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Politique - Page 2

  • Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron et rejoins En Marche

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    Secrétaire national et membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG), Maire-adjoint du 12e arrondissement de Paris depuis 2008, j'ai choisi de soutenir Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et pour cela de rejoindre En Marche. Et ce ne sont pas les sondages qui m'ont guidé mais mes convictions et ce sont les récentes déclarations de Bertrand Delanoë qui m'ont définitivement convaincu de franchir le cap.

    Bertrand Delanoë qui a trouvé la volonté et le courage de transgresser les règles de son parti pour adouber un candidat "réformiste, Européen, réaliste" en affirmant : "l'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux, que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles".

    Je milite depuis plus de 20 ans, depuis 1994 au Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) devenu aujourd'hui Parti Radical de Gauche, et je sais ce que je dois à mon parti, ma famille politique et mes amis. Quoi qu'il advienne aujourd'hui je resterai toujours fidèle au radicalisme et j'espère sincèrement que mon choix comme celui de beaucoup d'autres de nos élus et militants avant moi convaincront les instances du PRG de contribuer à bâtir activement avec Emmanuel Macron la maison commune des réformistes et des progressistes que j'appelle depuis longtemps de mes voeux. C'était l'option que j'avais défendu au Bureau national du PRG en février, et c'est celle que je mets en pratique sans plus attendre.

    Mon choix aujourd’hui de rejoindre En Marche, de soutenir officiellement Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle n’est pas anodin. Il est le fruit d’une réflexion approfondie.

    Alors que le PRG s’était engagé à soutenir le candidat vainqueur des primaires, qui s'avère être un frondeur, Benoit Hamon, il est de plus en plus évident que cette option est invraisemblable. Il est vrai que les candidats à la primaire de la belle alliance populaire s'y étaient engagés devant les électeurs et j'en suis désolé. C'est bien pour cela que depuis le début je me suis opposé à cette décision imposée aux militants de participer à la primaire alors que ces mêmes militants avaient deux semaines plus tôt pris la décision inverse en désignant notre candidate à la présidentielle. La primaire n'a pas de sens lorsqu'on est au gouvernement depuis 5 ans. J'ai toujours dit qu'il eut été logique de soutenir soit le Président sortant soit le chef du gouvernement. Comment peut-on se résoudre à soutenir automatiquement n'importe quel projet, n'importe quel candidat sorti des urnes, même si celui-ci contredit méthodiquement tout ce que nous avons contribué à construire ? La politique n'est pas une loterie où on tire au hasard ses convictions.

    Respecter les électeurs c'est avant tout ne pas épouser une cause opposée à celle qu'on défendait un mois plus tôt. Les quelques discussions avec Benoit Hamon et la direction du PRG sur le programme dont on nous a fait écho lors du dernier comité directeur me semblent avoir confirmé que son ADN était véritablement incompatible avec celui des radicaux. Aux anciens qui prétendent que nous sommes dans la même situation qu'à l'époque de l'union de la gauche avec le PS et PCF, je rappellerai juste  cette différence fondamentale : en 1981 nous étions dans l'opposition et avions un candidat à la présidentielle, Michel Crépeau.

    Je suis convaincu qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui le candidat à la présidentielle le plus proche des valeurs et des idées que nous défendons, celles d'une gauche moderne, d'une gauche des libertés. Certains disaient qu'il n'avait pas de programme, il en a un, très complet et cohérent. Ses valeurs humanistes, son réformisme en matière économique et social, sa conception du travail et de l’entrepreneuriat comme garants de l’émancipation, son ouverture sur les questions sociétales et son attachement à la loi de 1905 comme aux libertés individuelles, sa volonté de renforcer l'Union européenne dans le respect des engagements pris par notre pays, sont autant de points de convergences avec mes engagements politiques. Je suis de centre-gauche et je crois qu’il y a des différences entre la gauche et la droite mais je suis persuadé comme Emmanuel Macron que les lignes de fractures traversent aujourd’hui l’ensemble des familles politiques. Il convient donc de dépasser les vieux clivages, de les transcender pour rassembler les Français et leurs représentants autour d’un projet de société progressiste et d'une majorité d’idées.

    De par mon expérience locale en tant que maire-adjoint chargé de la sécurité, je suis également convaincu que les propositions fermes et justes d’Emmanuel Macron sur ce thème sont appropriées pour garantir le droit fondamental de nos concitoyens à la sécurité et renouer le fil du dialogue entre population et une véritable police de la sécurité quotidienne.

    Comme l’a déclaré l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, quand il a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, mon choix n'est pas un reniement de l’action que mes amis radicaux et moi avons pu soutenir et mener dans sa majorité ainsi qu'avec la maire actuelle, Anne Hidalgo. La politique parisienne de dynamique et d’ambition internationale, de soutien aux entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’innovation et aux start-ups, le combat pour les libertés, l'ouverture sur le monde et la protection des plus fragiles, mais aussi les investissements d'avenir tout en préservant une bonne gestion budgétaire, sont dans la droite ligne de ce que propose Emmanuel Macron. Nos combats anciens d'élus parisiens PRG pour l'ouverture dominicale des commerces et les zones touristiques et d'autres dispositions qu'on a pu retrouver dans la Loi Macron, sont d'autres preuves des convergences évidentes que nous avons avec lui.

    Ce n’est donc pas pour les sondages mais par adhésion à cette nouvelle dynamique pour la France incarnée par Emmanuel Macron que je le soutiens. Mais Benoit Hamon est un candidat trop à gauche, incapable de barrer la route à Marine Le Pen et François Fillon, alors qu'Emmanuel Macron semble aujourd'hui le mieux placé. Eviter aux Français de devoir choisir entre deux candidats anti-laïques, entre le candidat de la réaction et la candidate de la haine, éviter à la France de sombrer dans le chaos me semble aussi un motif légitime pour choisir un candidat. Mon candidat, Emmanuel Macron.

  • Soyons radicaux, soutenons Manuel Valls !

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    Le comité directeur du PRG doit décider, mercredi 14 décembre, de la stratégie des radicaux de gauche pour l'élection présidentielle.

    Lors de la bien nommée « convention présidentielle » du PRG, notre présidente Sylvia Pinel a sollicité et obtenu à une écrasante majorité d’être désignée comme notre candidate à l’élection présidentielle. Cette décision faisait suite logique à la décision du parti de quitter et de ne pas participer à la primaire Belle Alliance Populaire (BAP). Or à peine deux semaines plus tard, le Comité directeur est appelé ce mercredi à entériner un changement « radical » de position, à savoir désigner Sylvia Pinel candidate à la primaire de la BAP ! Quelle est la cohérence dans cette volte-face ?

    On nous dit que tout a changé parce qu’entre temps nous avons appris que François Hollande n’est pas candidat ? Mais qu’est-ce que ça change ? L’argument de notre Présidente était que ne voulions pas nous opposer dans une primaire à un Président que nous avons soutenu et qui risquait en plus de la perdre. Que nous ne pouvions pas nous engager à soutenir un Hamon ou un Montebourg ou tout autre candidat vainqueur de la primaire qui serait critique de notre action. Tout cela ne reste-t-il pas vrai avec la candidature du chef du gouvernement qui comptait 3 radicaux parmi ses ministres.

    Manuel Valls n’est-il pas le seul candidat à assumer et défendre le bilan du quinquennat auquel nous avons contribué ? N’y a-t-il pas également un risque de le voir distancé par un de ses concurrents de la gauche du PS ?

    Autre argument entendu : nous rentrerions dans le rang à cause de très mauvais sondages ? N’est-ce pas une prise de conscience un peu tardive qu'on ne crée pas une candidature crédible en quelques jours ? Sans positions fortes, sans expression médiatique, sans volonté de se démarquer de la ligne majoritaire, le parti n'a rien fait ces 5 dernières années pour être en capacité d'armer une candidature radicale autonome. Le premier tour de l’élection présidentielle est fin avril, celui de la primaire le 22 janvier et nous partons avec un sacré handicap. Alors qu'est-ce qui nous garantit un meilleur résultat à la primaire avec une campagne qui ne durera au mieux que 2 ou 3 semaines de janvier ?

    Dernière question, un peu provocatrice : une candidature 100% PRG est-elle la meilleure solution pour défendre efficacement le radicalisme, nos idées et nos valeurs ?

    Certes, les convictions et les idées ne s’héritent pas, mais certains comme Valls ou Cazeneuve ou Taubira, ou même Macron, partagent chacun à leur manière une part du lègue des grandes figures du radicalisme. Etre membre d’un même gouvernement avec eux ne sert-il pas mieux notre cause qu’une candidature de témoignage ?

    Nous radicaux, nous avons inventé primaires (proposition de Loi des députés radicaux de gauche en 2006) pour rassembler la gauche en vue du premier tour. Mais candidater à cette primaire où ne concoure ni Mélenchon ni Macron, ne ferait qu’ajouter de la division au désordre, au risque de jouer les utilités avec des petits candidats ou de faire perdre de précieuses voix à celui qui fut notre Premier ministre.

    Je ne prétends pas que le bilan de François Hollande et Manuel Valls est irréprochable, que tout nous a plu, que rien n’est contestable. Nous pourrons dresser l’inventaire des erreurs et des succès de cette séquence politique et de notre participation.

    Mais par soucis de cohérence et d'efficacité, je le dis : si nous sommes dans l’incapacité de porter nous-mêmes nos idéaux directement à l'élection présidentielle, si nous prônons vraiment le rassemblement pour faire avancer nos idées et permettre la gauche de gouvernement d'être au second tour, épargnons-nous cette primaire et appelons à soutenir le seul candidat qui défendra notre bilan commun.

    Les députés frondeurs du PS ont leur cohérence, les autres beaucoup moins quand ils critiquent ce qu’ils ont approuvé hier. Avec nos groupes parlementaires, le PRG a été le second pilier de la majorité gouvernementale. Nos dirigeants, nos parlementaires et nos ministres n’ont exprimé aucune divergence majeur avec la politique du quinquennat, à part sur le maintien des départements pour lesquels nous avons eu gain de cause. Ne faisons pas comme ces socialistes qui après avoir soutenu dans la majorité la politique du Premier ministre se dédient en faisant des choix d’appareil et des calculs de petits boutiquiers de congrès.

    Faisons au contraire passer l’intérêt supérieur de la gauche et de la France avant celui de notre parti. Soyons fidèles à ce qu'est le radicalisme, une éthique de responsabilité, et prenons les devants du rassemblement de la gauche en soutenant dès maintenant la candidature de Manuel Valls à la Présidence de la République.

     

    Par Fabrice Moulin, Secrétaire national du PRG, Maire-adjoint PRG du 12e arrondissement de Paris.

  • Présidentielle 2017 : un(e) candidat(e) de la République pour tous

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    Alors que la primaire de la droite a propulsé en haut de l’affiche François Fillon, candidat de la frange la plus conservatrice de l’électorat et des catholiques traditionalistes, soutenu par la Manif pour tous, les partis de la gauche réunis au sein de la « Belle Alliance Populaire » peinent toujours à se choisir une stratégie comme un candidat, « naturel » ou pas. Même l’organisation d’une primaire reste hypothétique !

    Un bon exemple de ces tergiversations est la « convention programmatique et présidentielle » du Parti Radical de Gauche (PRG) réuni ce samedi mais dont les cadres et militants sont plus que jamais indécis sur la stratégie, entre soutien direct à François Hollande, Président sortant mais pas encore candidat, ou à son premier ministre Manuel Valls, ou une candidature à la primaire de sa présidente Sylvia Pinel, une candidature autonome en 2017, voire un soutien à Emmanuel Macron...

    Pour sortir de l'abîme de perplexité dans lequel nous plongent des considérations tactiques, sans doute devrions-nous définir le projet de société que nous souhaiterions voir porté par un(e) candidat(e) de la gauche dite de gouvernement.

    A mon sens, celui-ci doit infléchir mais ne peut tourner le dos à la politique que nous avons soutenu depuis 5 ans. Il doit tenir compte du criant besoin d’une partie des Français d’autorité, d’ordre et de protection. Et il doit promouvoir les valeurs de la République et de la gauche que sont le progrès face aux réactionnaires, le réformisme face aux conservatismes, et la laïcité contre les obscurantismes.

    C’est plus que jamais une « République pour tous » qu’il faut défendre en 2017. Une République garante des libertés : liberté de vivre en sécurité mais aussi libertés publiques qui ne peuvent être sacrifiés à l'arbitraire et aux lois d'exception, liberté d’entreprendre pour réduire le chômage, liberté par des droits nouveaux. Une République qui assure l’égalité : égalité de droits mais aussi de devoirs, égalité des territoires et des citoyens sans discrimination, égalité salariale entre les femmes et les hommes, égalité devant la loi – et je pense notamment au maintien de la loi Taubira sur le mariage pour tous. Une République fraternelle qui renouvelle la solidarité : fraternité dans la redistribution, fraternité dans une action plus efficace des services publics, fraternité par le solidarisme, le mutualisme et un syndicalisme réformiste, fraternité par l'accueil des réfugiés.

    Une République laïque enfin, face à la montée des fondamentalismes de toutes les religions. Car la gauche héritière des Lumières et de la Révolution française, qui a permis la liberté de culte mais a combattu l’influence des églises, qui a généralisé l’école publique, qui a lutté pour l’émancipation de citoyens libres et égaux et la libération de la femme, cette gauche ne peut accepter une société fragmentée et communautarisée. Pour être universelle et ouverte, la République doit être fidèle à sa devise et ne pas avoir peur d’affirmer ses valeurs ni d’exiger de chacun le respect de règles communes.

    Cette République pour tous ne peut s’épanouir que dans une Europe qui devra retrouver le chemin du fédéralisme, si nous voulons répondre aux défis économiques, climatiques, et aux dangers, à commencer par le terrorisme international.

    Qui pour incarner ce projet d’une gauche républicaine, d’une gauche moderne, d’une gauche des libertés ?

    Sans être exempt de reproche, je ne vois à l’heure actuelle que Manuel Valls qui en ait la stature et les convictions. A moins qu’un(e) candidat(e) expérimenté(e) et crédible au sein du PRG se déclare prêt à brandir ce flambeau de la République pour tous.

  • Cityscoot service de scooters électriques en libre-service lancé par le privé... Un pas vers un "Scootllib" de la mairie de Paris?

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    Inauguré lundi 22 juin en présence de la maire de Paris et sans doute son adjoint aux Transports, CityScoot, 1er service de scooters électriques en libre-service est un service entièrement mis en œuvre par le privé alors que nous portons ce projet au niveau municipal depuis des années.

    Rappelons que la création d'un service "Scootlib" a été porté par Anne Hidalgo en 2014 mais depuis son adjoint aux Transports a toruver toutes les raisons possibles pour ne pas honorer la promesse que la maire nous avait faite ainsi qu'aux Parisiens.

    J'essayerai donc de me féliciter avec mes collègues radicaux que le privé pallie cet attentisme et prouve que notre projet tant décrié était réalisable. Et espérons que ce soit un pas vers un "Scootlib" à l'échelle parisienne ou métropolitaine comme l'est aujourd'hui Autolib.

    Fabrice Moulin

    *****

    Communiqué de Presse du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants au Conseil de Paris :

    Le groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants se réjouit du lancement de Cityscoot, 1er service de scooters électriques en libre-service, qui sera lancé lundi 22 juin à Paris.

    En effet, nous défendons depuis 2008 l’idée que Paris doit proposer, dans le prolongement de Velib et d’Autolib, une offre de scooters électriques en libre-service.

    L’initiative de l’entreprise Cityscoot montre que les difficultés techniques d’un tel projet peuvent être dépassées et qu’un pari aurait pu être fait par la municipalité, sur l’équilibre économique et le succès de cette mise en service.

    En effet, l’utilisation des deux-roues motorisés a bondi ces dernières années, à hauteur de 34% en dix ans en Ile-de-France : développer une offre électrique en libre-service constitue une démarche s’appuyant sur l’économie du partage, sur le respect de l’environnement et tout en développant un mode de transport pratique et plébiscité.

    Si nous saluons l’initiative de Cityscoot, qui montre les capacités des entreprises françaises à innover, nous regrettons donc que la Ville de Paris ne se soit pas saisie d’une telle opportunité qui aurait permis de déployer de manière plus ambitieuse encore ces deux-roues à moteur électriques en libre-service.

    La municipalité doit aujourd’hui accompagner cette démarche, en facilitant la mise à disposition d’espaces aux abords des gares, des parkings et sur la voie publique. Nous porterons ces demandes au Conseil de Paris afin de permettre à ce nouveau service de se développer dans les meilleures conditions sur le territoire parisien.

  • Déplacements : les projets sont bons, la méthode beaucoup moins

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    Lors du Conseil d'arrondissement de mai 2015 j'ai profité du projet de délibération "Aménagement des berges de Seine – Liaison Bastille/Tour Eiffel (1er, 4e, 7e, 12e)" pour critiquer la méthode employée par l'adjoint aux Transports de la mairie de Paris, Christophe Najdovski, sur l'ensemble des projets qu'il porte au nom de notre majorité.

    En effet l'ancien tête de liste EELV aux municipales, empile des projets et des mesures certes positifs mais sans tenir compte de la cohérence d'ensemble ni des conséquences sur la circulation. Et il ne fait de concertation que formelle, les élus étant d'ailleurs les moins bien associés.

    Ce faisant il ne tient pas les promesses d'Anne Hidalgo, qui figurent dans le contrat de mandature qu'elle a signé avec nous comme dans notre programme commun PS-PC-PRG, que ce soit en refusant obstinément d'étudier la création d'un service de scooter électrique en libre-service type Scootlib (à relire ici) ou en créant un espace de concertation métropolitain et ouvert à tous les usagers.

    "Au Parti Radical de Gauche, la piétonisation des berges de la Seine faisait partie de nos propositions dès 2001. Je ne peux que me réjouir que le processus engagé sur les berges rive gauche se poursuive. Ce sera l’occasion d’avoir des activités ouvertes au public qui soient gratuites ou des concessions comme ce qui a été fait sur les quais entre le musée d'Orsay et le Pont Alexandre III et ce qui existe chez nos voisins du 13e arrondissement.

    Mais je voudrais revenir sur la modalité de concertation pour ce projet comme pour tous les projets de transport.

    Je rappelle que ces derniers mois, nous avons examiné quantités de projets et de mesures qui auront un impact sur la circulation des Parisiens et des Franciliens.

    Le plan climat et de lutte contre la pollution. Certaines mesures annoncées ont troublé les élus et les citoyens de la petite couronne et de la grande couronne.

    L’aménagement des Places Bastille et Nation.

    Le plan vélo. J’ai alerté la dernière fois sur la répercussion sur certains axes.

    Aujourd’hui, on parle de la piétonisation des berges puis on va voter le passage de toutes les rues en zones 30.

    Tous ces projets de partage de la voirie entre les usagers sont positifs mais il faut rester vigilant sur la coordination de ces mesures, leur impact, le report sur la circulation.

    Je reprends les termes de la Maire de Paris qui avait souhaité une conférence permanente des déplacements qui serait mise en place pour évaluer et concerter au niveau métropolitain, les évolutions des modes de transport et du plan de déplacement parisien.

    Cette concertation est définie rapidement dans le projet de délibération mais elle est insuffisante. Mais ce n’est pas une conférence permanente. Elle réunit certes des communes de Paris Métropole mais il manque les associations des usagers des transports en commun, des cyclistes, des automobilistes. Les automobilistes, ce sont 40% des foyers parisiens. On ne peut pas les ignorer. D’ailleurs, le syndicat 40 Millions d’automobilistes devrait aussi être associé ainsi que la fédération française des motards. Combien d’automobilistes sont devenus utilisateurs de deux roues aujourd’hui ? Les représentants des salariés, des entrepreneurs, des artisans, des commerçants. Autant de personnes qui doivent être associées pour discuter de toutes ces mesures.

    On n’a pas parlé des alternatives. Les métros la nuit par exemple qui sont un moyen pour que les personnes n’utilisent plus leurs voitures.

    Il ne s’agit pas de livrer un combat d’arrière-garde mais de mettre en place une vraie méthode pour partager l’espace public en garantissant la liberté de tous les usagers, de fluidifier tous les modes de déplacement et ce pour tous les Franciliens.

    Malgré mes réserves sur la méthode, je voterai évidemment pour le projet de piétonisation des berges. Merci. »

  • Conseil d'arrondissement : contre le voeu UMP mais pour la loi Macron

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    L'UMP a déposé un vœu au Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015 pour demander un référendum municipal sur le travail du dimanche. J'ai voté contre mais contrairement aux communistes et comme nous l'avons toujours fait avec le PRG, j'ai soutenu le principe d'une ouverture dominicale régulée telle que prévue par le gouvernement et la Loi Macron. Cela va dans le sens des attentes des Parisiens, du progrès, de l'économie et de l'attractivité de Paris.

     

    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement :

    « Je m'exprimerai au nom du Parti Radical de Gauche.

    La position de l’UMP m’étonne puisqu’ils disent depuis le début qu’ils ne voteraient pas la loi MACRON. Maintenant, ils s’en saisissent pour venir troubler le jeu politique.

    L’UMP au moment de la campagne, a proposé l’ouverture tout azimut et dérégulée des magasins le dimanche. Le gouvernement a proposé une position équilibrée, régulée, avec des ouvertures ciblées, des compensations salariales et le volontariat. C’est cela la loi MACRON et 61% des Français sont favorables à la loi MACRON.

    Au PRG, nous avons défendu longtemps le passage de 5 à 12 dimanches du Maire et l’extension des zones touristiques. C’est acquis dans cette loi.

    Je voudrais répondre rapidement à M. BONNET pour lui dire que la MIE a effectivement effectué un travail intéressant. Mais il ne peut pas embrigader tout le monde car notre représentant, M. Jean-Bernard BROS, s’est abstenu sur le rapport de la MIE.

    Pour terminer, je cite un sondage de la Ville de Paris qui dit que 75% des Parisiens sont pour l’ouverture des magasins le dimanche et 57% sont prêts à y travailler eux-mêmes. Je rappelle que M. Bertrand DELANOE a créé une zone touristique. Je ne vois pas pourquoi, on ne continuerait pas en créer.

    L’ouverture dominicale comme le disait un ami communiste, ENGELS, c’est à mon avis "le sens de l’Histoire" !

    Il était donc inutile de déposer ce vœu contre lequel je voterai. »

  • Conseil d'arrondissement : propreté et sécurité autour de l'Opéra Bastille

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    Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015 : réponse de Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d’arrondissement,
    rapporteur, au Voeu relatif aux mesures engagées autour de la rénovation de la place
    de la Bastille, déposé par Franck MARGAIN et les élus du groupe UMP :

    Nous souhaitons vous préciser que chaque après-midi, les agents municipaux de la propreté balaient les trottoirs de la Place. Il s’agit d’un entretien journalier renforcé par un balayage mécanique trois fois par semaine, par un lavage le mercredi et le samedi ainsi que par des interventions spécifiques à l’eau chaude pour traiter les sols.

    Nous nous mettons dans le cadre du réaménagement de la Place de la Bastille que nous souhaitons tous. Sachez que c’est à l’Opéra National qu’incombe le nettoyage escaliers du bâtiment de même que l’enlèvement des graffitis à la sortie de la station de métro relève de la RATP. Nous avons parlé de répartition des compétences tout à l’heure. C’est toujours d’actualité. Une vigilance est nécessaire sur un site extrêmement fréquenté par les Parisiens et les touristes, et en particulier les jeunes. Pour rebondir sur les propos de Mme KOMITES, la Place de la Bastille est et restera un lieu très ouvert, multiculturel, de vie urbaine pour tous les Parisiens.

    S’agissant de l’Opéra, sachez que notre Maire d’arrondissement, Mme BARATTI-ELBAZ, a rencontré dernièrement son directeur adjoint et a engagé avec lui un dialogue très constructif, non seulement sur les aménagements qui pourraient être réalisés aux abords de l’Opéra mais aussi sur l’ouverture de cette belle institution culturelle aux habitants de l’arrondissement. Des perspectives de collaboration particulièrement intéressantes s’ouvrent entre la mairie d’arrondissement et l’Opéra.

    Votre proposition de mobiliser les correspondants de nuit sur la Place de la Bastille n’est pas adaptée à leur mission. Nous en avons pourtant largement discuté. Ces derniers sont chargés de mener un travail de médiation sociale sur le long terme, dans les quartiers, en lien direct avec les habitants. Je rappelle que les 12 correspondants de nuit du 12e couvrent déjà deux secteurs dont Erard-Rozanoff et nous avons étendu au Jardin de Reuilly depuis le 1er novembre.

    Si la mobilisation des correspondants de nuit n’apparaît pas pertinente, l’organisation des effectifs compétents pour assurer la sécurité aux abords de l’Opéra semble toutefois nécessaire. C’est la raison pour laquelle se sont réunis mardi dernier, le commissariat du 12e, l’Opéra et la RATP. A cette occasion, une action coordonnée a été déterminée entre les effectifs de police du 12e et ceux du groupe de protection et de sécurisation des réseaux de la RATP. Ces opérations seront menées tout au long de l’année avec une vigilance particulière aux horaires de grande affluence de l’Opéra.

    Dans la mesure où nous avons apporté un certain nombre de réponse, je vous propose de retirer votre voeu.

  • La République est Charlie

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    Ils ont tué Charlie ?

    Des terroristes ont massacrés 12 innocents : des caricaturistes et des journalistes, des employés de Charlie Hebdo, un policier qui les protégeaient et un autre venu à leur secours. Mais l'émotion partagée en France et dans le monde et la réaction de ces foules rassemblées pour défendre la liberté et la démocratie à Paris, partout en France mais aussi à Londres, Berlin, Madrid, aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie montrent que les terroristes échoueront.

    notafraid.jpgCes fanatiques religieux ont prétendu "venger Mahomet" en tuant les auteurs de caricatures au nom d'Al-Qaïda et de leur conception intégriste de l'Islam. Aujourd'hui ces caricatures ont fait le tour de la planète, dans tous les journaux, partagés des dizaine de milliers de fois sur les médias sociaux.

    Leur attentat a donné à un journal satirique connu seulement en France une audience globale.

    C'est une tragédie mais c'est aussi la plus belle des revanche pour les caricaturistes abattus, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, dont l'impertinence continue de vivre et s'exprime encore plus fort.

    La France dont la douleur est partagée par le monde se doit d'avoir une réaction exemplaire conforme à se valeurs issues des Lumières.

    Les terroristes échoueront si nous continuons à défendre les valeurs républicaines, d'Etat de droit, de démocratie. droit. Si nous refusons le racisme, les amalgames, les stigmatisations comme nous  récusons le communautarisme. La France dans l'épreuve doit rester une et indivisible et la République rappeler qu'il n'y a qu'une communauté, qu'un peuple. Après des mois voire des années de tensions autour de l'identité, cette épreuve nous donne la chance de rappeler que la religion ne nous définit pas et que nous sommes avant tout des humains.

    C'est pourquoi nous devons continuer à défendre sans peur la liberté d'expression, sans relâche la laïcité, sans faux-semblant le droit au blasphème. Car il est légitime de pouvoir critiquer et rire de toutes les religions. Ce n'est pas comme on l'entend parfois du racisme. C'est une liberté fondamentale qui est à des années lumières de l'appel à la haine et au meurtre que peuvent porter tous les fondamentalismes, tous les extrémismes.

    charlie2011.jpgEt je me souviens d'avoir eu le privilège de me trouver aux côté de Charb, Honoré et les autres pour défendre au nom du PRG leur droit au blasphème après l'incendie de leur bureaux. C'était déjà Place de la République. Il n'y avait pas eu de victime à l'époque. Il y avait aussi moins de monde. Moins d'unanimité pour défendre la liberté et on avait même entendu des critiques de Charlie Hebdo au nom du respect des religions.

    Est-ce un 11 septembre à la Française? Il n'y a pas eu 3000 morts, il y a eu d'autres attentats meurtriers à Paris, et malheureusement il y en aura d'autres. Mais Charlie c'était aussi un esprit d'anticléricalisme libertaire trempé d'humour et compatible avec la République, hérité des philosophes des Lumières à la Voltaire, fils de la Révolution et de mai 68. Et c'est donc l'esprit français qui est attaqué.

    Si Charlie n'est pas mort, si aujourd'hui nous sommes Charlie, battons-nous résolument pour la tolérance et pour la liberté sans y voir aucune contradiction.

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  • Un budget équilibré au service des parisiens

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    Communiqué de Jean-Bernard Bros, Président du groupe PRG-CI au Conseil de Paris :

    La majorité du Conseil de Paris a voté ce jour le premier budget de la mandature, un budget à la hauteur des enjeux pour l’avenir de Paris.

    Dans un contexte de baisse globale des financements de l’Etat, la majorité prend ses responsabilités en mettant en œuvre un plan d’économie volontariste. De nouvelles sources de financement ont pu être trouvées, et ce, sans passer par des hausses d’impôts.

    La majorité respecte ainsi les promesses faites aux parisiennes et aux parisiens durant la campagne électorale en maintenant parallèlement l’investissement à un niveau très important, ce qui constitue une démarche concrète et positive.

    Le groupe RG-CI a également plaidé lors de la séance du Conseil pour :

    -  le développement de l’affichage de libre-expression car la Ville ne respecte encore pas ses obligations en la matière,

    - la création d’un site internet permettant aux associations de mutualiser leurs locaux et facilité leur recherche de lieux de réunion,

    - la garantie de fonds suffisant au fonctionnement de l’Observatoire parisien de la laïcité.

    Ces amendements budgétaires ont étés pris en compte par l’exécutif municipal.

    Des pistes d’économies devront encore être trouvées dans les prochaines années tandis que nous avons alerté sur la lente et constante augmentation qui constitue un sujet d’inquiétude.

    C’est donc avec confiance et vigilance, pour un Paris ambitieux, moderne, attractif, solidaire, tourné vers les aspirations citoyennes, que le groupe « Radical de Gauche Centre et Indépendants » a unanimement voté le budget primitif de la Ville pour 2015.

  • MIE sur le Travail le dimanche : « Ce rapport est suranné ; il est l’œuvre d’élus qui veulent s’acheter pas cher une bonne conscience de gauche »

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    le monde

    Fronde de la mairie de Paris contre le travail du dimanche

    Le Monde.fr | 03.12.2014 à 08h25 • Mis à jour le 03.12.2014 à 12h12 | Par Béatrice Jérôme

    La guerre du dimanche est déclarée entre Anne Hidalgo et Emmanuel Macron. Alors que le projet de loi sur l’activité, qui sera présenté le 10 décembre en conseil des ministres par le ministre de l’économie, vise à étendre l’ouverture des commerces le dimanche, la maire socialiste de Paris s’apprête à rendre public un rapport qui présente comme un casus belli certaines dispositions du texte gouvernemental. Reflet de la position du PS, du PCF et des écologistes au sein de la majorité parisienne, le rapport n’entrevoit que des « évolutions limitées » du travail dominical dans la capitale.

    Pendant la campagne des municipales, Mme Hidalgo s’était déclarée « prête à revoir la carte des zones touristiques à Paris, à condition que l’on travaille sur le dialogue social et la création d’emplois. » Après son élection, en juin, elle a confié à Bernard Gaudillère, ex-adjoint aux finances de Bertrand Delanoë, le pilotage d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur « le travail dominical et nocturne à Paris ». Composée de 9 élus de gauche (PS, PCF, EELV et PRG) et de 6 élus de droite (UMP et UDI), la mission – dans la version quasi définitive de son texte à laquelle Le Monde a eu accès – dresse un réquisitoire contre l’extension du travail du dimanche.

    Paris compte actuellement sept zones touristiques où les commerces ouvrent tous les dimanches sans compensation obligatoire pour leurs salariés. 20 000 personnes y travaillent ; 70 à 80 % sont des femmes. Le rapport estime que les touristes ont le temps de faire leurs courses sans qu’il soit besoin d’ouvrir le dimanche.

    "Moi je suis favorable à ce qu'il y ait par principe, un jour où pour l'immense majorité des Français, on ne produit pas, on ne travaille pas et on ne consomme pas" a déclaré ce vendredi, chez Jean-Jacques Bourdin, Benoît Hamon, député PS des Yvelines. En tant qu'ancien ministre de la Consommation, il a estimé, sur BFMTV et RMC, que "le dimanche est un jour où l'on peut se consacrer aux loisirs, à la famille".

     « Bonne conscience de gauche »

    Certains maires socialistes d’arrondissement (3e, 4e, 13e) souhaitent toutefois l’extension de la zone qui les concerne. De son côté, le PRG, membre de la majorité municipale, milite pour le travail du dimanche. « Ce rapport est suranné ; il est l’œuvre d’élus qui veulent s’acheter pas cher une bonne conscience de gauche », pour Jean-Bernard Bros, président du groupe PRG au conseil de Paris et ex-adjoint au tourisme de M. Delanoë.

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