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Conseil d'arrondissement 2008-2014 - Page 6

  • Le nom d'Hélène Berr pour la bibliothèque Picpus

    Présentation par Fabrice MOULIN du projet de délibération

    voté à l'unanimité en Conseil d'arrondissement du 22 mars 2010

     

    « Horror, horror, horror » c’est sur ces mots empruntés à Shakespeare que s’achève le journal d’Hélène Berr, à la date du 15 février 1944 quelque temps avant que ne s’achève sa vie dans le camp d’extermination de Bergen-Belsen.

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    Hélène Berr c’est cette contemporaine française d’Anne Franck, l’auteur née à Paris dans une famille juive d’un journal intime sous l’occupation allemande et le régime collaborationniste et antisémite de Vichy.

    Son journal constitué de 262 feuillets volants remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah, sera publié pour la première fois en janvier 2008.

    Elle a 21 ans au moment où elle entame son récit en avril 1942. Elle prépare l'agrégation d'anglais et est amoureuse de Jean, son fiancé engagé dans la France libre. Elle y raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l'étoile jaune en juin 1942.

    Patrick Modiano qui a préfacé l’ouvrage résume ainsi « Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie: mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. »

    Ne pouvant passer l'agrégation en raison des lois antisémites de Vichy, elle devient assistante sociale bénévole à l'Union générale des israélites de France (Ugif). Elle se dévoue aux orphelins juifs et œuvre aussi à leur sauvetage, mais doit taire cette activité clandestine, même dans son journal.

    Arrêtée avec son père et sa mère le 8 mars 1944, détenue à Drancy puis déportée le jour de ses 23 ans à Auschwitz. Elle meurt à Bergen-Belsen en avril 1945, peu de temps après Anne Frank et quelques semaines avant la libération du camp.

    Conformément au vœu adopté par notre assemblée le 16 juin 2008, la bibliothèque Picpus qui a rouvert ses portes le 6 mars 2009 après 2 ans de travaux, qui est agrandie, restructurée, inséré dans le quartier et qui est l’une des plus fréquentée du réseau parisien portera le nom d’Hélène Berr.

    Quel lieu plus symbolique qu’une bibliothèque pour honorer la mémoire de cette jeune fille qui prend conscience de son statut de témoin et de victime lorsqu’elle dit :

    « Il faudrait donc que j'écrive pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu'a été cette époque. Je sais que beaucoup auront des leçons plus grandes à donner, et des faits plus terribles à dévoiler. Je pense à tous les déportés, à tous ceux qui gisent en prison. »

    Hélène Berr dont le seul réconfort fut de savoir que, confié à une fidèle employée de maison, son journal lui survivra : « Je sais pourquoi j'écris ce journal, je sais que je veux qu'on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu'il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu'il sache tout ce que j'ai pensé pendant son absence. »

    Comment ne pas penser à Hélène Berr pour la dénomination de cette bibliothèque lorsqu’on se souvient des mots du philosophe Tzvetan Todorov : « La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant. »

  • Y a-t-il encore un groupe UMP dans le 12e ?

    Alors que je présentais au conseil d'arrondissement la subvention de 1000 euros au Comité du 12e de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Afrique du Nord (FNACA), qui compte plus de 500 membres, notre opposition a fait un drôle d'aveu.

    En effet, j'ai invité le groupe UMP du 12e a voter avec notre majorité pour la subvention à la FNACA en regrettant que leurs collègues UMP et la maire du 7e arrondissement, Mme Rachida Dati, aient voté contre une subvention similaire à la FNACA du 7e.

    Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire, l'a regretté aussi, ajoutant que l'ensemble des associations du monde combattant parisien soutenait avec la FNACA le projet de créer un espace parisien de mémoire de la guerre d'Algérie et que le vote de la majorité UMP du 7e était incompréhensible.

    La réponse de M. Vincent Caza, fut étonnante : il a affirmé qu'il n'y avait pas de groupe UMP dans le 12e !

    Qui sont donc les 5 conseillers de notre opposition ? M. Caza n'a-t-il pas été élu sur la liste de l'UMP dont il est un pilier et un élu depuis des lustres ? Mme Valérie Montendon n'est-elle pas encartée à l'UMP comme M. Rey ? Mme Lagarde, est conseilère UMP du 12e - bien qu'elle n'ait fréquenté notre conseil qu'une fois en plus de 2 ans - et conseillère de Paris du groupe UMPPA. A-t-elle rendu sa carte du parti unique de la droite au lendemain de la défaite totale de ses collègues ministres aux régionales ? Quant à M. Cavada, nul ne la revu depuis longtemps dans le 12e, où il n'a même pas voté...

    Il est vrai qu'on peut se demander ce qu'il reste de l'UMP dans le 12e, sans parler des résultats des régionales du 21 mars où plus de deux tiers des voix sont allées à la gauche unie pour Jean-Paul Huchon !

    Autre réponse de Vincent Caza : pourquoi lui demande-t-on des compte sur l'UMP du 7e ?

    Sans doute parce que, même organisée en comité d'arrondissement, la FNACA est une association parisienne. Et sans doute parce que de la même manière je croyais qu'à l'UMP le choix des uns dans un arrondissement parisien engageait celui des autres. Comme dans tout parti politique... Il semble qu'il n'en est rien !

    Notre conseil a finalement approuvé à l'unanimité la subvention à la FNACA, mais notons que les élus de l'opposition refusent toujours de participer aux commémorations de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars.

     

  • Autolib', un projet qui avance et intéresse

    Hier à l'école Bignon, notre mairie accompagné de la Mission Autolib' et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) de la Ville de Paris ont présenté aux habitants de l'arrondissements l'avancement du projet Autolib'.

    Nos amis Verts qui semblent refuser le système par pur idéologie anti-voiture - même électrique - (rappelons que Montreuil dont la maire est Dominique Voynet est une des rares communes limitrophes à avoir refusé de participer au syndicat mixte Autolib'), ne se sont pas exprimés cette fois, tant leurs arguments ne semblent plus porter. En effet, tous les participants montraient par leur questions précises que le public s'est déjà approprié le projet comme une alternative supplémentaires de transport "commun mais individuel" répondant à certains usages, à côté des transports en commun et des taxis.

    Les participants à la réunion étaient visiblement intéressés, avec beaucoup de questions sur le futur fonctionnement du service, le gabariit du véhicule, la possibilité de transporter familles, enfants, meubles et courses, les liens avec la banlieue, les tarifs, etc.

    L'appel d'offre est lancé et plusieurs groupements d'entreprises travaillent sur le projet selon les spécifications du cahier des charges de la mairie. On nous a confirmé notamment que les voitures électriques devraient être en "trace directe", c'est-à-dire qu'un véhicule est pris à une station et peut-être laissée dans une autre, comme Vélib'. Le tarif devrait être fixé à 15 euros d'abonnement par mois et 4 euros la demi-heure .

    Il semble y avoir actuellement une hésitation sur la taille du véhicule entre 2 et 4 places, et une possibilité laissée par la Ville à un projet de  système avec véhicule biplace, SMART aillant répondu à l'appel d'offre.

    J'ai rappelé à la DVD que les usages demandés par les gens imposent de choisir une voiture de 4 places pouvant embarquer enfants, fauteuils roulant, meubles, etc. C'est le système le plus facile à mettre en oeuvre et cohérent, bien plus encore qu'un système mixte avec voitures 2 et 4 places qui compliquera grandement la répartition des véhicules. J'espère que nos conseillers de Paris pourront veiller à ce que le projet s'oriente bien dans ce sens.

    Il faudra aussi que les projets d'urbanisme et de voirie intègrent dès leur conception l'arrivée prochaine d'Autolib' pour ne pas multiplier les travaux.

    J'ai enfin demandé de veiller à ce que le nombre de stations dans le 12e (35 en surface et 17 en souterrain) soient suffisante et assurent un maillage efficace de l'arrondissement. Il semble déjà que le plan est cohérent  et que les gares seront bien desservies, mais il faudra rester attentif et remonter au créneau si nécessaire au conseil d'arrondissement et dans les réunions internes en mairie.

     

  • Une dénomination Ilan Halimi, pour quoi faire ?

    Notre Conseil municipal a voté hier soir à l'unanimité (des présents) un voeu présenté par Karen Taïeb au nom de tous les groupes de notre majorité demandant que le nom d'Ilan Halimi soit attribué à un lieu de vie ou un jardin de l'arrondissement.

    Ilan Halimi, chacun le sait, est un jeune homme enlevé par le "gang des barbares" et victime d'un calvaire de 24 jours de tortures ignobles qui se sont achevés par une mort encore plus atroce. De l'aveu même du chef de ce gang, Youssouf Fofana, la victime a été choisi car né juif sous prétexte que les juifs ont de l'argent. Le caractère foncièrement antisémite de cet acte n'est donc pas à prouvé et a même été juridiquement reconnu lors du procès des membres du "gang des barbares". Il nous interpelle sur la persistance des préjugés et d'une haine antisémites chez certains de nos concitoyens, souvent des jeunes qui nient la Shoah ou cultivent leur haine des juifs sur le terreau des guerres au Moyen-Orient.

    J'ai voté pour ce voeu car j'adhérais à tous ses considérants et il me semble important de rappeler solennellement et collectivement notre refus vicéral de tout racisme et anitsémitisme contre lesquels les Radicaux de gauche se sont toujours battus. C'est ainsi que nous avons créé le Comité de vigilance contre l'extrème-droite dans les années 90, rejoint par tous les partis de gauche.

    Mais je ne peux m'empécher de me poser des questions sur l'opportunité de proposer l'attribution du nom d'Ilan Halimi à un lieu de l'arrondissement.

    Notre municipalité fait beaucoup pour transmettre la mémoire de l'holocauste, lutter contre le négationnisme et passer ainsi aux jeunes générations la connaissance des horreurs commises au nom d'un antisémitisme d'Etat. C'est ainsi qu'en tant qu'adjoint à la Mémoire, j'ai sollicité l'Association pour les Déportés, Internés et Résistants (ADIRP 12) pour réaliser une exposition sur les camps d'extermination dans notre mairie, ou commémoré les poses de plaques pour les enfants juifs déportés avec l'AMEJD.

    Et justement, je m'interroge sur le rapprochement symbolique que ce voeu crée entre les victimes de la barbarie nazie, d'une machine étatique au service d'une idéologie meurtriète, d'un crime contre l'Humanité d'un côté, et d'une victime d'un fait divers antisémite commis par une bande de voyous de l'autre. Le crime est dans tous les cas effroyable mais fait-on oeuvre de bonne pédagogie en les rapprochant ? J'avoue ne pas parvenir à trancher cette question.

    Autre interrogation : ce voeu ne risque-t-il pas de relancer la compétition des mémoires ou des tensions communautaires comme on l'a vu sur d'autres sujets ? Ou encore une certaine surenchère politicienne au cas où d'autres crimes racistes ou particulièrement odieux touchaient un habitant du 12e ? Comme son chef de file, Nicolas Sarkozy, l'UMP est en effet toujours prompte à surfer sur l'actualité pour faire triompher le pathos sur la raison. On l'a bien vu par l'instrumentalisation des problèmes d'insécurité en 2002 que leur gouvernement est pourtant incapable d'enrayer depuis 8 ans.

    Enfin, reste la question du quand et où ? Ilan Halimi était un enfant du 12e qui travaillait dans le 11e, où il a fait connaissance de la jeune fille qui servit d'appat au "gang des barbares". Il a subi les horreurs de sa détention à Bagneux dans les Hauts-de-Seine avant de mourir en Essonne. Où une plaque en sa mémoire est-elle la plus utile pour avoir un effet pédagogique sur ceux qui pourraient développer des sentiments antisémites ? Le procès en appel du "gang des barbares" doit avoir lieu fin 2010. Il ne remettra pas en cause le caractère antisémite du crime, mais ne devrions-nous pas par principe temporiser et respecter le calendrier judiciaire ?

    Un élément de réponse à mes interrrogations est qu'il existe déjà à Paris des plaques en mémoire de Malik Oussekine (victime de la police), Brahim Bouharam (tué par des skinheads) et Sohanne (brulée vive pour avoir voulu vivre en femme libre). Alors pourquoi pas Ilan ?

    Toutes ces questions et d'autres, je sais que beaucoup de mes collègues élus de la majorité se les sont posés. Certains ont choisi de ne pas prendre position, préférant s'éclipser au moment du vote... C'est malheureusement un travers classique chez nos amis socialistes que de ne pas choisir...

    Il me semble que le sujet est trop important pour ne pas assumer un vote, j'ai donc voté pour l'attribution du nom d'Ilan Halimi à un lieu de vie ou un jardin de l'arrondissement, en espérant que mes craintes ne soient pas fondées. Je n'ai pas souhaité non plus les exprimer publiquement pour ne pas créer un débat public qui pourrait être mal interprété ou utilisé à des fins politiciennes. Je pense pour autant que l'apposition d'une plaque Ilan Halimi doit s'accompagner pour être efficace d'un travail pédagogique auprès des habitants de l'arrondissements, prioritairement des jeunes autour du respect des Droits de l'Homme, de la République, de l'Humanisme, contre le racisme, l'antisémitisme et l'intolérance.

    Par Fabrice MOULIN

  • Assumons la vidéo-protection !

     

     

     

    Conseil du 12e arrondissement du 16 novembre 2009

     

    Explication de vote du PRG et présentation du vœu

    du groupe SRC sur la Vidéo Protection

     

    Madame la Maire, chers collègues,

     

    Quelques mots d’abord sur cette délibération pour répondre aux propos de nos collègues des autres groupes de la majorité et pour dire que les Radicaux de Gauche, que j’ai l’honneur de représenter dans ce conseil, ne sont pas hostiles par principe à la vidéo protection. Nous assumons notre programme commun de 2008, si vous m’accordez cette expression.

     

    Ne nous cachons pas que la vidéo protection existe déjà et qu’elle peut être utile pour remplir certains objectifs en compléments d’une présence humaine et d’une politique de prévention sur le terrain. Il n’y a pas d’exclusive entre ces moyens d’assurer la sécurité.

     

    Ainsi la vidéo est utile pour mieux gérer la circulation et rendre plus réactifs les services de police. Il n’est pas discutable non plus que la vidéo facilite la tâche de la police en matière de gestion de l’ordre public ou bien encore contre le risque terroriste, par exemple autour d’une grande gare comme la Gare de Lyon. La vidéo peut également être un outil précieux dans la fourniture de preuves pour les enquêtes de police et pour la justice, comme on l’a vu lors d’une agression d’un journaliste dans le 19e ou d’un agent dans un gymnase parisien. Enfin elle est utile parce que nos concitoyens la demandent pour être rassuré.

     

    Bien entendu, il faut qu’il y ait un contrôle rigoureux des images, des garanties indiscutables pour les citoyens.

     

    Il faut aussi rappeler que la vidéo-protection n’est pas la panacée, ne règle pas tout, et doit s’intégrer dans une politique globale de prévention et de sécurité respectueuse des libertés, et ce sont ces exigences que porte le vœu que j’ai l’honneur de présenter au nom du groupe Socialiste, Radical de Gauche et Citoyens.

     

    La Ville de Paris a pris les garanties nécessaires pour encadrer ce système : des caméras seulement sur la voie publique ou dans les lieux accueillant du public, on ne filme pas les entrées et les halls d’immeubles, les sites filmés sont rendus publics, et surtout nous avons une charte et un comité éthiques.

     

    Les élus devront se montrer attentifs au respect de la Charte et du Comité d’éthique par la Préfecture de Police de sorte qu’aucun soupçon ne pèse sur une éventuelle atteinte à nos libertés.

     

    Je crois d’ailleurs que nous pouvons tous ici reprendre à notre compte les propos du nouveau président de ce comité d’éthique, le haut-magistrat Roland Kessous, lorsqu’il dit  que « la vidéosurveillance est une réalité, nous devons tenir compte de cette réalité, mais il faut un droit de regard. »

     

     

    Nous n’oublions pas non plus que les phénomènes de violence ont pour principales victimes les habitants les plus fragiles et les plus modestes, souvent en situation d’insécurité sociale en raison de la politique économique de l’actuel gouvernement.

     

    La Préfecture de Police doit assumer pleinement sa responsabilité à leur égard comme nous le faisons dans notre municipalité.

    Il ne faut pas qu’avec le décret du 24 juillet 2009 relatif à la création de la police d’agglomération, les problématiques de sécurité des départements limitrophes ne fassent pas l’objet d’investissements humains et financiers à la hauteur des difficultés rencontrées, mais ne se résument qu’en un redéploiement des effectifs de police au détriment de la capitale.

     

    La mise en place d’un tel dispositif de vidéo-protection ne saurait se substituer à la police de proximité et à une politique pérenne de prévention, seuls garants d’une sécurité efficace.

     

    Il ne saurait pas non plus être exempt d’évaluation régulière et d’évolution, notamment pour les implantations des caméras.

     

    C’est pour ces raisons que les élus du groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens du Conseil du 12ème arrondissement émettent le vœu :

     

    - que dans le cadre d’une politique globale de sécurité, la mise en œuvre de dispositifs préventifs de la délinquance constitue une priorité réaffirmée de l’action de la Ville de Paris,

     

    - que tous les dispositifs destinés à protéger les libertés individuelles, et en particulier ceux concernant la Charte d’éthique et le Comité d’éthique, soient effectivement mis en place, respectés, évalués de façon régulière et que ladite évaluation fasse l’objet de publication,

     

    - que dans le 12ème arrondissement, le préfet de police ou son représentant s’engage une fois par an à présenter le bilan en terme de prévention et d’efficacité de chacune des caméras devant le CSPDA et qu’au sein de cette instance puissent être apportées des modifications d’implantations,

     

    - que le Préfet de Police de Paris s’engage devant les élus parisiens à garantir le maintien des effectifs de police à Paris, et apporte régulièrement toutes les informations relatives à l’état des effectifs opérationnels sur le territoire de la capitale.

     

    Je vous invite tous à voter pour cette délibération qui avec ce vœu présente un projet équilibré et encadré conforme à notre contrat de mandature. Pour répondre à l’appel de notre collègue communiste, c’est à mes yeux cela la démarche unitaire de gauche qui doit être la notre.

     

    par Fabrice MOULIN

  • Explication de vote au voeu sur la Poste

    Conseil du 12e arrondissement de Paris du lundi 21 septembre


    Voeu présenté par les élus de la majorité, relatif au statut de La Poste, à l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal

    Considérant que le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Que ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

    Considérant que le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de l’établissement public afin de le transformer en société anonyme dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de
    moins de 20 grammes le 1er janvier 2011.

    Considérant que ce service public postal est déjà l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ceci se traduisant par un accroissement des tournées de facteurs à découvert, des horaires de levées avancés, des files d’attente qui s’allongent.

    Considérant qu’en Europe, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.

    Considérant que le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

    Considérant que la population a son mot à dire sur l’avenir du service public postal, dans le cadre d’un débat public et d’un référendum.

    Considérant qu’une consultation nationale de la population est organisée le samedi 3 octobre 2009 à l’initiative du Comité National contre la privatisation de La Poste pour l’ouverture d’un débat public et pour un référendum sur le service public postal.


    Sur proposition des élus de la majorité, le Conseil d’arrondissement :

    - se prononce pour le retrait du projet de loi postale 2009
    - soutient le comité local contre la privatisation de La Poste pour l’organisation de la consultation citoyenne du 3 octobre 2009 sur la privatisation de La Poste pour en permettre le bon déroulement, et en assure l’information auprès des administrés de la commune
    - demande la tenue d’un référendum sur le service public postal.


    Explication de vote de Fabrice Moulin :

    Comme mes collègues je me réjouis que toutes les formations de gauche de la majorité se soient rassemblé pour ce combat pour la Poste.

    Je regrette par contre l'absence, une fois de plus, de Jean-Marie CAVADA sur les bancs de l'opposition. Lui qui est député européen et qui se prétend héritier politique d'un Robert Schumann, il aurait pu se joindre à nous pour dénoncer les propos du ministre de l'industrie, Christian Estrosi, qui en juillet dernier déclarait que le changement de statut de la Poste est une "obligation" à cause d'une directive européenne.

    C'est un mensonge scandaleux qui dessert la cause de l'Europe et des véritables européens. L'Europe sert encore une fois de bouc-émissaire pour justifier les politiques de la droite. Le gouvernement devrait bien plutôt s'inspirer de l'Europe pour rechercher des solutions alternatives à la privatisation, comme celles que propose le PRG.

    Par exemple, la mise en réseau des postes européennes voire la création d’une Société Coopérative Européenne des postes, statut qui existe en Europe, ou encore la recherche, par la Poste, de fonds propres via l’émission de Titres Participatifs (des équivalents existent d’ailleurs dans d’autres pays européens). La Caisse des Dépôts et Consignations dont c’est l’un des métiers pourrai également intervenir.

    Plutôt que privatiser la Poste, le gouvernement devrait explorer ces pistes et revoir sa copie. Cette votation citoyenne l'obligera peut-être à le faire. C'est pourquoi il est important de voter pour ce voeu.

  • Les écrans de pub débranchés définitivement ?

    La mobilisation conjointe des élus radicaux de gauche et des associations souhaitant stopper l'installation sans concertation d'écrans de publicité audiovisuels et intrusifs dans les couloirs du métro va-t-elle payer ?

    Rappelons que les élus PRG dans les arrondissement, comme je l'ai fait dans le 12e au Conseil de début mars, et nos conseillers de Paris, qui ont entrainé dans leur sillage d'autres groupes de la majorité, ont fait voter des voeux demandant à la RATP de revenir sur son projet tant que ne sera pas lancée une réelle concertation avec élus et habitants.

    Les association antipub ont quant à elles carrément déposé des plaintes en justice contre la RATP.

    Or 20 Minutes annonce cette semaine : "le président du Stif, Jean-Paul Huchon a déclaré que son homologue de la RATP, Pierre Mongin, lui avait confié qu'il allait retirer des couloirs du métro les panneaux publicitaires numériques équipés de capteurs vidéo, Faux, répond la Régie: il lui a juste indiqué que les quatre prototypes étaient désactivés depuis le 1" avril, dans l'attente d'un résultat d'expertise"

    Voilà une mobilisation rapide qui, contrairement à ce que disaient certains, n'aura peut-être pas été vaine !

  • Publicité intrusive dans le métro : la RATP doit écouter élus et usagers

    Conseil d’arrondissement du 2 mars 2009

    Vœu relatif à la publicité électronique dans le métro parisien

    déposé par Fabrice MOULIN

    Considérant que la RATP assure avant tout une mission de service public dont l’objectif est le transport des voyageurs dans les meilleures conditions possibles,

    Considérant que les élus Radicaux de Gauche se sont déjà mobilisés sous la précédente mandature, en arrondissement et en conseil de Paris, en demandant à la RATP de   « consacrer, dans chaque station de métro, un nombre significatif de panneaux à forte visibilité, dévolus à de la publicité commerciale, à de l’espace d’utilité sociale d’information citoyenne, culturelle ou touristique», sans que la RATP ne réponde à leur vœu pourtant voté à l’unanimité du Conseil de Paris,

    Considérant qu’au cours du premier semestre 2009 seront déployés 400 écrans ACL (affichage à cristaux liquides) diffusant en boucle de la publicité commerciale animée et que d’ici fin 2009, 1200 mobiliers numériques de ce type sont attendus sur tout le réseau de transport parisien, dont les gares et stations du 12e arrondissement,

    Considérant que cette publicité ajoute une pression supplémentaire sur l’ensemble des usagers du métro par le biais d’images animées et lumineuses qu’il convient de limiter en réglementant l’usage de ces panneaux pour qu’un espace soit consacré à de l’information citoyenne, de quartier, à caractère culturel ou touristique de proximité ou d’expression artistique,

    Considérant que l’intégration de nouvelles technologies au service de la publicité risque de poser un problème de liberté publique, du fait que ces panneaux sont dotés d’une connexion « Bluetooth », (système de transmission sans fil) pouvant transférer aux passants des messages publicitaires sur leur téléphone mobile sans garantie à terme que l’anonymat de ces derniers soit respecté,

    Considérant que ce processus a été enclenché sans aucune concertation ni avec les élus parisiens, ni avec les voyageurs,

    Le Conseil du 12e arrondissement demande au Maire de Paris d’intervenir auprès de la direction de la RATP afin de mettre en place une concertation entre la RATP, les élus et les associations de voyageurs pour réglementer l’usage de ces panneaux.

  • Pour un projet hôtelier dans le GPRU Porte de Vincennes

    Intervention en Conseil d'arrondissement du lundi 8 décembre 2008 au sujet du GPRU Porte de Vincennes :

    Madame la Maire,

    En tant qu'adjoint au maire chargé du tourisme et élu du PRG, je souhaitais insister sur l'ambition de ce GPRU de la Porte de Vincennes. Car parmi ses objectifs, nous nous sommes fixés des objectifs en matière économique afin de développer le quartier, la mixité urbaine, l'emploi, l'activité économique.

    Dans ce cadre, je souligne et je me réjouis que grâce aux efforts de notre municipalité et de la Ville de Paris, il soit inscrit dans le cahier des charges la possibilité d'un projet hôtelier de qualité. En effet l'est parisien est en déficit d'hôtels dont a besoin notre ville. En effet l'hôtellerie apporte des emplois directs et indirects donc bénéficeront les habitants du quartier.

    Donc nous resterons vigilants pour que la programmation choisie du GPRU comprenne un projet d'hôtel.

    Merci.

     

  • Incendie du CRA de Vincennes : un peu de dignité !

    Communication d’actualité relative à l’incendie du

    Centre de Rétention de Vincennes

    présentée par M. Fabrice MOULIN au nom des élu(e)s de la majorité municipale

    au Conseil d'arrondissement du 30 juin 2008

     

    Madame la Maire, mes chers collègues,

    Le plus grand des 25 centres de rétention administrative (CRA) d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français est situé dans le Bois de Vincennes, dans le 12e arrondissement.

    La plupart des immigrés sans-papiers arrêtés à Paris et dans notre arrondissement à la suite de contrôles de police aux portes des écoles, sur leurs lieux de travail, voire à la sortie des administrations où ils essayent de régulariser leur situation, sont retenus dans le Centre de Rétention de Vincennes.

    Ces arrestations sont le fait de la politique du gouvernement et de son Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, M. Brice Hortefeux, qui a fixé aux Préfets un quota d’expulsions, sans avoir défini des critères de régularisation transparents, et ce au mépris des drames humains que cette politique engendre, des principes humanistes et de la tradition d’accueil de notre République.

    Rappelons également qu’au Parlement Européen le 18 juin dernier, la majorité de droite des députés européens a voté pour la directive dite du « retour » qui aggrave encore les conditions de rétention des sans-papiers en Europe.

    Après une série d’incidents ces derniers mois et la mort d’un étranger en attente d’expulsion samedi 21 juin, un incendie volontaire a dévasté le dimanche 22 juin le Centre de Rétention de Vincennes, le rendant temporairement hors d’usage et provoquant l’hospitalisation de 18 personnes,

    Un rapport officiel de la Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d’attentes, remis au ministre le 5 juin dernier, décrit le Centre de Rétention de Vincennes comme étant « devenu par sa taille et son mode de gestion un des symboles de l’industrialisation de la rétention » et pointe « un climat de tension et de violence qui règne de façon permanente dans tous les CRA et spécialement à Vincennes » à cause « de la course au chiffre et de la taille de ce centre de rétention »

    Nous déplorons que l’UMP, par l’intermédiaire de son porte-parole, a au contraire rendu responsables de ces incidents certaines associations d’aide aux sans-papiers, sans que le gouvernement n’ait démenti ses allégations.

    Ces évènements ont provoqué une vive émotion parmi les habitants du 12e et à Paris. Afin de couper court aux rumeurs de toutes sortes, et de tenter d’apaiser les tensions qui entourent ce drame, nous, élus de la majorité, Socialistes, Communistes, MRC, Verts et du Parti Radical de Gauche, souhaitons que le Préfet de Police de Paris fassent toute la lumière sur les circonstances exactes de la mort d’un retenu et de l’incendie du centre de rétention de Vincennes et démente officiellement les accusations portées à l’encontre des associations pour le droit des étrangers.

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