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Laïcité et loi de 1905 - Page 2

  • Tous les centristes devraient voter Hollande

    François Bayrou a finalement annoncé qu'il voterait François Hollande, justifiant son choix "personnel" par le rejet de la "course-poursuite à l'extrême-droite" de Nicolas Sarkozy.

    Ce choix l'honore certainement car il ne me semble pas guidé par un calcul politique. Car en efft son parti le Modem est aujourd'hui laissé en piteux état par une stratégie intenable du ni-gauche ni-droite qui trouve aujourd'hui ses limites. En effet voici un chef qui fait un choix personnel, quand ses lieutenants se divisent, certains partant à gauche, d'autres retrouvant les réflexes de l'UDF soutenant la droite, et ses électeurs sans consignes claires. Certes ceux-ci ne devraient pas avoir besoin d'être pris par la main pour faire le même choix que Bayrou et voter Hollande contre un candidat Sarkozy qui s'est totalement détourné des valeurs humanistes et de l'idéal européen qui animent les électeurs centristes.

    Le choix de Bayrou est donc pour moi une évidence, presqu'un devoir moral qui devrait s'imposer à tous les électeurs de sensibilité centriste.

    Je reste d'ailleurs abassourdi de voir nos "frères", les radicaux valoisiens, après la pitoyable pirouette de Borloo, rester sagement docile derrière un candidat qui trahit toutes les valeurs républicaines, fraternelles et laïques que les vrais radicaux placent au-dessus de toutes autres considération. Les élus et militants valoisiens qui partagent nos convictions devraient voter Hollande comme ils auraient du depuis longtemps déjà cessé de soutenir la politique injuste, anti-sociale et anti-laïque de Sarkozy.

    Avec ceux qui ont fait un choix sincère et clair de soutenir Hollande, l'après 6 mai devra se traduire par la recomposition d'un centre-gauche autour du PRG pour un gouvernement qui réoriente la construction européenne vers la croissance et mette en oeuvre une politique économique et fiscale progessiste et juste.

  • François Hollande, le candidat le plus "radical" depuis 1981

    Si je dis que François Hollande est un candidat "radical", ce n'est pas parce qu'il vient d'annoncer la création d'un taux marginal d'imposition à 75% au dessus de 1M€ de revenu. Bien qu'avec Joseph Caillaux, les Radicaux sont à l'origine de l'impôt progressif sur le revenu et que surtaxer les très hauts revenus me semble juste au regard de leur augmentation dans le contexte de crise actuel.

    Si François Hollande est le candidat le plus "radical" depuis 1981, c'est bien entendu au sens où nous Radicaux de gauche nous définissons le radicalisme, c'est à dire un républicanisme réformiste, épris de progrès et de justice sociale, héritier du parlementarisme de la IIIe République et des combats pour la laïcité, et non au sens de la "gauche radicale" des trotskistes.


    Et oui, bien qu'il fut premier secrétaire du parti socialiste pendant 10 ans, François Hollande est le premier candidat à la présidentielle a représenter aussi nettement notre courant de pensée, depuis Michel Crepeau, député-maire de la Rochelle et candidat du MRG en 1981 qui devint le premier ministre de l'environnement de gauche après l'élection de François Mitterrand. Certes, nous avons présenté Christiane Taubira en 2002 et celle-ci a défendu avec ferveur et éloquence nos valeurs d'humanisme et de fraternité mais le rôle un peu trop réducteur de "candidate de la diversité" que lui ont fait jouer les médias avait réduit la porté de notre message et de notre projet.


    Il est amusant d'ailleurs de voir que le radicalisme de François Hollande est souligné par la presse et les politologues, par exemple dans cette excellente analyse d'Alain Duhamel (tribune à lire ici dans Libé). Il est admis et revendiqué par le candidat lui-même, comme lorsqu'il célèbre la mémoire d'Henri Queuille, député radical de Corrèze, membre du Comité national de la Libération et plusieurs fois président du Conseil (à lire ici dans Ouest France), ou lorsqu'il cite en exemple une figure tutélaire du radicalisme, Pierre Mendès-France.


    Mais c'est surtout dans les valeurs et les propositions défendues par le candidat du PS et du PRG qu'on retrouve l'ADN radical. Faisons-en un petit inventaire non exhaustif.


    Tout d'abord le retour de la République comme pivot de l'action de la gauche. Non pas une République confisquée par un clan ou d'exclusion de l'autre comme la prône Nicolas Sarkozy, encore hier à Bordeaux, mais la pratique du pouvoir apaisée, la volonté de rassembler les Français, l'Etat impartial tel que défendu au même moment à Dijon par François Hollande. Il s’est inscrit dans l’héritage de l’histoire républicaine de la France depuis 1789 et il a promis d’appliquer vraiment l’article 1 de notre Constitution : «La France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale.» Très important pour nous aussi, l'annonce d'un acte III de la décentralisation qui rende aux collectivités leur autonomie dans le cadre d’un Etat renforcé.


    La proposition d'inscrire dans la Constitution les principes de la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat est aussi, je l'espère, une réappropriation de la laïcité par la gauche, que nous appelions de nos voeux depuis longtemps pour ne pas laisser les extrêmes (et l'actuel ministre de l'Intérieur) s'en servir comme d'une arme de discrimination. Charge à nous de rester vigilants pour que dans la gestion locale cette défense de la laïcité reste fidèle à ses principes (c'est-à-dire n'oublie pas l'article 2 de la loi de 1905) et ne renforce pas les communautarismes.


    Nous qui sommes fédéralistes européens, nous ne pouvons que nous féliciter que François Hollande propose un nouvel accord politique lançant une nouvelle étape de l’intégration financière, économique et politique de l’Europe pour achever la construction de la zone euro. Et qu'il veuille renégocier le mécanisme européen de stabilité (MES) pour y intégrer une politique commune de croissance, mais sans pour autant "jeter le bébé avec l'eau du bain" comme nous y invite les eurosceptiques de tous bords, c'est-à-dire nier les efforts nécessaires de maîtrise des dépenses.


    Les propositions d'Hollande sur l'économie et la fiscalité sont aussi les nôtres. Le plus marquant est l'ensemble des mesures pour soutenir les PME/TPE, considérées enfin comme moteur de la croissance et de l'emploi  (alors que les socialistes insistaient habituellement sur le rôle de l'Etat), ainsi que la reprise de la proposition de Jean-Michel Baylet pendant les primaires : moduler le taux d'imposition sur les sociétés en fonction de la taille de l'entreprise. La fusion de l'IR et de la CSG est aussi une vieille revendication du PRG.


    Enfin abordons les questions sociétales. Jean-Michel Baylet, président du PRG et notre candidat à la primaire, fut le seul à oser y défendre clairement le Droit à mourir dans la dignité, qui est un nouveau droit offert à nos concitoyens (et n'a rien à voir avec l'euthanasie, rappelons-le), comme le mariage pour tous, l'adoption par des parents homosexuels ou le droit de vote des étrangers. Et cette proposition a été reprise et est défendue aujourd'hui publiquement par François Hollande.


    Cette convergence entre nos idées et le candidat Hollande était palpable dès son entrée en campagne pour les primaires. C'est pour cela qu'après avoir défendu les idées de Jean-Michel Baylet au premier tour, je n'ai pas hésité une seconde à soutenir la candidature de Hollande au second tour et milité auprès des membres du Bureau national pour que le PRG se range officiellement derrière lui. J'ai déjà dit ici (à lire ici sur mon blog) que c'était le choix de la cohérence pour nous Radicaux et je crois que la cohérence radicale du projet porté par François hollande jusqu'à présent me donne raison.


    Par Fabrice Moulin

  • Avec Hollande au Bourget, la République c'est maintenant !

    Nous étions mobilisés avec le Radicaux de gauche aux côtés des socialistes et de nombreux citoyens pour soutenir François Hollande ce dimanche au Bourget où près de 20 000 personnes se sont rassemblés pour dire avec notre candidat que "le Changement c'est maintenant!".

    IMG_2636.JPGJe ne vais pas revenir sur toutes les propositions de François Hollande mais disons que nos drapeaux jaunes flottaient dans le public à la mesure de l'enthousiasme soulevé par la tonalité très républicaine de son discours. D'abord, la reprise de la proposition des radicaux d'inscrire la loi de 1905 fondatrice de la laïcité à la française dans la Constitution. Mais aussi la volonté de lutter contre l'insécurité et la délinquance - échec majeur de Nicolas Sarkozy - qu'elle soit en col blanc ou le fait des caïds des cités : « La République, oui la République, vous rattrapera ! »

    Vraie volonté aussi de résoudre le problème de la crise du logement, si important pour les Parisiens, avec "l'encadrement les loyers là où les prix sont manifestement excessifs", la "multiplication par 5 les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent les règles" de la loi SRU, et surtout la mise à dispostion par l'Etat aux collectivités locales des terrains disponibles pour créer des logements. On a hâte de récupérer enfin la Caserne de Reuilly dans le 12e!

    Les Radicaux n'ont pu qu'apprécier le volontarisme pour réorienter la construction européenne, l'engagement pour les PME et bien sûr les mesures contre le "véritable adversaire" du peuple de gauche et des Etats : "le monde de la finance". Cela m'a rappelé Mitterrand en 1981 dénonçant les "puissances de l'argent".

    D'ailleurs, François Hollande a fait une belle déclaration humaniste en contre-point de la droite bling-bling : "J'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent".


    Discours de François Hollande au Bourget 1e partie par francoishollande

     

    Terminant son discours par un engagement fort et solennel auprès des jeunes pour qu'ils vivent mieux à la fin de son mandat qu'ne 2012, François Hollande a clôt ce meeting aux accents mitterrandiens qui fut aussi très radical et républicain par une Marseillaise entonnée par le peuple de gauche, et ça aussi c'est un changement!


    Discours de François Hollande au Bourget 2e partie par francoishollande

  • Ensemble contre les fondamentalistes de tous bords

    Le PRG Paris a réagi deux fois cette semaine pour condamner les actions violentes des intégristes de tous bords qui s’attaquent à la liberté d’expression (lire les communiqués de presse ici).

    La liberté artistique d’abord, que des fondamentalistes chrétiens contestent à l'appel de l'Institut Civitas, proche du mouvement intégriste lefebvriste, en perturbant viollement depuis deux semaines la représentation de la pièce pièce de Roméo Castelluci, « Sul Concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu) » au Théâtre de la Ville.

    La liberté de la presse et la liberté d’opinion ensuite, menacés par l’incendie criminel du journal satirique Charlie Hebdo, vraisemblablement perpétrés par des musulmans intégristes, qui se répandent en insulte et en menaces contre le journal dont la une du dernier numéro baptisé Charia Hebdo figure une caricature de Mahomet.

    La fédération de Paris du Parti Radical de Gauche défend la tolérance, la laïcité, la liberté d'expression et la liberté artistique, et a tenu à rappeler (et rares sont les partis qui ont eu le courage de le dire) que dans le cadre de la loi, la République laïque ne connaît pas le délit de blasphème.

    Méfions nous des amalgames et des récupérations politiciennes, à commencer par l'UMP et le FN dont la haine de l'altérité est un poison tout aussi dangereux que les intégrisme religieux. Mais restons vigilant pour défendre nos libertés conquises à la Révolution française puis par la loi 1905.

    Le PRG Paris s’associe à l’appel des associations antiracistes et progressistes à tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

  • Succès populaire, la primaire citoyenne est restée malgré tous nos efforts une primaire socialiste...

    Revenons sur les résultats de la primaire et les enseignements à en tirer, y compris dans l'arrondissement. Tout d'abord, j'ai été depuis le début un ardent partisan de la participation des Radicaux de gauche aux primaires, et ce sans illusion sur le score.

    Et il faut avouer que les queues de gens enthousiastes que j'ai vu lors de ma tournée des bureaux de vote de l'arrondissement, en tant que mandataire de Jean-Michel Baylet, ont fini de me convaincre de la justesse et du succès de cet évènement démocratique.

    Mais si seulement cette primaire avait été plus "citoyenne" que "socialiste"!

    S'ils ne m'étonnent pas vraiment ni ne me satisfont, les résultats de Jean-Michel Baylet à la primaire, qui ne dépassent pas les 1% tant au niveau national que parisien, ne sont pas révélateurs.

    Pas révélateur d'abord de l'influence réelle du radicalisme. Notre espace politique s'est vu réduit par le corps électoral de la primaire, par définition limité aux sympathisants de gauche politisés, alors même que la vocation du radicalisme est de bâtir les majorités d'idées chères à Pierre Mendès-France et d'élargir l'audience de la gauche en jetant des passerelles vers l'autre bord, à commencer par l'électorat centriste.

    Pas révélateur non plus de la mobilisation de nos élus et militants et bien sûr de nos jeunes radicaux toujours enthousiastes, et de l'accueil reçu sur le terrain.

    Pas révélateur surtout au vu de l'intérêt que nous avons vu monter pour nos propositions et notre formation politique qui trouvait enfin l'occasion de s'exprimer dans les grands médias, à la télé (5 millions de téléspectateur pour le 1er débat!), dans les journaux, les réseaux sociaux, etc.

    "L'Audace à gauche" ne fut pas qu'un slogan.

    Les propositions sociétales sur lesquels nous nous sommes fortement positionnés, ont suscité débat et intérêt, comme par exemple la conquête de nouveau droits : le Droit à mourir dans la dignité, le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, ou encore la légalisation du cannabis qui a d'abord été décriée avant de recevoir le soutien de médecins ou de spécialistes en matière de sécurité.

    Même les medias ont changé leur discours entre notre entrée en lice (trop tardive) et le scrutin, passant de Baylet "l'intrus" au candidat "légitime". J'ai d'ailleurs apprécié le propos de François Bazin du Nouvel Obs : "le radicalisme de gauche a désormais une incarnation [...] juste au moment où le radicalisme de droite, représenté par Jean-Louis Borloo, tire sa révérence". Ou encore Alain Duhamel peignant Baylet en néomendesiste "héritier cordial du solidarisme".

    Notre fédéralisme européen, que nous sommes les seuls à gauche à défendre depuis près de 20 ans, a fait la quasi-unanimité parmi les autres candidats. Nous avons d'ailleurs reçu le soutien d'associations euro-progressistes ou de gauche libérale.

    Notre défense inlassable de la laïcité a reçu un écho, notamment à Paris où on m'en a beaucoup parlé. De même pour notre pragmatisme affiché en matière d'économie et notre refus des solutions idéologiques. Y compris sur l'écologie que nous refusons de voir érigé comme une religion et déconnecté du progrès scientifique, seul à même de relever les défis immenses du réchauffement climatique ou d'une sortie progressive du nucléaire.

    Un David contre cinq Goliath

    Cependant, resté en tête-à-tête avec les PS, le PRG était un peu David affrontant 5 Goliath! Nous n'avions pas l'espace politique suffisant pour que l'adhésion à nos valeurs se concrétise dans les urnes.

    La plupart des gens qui nous ont découvert lors de cette primaire, y compris ceux qui ont apprécié nos propositions, ont finalement fait leur choix entre les 5 candidats socialistes, ayant même souvent des réflexes de "vote utile" comme s'il s'agissait du premier tour de la présidentielle.

    D'autres personnes que je crois avoir convaincu auraient voté pour le PRG à une élection républicaine, mais  ne se voyaient pas participer à des primaires qui envers et contre tout sont restés des "primaires socialistes" (notamment des électeurs centristes). Les participants sont venus choisir un socialiste. Ce sont avant tout des militants, des sympathisants et des citoyens politisés de gauche venus influer sur le choix du candidat socialiste. Je sais que des consignes ont été données par des responsables du PC et du PG, tout comme des écologistes pour faire voter Montebourg ou Aubry. Nous, nous sommes allés en transparence défendre nos couleurs, nos valeurs, notre programme différent de celui des socialistes. Les écologistes et la gauche de la gauche ont voulu peser dans la balance sans se dévoiler ou courir le risque de se compter face à la machine PS. Tout cela n'enlève rien à la formidable mobilisation qu'on a vu dans le 12e, mais cela explique les résultats, et surtout la percée de Montebourg.

     

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    De même que le score élevé d'Aubry dans la capitale s'explique grandement par la mobilisation du maire, de tout l'appareil du PS parisien et de la plupart des élus derrière sa candidature. Et dans le 12e se sont carrément la maire, le secrétaire de section et tous les élus de l'arrondissement, députés compris, qui soutenaient Aubry. Ce n'est pas un problème d'équité et je ne dis pas qu'ils n'ont pas été d'un total fair-play avec nous, mais ne facilite pas l'expression d'une voix nouvelle hors PS.

    Je remercie donc les électeurs qui ont choisi de voter Baylet à Paris et dans le 12e et aussi ceux qui nous ont témoigné de la sympathie et du soutien et que nous retrouverons pour d'autres batailles.

    Aubry et Hollande au siège du PRG

    N'en déplaise à ceux qui négligent notre score, Aubry comme Hollande se sont rendus au siège du PRG pour demander le soutien de notre candidat pour le second tour, non comme des "impétrants" mais dans le respect entre alliés loyaux. Les Radicaux de gauche se sont toujours abstenus de se mêler des affaires internes d'autres partis et de soutenir tel ou tel candidat socialiste contre un autre. Et ce fut l'argument de certains membres du Bureau national, auquel j'ai l'honneur d'appartenir, au moment de prendre notre décision pour le second tour. Mais dans le cas d'une élection primaire, c'est la transparence qui doit être la règle. Passé le premier tour, notre candidat se devait choisir entre les 2 candidats en tête. Car c'est l'essence même de la politique que de choisir. Et nous avons choisi de soutenir François Hollande, sans pour autant dénigrer la candidature de Martine Aubry, mais tout simplement parce que Hollande est celui qui semble le plus proche des valeurs européennes et progressistes que nous portons. Et c'est le choix de la cohérence à mes yeux si l'on veut réussir le rassemblement le plus large possible et élargir à une majorité de Français lors du second tour des présidentielles.

    Une expérience positive et porteuse d'avenir

    N'en déplaise à Montebourg, qui a viré un peu mégalo, nous étions les premiers promoteurs de la primaire ouverte et citoyenne, dont nous avions proposé dès 2005 l'organisation via une proposition de Loi.

    Mais il eut fallu qu'elle rassemble toute la gauche. Nous avons commis l'erreur d'entrer dans la campagne en juillet quand d'autres sont candidats depuis plus d'un an. Et pour les journalistes comme pour l'opinion, la primaire est restée jusqu'au bout "socialiste". Il y eut aussi certains couacs, puisque nos Jeunes ou les militants étrangers sans droit de vote n'ont pas été autorisé à voter contrairement à ceux du PS. Ce sont des problèmes à régler pour l'avenir. Tout comme le partage de l'immense fichier récupéré par le PS des sympathisants qui ont accepté de laisser volontairement leurs coordonnées lors du vote. Ne nions pas non plus que le "candidat du terroir avec l'accent" comme il s'est défini lui-même n'était pas forcément le profil le plus compatible avec des parisiens (y compris et surtout le microcosme parisien des journalistes politiques) qui oublient vites leur racines provinciales et souffrent d'un certain snobisme.

    Toutefois cette expérience fut pour nous positive et porteuse d'avenir. Je suis sûr que beaucoup d'idées que nous avons portées avec Jean-Michel Baylet seront au coeur du débat en 2012 et se concrétiseront dans la politique mise en oeuvre par une majorité de progrès. Tout comme nous continuerons le combat pour les populariser et faire mieux connaitre nos valeurs dans les années à venir à Paris.

    Le principe de la primaire est aujourd'hui ancré dans les mœurs politiques. Le Maire de Paris lui-même propose d'en organiser pour les municipales de 2014. Et on peut espérer que les prochaines fois les partis participants seront plus nombreux, les électeurs plus divers et les jeux alors plus ouverts.

  • Primaire : dimanche dans le 12e, votez Baylet et faites le choix d’une gauche républicaine, laïque et moderne

     

    Pour l'élection présidentielle de 2012, les socialistes et les radicaux de gauche ont fait le choix du rassemblement par l’organisation de primaires citoyennes ouvertes à l’ensemble des citoyens les 9 et 16 octobre afin de donner au candidat qui sera désigné la force nécessaire pour permettre l’alternance démocratique en 2012 dont notre pays a tant besoin.

    Parmi les 6 candidats en campagne, je soutiens la candidature de Jean-Michel BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche (PRG) dont je suis membre et élu dans le 12e arrondissement.

    Plusieurs fois ministre de François Mitterrand, aujourd’hui sénateur, Jean-Michel BAYLET est un élu de terrain et un chef d’entreprise engagé à gauche ce qui n’est pas si fréquent.

    Les primaires, qui vont donner la légitimité populaire à celle ou celui qui en sortira vainqueur pour affronter Nicolas Sarkozy, sont l’occasion pour nous, radicaux de gauche, de partager notre attachement viscéral aux valeurs républicaines et à la laïcité, notre projet fédéraliste de l’Europe, notre pragmatisme en matière économique et de défendre nos positions progressistes sur les questions de société comme le droit de mourir dans la dignité.

    Vous pourrez lire toutes ses propositions ici et . C’est ce projet d’une République laïque et humaniste que je défends dans notre arrondissement et je souhaite que cet idéal ainsi que nos propositions audacieuses soient portées par le candidat de la gauche en 2012.

    Je forme d’abord le vœu que les 9 et 16 octobre nous soyons nombreux à participer aux primaires citoyennes.

    Vous trouverez ici la liste des bureaux de vote ouverts dans le 12eme. Pour voter, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement, de verser au minimum 1 € de participation au scrutin et de signer une charte des valeurs de la gauche.

           J’espère que vous serez nombreux à nous accompagner dans ce choix d’une gauche républicaine, laïque et moderne, en votant pour Jean-Michel BAYLET.

     

    Fabrice MOULIN
    Maire-adjoint du 12e arrondissement
    Secrétaire National du Parti Radical de Gauche (PRG)
    Vice-Président et porte-parole du PRG Paris

     

  • Et ça boite et ça tracte du Baylet dans le 12e !

    Vous avez peut-être trouvé dans votre boîte aux lettres ou un militant vous a tendu à la sortie d'un métro un tract des principales propositions de Jean-Michel Baylet candidat PRG à la primaire citoyenne organisée par le PS. Lisez le attentivement et n'hésitez pas à nous contacter par email dans le 12e pour en savoir plus.

  • Jean-Bernard Bros présente les propositions des radicaux dans la primaire

    Jeudi 22 septembre, Jean-Bernard Bros, Adjoint au Maire de Paris, président de la Fédération de Paris du PRG et porte-parole de Jean-Michel Baylet, a répondu en direct aux questions posées par les internautres sur le site des primaires citoyennes.

     
    Retrouvez ses réponses :

    Jean-Bernard Bros a répondu à vos questions par PartiSocialiste

  • Seul homme politique chef d'entreprise, Baylet parle aux "forces vives économiques"

    LILLE

    Baylet se pose en pragmatique

    Jean-Michel Baylet, pour son étape de campagne à Lille, a choisi de rencontrer les «forces vives économiques». Photo Hubert Van Maele
    Jean-Michel Baylet, pour son étape de campagne à Lille, a choisi de rencontrer les «forces vives économiques». Photo Hubert Van Maele

    Le seul candidat non-socialiste à la primaire « citoyenne » a débattu avec des représentants du monde économique, hier à Lille. L'occasion d'exposer les fondamentaux de sa ligne politique.



    « Je viens surtout pour écouter », glisse Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche, en posant le pied sur l'épaisse moquette rouge d'un salon de l'hôtel Carlton, à Lille, où ont été conviés des représentants du monde économique de la région. Pour son étape à Lille, forcément symbolique, le seul candidat non-socialiste à la primaire a choisi, hier, de faire face aux interrogations des « forces vives ».
    Artisans, chefs d'entreprise, représentants des secteurs du transport, de l'énergie, de la restauration et même de la banque... Ils sont une petite trentaine de « décideurs » à avoir répondu à l'invitation. Jean-Michel Baylet se pose en pragmatique, se présentant comme « l'un des rares chefs d'entreprise » dans le paysage politique. Mais le débat a surtout pour objectif de lui permettre d'exposer ses positions et d'appuyer sur ses différences avec les candidats PS.

    « Exercice de haute volée »
    Alain Griset, président de la chambre de métiers du Nord, ouvre le bal des doléances et interrogations, se plaignant du poids des charges. Il demande « une révision de l'assiette des cotisations sociales » dans le sens d'un « rééquilibrage entre capital et travail » . La réponse du patron des radicaux de gauche est immédiate : l'heure n'est pas à la baisse des recettes de l'État. « Dire qu'on ne créera pas d'impôts nouveaux, ce serait un exercice de haute volée », lance-t-il, se déclarant partisan d'un impôt progressif basé sur le bénéfice des sociétés, « à l'image des États-Unis ».
    L'instant d'après, Jean-Michel Baylet rejoint un représentant des métiers du bâtiment dans sa critique du statut d'auto-entrepreneur. « Ce n'est pas une bonne idée. C'est une concurrence organisée pratiquement sans aucun contrôle », juge-t-il, se disant favorable à la suppression pure et simple du statut.
    Lorsque Dany Deleval, de l'UMIH (métiers de l'hôtellerie-restauration) s'inquiète du sort que réserverait la gauche à la baisse de la TVA (5,5 %), Jean-Michel Baylet rappelle qu'il y était opposé quand il était ministre du Tourisme (1990-1993). Mais, prudent, il avance qu'on « n'est pas obligé de revenir à 19,6 %, on peut aussi passer à 10 %... » Le candidat à la primaire profite aussi de la présence de René Carpentier, délégué régional de GDF-Suez, pour évoquer le nucléaire, sujet des plus clivants au sein de la gauche. « Dire qu'on va sortir du nucléaire en quinze ans, c'est se foutre de la gueule du monde », lâche-t-il, tout en acceptant d'évoquer un possible « rééquilibrage avec les autres énergies ».


    « Je suis fédéraliste ! »
    Un instant plus tard, le sénateur s'empare d'une autre question pour défendre son principe des « 30 % de commandes publiques réservées aux entreprises locales », assurant que la France est « la seule à exiger une telle rigueur dans l'application des règles européennes ». L'Europe, c'est pourtant l'un de ses chevaux de bataille, un sujet sur lequel il affirme sa différence. « Je suis fédéraliste ! Et je les vois (les autres candidats à la primaire) très divisés et très timides sur ce sujet », affirmait-il juste avant la rencontre.
    De fait, il est peu de sujet sur lesquels Jean-Michel Baylet omet d'évoquer l'Union européenne. De l'appel à l'harmonisation des règles fiscales à la mise en place d'un gouvernement économique européen, en passant par la fin de l'indépendance de la Banque centrale européenne, le patron du PRG plaide pour « aller au bout parce que seule l'Europe fédérale nous sortira de l'Union européenne technocratique ».w

  • Quand Christine Lagarde invite le surendettement à votre mariage

    A lire sur Rue 89, une tribune dont je suis l'auteur et qui me tenait à coeur depuis le début de la saison des mariages :
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