yeux des électeurs indécis, des sociaux-démocrates, des centristes de gauche comme de droite, comme un Président porteur de solutions plus pragmatiques qu'idéologiques pour répondre à la crise. Il ne s'agit pas d'être faible mais de ne pas se couper d'un électorat qui fera l'arbitre entre la gauche et Sarkozy au second tour. Pour avoir entendu Martine Aubry et connaitre beaucoup d'Aubryste à Paris, je suis sûr qu'elle est capable de faire le job et qu'on est loin des "chars soviétiques" chers à Nadine Morano, mais pour connaitre aussi beaucoup de citoyens apolitiques ou de droite (en général c'est assez synonyme...), j'ai constaté que celle-ci passe beaucoup moins bien qu'Hollande et conserve une image trop sectaire. D'ailleurs, à la lecture de l'interview de Hollande dans Libération ce matin, je crois que beaucoup peuvent se reconnaitre dans l'aspiration d'une "présidence respectueuse, exemplaire, contractuelle" après cinq ans de dureté sarkozyste.

    Encore faut-il que le candidat choisi au soir de la primaire soit porté par une dynamique qui lui permette d'apparaitre comme un champion incontestable en 2012. Et c'est là que je ne comprends pas le jeux trouble voire le double jeu de certains élus, voire certains dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts ou du Front de Gauche qui n'ont pas choisi de participer ni de présenter de candidat à la primaire organisée par le PS avec le PRG.

    Nous au PRG, nous avons fait le choix du rassemblement de la gauche et présenter notre candidat à un scrutin qui était loin d'être facile pour nous. Je m'en suis expliqué dans un article précédent. Alors que Marine Le Pen est très haute dans les sondages, nous ne voulions pas prendre le risque d'un nouveau 21 avril en éparpillant les voix de gauche au plus grand bénéfice de Sarkozy qui, lui, sera visiblement le seul candidat de la droite. Or pour nous le plus important n'est pas notre propre sort mais d'en finir avec cette présidence injuste, dure, brutale qui détruit l'héritage républicain et le vivre ensemble.

    D'autres ont fait un choix différent de nous et c'est respectable.

    Mais alors pourquoi les entend-on aujourd'hui ?

    Que des soutiens de tels ou tels candidats à la primaire ne suivent pas automatiquement leurs leaders, c'est humain. Ils ont tous mouillés leur chemise, ils font leur choix en conscience. Et ils se sont tous engagés à soutenir le candidat victorieux dimanche. Mais pourquoi des élus d'Europe Ecologie-Les Verts, conseillers régionaux ou maires, comme Dominique Voynet ou Jean-Vincent Placé, voire Cécile Dufflot en personne, ou Pierre Laurent, premier secrétaire du PCF, ou encore des leaders mélenchonistes prennent position quasi-officiellement pour l'un des deux candidats. Deux candidats qui de l'aveu même de ces responsables, n'ont ni une ligne politique très différente entre-eux ni ne satisfont à leurs exigences.

    De deux choses l'une, soit un ou une candidate répond à leurs aspirations programmatiques et alors pourquoi ne pas annoncer qu'ils ne se présenteront pas contre lui en 2012 si il ou elle est choisi. Soit aucun des deux ne défend leurs idées, ce que je crois et ce qui me rassure, et alors quel est le sens de ces consignes de vote!

    Notez que je dirais la même chose de partis qui choisiraient Hollande plutôt qu'Aubry. Je dirais : de quoi se mêlent-ils !

    Le double jeu des Verts et des communistes

    Que leurs sympathisants veuillent voter, c'est tout à leur honneur, c'est le sens des primaires ouvertes et citoyennes que nous avons toujours souhaitées.

    Mais s'il était regrettable que les Verts et le Front de Gauche refusent le principe des primaires, il est pour le moins étrange, et je dirais même assez indigne de voir leurs chefs y donner en sous-main des consignes de vote. Les mêmes qui donnent des leçons de "politique autrement" et adorent délivrer blanc-seing et marque d'infamie. Que les Aubrystes s'en réjouissent, pour le moment, je peux le comprendre, bien qu'il me semble que cela affaiblit sa candidature. On me rétorquera que cela démontre une meilleure capacité de rassembler à gauche. Je trouve que ça sent surout l'entourloupe. A croire que ces partis jouent sur tous les tableaux, à la fois adversaire à la présidentielle et partenaires privilégiés de la direction du PS pour la négociation des circonscriptions législatives ou aux municipales.

    D'aucun diront que c'est malin. Une manière d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le c... Je trouve cela politiquement et éthiquement condamnable.

    Maintenant, il ne reste plus qu'a espérer que demain le ou la meilleure gagne et surtout avec la solidité, la liberté et l'avance suffisante pour créer une dynamique pour battre la droite en 2012 !

  • Succès populaire, la primaire citoyenne est restée malgré tous nos efforts une primaire socialiste...

    Revenons sur les résultats de la primaire et les enseignements à en tirer, y compris dans l'arrondissement. Tout d'abord, j'ai été depuis le début un ardent partisan de la participation des Radicaux de gauche aux primaires, et ce sans illusion sur le score.

    Et il faut avouer que les queues de gens enthousiastes que j'ai vu lors de ma tournée des bureaux de vote de l'arrondissement, en tant que mandataire de Jean-Michel Baylet, ont fini de me convaincre de la justesse et du succès de cet évènement démocratique.

    Mais si seulement cette primaire avait été plus "citoyenne" que "socialiste"!

    S'ils ne m'étonnent pas vraiment ni ne me satisfont, les résultats de Jean-Michel Baylet à la primaire, qui ne dépassent pas les 1% tant au niveau national que parisien, ne sont pas révélateurs.

    Pas révélateur d'abord de l'influence réelle du radicalisme. Notre espace politique s'est vu réduit par le corps électoral de la primaire, par définition limité aux sympathisants de gauche politisés, alors même que la vocation du radicalisme est de bâtir les majorités d'idées chères à Pierre Mendès-France et d'élargir l'audience de la gauche en jetant des passerelles vers l'autre bord, à commencer par l'électorat centriste.

    Pas révélateur non plus de la mobilisation de nos élus et militants et bien sûr de nos jeunes radicaux toujours enthousiastes, et de l'accueil reçu sur le terrain.

    Pas révélateur surtout au vu de l'intérêt que nous avons vu monter pour nos propositions et notre formation politique qui trouvait enfin l'occasion de s'exprimer dans les grands médias, à la télé (5 millions de téléspectateur pour le 1er débat!), dans les journaux, les réseaux sociaux, etc.

    "L'Audace à gauche" ne fut pas qu'un slogan.

    Les propositions sociétales sur lesquels nous nous sommes fortement positionnés, ont suscité débat et intérêt, comme par exemple la conquête de nouveau droits : le Droit à mourir dans la dignité, le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, ou encore la légalisation du cannabis qui a d'abord été décriée avant de recevoir le soutien de médecins ou de spécialistes en matière de sécurité.

    Même les medias ont changé leur discours entre notre entrée en lice (trop tardive) et le scrutin, passant de Baylet "l'intrus" au candidat "légitime". J'ai d'ailleurs apprécié le propos de François Bazin du Nouvel Obs : "le radicalisme de gauche a désormais une incarnation [...] juste au moment où le radicalisme de droite, représenté par Jean-Louis Borloo, tire sa révérence". Ou encore Alain Duhamel peignant Baylet en néomendesiste "héritier cordial du solidarisme".

    Notre fédéralisme européen, que nous sommes les seuls à gauche à défendre depuis près de 20 ans, a fait la quasi-unanimité parmi les autres candidats. Nous avons d'ailleurs reçu le soutien d'associations euro-progressistes ou de gauche libérale.

    Notre défense inlassable de la laïcité a reçu un écho, notamment à Paris où on m'en a beaucoup parlé. De même pour notre pragmatisme affiché en matière d'économie et notre refus des solutions idéologiques. Y compris sur l'écologie que nous refusons de voir érigé comme une religion et déconnecté du progrès scientifique, seul à même de relever les défis immenses du réchauffement climatique ou d'une sortie progressive du nucléaire.

    Un David contre cinq Goliath

    Cependant, resté en tête-à-tête avec les PS, le PRG était un peu David affrontant 5 Goliath! Nous n'avions pas l'espace politique suffisant pour que l'adhésion à nos valeurs se concrétise dans les urnes.

    La plupart des gens qui nous ont découvert lors de cette primaire, y compris ceux qui ont apprécié nos propositions, ont finalement fait leur choix entre les 5 candidats socialistes, ayant même souvent des réflexes de "vote utile" comme s'il s'agissait du premier tour de la présidentielle.

    D'autres personnes que je crois avoir convaincu auraient voté pour le PRG à une élection républicaine, mais  ne se voyaient pas participer à des primaires qui envers et contre tout sont restés des "primaires socialistes" (notamment des électeurs centristes). Les participants sont venus choisir un socialiste. Ce sont avant tout des militants, des sympathisants et des citoyens politisés de gauche venus influer sur le choix du candidat socialiste. Je sais que des consignes ont été données par des responsables du PC et du PG, tout comme des écologistes pour faire voter Montebourg ou Aubry. Nous, nous sommes allés en transparence défendre nos couleurs, nos valeurs, notre programme différent de celui des socialistes. Les écologistes et la gauche de la gauche ont voulu peser dans la balance sans se dévoiler ou courir le risque de se compter face à la machine PS. Tout cela n'enlève rien à la formidable mobilisation qu'on a vu dans le 12e, mais cela explique les résultats, et surtout la percée de Montebourg.

     

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    De même que le score élevé d'Aubry dans la capitale s'explique grandement par la mobilisation du maire, de tout l'appareil du PS parisien et de la plupart des élus derrière sa candidature. Et dans le 12e se sont carrément la maire, le secrétaire de section et tous les élus de l'arrondissement, députés compris, qui soutenaient Aubry. Ce n'est pas un problème d'équité et je ne dis pas qu'ils n'ont pas été d'un total fair-play avec nous, mais ne facilite pas l'expression d'une voix nouvelle hors PS.

    Je remercie donc les électeurs qui ont choisi de voter Baylet à Paris et dans le 12e et aussi ceux qui nous ont témoigné de la sympathie et du soutien et que nous retrouverons pour d'autres batailles.

    Aubry et Hollande au siège du PRG

    N'en déplaise à ceux qui négligent notre score, Aubry comme Hollande se sont rendus au siège du PRG pour demander le soutien de notre candidat pour le second tour, non comme des "impétrants" mais dans le respect entre alliés loyaux. Les Radicaux de gauche se sont toujours abstenus de se mêler des affaires internes d'autres partis et de soutenir tel ou tel candidat socialiste contre un autre. Et ce fut l'argument de certains membres du Bureau national, auquel j'ai l'honneur d'appartenir, au moment de prendre notre décision pour le second tour. Mais dans le cas d'une élection primaire, c'est la transparence qui doit être la règle. Passé le premier tour, notre candidat se devait choisir entre les 2 candidats en tête. Car c'est l'essence même de la politique que de choisir. Et nous avons choisi de soutenir François Hollande, sans pour autant dénigrer la candidature de Martine Aubry, mais tout simplement parce que Hollande est celui qui semble le plus proche des valeurs européennes et progressistes que nous portons. Et c'est le choix de la cohérence à mes yeux si l'on veut réussir le rassemblement le plus large possible et élargir à une majorité de Français lors du second tour des présidentielles.

    Une expérience positive et porteuse d'avenir

    N'en déplaise à Montebourg, qui a viré un peu mégalo, nous étions les premiers promoteurs de la primaire ouverte et citoyenne, dont nous avions proposé dès 2005 l'organisation via une proposition de Loi.

    Mais il eut fallu qu'elle rassemble toute la gauche. Nous avons commis l'erreur d'entrer dans la campagne en juillet quand d'autres sont candidats depuis plus d'un an. Et pour les journalistes comme pour l'opinion, la primaire est restée jusqu'au bout "socialiste". Il y eut aussi certains couacs, puisque nos Jeunes ou les militants étrangers sans droit de vote n'ont pas été autorisé à voter contrairement à ceux du PS. Ce sont des problèmes à régler pour l'avenir. Tout comme le partage de l'immense fichier récupéré par le PS des sympathisants qui ont accepté de laisser volontairement leurs coordonnées lors du vote. Ne nions pas non plus que le "candidat du terroir avec l'accent" comme il s'est défini lui-même n'était pas forcément le profil le plus compatible avec des parisiens (y compris et surtout le microcosme parisien des journalistes politiques) qui oublient vites leur racines provinciales et souffrent d'un certain snobisme.

    Toutefois cette expérience fut pour nous positive et porteuse d'avenir. Je suis sûr que beaucoup d'idées que nous avons portées avec Jean-Michel Baylet seront au coeur du débat en 2012 et se concrétiseront dans la politique mise en oeuvre par une majorité de progrès. Tout comme nous continuerons le combat pour les populariser et faire mieux connaitre nos valeurs dans les années à venir à Paris.

    Le principe de la primaire est aujourd'hui ancré dans les mœurs politiques. Le Maire de Paris lui-même propose d'en organiser pour les municipales de 2014. Et on peut espérer que les prochaines fois les partis participants seront plus nombreux, les électeurs plus divers et les jeux alors plus ouverts.

  • Jouanno, Laffineur, retour sur le passage de 2 ministres sarkozistes dans le 12e

    La semaine passée, j'ai eu par deux fois l'occasion de croiser la route de 2 représentants de la Sarkozie dans notre arrondissement, actuel ou récent membres du gouvernement, et de constater que les campagnes sont lancées...

    ***

    1) Tout d'abord, la présidentielle de 2012 où la droite relance la démagogie électorale pour promettre qu'elle fera la prochaine fois tout ce qu'elle avait promis en 2007 !

    Exemple avec Marc Laffineur, nouveau Secrétaire d'Etat au Monde combattant venu clore l'Assemblée générale de l'UFAC (Union française des associations de combattants et de victimes de guerre), réunie à l'Espace Reuilly le 6 octobre, dont j'accueillais au nom de notre mairie les membres.

    Pendant 5 ans, cette fédération d'association influente n'a pas toujours été gratifiée d'une visite ministérielle, surtout du temps d'Hubert Falco, peu intéressé par le job et régulièrement représenté par son Directeur de cabinet.

    A 8 mois de la Présidentielle, Marc Laffineur a fait le déplacement pour annoncer le relèvement de la retraite du combattant à 48 points d'indice, revendication ancienne et promesse de 2007 de Nicolas Sarkozy était enfin inscrite au budget 2012 ! C'est une bonne nouvelle pour le Monde combattant qui n'a que trop attendu et ressent comme une course contre la montre malsaine les tergiversations du gouvernement alors que les rangs des combattants retraités s'amenuisent. Mais comment ne pas s'étonner que cette mesure soit prisé maintenant, après 5 ans de renoncement et alors que le gouvernement prône la rigueur. Comment ne pas craindre qu'en cas de réélection de Sarkozy un collectif budgétaire efface les belles promesses d'aujourd'hui!

    Surtout quand on entend le Ministre déclarer que toute les autres revendications des anciens combattants sont à l'étude, qu'il y est favorable mais qu'il ne peut pas leur répondre avant les élections...

    Les anciens combattants sont influents et surtout beaucoup plus critiques envers Sarkozy et le gouvernement qu'on pourrait le penser. Et pour la droite, l'opération "reconquête" a commencé !

    2) La campagne des législatives et celle des municipales de 2014, déjà, qui démarrent dans le 12e où Chantal Jouanno semble de plus en plus s'implanter. J'ai en effet eu la surprise de voir s'inviter l'ex-ministre à l'inauguration du Marché des Pays de l'Aveyron samedi 8 octobre, où d'après le président de la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises (FNAA), elle n'était ni invitée, ni attendue, ni annoncée!

    bercy 12 009.jpgAprès la défaite de la liste qu'elle conduisait à Paris aux régionales de 2010, l'échec face aux dissidents et aux centristes de la liste UMP officielle qu'elle conduisait en 2011, la sénatrice filloniste lorgne clairement sur le 12e.

    Et on ne peut pas lui donner tort de se préparer car après 2 crashs pathétiques qui l'ont précédée sur le sol du 12e, Klarsfeld et le tandem Lagarde-Cavada, elle a peut-être compris qu'il valait mieux ouvrir son parachute assez longtemps avant d'atterrir. Mais vu le bras d'honneur que lui ont adressé Pierre Charon et une partie des grands électeurs de droite aux sénatoriales, je ne sais pas si l'opposition UMP de l'arrondissement l'accueillera avec des fleurs ou des baïonnettes.

    Coïncidence ou pas, Chantal Jouanno est tout de même arrivée avec l'ancien maire du 12e, Jean-François Pernin, que j'ai vu coaché son fils à la politique locale... Rappelons que Jean-François Pernin avait succédé à son père, Paul Pernin, est-ce à dire qu'il espère remettre sa lignée aux commandes de notre arrondissement ? Je ne suis pas sûr que la politique dynastique fonctionne encore dans l'électorat parisien !

    Et à voir le fiston refuser le bon aligot qui nous était offert de bon matin par les organisateurs du marché, pas sûr non plus que la dernière génération des Pernin soit prête ! Mais nul doute que les Pernin s'y préparent.

    Malgré cette présence forte de personnalités de droite autour du ruban inaugural, le Président de la FNAA, Gérard Paloc, a rappelé dans son discours en me citant l'attachement de notre mairie à l'Aveyron et son marché de pays à Bercy ainsi que celui du maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), et de son adjoint au tourisme Jean-Bernard Bros (PRG), deux autres aveyronnais de paris qui visitent chaque année le marché le dimanche.

    ***

    Ces 2 évènements, auquel s'ajoute l'annonce de la remise en route du comité de liaison entre les groupes UMP et Centristes au Conseil de Paris, m'inspirent une réflexion : la droite au niveau national comme local s'organise, après le temps des divisions et des tâtonnements, elle va elle aussi se remettre en ordre de bataille. Laffineur se prétend d'une droite humaniste à l'inverse de la droite populaire. Jouanno n'est ni Lagarde, ni Cavada, c'est une politique, et elle peut peut-être réussir à trouver la formule pour conquérir un électorat "bobo-centriste". A gauche comme à droite, c'est au centre que vont se jouer les futures batailles, et c'est par la conquête du centre que se fera la victoire. Préparons-nous.

    Par Fabrice MOULIN

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