Avertir le modérateur

Mémoire et Monde Combattant - Page 6

  • La mémoire en plaques

    Ci-dessous une chronique parue dans le Monde signée Nancy Huston. Je ne partage bien sûr pas l'ensemble des critiques - humorisitiques - de l'auteur sur la commémoration de la mémoire car je pense justement que l'apposition des plaques, au-delà de l'hommage rendu aux héros ou victimes est un outil d'éducation citoyenne qui permet aux habitants d'un quartier, d'une ville, aux flaneurs et même aux étrangers de s'approprier leur histoire ou un pan d'histoire de l'Humanité au fil des rues. Le questionnement même de la romancière prouve leur utilité. Et il est vrai que l'apposition de telle ou telle plaque est un geste politique que nous devons assumer. D'ailleurs, indiquons à l'auteur que si la Seine ne s'appelle pas "Fleuve du 17 octobre 1961", il existe une place du 8 février 1962 (suite à un voeu de mon collègue PRG du 11e Jean-Christophe Mikhaïloff) en mémoire des Algériens tués au métro Charonne. Tout comme le maire a inauguré dans le 12e une place du 19 mars 1962 célébrant la fin de la Guerre d'Algérie ; date contestée par la droite parisienne. Reste que cette chronique suscite avec un certain humour une réflexion et un débat intéressant sur les objectifs et les moyens de transmission de la mémoire.
    Fabrice MOULIN

    Inauguration de la place du 8 février 1962 par Bertrand Delanoë, maire de Paris

    _________________________________________________
    Chronique LE MONDE

    ans L'Empire des signes, écrit après un séjour au Japon, Roland Barthes parle du soulagement qu'il y a à passer du temps dans un pays dont on ne comprend pas la langue. "La masse bruissante d'une langue inconnue, dit-il, constitue une protection délicieuse." Je l'ai senti moi aussi en découvrant récemment le Japon : quel repos de sillonner une grande ville en ne comprenant rien aux panneaux publicitaires, bavardages et bagarres dans la rue, réclames, graffitis, publicités... Chez soi, on est bombardé du matin au soir de messages, conseils, injonctions et réclames de toutes sortes ; l'on n'a d'autre choix que d'entendre ce qui est dit et de lire ce qui est écrit.
    Les plaques, par exemple...

    Le quartier où j'habite, l'un des plus anciens de Paris, est littéralement truffé de plaques. Si l'on part de la place de la Contrescarpe et longe la seule rue Rollin, c'est toute une leçon d'identité française que l'on peut glaner. On saluera d'abord le cher Ernest Hemingway, un de ces romanciers américains ayant choisi de s'expatrier à Paris dans les années 1920 ; "Tel était le Paris de notre jeunesse, écrit-il dans "Paris est une fête", cité sur la plaque, au temps où nous étions très pauvres et très heureux." Comme bohème romantique, on ne fait pas mieux - même si, certes, il ne suffit pas d'être pauvre pour être heureux. Quelques pas plus loin, on apprend que le philosophe René Descartes, bien qu'établi aux Pays-Bas, a vécu ici lors de ses séjours parisiens. "Me tenant, comme je le fais, un pied dans un pays et l'autre en un autre, a-t-il écrit dans une lettre, je trouve ma condition très heureuse, en ce qu'elle est libre." Voilà une phrase qui pourrait utilement être commentée dans tous les cours d'éducation civique, tous les bacs philo de France et de Navarre. Plus loin encore, une autre plaque cite le "poète et philosophe, déporté assassiné à Auschwitz" Benjamin Fondane, 1898-1944 : "Souvenez-vous seulement que j'étais innocent et que, tout comme vous, mortels de ce jour-là, j'avais eu, moi aussi, un visage marqué par la colère, par la pitié et la joie, un visage d'homme tout simplement !" Ainsi, en l'espace de 200 mètres : un étranger ayant choisi de vivre en France ; un Français ayant choisi de vivre à l'étranger ; et un Français qui, jugé insuffisamment français par d'autres Français, a été violemment expulsé du pays et envoyé à la mort.

    Cela fait longtemps que je montre cette instructive série de plaques à mes compagnons de flânerie dans le quartier. Depuis peu, il y a un post-scriptum : la minuscule placette au bout de la rue Rollin, qui donne sur un escalier, s'appelle désormais place Benjamin-Fondane ; pas moins de quatre plaques bleu et vert des rues de la ville de Paris nous en informent. Auschwitz, partout où l'on pose les yeux.

    Certes, il faut de la mémoire. Toutes les mémoires, cela dit, n'ont pas également droit de cité dans notre cité. Une jolie petite place du Marais, quartier où j'ai vécu durant un quart de siècle, contient une plaque toute "virtuelle". L'été 1989, parmi mille autres célébrations du bicententaire de la Révolution française, se tint sur la place du marché Sainte-Catherine une réunion d'hommage aux femmes révolutionnaires. On dévoila notamment une plaque à l'honneur d'Olympe de Gouges, écrivaine et militante, décapitée pour avoir osé suggérer que les femmes aussi devaient bénéficier des droits de l'homme. Ayant scruté la plaque de près, je demandai aux organisateurs pour quelle raison elle était en plastique. Il s'agissait, m'assura-t-on, d'une plaque provisoire, en attendant la définitive. Vingt ans plus tard, j'attends encore.

    La façon qu'a chaque pays de nommer et de commémorer ou, au contraire, d'oublier et d'effacer les événements marquants de son histoire en dit long sur sa capacité d'en assumer (ou non) les ombres comme les lumières. En 2003, huit ans après que de jeunes skinheads liés au Front national eussent jeté dans la Seine un jeune Marocain, qui s'y noya, Bertrand Delanoë apposait sur le pont du Carrousel une plaque à la mémoire de la victime. Mais peut-être eût-il fallu que le pont lui-même prenne le nom de Brahim Bouarram ? Peut-être que la Seine aussi devrait-elle changer de nom, pour qu'on n'oublie jamais les dizaines d'Algériens qui, s'étant joints à une manifestation pacifique en faveur de l'indépendance de leur pays, y furent jetés par des policiers français ? Il est vrai que "Fleuve du 17 octobre 1961" sonnerait moins bien dans les chansons... Oh, je plaisante .

    Dans le parc municipal d'un village près de Boston, j'ai été choquée de lire, sur une plaque tout récemment gravée, l'histoire de "nos intrépides colons" ayant réussi à soumettre les "sauvages Indiens". Zéro plaque, en revanche, dans la réserve des Indiens Blackfoot près de Calgary, ma ville natale. Lors de ma visite, je fus autorisée à me recueillir sur le "site historique" de cette réserve : simple cercle de pierres blanches marquant le lieu où mourut le grand chef Crow Foot. En me pénétrant du souvenir des ancêtres des habitants de cette terre, soumis et anéantis par mes ancêtres à moi, je fus, plus encore qu'au Japon, soulagée par le silence.

    A dire vrai, s'il faut à tout prix mettre des plaques... je préfère celles fixées çà et là, discrètement, par le merveilleux poète italien Tonino Guerra dans son village de Pennabilli en Emilie-Romagne. Guerra a choisi de célébrer la mémoire d'individus ordinaires, simples, qui de leur vivant ont fait preuve de générosité, de douceur ou d'humour, nourrissant les affamés, amusant les enfants...


    par Nancy Huston, romancière et essayiste canadienne. Article paru dans l'édition du 04.04.10

  • Le nom d'Hélène Berr pour la bibliothèque Picpus

    Présentation par Fabrice MOULIN du projet de délibération

    voté à l'unanimité en Conseil d'arrondissement du 22 mars 2010

     

    « Horror, horror, horror » c’est sur ces mots empruntés à Shakespeare que s’achève le journal d’Hélène Berr, à la date du 15 février 1944 quelque temps avant que ne s’achève sa vie dans le camp d’extermination de Bergen-Belsen.

    9782847345001.gif

    Hélène Berr c’est cette contemporaine française d’Anne Franck, l’auteur née à Paris dans une famille juive d’un journal intime sous l’occupation allemande et le régime collaborationniste et antisémite de Vichy.

    Son journal constitué de 262 feuillets volants remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah, sera publié pour la première fois en janvier 2008.

    Elle a 21 ans au moment où elle entame son récit en avril 1942. Elle prépare l'agrégation d'anglais et est amoureuse de Jean, son fiancé engagé dans la France libre. Elle y raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l'étoile jaune en juin 1942.

    Patrick Modiano qui a préfacé l’ouvrage résume ainsi « Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie: mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. »

    Ne pouvant passer l'agrégation en raison des lois antisémites de Vichy, elle devient assistante sociale bénévole à l'Union générale des israélites de France (Ugif). Elle se dévoue aux orphelins juifs et œuvre aussi à leur sauvetage, mais doit taire cette activité clandestine, même dans son journal.

    Arrêtée avec son père et sa mère le 8 mars 1944, détenue à Drancy puis déportée le jour de ses 23 ans à Auschwitz. Elle meurt à Bergen-Belsen en avril 1945, peu de temps après Anne Frank et quelques semaines avant la libération du camp.

    Conformément au vœu adopté par notre assemblée le 16 juin 2008, la bibliothèque Picpus qui a rouvert ses portes le 6 mars 2009 après 2 ans de travaux, qui est agrandie, restructurée, inséré dans le quartier et qui est l’une des plus fréquentée du réseau parisien portera le nom d’Hélène Berr.

    Quel lieu plus symbolique qu’une bibliothèque pour honorer la mémoire de cette jeune fille qui prend conscience de son statut de témoin et de victime lorsqu’elle dit :

    « Il faudrait donc que j'écrive pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu'a été cette époque. Je sais que beaucoup auront des leçons plus grandes à donner, et des faits plus terribles à dévoiler. Je pense à tous les déportés, à tous ceux qui gisent en prison. »

    Hélène Berr dont le seul réconfort fut de savoir que, confié à une fidèle employée de maison, son journal lui survivra : « Je sais pourquoi j'écris ce journal, je sais que je veux qu'on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu'il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu'il sache tout ce que j'ai pensé pendant son absence. »

    Comment ne pas penser à Hélène Berr pour la dénomination de cette bibliothèque lorsqu’on se souvient des mots du philosophe Tzvetan Todorov : « La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant. »

  • Y a-t-il encore un groupe UMP dans le 12e ?

    Alors que je présentais au conseil d'arrondissement la subvention de 1000 euros au Comité du 12e de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Afrique du Nord (FNACA), qui compte plus de 500 membres, notre opposition a fait un drôle d'aveu.

    En effet, j'ai invité le groupe UMP du 12e a voter avec notre majorité pour la subvention à la FNACA en regrettant que leurs collègues UMP et la maire du 7e arrondissement, Mme Rachida Dati, aient voté contre une subvention similaire à la FNACA du 7e.

    Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire, l'a regretté aussi, ajoutant que l'ensemble des associations du monde combattant parisien soutenait avec la FNACA le projet de créer un espace parisien de mémoire de la guerre d'Algérie et que le vote de la majorité UMP du 7e était incompréhensible.

    La réponse de M. Vincent Caza, fut étonnante : il a affirmé qu'il n'y avait pas de groupe UMP dans le 12e !

    Qui sont donc les 5 conseillers de notre opposition ? M. Caza n'a-t-il pas été élu sur la liste de l'UMP dont il est un pilier et un élu depuis des lustres ? Mme Valérie Montendon n'est-elle pas encartée à l'UMP comme M. Rey ? Mme Lagarde, est conseilère UMP du 12e - bien qu'elle n'ait fréquenté notre conseil qu'une fois en plus de 2 ans - et conseillère de Paris du groupe UMPPA. A-t-elle rendu sa carte du parti unique de la droite au lendemain de la défaite totale de ses collègues ministres aux régionales ? Quant à M. Cavada, nul ne la revu depuis longtemps dans le 12e, où il n'a même pas voté...

    Il est vrai qu'on peut se demander ce qu'il reste de l'UMP dans le 12e, sans parler des résultats des régionales du 21 mars où plus de deux tiers des voix sont allées à la gauche unie pour Jean-Paul Huchon !

    Autre réponse de Vincent Caza : pourquoi lui demande-t-on des compte sur l'UMP du 7e ?

    Sans doute parce que, même organisée en comité d'arrondissement, la FNACA est une association parisienne. Et sans doute parce que de la même manière je croyais qu'à l'UMP le choix des uns dans un arrondissement parisien engageait celui des autres. Comme dans tout parti politique... Il semble qu'il n'en est rien !

    Notre conseil a finalement approuvé à l'unanimité la subvention à la FNACA, mais notons que les élus de l'opposition refusent toujours de participer aux commémorations de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars.

     

  • Commémoration du 19 mars 1962

    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire, du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algerie, Maroc et Tunisie

    vous invitent à assister aux cérémonies commémoratives du 48e anniversaire du cessez-le-feu en Algerie

    Le 19 mars 1962 marque la fin officielle des combats, conséquence directe de la signature des Accords d'Evian, intervenue la veille, et ratifiés par une très large majorité du peuple français le 8 avril 1962 avec plus de 90 % de suffrages positifs.

    La commémoration renforce les liens entre les générations, elle est propice à l'enseignement, l'incompréhension du présent naissant de l'incompréhension du passé. La date du 19 mars 1962 appartient à notre histoire.

    Cérémonies commémoratives du 48e anniversaire du cessez-le-feu en Algerie

    Le vendredi 19 mars 2010

    8h30 :
    Départ en car pour les anciens combattants
    Mairie du 12e arrondissement
    130, avenue Daumesnil


    9h30 :
    Cérémonie devant le Mémorial Parisien
    Cimetière du Père-Lachaise

    10h30 :
    Dépôt de gerbe par la F.N.A.C.A.
    Place du 19 mars 1962

    11h30 :
    Dépôts de gerbes au Monument aux Morts
    Mairie du 12e arrondissement
    130, avenue Daumesnil

  • L'Histoire est constitutive de l'identité républicaine

    Revenons rapidement sur le débat qui fait rage depuis une semaine, en parallèle de celui sur l'identité nationale, avant qu'une autre fantaisie présidentielle ne vienne l'éclipser dans les médias : la suppression de l'Histoire-géo pour les élèves de Terminale S. Est-ce, comme le dit le gouvernement, les ministres Valérie Précresse et Luc Chatel en tête, le bon moyen de revaloriser les filières générales, en concentrant l'effort sur les sciences en S, l'éco en ES et les sciences humaines en L ? S'y opposer est-il une marque du conservatisme dont la droite tente d'affubler les gens de gauche ?

    Notons d'abord que de Max Gallo à André Gluksman en passant par Henri Guaino, tous opposés à cette mesure, le conservatisme est aussi en Sarkozie.

    Mais surtout des Historiens de tout bord se sont élevés contre le sort réservé à leur matière et ont lancé une pétition. Des scientifiques leu ont répondu par une contre-pétition arguant que les sciences étaient aussi fondametales dans "la formation intellectuelle initiale de nos concitoyens".

    Loin de moi l'idée de trancher une querelle entre professeurs, mais il me semble tout de même que l'Histoire a un rôle plus fondamental dans la formation à la citoyenneté des jeunes générations. On peut être un citoyen si l'on sait compter mais qu'on ignore ce qu'est un vecteur ou une dérivée. Peut-on préserver une République de femmes et d'hommes libres et égaux si certains ignorent l'Histoire récente de leur pays et du monde qui l'entoure ?

    Car le programme de terminale comprend l'Histoire du XXe et du début du XXIe siècle, en France et dans le monde. Vaste sujet qui embrasse 2 conflits mondiaux, la décolonisation, la guerre froide, etc. La suppression de la matière en terminale implique soit de ne plus enseigner l'Histoire récente, soit de la fusionner avec le programme de première, ce qui revient à peu près au même vu l'immensité et la complexité de la période.

    Se posent alors plusieurs questions : comment former des citoyens aptes au vivre ensemble dans une société plurielle s'ils ignorent la décolonisation et la Guerre d'Algérie ? Comment lutter contre l'antisémitisme s'ils ignorent la Shoah ? Comment en faire de vrais européens s'ils ignorent tout des deux guerres mondiales qui ont conduit finalement à la contruction de la communauté européenne ? Comment comprendre les désordres du monde actuel si on ignore tout de la guerre froide et ses conséquences ? Comment comprendre les problématiques du réchauffement climatique si on ignore sur quelles bases nos pays se sont développés ?

    Cette suppression de l'Histoire au même moment que l'ouverture d'un débat sur l'identité française par le gouvernement est une incohérence. Pire, cela prouve le caractère uniquement opportuniste et politicien de cette opération qui se traduit par un grand déballage raciste et une stigmatisatioin des immigrés et des français issus de l'immigration. Car ces dérapages montrent que les Français ont plus que jamais besoin de connaître leur histoire mais aussi celle du monde qui les entoure pour se comprendre, s'accepter et vivre mieux ensemble.

    On pourrait également poser la question de sa suppression dans les filières technologiques qui n'a pas fait grand bruit mais est tout autant un crime contre la citoyenneté. Tout comme de la place de l'enseignement économique dans la scolarité, tant la connaissance de l'économie peut contribuer à éclairer les choix politiques de nos concitoyens, surtout en tant de crise du capitalisme financier.

    L'Histoire est une matière indispensable pour la formation des citoyens, fussent-ils de futurs ingénieurs, scientifiques ou commerciaux, et donc pour la construction chez chacun, non pas d'une identité nationale mais d'une identité républicaine !

    Fabrice Moulin

  • Réunion-débat : Devoir de Mémoire

    Devoir de Mémoire : quelle transmission aux nouvelles générations ?

     

    Mardi 1er Décembre à 19h

    Au foyer de Grenelle

    17 rue de l’Avre

    75015 Paris

    Métro : Motte Piquet Grenelle

    Introduction :

    Gilles ALAYRAC, Président d’ADER15, Conseiller de Paris et du 15ème, Conseiller Régional d’Ile-de-France,

     

    Interviendront dans le débat :

    -  Jean LAURANS, Président de la FNACA Paris

    - Sophie WAHNICH, Historienne, Chercheuse au CNRS,

    Auteur de « La longue patience du peuple : 1792, naissance de la République (Payot) »,  «Fiction d’Europe, la guerre aux musées (édition des archives) »

     

    -  Jean Pierre FARKAS, Journaliste

    -  Fabrice MOULIN, Adjoint au Maire du 12ème arrondissement en charge de la Mémoire et du monde combattant

  • Le sénat a adopté le texte présenté par le PRG sur le service civique volontaire

    Les sénateurs ont adopté hier une proposition de loi créant un service civique volontaire, promis par Nicolas Sarkozy. Le texte, présenté par Yvon Collin, sénateur radical de gauche du Tarn-et-Garonne, au nom du groupe sénatorial radical RDSE (a majorité PRG) qu'il préside, a été  voté à la fois par l'UMP, l'Union centriste, le RDSE et le PS. Seul les élus PCF et du parti de gauche ont voté contre.

    Ce service civique volontaire remplacera le service civil mis en place en 2006 par le président Chirac au moment de la disparition du service militaire mais qui n'offre qu'environ 2 500 postes par an. La proposition de loi prévoit que le nouveau service civique, d'une durée de 6 à 24 mois, sera accessible aux plus de 16 ans. Les volontaires s'engageront pour « une mission d'intérêt général » au sein d'associations, fondations ou collectivités.

    Ils bénéficieront d'une couverture sociale, de droits à la retraite, d'un accompagnement, d'une validation des acquis de l'expérience. Une indemnisation moyenne de 650 € mensuels sera accordée aux moins de 25 ans « pour limiter le nombre de volontaires de plus de 25 ans ».

    Le jeune sera encadré par un « tuteur » et d'un « accompagnement citoyen avec une formation au long cours » financé par l'État. Un nombre d'heures d'activité minimale sera obligatoire. Les jeunes seront sensibilisés par le biais de la Journée d'appel de préparation au service national.

  • Le Sénat vote à son tour l'indemnisation des victimes d'essais nucléaires


    PARIS — Les sénateurs ont voté à leur tour mercredi, après l'Assemblée nationale, le projet de loi d'indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires effectués dans le Sahara puis en Polynésie, de 1960 à 1996.

    Le texte a été voté par la majorité UMP et Union Centriste par 187 voix contre 29. L'opposition PS, Verts ainsi que le RDSE (radicaux) s'est abstenue.

    L'opposition regrette une indemnisation "a minima", 50 ans après "Gerboise bleue", premier essai nucléaire mené par la France. Les associations de vétérans, très actives, ont manifesté leur insatisfaction.

    "Je suis particulièrement fier de présenter ce texte qui met fin à un vide juridique qui durait depuis trop longtemps", a déclaré le ministre de la Défense, Hervé Morin, en présentant son texte. "C'est l'honneur de la République de reconnaître sa responsabilité et de l'assumer".

    Il a toutefois opposé une fin de non recevoir aux demandes des associations de victimes et de vétérans des essais nucléaires, dont des représentants étaient présents dans les tribunes du public et dont l'action a été saluée par tous les intervenants.

    L'association des vétérans des essais nucléaires (Aven), l'association Moruroa e tatou et le comité Vérité et justice réclament notamment l'indemnisation des ayants droit des victimes, un droit à la retraite anticipée, un élargissement des pouvoirs de la commission de suivi, la création d'un fonds d'indemnisation indépendant sur le modèle de celui de l'amiante. Elles mettent en cause les zones géographiques décrétées avoir été contaminées.

    L'opposition a relayé en vain ces demandes par voie d'amendements.

    "Les interessés ont vite réalisé que votre texte ne créait pas un véritable droit à l'indemnisation", a protesté Guy Fischer (PCF) estimant que certains sans actes de naissance ne pourront prouver qu'ils étaient sur les lieux incriminés.

    "J'appartiens à cette jeune génération de Polynésiens appelée +enfants de la bombe+". "Sur les 8 années d'essais nucléaires atmosphériques en Polynésie, c'est une durée totale de plus de 230 jours pendant lesquels les Polynésiens ont inhalé des particules radio-actives", a déclaré Richard Tuheiava (app PS) qualifiant "d'aberration" le découpage de la Polynésie en zones contaminées.

    Yvon Collin (RDSE, à majorité PRG) a regretté que le texte "n'aille pas jusqu'au bout".

    "Notre pays n'a pas joué à l'apprenti sorcier. Des précautions ont été prises", a relativisé André Dulait (UMP). Il s'est félicité d'un "acte assumé, juste et rigoureux qui met fin à un tabou".

    Le texte prévoit que l'indemnisation concernera les personnels militaires et civils et les populations qui, irradiés, ont développé un cancer. Une liste de 18 maladies, conforme à celle établie par une agence spécialisée de l'ONU, a été retenue. L'indemnisation sera évaluée par un comité ad hoc constitué d'experts désignés par l'Etat. Il soumettra son avis au ministre de la Défense qui décidera in fine. L'opposition et les associations estiment que "l'Etat, responsable des essais ne peut être juge et partie".

    Un comité de suivi, avec la présence des associations, sera instauré.

    Le Sénat a introduit dans le texte le principe "de présomption de causalité" entre les essais nucléaires et certains cancers, ce qui devrait faciliter l'indemnisation des victimes. Il a également rendu obligatoire la motivation de la décision du ministre en cas de rejet afin qu'elle soit connue du demandeur.

    Le texte, inscrit en urgence (une lecture par assemblée) devra encore être soumis à une Commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés).

  • Les sénateurs PRG proposent un service civique

     Le Groupe du *Rassemblement démocratique et social européen* (à majorité
    Radicaux de gauche) se félicite que la Conférence des Présidents du Sénat du
    mercredi 23 septembre vienne de décider d'inscrire à l'ordre du jour de la
    Haute assemblée la proposition de loi n°612 relative au *Service
    civique*présentée par Yvon COLLIN et les membres du Groupe du
    *RDSE*, conformément à la demande de son Président. Elle sera donc débattue
    en séance publique le *mardi 27 octobre *(après-midi et soir).

    Cette proposition de loi fait suite au débat de contrôle qui s’est tenu au
    Sénat le 10 juin dernier à la demande du RDSE, débat dans lequel était
    intervenu le Président *Yvon COLLIN*. Ce texte vise à *remplacer tous les
    dispositifs actuels du « service civil »* (loi de 2006) qui n’a jamais
    atteint ses objectifs. Il propose d’instaurer un *nouveau système*, unifiant
    les principaux dispositifs de volontariat sous un statut homogène et
    simplifié, en offrant toutes les *garanties juridiques, économiques et
    sociales*.

    D’une *durée de 6 à 24 mois*, le service civique s’adressera aux jeunes de
    notre pays ou aux résidents de l’Union européenne *âgés de plus de 16 ans*.
    Il s’agit ainsi de *recréer du lien social* en permettant à ces jeunes de se
    retrouver autour des *principes républicains de fraternité et de laïcité*,
    principes qu’il convient aujourd’hui de réaffirmer. Le service civique sera
    alors un véritable *apprentissage de la citoyenneté* puisqu’il offrira
    *« l’opportunité
    de servir les valeurs de la République et de s’engager au profit d’un projet
    collectif d’intérêt général »* (article 3). Avant d'envisager un service
    civique obligatoire comme le réclament certains des auteurs de cette
    proposition de loi, il convient de passer par une phase de transition avec
    un service civique volontaire comme le prévoit ce texte.

    Les Sénateurs Radicaux de gauche, et plus largement tous les Sénateurs du
    RDSE, espèrent que le "Service civique" qu'ils proposent sera approuvé par
    le Sénat.

    Texte de la proposition de loi :

    http://www.senat.fr/leg/ppl08-612.pdf


  • Goûter républicain avec les soldats du défilé à Nation

    Michèle Blumenthal, Maire du 12e arrondissement,
    Fabrice Moulin, Adjoint à la Maire en charge de la Mémoire, du Monde Combattant et du Tourisme,

    Correspondant Défense
    Et l’équipe municipale vous invitent

    Les parisiens accueillent leurs soldats

    Mardi 14 juillet à partir de 13h30

    Place de la Nation – Métro : Nation

    Venez à la rencontre de certains des militaires ayant défilé le matin sur les Champs-Élysées
    et participer à un grand goûter républicain offert par les Mairies des 11, 12 et 20e arrondissements

    Cette opération, organisée par le Gouverneur militaire de Paris avec la Mairie de Paris, est devenue un rendez-vous très apprécié des Parisiens. 
    Tous les ans, le jour du 14 juillet, nos soldats viennent dans certains arrondissements pour faire découvrir aux habitants leur métier et leur matériel.

    Cette année une grande rencontre avec démonstrations et concerts, suivie d'un goûter républicain se tiendra place de la Nation, avec le concours des Mairies des 11e, 12e et 20e arrondissements.
    Une des plus importantes présentations de matériel aura lieu ce jour là dans l'est parisien. Les soldats présents viennent notamment du 8e RPIMA (Régiment de Parachutistes de l’Infanterie de Marine)  basé à Castres.
    L’infanterie de Marine, une des armes les plus prestigieuses de l’Armée de Terre,  sert surtout pour des opérations de maintien de la paix à l’étranger. Certains des soldats présents place de la Nation reviennent notamment  de mission en Afghanistan.

    Rendez-vous place de la Nation

    Démonstrations d’engins à partir de 13h30

    Concerts de musique militaire à partir de 14h15

    Grand goûter républicain à 17h
    Autour du kiosque à musique face au lycée Arago, entre l'avenue Diderot et l'avenue Dorian.

    ......................

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu