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Mémoire et Monde Combattant - Page 2

  • Kader Arif, un ministre du monde combattant dans le 12e

    IMG_3855.PNGJ'ai représenté la mairie du 12e à la clotûre de l'assemblée générale de l'Union Francaise des Associations de Combattants (UFAC), le 4 octobre, comme chaque année à l'Espace Reuilly.

    Mais belle nouveauté, j'ai eu le plaisir d'accueillir un ministre à part entière des anciens combattants, et surtout un ministre de gauche qui est venu s'exprimer devant les associations. Kader Arif a annoncé une augementation des crédits de la politique mémorielle dans la perspective des deux grandes commémorations à venir en 2014, le centenaire de la Première guerre mondiale et les 70 ans du débarquement de Normandie et de la Libération de Paris.

    Le ministre a aussi remercié la mairie de Paris pour son soutien pour la construction dans la capitale d'un monument en l'honneur des soldats des opérations extérieures, à commencer par l'Afghanistan.

  • Notre conseil vote l'apposition d'une plaque dans notre mairie en mémoire des juifs déportés lors de la rafle du Vel' d'Hiv'

    Mon intervention au conseil d'arrondissement du 17 septembre 2012 pour présenter le projet de plaque commémorative en mémoire des juifs arrêtés pendant la rafle du Vel' d'Hiv, rassemblées dans la mairie du 12e arrondissement, alors commissariat du 12e, et déportés  :

    C'était à Paris il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942 : la Rafle du Vel d'Hiv.

    Une rafle à la demande des Autorités Occupantes, perpétré par l'Etat français sur Ordre du gouvernement de Vichy.

    La circulaire N°173-42 de la Préfecture de Police du 13 juillet 1942 ordonnait l'arrestation de tous les Juifs étrangers et apatrides, et leur conduite au camp d'internement de Drancy (93) et au Velodrome d'Hiver, rue Nélaton dans le 15e.

    13 152 furent arrêtés puis déportés à Auschwitz, dont un grand nombre de femmes et d'enfants. Seuls 25 adultes et quelques enfants en revinrent.

    Plus de 6 100 enfants ont été arrêtés à Paris durant la Shoah. La plupart d’entre eux ont été déportés au camp d’Auschwitz.

    Les 16 et 17 juillet 1942, l’ancien commissariat du 12 ème arrondissement a servi de lieu de rassemblement des habitants juifs du 12ème arrondissement, avant leur déportation.

    Afin de perpétuer le souvenir de ces victimes, il vous est proposé d’apposer une plaque commémorative dans notre mairie.

    Cette plaque est sans doute l’aboutissement du travail de mémoire effectué ces dernières années, notamment avec l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés (AMEJD 12e), à destination des jeunes avec l’apposition des plaques avec les noms des enfants juifs déportés dans les écoles du 12e et il y a 2 ans la plaque devant notre mairie pour les enfants déportés non scolarisés.

    J'ajouterai les cérémonies en l'honneur des Justes parmi les Nations, presque tous les ans dans notre mairie. Je souhaite d'ailleurs rappeler qu'il y eut aussi des policiers français qui ont sauvés des juifs et l'honneur de la police et il faut leur rendre hommage. Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, qui est adjointe au maire de Paris chargé de la Mémoire, nous parlera des projets de la ville de Paris à ce sujet.

    En ce 70ième anniversaire de la tragédie du Vel' d’Hiv' le travail de mémoire parait toujours et encore plus indispensable.

    D’autant que selon un sondage CSA une majorité des moins de 35 ans ignore ce qu'est la rafle du Vél' d'Hiv'. 25% des plus de 65 ans n'en ont pas non plus entendu parler, pour une moyenne tous âges confondus de 42%.

    Comme vous le savez la Mairie de Paris a organisé une grande exposition qui dure jusqu’à fin octobre : « C’étaient des enfants. Déportation et sauvetage des enfants juifs à Paris. »

    Parallèlement à cela, la Mairie du 12e arrondissement organisera d’autres actions en direction des classes de CM2 : projection du film Au revoir les enfants de Louis Malle à l’Espace Reuilly ainsi que des interventions dans les classes, organisées par l’AMEJD, par des rescapés des camps.

    Les classes de CM2 seront aussi invitées à assister à la Cérémonie de l’apposition de la plaque commémorative de la mairie du 12ème arrondissement avenue Daumesnil à Paris 12e et dont le texte est le suivant :

    EN MÉMOIRE DES HOMMES, FEMMES ET ENFANTS DU 12 ARRONDISSEMENT QUI, PARCE QUE NES JUIFS, ONT ÉTÉ ARRÊTÉS ET REGROUPES ICI, DANS LES LOCAUX DE L’ANCIEN COMMISSARIAT DE POLICE, PAR DES POLICIERS FRANÇAIS, LORS DES RAFLES DE 1942 À 1944, SUR ORDRE DU GOUVERNEMENT DE VICHY, COMPLICE DE L’OCCUPANT NAZI.

    A CEUX QUI FURENT DÉPORTÉS. A CEUX QUI NE REVINRENT PAS DES CAMPS DE LA MORT.

    LE 12 ARRONDISSEMENT SE SOUVIENT.

  • L'héritage du Conseil National de la Résistance doit être préservé

    Belle cérémonie ce matin pour le 69e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance avec l'ANACR, où j'avais l'honneur de représenter la maire. Voici mon discours :

    Mesdames et Messieurs les membres des associations d’anciens combattants,

    Mesdames et Messieurs les anciens résistants,

    Mesdames et Messieurs les élus,

    Monsieur le Commissaire central,

    Mesdames et Messieurs,

    Nous sommes réunis pour commémorer une date capitale de l’histoire de notre pays : le 27 mai 1943.

    Ce jour anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance prend une dimension particulière cette année car il y a quelques semaines nous a quitté Raymond Aubrac le dernier survivant des chefs de la Résistance arrêtés en juin 1943 à Caluire, avec Jean Moulin.

    Raymond Aubrac qui a transmis toutes ces années aux jeunes générations une leçon d’espérance qu’il résumait ainsi : « Voici ce que je dis aux jeunes : si vous partez battus, vous n'arriverez à rien ; si vous vous battez, alors vous aurez peut-être une chance d'arriver à quelque chose. »

    Cette année a aussi vu l’intolérance et le rejet de l’autre revenir sur le devant de la scène en Europe – il y a un parti néo-nazie en Grèce- et même en France, il est plus important que jamais de rappeler et faire écho des valeurs humaines qui ont habité jusqu'au bout les Résistants français lors de la Seconde Guerre Mondiale.

    Nous devons rendre hommage à ces combattants qui ont lutté par des missions de renseignement, de sabotage ou des opérations militaires contre les troupes allemandes et les forces du régime de Vichy.

    C’est le moment où nous pouvons rendre hommage aussi à tous ces combattants qui ont développé une presse clandestine, diffusé des tracts, fabriqué des faux papiers, organisé des grèves et des manifestations, sauvé des Juifs traqués, des prisonniers de guerre, des réfractaires au Service du Travail Obligatoire.

    Quel courage et quel acharnement fallait-il à ces femmes et ces hommes pour mener toutes ces actions.

    Rappelons que tout commence avec la création du Conseil National de la Résistance (CNR) par Jean Moulin.  Grande figure historique, il entre en contact avec la Résistance française après avoir entendu l'appel du 18 juin 1940 prononcé par le général de Gaulle depuis Londres. Il devient le 1er janvier 1942 représentant du général de Gaulle auprès des mouvements de Résistance, qu’il parvient à unifier lors de la réunion fondatrice du 27 mai 1943 à Paris. Jour après jour il s’est employé à donner corps à cette Armée de l’ombre qui au cours des mois qui suivirent va, par le harcèlement des troupes d’occupation, la transmission d’information, les sabotages d’infrastructures, contribuer grandement à la Libération de la France. Il mourra sous la torture de la Gestapo lors de son transfert en Allemagne … sans avoir parlé.


    La création du CNR donne une réelle dimension à la Résistance qui franchit une nouvelle étape en plein conflit mondial.

    La date du 27 mai 1943 changea le cours de la lutte contre l’occupant et les collaborateurs du gouvernement de Pétain : le général De Gaulle, chef de la France Libre devenait le chef de la France combattante, le chef de toute la Résistance.


    Cette journée de commémoration est l’occasion de rappeler à ceux qui tendent à l'oublier la complexité de la Seconde Guerre Mondiale dans sa dimension idéologique et politique. Mais, elle est aussi l'occasion de rappeler le rôle crucial joué par la Résistance française dans la libération de notre pays du joug des armées nazies. Notre devoir de mémoire est de reconnaître les services rendus par les combattants de la Liberté depuis l'Armistice du 22 juin 1940 jusqu'à la Libération en 1944.


    Parmi eux, 20 000 résistants des Forces Françaises de l'Intérieur tués au combat, 30 000 autres fusillés et plus de 60 000 autres déportés dans les camps. En leur nom et en ceux des résistants qui nous quittent au fil des années, il est bon de toujours faire écho de leur dévouement pour la France auprès de tous et surtout auprès de la jeunesse afin de ne jamais oublier ce grand chapitre de notre Histoire.


    Les valeurs défendues par la Résistance restent des valeurs modèles pour notre société actuelle. J'évoquerais, par exemple, la défense des valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes, la lutte contre les regains des idéologies fascistes et la défense de la Paix.

    Pensons également aux mesures du programme du CNR qui a jeté les bases du changement intervenu dans la France libérée de 1945 et fondé le modèle social français que nous devons toujours défendre, surtout en cette période de crise en Europe.

    Le temps passe inexorablement mais la reconnaissance de la nation reste et doit demeurer toujours aussi vive. Le message de la Résistance, loin de s'épuiser, doit persister, doit être exalté, doit être rappelé !

    « Je ne savais pas qu'il était si simple de faire son devoir quand on est en danger », écrit Jean MOULIN dans une lettre à sa mère en juin 1940.

    Je terminerai en citant de nouveau Raymond Aubrac : « Dès le premier jour, dès l'appel du 18 juin 1940 dans lequel de Gaulle a expliqué que la perte d'une bataille ne voulait pas dire que nous avions perdu la guerre, une seule chose nous a guidés : l'optimisme, la conviction qu'en nous engageant, nous pouvions changer les choses. »

    Je crois que cette phrase résume très bien le dévouement, le courage et l’abnégation dont ont fait preuve ces soldats de l’ombre qui donnèrent leur vie à la liberté, notre liberté, et que cette leçon d’engagement et d’espoir est encore d’actualité.

    Je vous remercie.

  • Le PRG bien présent au 1er gouvernement Hollande

    La composition du nouveau gouvernement a de quoi surprendre et satisfaire car il est paritaire, renouvelé, représentatif de la diversité et aussi des composantes de la gauche progressiste qui ont soutenu la candidature de Hollande.

    On peut se réjouir que notre parti, le Parti Radical de Gauche, est ainsi bien représenté; même si on pouvait encore espérer mieux compte-tenu de notre participation aux primaires. La surprise du gouvernement est la nomination de la candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002, Christiane Taubira, au poste de Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Beaucoup de nos militants sont très attachés à cette femme de tempérament et résolument indépendante, dont on connait l'humanisme et l'engagement continue contre les injustices. Et Taubira elle-même n'a jamais coupé le lien avec notre famille, même si nos chemins se sont parfois éloignés. Précisons également qu'elle a longtemps vécu dans le 12e arrondissement avec sa famille.

     

    Au gouvernement, elle a ainsi donné son nom à une Loi qui reconnait la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'Humanité. Première mesure à peine nommée, elle annonce déjà une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel suite à son annulation incompréhensible par le Conseil Constitutionnel.

    Sa nomination a immédiatement été attaquée de manière ignominieuse par Marine Le Pen, ce qui est très révélateur de la qualité de Taubira et du vrai visage extrémiste de la fille Le Pen.

    Et aussi Sylvia Pinel, députée PRG du Tarn-et-Garonne, devenue la benjamine du gouvernement (à 34 ans). Nommé Ministre déléguée au Commerce, à l'Artisanat et au Tourisme, je suis sûr qu'elle pourra travailler efficacement sur ces secteurs avec la Ville de Paris. Notamment pour maintenir la position de Paris et de la France en tête des destianntions touristiques avec le Maire-adjoint de Paris en charge du Tourisme, notre président fédéral et délégué général du PRG, Jean-Bernard Bros qui a églement participé au groupe Tourisme autour de François Hollande. Etant chargé également du Tourisme au niveau du 12e arrondissement, je suis aussi content de penser que nous partagerons les mêmes objectifs.

    Pour mon autre délégation, la Mémoire et le Monde combattant, je me réjouis du retour d'un Ministre délégué aux Anciens combattant, Kader Arif, député de Toulouse et fils de Harki, quand le gouvernement Fillon ne comptait qu'un Secrétaire d'Etat peu motivé.

    Je note également que, après avoir disparu du Conseil de Paris, le MRC est absent de ce gouvernement malgré le ralliement - tardif - de Jean-Pierre Chevènement. La conclusion en est que c'est la fin de ce mouvement mais je pense que les Parisiens qui s'y retrouvaient pour défendre la République et la laïcité devraient trouver leur place à nos côtés.

  • Où était l'UMP en cette journée de souvenir ?

    Chaque année l'Association des Déportés Internés Résistants (ADIRP) du 12e commémore à la mairie du 12e arrondissement la Journée du SOuvenir de la Déportation le dernier samedi d'avril. Cette année l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 12e étaient associés à cette commémoration toujours très émouvante. La maire et les élus de la majorité étaient évidemment en nombre mais aucun élus ni représentant de l'opposition UMP... qui étaient fiers d'être en train de tracter sur un marché. Cela en dit long sur leurs priorité et le peu de cas qu'ils font de la mémoire, et dans ce climat d'extrême-droitisation de la campagne électorale par le Président sortant, cette absence de la droite a été ressentie comme un manque de respect par beaucoup de témoins, victimes et familles qui espéraient un rassemblement républicain.

    Je trouve pour ma part que privilégier la campagne contre la transmission de la mémoire comme l'a fait la droite est injustifiable.

    Jean Ferrat - Nuit et brouillard

  • Raymond Aubrac écrivait que Sarkozy allait contre les idées de la République

    C'est avec tristesse que nous avons appris le décès du grand résistant Raymond Aubrac qui avec sa femme Lucie ont écrit parmi les plus belles pages de la Résistance, et aussi les plus tragiques car il fut témoin de l'arrestation de Jean Moulin lors de la réunion du Conseil National de la Resistance à Caluire.

    Les obsèques d'Aubrac auront lieu lundi au Père Lachaise et sa famille, qui n'a pas souhaité que des personnalités politique prennent la parole par peur que ces obsèques soient l'occasion de récupération politique, se désespère d'avoir une réponse sur la présence du président-candidat qui n'a pas daigné les contacter... Ce n'est pas une attitude digne d'un Président, mais cela ça n'étonnera plus personne...

    Je suis d'ailleurs heureux d'apprendre que l'hommage à Raymond Aubrac sera fait par Jean-Louis Crémieux-Brilhac, grand homme de la France Libre aussi que nous avons eu la chance d'accueillir pour une conférence passionnante à la mairie du 12e arrondissement à l'occasion des 70 ans de l'Appel du 18 juin 1940.

    Ce n'est pas par contre de la récupération mais respecter la parole d'un citoyen engagé jusqu'au bout que de rappeler que Raymond Aubrac avait officiellement appelé à voter pour François Hollande :

    "Je suis persuadé que François Hollande Président de la République française rendra au pays sa confiance et qu’il aidera tous les Français à mieux se projeter dans l’avenir. Nous avons besoin de changement. J’ai lu le programme et sans vous commenter les soixante précieuses mesures, je suis convaincu qu’il faut avancer avec l’idée d’un futur positif.

    Sachons saisir notre chance le 22 avril 2012. Croyez-moi, il est la chance du changement. Il est notre chance. Il est la chance de l’avenir. Tout cela doit nous donner envie de nous imaginer en 2050, dans une France meilleure, sereine et engagée."

    (à lire sur le site de François Hollande ici)

    Selon le Monde, Raymond Aubrac avait également séverement critiqué Nicolas Sarkozy. Il avait signé, avec d'autres résistants, l'appel des Glières, regrettant que Nicolas Sarkozy utilise le plateau, ce site emblématique du maquis, pour en faire un lieu de pèlerinage où construire son propre mythe.

    L'appel lui reprochait aussi plus généralement d'abandonner les idéaux développés pendant les années sombres par le Conseil national de la Résistance (CNR) : "Sécurité sociale et retraite généralisée, contrôle des féodalités économiques, droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales, ouvrières et agricoles."

    Raymond Aubrac allait encore plus loin dans l'admonestation : "La critique essentielle que je fais au chef de l'Etat et au gouvernement n'est pas d'aller contre le programme du CNR, malgré mon attachement à ce programme. Je leur reproche d'aller contre les idées de la République, les idées de démocratie, d'égalité et de ce que nous pensions être le besoin de progrès social." (Passage de témoin, Calmann-Lévy, 2011).

  • Retour en images sur les évènements municipaux du 50e anniversaire du cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie

    La cérémonie au Monument aux Morts de la mairie a clos les évènements organisés que nous avons organisé à la mairie du 12e en partenariat avec le Comité 12e de la Fédération National des Anciens Combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA).
     
    Dans la matinée, notre maire Michèle Blumenthal, moi-même et beaucoup d'élus de la majorité, ainsi que nos deux députés, Sandrine Mazetier et Patrick Bloche, nous nous sommes recueillis avec nos anciens combattants sur la Place du 19 mars 1962 inaugurée dans le 12e lors de la précédente mandature par le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
     
    Je note au passage que les élus UMP n'ont pas honoré l'invitation que je leur avait faite en Conseil d'arrondissement de prouver par leur présence l'attachement qu'ils ont pour les membres de la FNACA. Malgré leurs belles paroles, on ne les a vu à aucune des manifestations officielles. Les élus UMP ont affichés ainsi le même mépris que le gouvernement envers tous ces appelés qui les conjurent de reconnaitre enfin le date du 19 mars 1962 comme commémoration officielle de la Guerre d'Algérie.
     
    pic.twitter.com/1tsoe5sA
    Bertrand Delanoë, aux côtés duquel nous étions plus tôt le matin au Père Lachaise avec de nombreux anciens appelées et leurs familles au Monument aux Appelés parisiens ainsi qu'aux victimes de l'OAS, avec beaucoup d'élus municipaux et Conseillers de Paris, de gauche là encore.
    pic.twitter.com/knJpdLr0

    12e en images : 50 anniversaire du cessez-le-feu

    (Article paru sur le site de la Mairie du 12e, crédits photos Mairie du 12e)

    Ce lundi 5 mars a eu lieu en salle des fêtes de la Mairie du 12e le vernissage de l'exposition « La Guerre d'Algérie : 1er Novembre 1954- 19 Mars 1962 », en présence de Michèle BLUMENTHAL , Maire du 12e arrondissement ; de Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire, du monde combattant et du tourisme ; de Maurice CASSAN, Président du comité d'entente et de la FNACA du 12e ; de Monsieur VIROT, membre de la commission Guerre d'Algérie Jeunesse Enseignement de la FNACA, et de nombreux participants.

    Cette exposition proposée par la FNACA, sera présente en salle des Fêtes de la Mairie du 12e , du 5 Mars au 12 Mars 2012. Elle retrace les phases essentielles de la guerre d'Algérie, et met également en avant certains sujets considérés comme tabous : violences et tortures, femmes dans la guerre, missions humanitaires, etc.

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    Ce vernissage fut suivi d'un ciné-débat à l'espace Reuilly, autour du film documentaire « France-Algérie : une histoire en perspective ».
    Cette soirée, a permis, au public très nombreux, de revenir sur cet épisode douloureux de notre histoire, grâce aux interventions de Malika RAHAL (spécialiste de l'histoire de la colonisation française), de Maurice CASSAN, de Christian PREVOTEAU ( membre de la commission Guerre d'Algérie Jeunesse Enseignement de la FNACA), de Thomas CANTALOUBE ( journaliste à Médiapart, spécialiste des questions internationales), et aux anciens combattants présents d'apporter leur témoignage sur cette « guerre sans nom ».

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  • Du 5 au 19 mars, la mairie du 12e se souvient de la "guerre sans nom"

    A l'occasion du 50e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, la Mairie du 12e et la FNACA, vous proposent une exposition à la Mairie du 12e et un ciné-débat à l'Espace Reuilly.

    Exposition du 5 au 10 mars Mairie du 12e - Salle des Fêtes Vernissage le 5 mars à 17h.

    La Mairie du 12e accueille du 5 au 10 mars l'exposition La Guerre d'Algérie : 1er novembre 1954 - 19 mars 1962 proposée par la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie retraçant l'Histoire de cette « guerre sans nom ».

    Ciné-Débat le 5 mars à 18h30 à l'Espace Reuilly, 21 rue Hénard Projection du documentaire : France-Algérie : une histoire en perspective d'Yves COURRIERE et de Philippe MONNIER.

    Au travers d'entretiens, deux acteurs emblématiques de la guerre (R. GIRARGET et P. VIDAL-NAQUET) reviennent sur les idéaux et les fractures d'une génération. Deux historiens (B. STORA et G. FLEURY) évoquent les clefs de la guerre et les enjeux de la transmission historique. Durée : 1h20.

    Cette projection sera suivie d'un débat en présence de Malika RAHAL, chargée de recherche à l'institut d'histoire du temps présent, spécialiste de l'histoire de la colonisation française, Maurice CASSAN, Président du comité d'entente du 12e, Christian PREVOTEAU, de la commission GAJE (Guerre d'Algérie Jeunesse Enseignement) de la FNACA.

    Ce débat sera animé par Thomas CANTALOUBE, journaliste à Médiapart, spécialiste des questions internationales.

     
    Programme à voir sur le site de la mairie du 12e
  • Unanimité pour la statue d'Alphonse Baudin, l'UMP ne participe pas au vote

    Le voeu que j'ai défendu hier en conseil d'arrondissement pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin a été voté à l'unanimité par la majorité municipale du 12e arrondissement, mais sans les voix de l'UMP qui n'a pas voulu participer au vote.

    Il faut croire que l'héroïsme de ce député de la gauche républicaine n'a pas ému notre opposition sarkozyste et qu'ils n'ont peut-être pas goûté le parallèle relatif mais inévitable avec la situation actuelle.

    Car dans mon intervention, j'ai ainsi souligné :

    "Commémorer le souvenir de cette figure républicaine et de son sacrifice pour la liberté doit nous rappeler que le régime politique actuel est imparfait, que la monarchie républicaine dans laquelle nous vivons n'assure plus l'équlibre des pouvoirs, que le Président gouverne seul et sans engager sa responsabilité, négocie les traités internationaux et fait la guerre sans l'aval du Parlement, et qu'au royaume des fadettes la presse est écoutée et qu'on peut même constater l'émergence d'une police politique, comme on a pu le constater en lisant le journal du dimanche.

    Tous les partis dans ce conseil, en tout cas ceux de gauche, sont pour le changement de République, je dirai même le changement tout court. Un nouveau régime, qu'on l'appelle VIe République ou autrement, Présidentiel ou Parlementaire, mais qui garantisse enfin l'équilibre des pouvoirs!"

    Je ne peux cependant que spéculer sur les raisons pour lesquelles les représentants de ce qu'on appelait à l'époque de Baudin "la réaction" n'ont pas participé au vote car ils n'ont pas daigné intervenir sur le fond ou s'expliquer, ni défendre leur politique, comme souvent. Mais il faut dire qu'ils semblent avoir peu de goût pour l'Histoire, comme leur Président qui a supprimé la matière en terminal scientifique.

  • Signez l'Appel du 2 Décembre pour le député Baudin!

    Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit a donc bien lancé son appel pour la reconstruction de la statue du député Alphonse Baudin mort sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte (à lire dans mon article précédent).

    Je suis parmi les premiers signataires et je vous invite à donner plus de force à cette initiative en signant en ligne cette pétition en ligne sur le site de Médiapart.

    A ma connaissance, la Ville de Paris n'avait donné suite aux précédentes demandes. C'est dans l'espoir de faire avancer les choses que je presenterai ce soir au Conseil d'arrondissement un voeu au nom de la majorité muncipale afin que le maire de Paris étudie les conditions pour que la statue du député martyr reprenne la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter si les nazis ne l'avaient fondue pour voler son bronze.

    Lire à ce sujet l'article de Laurent Mauduit sur son blog sur Médiapart ici.

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