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Conseil d'arrondissement 2008-2014 - Page 5

  • Le PRG 12e soutient les travailleurs sans-papiers de la CNHI

    Suite à la grève et à l’occupation depuis le 6 octobre de la Cité Nationale d’Histoire de l’Immigration (CNHI) par des travailleurs sans-papiers et des syndicats, le groupe socialiste, radical et citoyens a déposé un vœu au Conseil d’arrondissement pour demander au gouvernement de respecter ses engagements pris en juin. Le vœu a été présenté et voté par l’ensemble de notre majorité avant que tous ensemble nous nous rendions à la « nuit blanche » de soutien des travailleurs sans-papiers à la CNHI. Voici ci-dessous mon explication de vote ainsi que le texte du vœu.

     

    « Rappelons le contexte de ce qui se passe actuellement dans notre arrondissement. Le Président de la République et son gouvernement ont théorisé le concept fumeux de « l’immigration choisie ». Or il est aujourd’hui clair qu’en matière d’immigration ils ont choisi l’injustice, sociale et économique.

    Une politique d’injustice sociale bien sûr car elle maintient les travailleurs sans-papiers dans une extrême précarité, comme on peut le voir actuellement dans le campement de la Cité Nationale d’Histoire de l’Immigration dans le 12e, et que ceux-ci continuent d’être expulsé en contradiction même avec les promesses tout aussi fumeuse que le gouvernement a faites en juin.

    Une politique d’injustice économique également car, dans des métiers en tension comme la restauration ou le bâtiment par exemple, elle encourage l’économie souterraine et favorise les entreprises qui ont recours au travail au noir, à l'encontre des entreprises qui veulent respecter les règles et aider leurs salariés à obtenir des papiers et travailler dans la légalité.

    Ce sont les raisons qui font que le Parti Radical de Gauche, que je représente à ce conseil d’arrondissement, soutient les travailleurs sans-papiers et condamne cette politique injuste et inefficace qui fait honte à notre République. »

    ***********************

    Conseil du 12eme arrondissement du lundi 11 octobre 2010

    Vœu de soutien aux travailleurs sans-papiers qui occupent la CNHI dans le 12eme arrondissement

    Considérant que depuis jeudi 7 octobre, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers occupent la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI), dans le 12e arrondissement,

    Considérant que cette occupation s’inscrit dans le prolongement de la grève entamée depuis de longs mois par des milliers de travailleurs sans-papiers pour obtenir leur régularisation,

    Considérant que plusieurs dizaines d'entre eux habitent ou travaillent dans le 12e arrondissement, et que notre conseil d'arrondissement leur avait apporté son soutien dès 2008 et à nouveau en 2009,

    Considérant qu'en juin dernier, les travailleurs sans-papiers et les onze organisations qui les soutiennent obtenaient une avancée importante et significative du Ministère de l’Immigration et de la Direction générale du Travail par le biais :

    · d'un addendum au Guide des Bonnes Pratiques de novembre 2009, qui insistait sur la nécessité de délivrer aux demandeurs une autorisation provisoire de séjour de 3 mois (renouvelable) avec autorisation de travailler, lors du dépôt de leur dossier, et rappelait que les régularisations devaient se faire selon des critères objectifs et uniformes par l'ensemble des Préfectures.

    · d'une reconnaissance du droit des 6804 grévistes recensés de séjourner et de travailler en France dans l'attente du dépôt de leur dossier jusqu'au 30 septembre dernier.

    Considérant que ce délai du 30 septembre passé, sur les 1806 premiers dossiers de demande déposés, seuls 58 salariés ont obtenu une autorisation provisoire de séjour et de travail, et que se poursuivent les arrestations de grévistes au mépris des engagements de juin dernier.

    Considérant que l’Etat a une nouvelle fois failli à ses engagements devant des hommes et des femmes qui vivent et travaillent en France depuis de nombreuses années et qui, pour beaucoup d'entre eux, participent à la solidarité nationale par leurs cotisations sociales et leurs impôts, laissant les intéressés dans l'incertitude et la précarité,

    Considérant qu'avec l'occupation de la CNHI, les travailleurs sans papiers nous rappellent qu'au-delà du respect de leurs droits, leur combat s'inscrit pleinement dans l'histoire de notre pays, un pays riche des nombreux apports économiques et culturels de son immigration,

    Considérant que le projet de loi "immigration, nationalité et intégration" présenté actuellement à l'Assemblée nationale par le Ministre de l'immigration ne dit pas un mot des critères de régularisation des travailleurs sans papiers, préférant s'en tenir à un accord sans valeur législative contraignante,

    Sur proposition du groupe des élus socialistes, radicaux et citoyens, le Conseil du 12ème arrondissement :

    - affirme son soutien aux travailleurs sans papiers qui occupent actuellement la CNHI pour faire valoir leurs droits

    - émet le vœu que le Maire de Paris intervienne auprès du Premier Ministre pour exiger la mise en œuvre sans délai des engagements pris en juin dernier afin de régulariser la situation de tous les travailleurs sans papiers qui en font la demande.

     

  • La Commune libre d'Aligre : un soutien exceptionnel qui doit le rester

    Conseil d'arrondissement du lundi 20 septembre 2010

    Notre majorité a voté lors du Conseil d’arrondissement de lundi une subvention exceptionnelle à la Commune libre d’Aligre. Celle-ci ne pouvait en en effet faire face depuis longtemps au paiement du loyer de son « café associatif » et la survie à long terme de ce qui est présenté dans l’exposé des motifs de la délibération comme une véritable « institution de proximité » ne peut s’envisager que par une réévaluation des charges dues à la Ville de Paris.

    C’est donc pour assurer la pérennité de la Commune et de son café au sein de l’équipement pluriculturel de la Maison des ensembles, la Ville de Paris tire un trait sur 26 000 € de loyers impayés. Elle réduit également fortement le loyer au mètre carré pour les prochaines années; la mairie de Paris consentant ainsi à un effort de 15 000 € annuel, ce qui n’a rien d’une « opération blanche » pour notre municipalité, comme l’a étrangement défendu notre collègue des Verts, Christophe Nadjovski…

    Après un concert de louanges des Verts et du PG, sans doute alimenté par la présence des gestionnaires de l’association dans le public du conseil, j'ai rappelé pour ma part que si la Commune n’est en rien « institutionnelle », ce qui est tant mieux pour la grande liberté dont jouissent ses membres, elle joue un rôle d’animation et de sociabilisation du quartier et de ses habitants qui mérite notre soutien, d’ailleurs répété plusieurs fois chaque année par les subventions à Cinémaligre ou la Fête de la Trôle, mais qu’avec ces conditions financières nouvelles et avantageuses, la subvention votée « est et doit rester exceptionnelle ».

  • Aménager les berges et naviguer sur la seine

    Le principe d’aménager les berges de la Seine vient d’être discuté en conseil d'arrondissement. Ce projet ne concerne pas directement notre arrondissement mais s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Il va dessiner un nouveau visage pour la ville du 21e siècle en retrouvant ce site incomparable et il a pour ambition la reconquête et l’embellissement du site dans sa partie historique, qui est quasiment réservé actuellement à la circulation automobile. Il s’inscrit donc dans l’objectif d’un meilleur partage de l’espace public entre ses usagers en rendant les berges à tous les amoureux de Paris.

    Ce projet aura néanmoins une incidence sur notre arrondissement par la circulation des passagers sur la Seine.

    En effet, si les aménagements des voies sur berges doivent notamment permettre de créer un nouveau rapport au fleuve, il devrait également être l’occasion de rationnaliser le transport de personnes par voie fluviale. Ainsi, le service Voguéo expérimenté depuis juin 2008 par le STIF entre Maison-Alfort et Austerlitz n’a pas donné pleine satisfaction, en terme d’accessibilité des arrêts et donc de fréquentation. Comme on le sait, l'arrêt de Bercy a été mal positionné, malgré les recommandations insistantes de la mairie du 12e. Voguéo est ainsi menacé de disparition par la RATP alors qu'on ne lui a pas donné le temps ni les moyens de s'installer comme un moyen de transport alternatif. Notre groupe Socialiste, radical de gauche et citoyen a donc déposé un nouveau voeu pour maintenir et repenser les trajets Voguéo.

    Mais, à l'occasion de l'aménagement des berges, nous devrions avoir une réflexion plus large sur l'intégralité des moyens de transports sur la Seine. Car Voguéo suit les traces d’autres navettes fluviales voguant sur la Seine depuis de nombreuses années, comme Batobus ainsi que des navettes touristiques pour acheminer les groupes sur les sites où la circulation des cars est interdite. Cette réappropriation des berges pourrait donc être l’occasion de créer un transport fluvial cohérent pour que parisiens, franciliens et visiteurs se réapproprient ensemble la Seine.

  • Le POPB et la laïcité s'invitent au Conseil de Paris et dans le Parisien

    Le débat commencé au conseil d'arrondissement sur la délégation de service public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy a rebondi au conseil de Paris avec un débat sur le naming et sur l'organisation des évènements religieux. En portant mon amendement en séance (voir ma note précédente sur le POPB), les conseillers de Paris PRG ont poussé la mairie de Paris à clarifier sa position, malheureusement à des années lumières de la loi de 1905 que nous défendons : l'exécutif assume enfin au grand jour d'organiser des cérémonies religieuses dans des sites municipaux ! Rappelons que la fête du ramadan a été accueillie pendant des années à l'Hôtel de Ville, soit-disant en tant qu'évènement culturel...

    Ce mélange des genres m'inspire toujours la même question : que ferons-nous le jour où les Témoins de Jehovah ou les chrétiens intégristes lefevristes voudront se réunir au POPB ? Couplé à la réponse de l'Adjoint sur le naming, peut-être trouverons-nous au POPB un nouveau nom : le Jesus Saves Bercy...

    Ci-dessous l'article du Parisien :

    Article le Parisien - POPB.jpg

  • Contre la vente du terrain au collège privé

    Au Conseil d'arrondissement du 31 mai, je suis intervenu pour m'opposer au vote de la délibération DU 21 qui propose de vendre un terrain municipal au collège-lycée Georges Leven :

    "Au nom du PRG, je ne peux voter favorablement ce projet de délibération qui vend le patrimoine municipal au collège et lycée George Leven, qui est un établissement privé et confessionnel.

    La parcelle vendue à l’établissement privé est de l’ordre de 723 m2 pour ériger un bâtiment de 2000 m2, mais elle coupe en deux un terrain municipal de 3400 m2 boulevard Carnot. Resteront au nord une surface de 1700 m2 à aménager dans le cadre du GPRU Porte de Vincennes et au sud un projet de mini-déchetterie et un petit espace vert.

    Bref cette vente nous oblige à de mini-projets là ou nous avons de maxi-besoins.

    Le foncier est trop rare dans Paris pour que chaque parcelle de terrain ne soit pas optimisée pour réaliser notre programme municipal : espace verts, école publique, pépinière d’entreprises, etc.

    Rappelons également que nous sommes attachés au principe et à la promotion de l’école publique, laïque et obligatoire qui est soumise à une obligation de gratuité, de continuité et d'accueil de tous les publics, contrairement aux écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés.

    Nous pouvons trouver une utilisation meilleure à ce terrain que de le céder à une école privée et confessionnelle."

    Mon explication de vote a été suivie par le PG, le PC et les Verts qui ont également voté contre. Le PS a voté pour la délibération, moins 1 abstention, et l'UMP a sans surprise voté pour en défendant l'école privée.

  • Pour une obligation de laïcité au POPB

    Au Conseil d’arrondissement du 31 mai, je suis intervenu sur le lprojet de délibération DJS 186 de lancement de la procédure de renouvellement de Délégation de Service Public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy pour les 30 prochaines années.

    « Je voudrai signaler la nécessité d'ajouter une obligation de service public au futur délégataire. En effet comme auparavant ses missions sont d'accueillir des manifestations sportives et culturelles. Or le POPB accueille aussi des manifestations religieuses.

    Ainsi en juin 2009, il y a un an exactement, une mega-church des églises évangélistes a été accueilli pendant 3 jours pour la  Fête de Pentecôte, comme indiqué page 2 dans le Rapport de présentation. Prières collectives et exorcismes étaient au programme, comme la promotion du créationnisme et le militantisme anti-avortement.

    Nous pouvons respecter la liberté de conscience et d'expression mais la tenue de ces manifestations à Bercy est en contradiction avec le principe de laïcité alors que le POPB a été construit à 100% par la Ville de Paris à hauteur de 150 millions d'euros et est géré en DSP.

    C'est pourquoi je vous propose d'amender le projet de délibération pour indiquer qu’au titre de ses missions de service public, le futur délégataire devra :

    - s’engager à ne pas accueillir de manifestations cultuelles ou d’évènements à caractère religieux ou organisés par une association cultuelle »

    L’amendement n’a pas été soumis au vote mais devrait être déposé au Conseil de Paris par les élus PRG.

  • Charte des Conseils de quartier et Vélo au menu

    Au menu du Conseil d'arrondissement du 31 mai, la nouvelle charte des conseils de quartier et le plan vélo.

    La nouvelle charte des conseils de quartiers devraient permettre d'en améliorer le fonctionnement et la participation citoyenne. Ainsi ils sont toujours composés de 3 collèges, l'un de membres désignés par les partis politiques représentés au conseil d'arrondissement, le second de représentants d'associations, et le troisième de citoyens tirés au sort. Mais ces derniers le seront non plus sur les listes électorales mais au sein de volontaires, ce qui devrait garantir d'avoir des conseillers motivés par la vie de leur quartier.

    De plus, l'articulation entre conseils de quartier et conseil d'arrondissement a été clarifiée de manière à respecter en même temps démocratie participative et le principe républicain de démocratie représentative. Ainsi le conseillers pourront interpeller les élus en posant des questions à la mairie et obtenir une réponse en conseil d'arrondissement. Par contre, un vœu émis par un conseil de quartier ne sera pas mis sur le même plan qu'un vœu d'un groupe politique, ce qui devrait éviter l'instrumentalisation par quelques conseillers de quartier minoritaires de cette procédure comme on l'a vu parfois.

    Le plan vélo présenté en séance a démontré les objectifs ambitieux de la Ville concernant le développement des parcours cyclables tout comme la mise en place, conformément au modification par décret du Code de la route, du dispositif de double sens cyclable dans toutes les rues à sens unique des quartiers en zones 30 (soit Aligre, Brèche aux Loups et Voute Bel Air). Notre collègue Catherine Barratti-Elbaz, maire-adjointe en charge des déplacements a bien fait d'ailleurs de rappeler que la Ville de Paris a lancé une campagne de communication sur ce dispositif décidé par l'Etat qui lui n'a pas daigné mettre la main à la poche pour informer le public...

    Petite inquiétude au détour du débat, les Verts semblent vouloir, à coups de voeu au Conseil de Paris, remettre en cause au profit du vélo les objectifs de création de place de stationnement de deux-roues motorisés. Toujours une certaine logique malthusienne très présente dans l'idéologie des Verts qui voudraient aujourd'hui de pénaliser les très nombreux parisiens qui roulent en scooters. Pourtant c'est notre politique de réduction de la circulation automobile qui a conduit au très fort développement des deux-roues motorisés et nous avons aujourd'hui le devoir non pas de limiter mais d'organiser leur circulation et leur stationnement, notamment sur les trottoirs de plus de 6 mètres de large.

    Contrairement aux Verts nous disons qu'il faut développer le vélo et sa pratique dans les meilleurs conditions mais comme une alternative attractive aux autres modes de transports (Vélib en fut un très bel exemple ), pas comme une punition pour ceux qui choisissent de se déplacer autrement.

    Enfin le Conseil a été l'occasion de parler de laïcité avec les dossiers du POPB et du collège privé Georges Leven (voir les notes suivantes). Notons qu'une fois de plus, les 2 cumulards de l'opposition, Christine Lagarde et Jean-Marie Cavada avaient mieux à faire que d'être présents au conseil d'arrondissement, au mépris du mandat que leur ont confié leurs électeurs.

  • Débranchons les écrans publicitaires

    Depuis un mois, Metrobus s’est remis à installer des écrans publicitaires LCD dans les stations du métro parisien. Et pourtant un voeu présenté en mars 2009 par le PRG demandait à la RATP et au STIF un arrêt de la pose de ce nouveau type de publicité intrusive et et une concertation avec les élus parisiens et les usagers. Après son adoption au Conseil de Paris et plusieurs actions en justice lancées par les associations anti-pub, la RATP avait effectivement retiré son matériel.

    Mais elle n'a jamais engagé avec nous une quelconque concertation ! Pire, aujourd’hui, le réseau compte une soixantaine de ces panneaux LCD (à cristaux liquides) de 90 cm sur 160 cm, répartis dans quelque 27 stations (Charles-de-Gaulle-Etoile, Argentine, Porte-Maillot, Trocadéro, Palais-Royal…). Et d’ici la fin de l’année, il devrait y en avoir 400 dans 90 stations de métro et de RER ainsi que dans les gares parisiennes, essentiellement à l’intérieur de Paris. Pour le 12e on peut tabler au minimum sur la Gare de Lyon, Nation, Bastille.

    Bien que la régie publicitaire de la RATP, Metrobus, s'en défende, ces placards publicitaires high-tech peuvent être sonorisés et pourraient en un rien de temps devenir des écrans publicitaires "espions" puisqu'ils intégrent des capteurs censés compter le nombre de passant qui les regardent et repérer où se pose le regard ainsi qu'un système de transmission bluetooth susceptible d'envoyer des messages publicitaires sur les mobiles des passants. C'est d'ailleurs tout leur intérêt pour les annonceurs. Ajoutons églement que ces écrans LCD sont particulièrement énergivores.

    Hier, alors que le Conseil de Paris débattait à nouveau du retour de ces panneaux, l'adjointe au maire de Paris chargé des Transports, Annick Lepetit, a condamné l'attitude de la RATP et relayé les craintes que nous avions formulé : "Métrobus finira bien par installer un jour ces deux fonctions..."

    Mais de celà comme du reste, la RATP refuse de parler car elle reprend l'installation sans qu'il 'y ait toujours aucune concertation en vue, comme l'a dénoncé Annick Lepetit : "Depuis un an, la RATP n'a pas bougé".

    La RATP n'a d'ailleurs toujours pas répondu non plus à une autre demande récurrente du PRG de fournir des espaces d'affichages pour l'information citoyenne, associative et de tourisme dans les quartiers.

    Par contre, on assiste à un infléchissement de la position de l'exécutif de la mairie de Paris qui semble beaucoup plus ferme et exigeant qu'il y a un an. Je me souviens que lorsque j'avais présenté notre voeu en conseil d'arrondissement du 12e, j'avais essuyé les critiques assez violentes et injustes de certains collègues. Espérons que cette détermination nouvelle que l'on sent chez Annick lepetit aura un impact sur la RATP et Metrobus !

    Par Fabrice Moulin

  • Soutien aux salariés de Surcouf

    Ce n’est bien entendu pas à la Ville de Paris d’administrer les entreprises privées parisiennes mais ce n’est pas pour cela que nous devons rester indifférent quand des emplois sont menacés et des conditions de travail dégradées.

    Je suis avec le Parti Radical de Gauche pour une entreprise responsable dans une économie équitable et régulée par des objectifs sociaux, environnementaux et civiques.

    Ce sont ces principes que nous devons rappeler au propriétaire des magasins Surcouf et c’est dans cette optique que j'ai voté le voeu présenté au conseil d'arrondissement du 4 mai pour demander une reprise du dialogue social avec les salariés sur une base équitable.

  • Vincent d'Indy, le doigt dans l'engrenage ?

    Au conseil d'arrondissement du 4 mai, notre collègue du Parti de Gauche, Alexis Corbière, s'est mis en tête de déposer un vœu demandant de débaptiser le collège Vincent d'Indy car ce musicien, qui fut au tournant du 19e siècle le pendant français de Richard Wagner, a écrit des propos antisémites.

    Il est vrai que les propos antisémites de d'Indy sont inqualifiables, mais je me demande s'il n'aurait pas mieux valu qu'oubliés de tous, ils le restent plutôt que d'en faire la publicité.

    Surtout, cette initiative ne risque-t-elle pas d'ouvrir une boîte de Pandore ? Car pourquoi se limiter au collège et non à la rue ? Pourquoi se limiter à d'Indy si d'autres ont tenus des propos similaires voir pire ? Va-t-on devoir supprimer toutes les dénominations dans le 12e et à Paris de personnes qui à un moment ou un autre ont-eu des attitudes condamnables ?

    A notre demande insistante, Alexis Corbière a accepté d'atténuer la portée de son vœu pour demander seulement le lancement d'un débat sur cette appellation.

    Voilà ce que j'ai répondu à en séance :

     

    "Tout d'abord, le fait que la dénomination de l'avenue Vincent d'Indy soit intervenue un an à peine après sa mort, sans le recul historique nécessaire, devrait nous faire réfléchir sur la précipitation dont nous pouvons faire preuve dans une politique d'attribution de noms à nos artères et équipements

    Cela dit, je crois que débaptiser une rue ou un équipement, même avec de bonnes intentions, doit rester un cas exceptionnel. Beaucoup de grandes figures artistiques ou historiques dont les noms ornent les rues de Paris cachent dans leur parcours des écrits ou des actes discutables voire condamnables au 21e siècle. Y compris de grands républicains ou des personnalités politiques de droite comme de gauche.

    Je ne cautionne évidemment pas les propos de Vincent d'Indy qui nous sont rapportés par notre collègue Alexis Corbière mais la mémoire est un équilibre fragile autant que le vivre-ensemble, et en tant qu'adjoint à la maire chargé de la Mémoire, j'invite notre collègue à la prudence.

    Un vœu ne s'imposait pas et surtout pas au conseil de Paris. Certes, un débat peut s'engager au sein du Conseil d'administration du collège, mais encore une fois soyons prudent sur ces questions."

     

    Par soucis de garder la cohérence de notre majorité, je n'ai pas voulu ouvrir un débat trop passionné en séance mais certains propos qui m'ont paru franchement démagogiques me poussent à réagir. D'autant qu'il va sûrement rebondir au Conseil de Paris et sans aucun doute dans la presse par l'entremise du président du groupe communiste-PG Ian Brossat qui semble avoir un goût prononcé pour l'agit-prop et les coups médiatiques.

    Précisons ici qu'il y a déjà eu deux personnes dont les noms ont été effacés des rues de Paris. Alexis Carrel, scientifique eugéniste et membre du Parti Populaire Français (PPF) de Doriot, principal parti collaborationniste de Vichy. Et Antoine Richepanse, général napoléonien dont les mains sont tachées de sang du massacre de centaines d'esclaves révoltés. Sans excuser d'Indy pour autant, je pense qu'on peut affirmer qu'il ne présente pas exactement le même degré de culpabilité.

    Je souhaiterai ici lancer un avertissement, en premier lieu à mes amis de gauche. Car il y aurait beaucoup à dire des hommes de droite mais que fera-t-on de Proudhon (l'auteur de Philosophie de la Misère et du célèbre "la propriété c'est le vol" qui a donné son nom à une artère du 12e) qui est surement dans le panthéon politique du Parti de Gauche mais qui n'en a pas moins écrit qu'il fallait « exterminer les juifs » ! Et Voltaire qui a écrit de beaux textes contre l'esclavage mais n'en a pas moins été complice en ayant des parts dans une société du commerce triangulaire ? Financer ce que nous qualifions aujourd'hui de crime contre l'humanité n'est-il pas au moins aussi grave que d'en faire l'apologie ? Voltaire doit-il disparaitre de notre capitale ?

    De même, la colonisation et bien souvent la supériorité de l'Homme blanc qui la sous-tendait a été soutenue par tous les gouvernements et une majeure parti du personnel politique de droite comme de gauche de la IIIe République jusqu'à la décolonisation de 1960. Comment juger avec les yeux d'aujourd'hui ces propos de Léon Blum : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès » ? Soyons fair-play, ma famille politique - les Radicaux-Républicains - ne fut pas non plus épargnée par la bêtise de l'époque !

    Il y a peu de temps nous avons vu avec l'inauguration de l'esplanade Ben Gourion par le maire de Paris et les réactions passionnées qu'elle a provoqué chez certains que le travail de mémoire est un exercice complexe. Il faut éviter de multiplier les sujets de crispation et se garder de relancer une compétition des mémoires qui pourrait faire plus de mal que de bien au vivre-ensemble dans la République fraternelle que nous appelons de nos vœux.

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