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Conseil d'arrondissement 2008-2014 - Page 4

  • Un Règlement Local de la Publicité qui reprend les préconisations des Radicaux de gauche

    Lors du Conseil d'arrondissement du 9 juin 2011, nous avons débattu du nouveau Règlement Local de la Publicité (RLP), qui doit remplacer le règlement, très permissif datant de l'ère chiraquienne. Adopté une première fois par le Conseil de Paris en 2007, il avait été attaqué au Tribunal administratif par les annonceurs. La nouvelle mouture du nouveau RLP est issue d'une longue concertation large entre élus, associations et professionnels. Il a été adopté par notre conseil avec les voix du groupe socialiste et radical de gauche, malgré l'abstention des groupes PG-PC et EELV, et l'opposition de l'UMP.

    Voici mon intervention en Conseil d'arrondissement :

    Je me réjouis du retour devant notre assemblée du nouveau Règlement Local de la Publicité (RLP) car cela fait maintenant 2 mandatures que les Radicaux de gauche sont particulièrement vigilants pour que le RLP soit plus restrictif que le précédant sans brider l'activité économique de la capitale. Pour nous il convient en effet de protéger les citoyens et surtout les esprits en formation des enfants, des influences économiques trop pressantes et intrusives, et d'empêcher la Ville lumière et la 1ère destination du tourisme d'être défigurée par l’excès de l'affichage publicitaire. Il suffit de voir l'exemple tragique de Venise qui croule sous la pub jusqu'au pont des soupirs.

    C'est pourquoi, même si cette nouvelle mouture est un peu moins contraignante que celle de 2007, elle rompt avec la logique permissive du précédent de 1979. Nous nous réjouissons de la suppression des "4 par 3", du périmètre d'interdiction de la publicité à 50m des établissements scolaires, et de l'interdiction de tout dispositif intrusif et de comptage d'audience (j'avais déposé en 2009 un vœu allant dans ce sens).

    Les élus PRG sont aussi à l'origine du vœu adopté en mai demandant que le RLP soit appliqué pour les bâches géantes sur les Musées et monuments historiques classés dépendant de l'Etat, c'est-à-dire limité à 16m2 et en trompe l'œil ou avec une composition artistique. Le Ministre de la Culture n'a pas daigné répondre officiellement et encore moins positivement à notre demande. Il a même déclaré dans un journal qu'il allait demander aux marques d'ajouter sur les bâches qu'elles accrochent sur les monuments qu'elles participent à la rénovation des bâtiments. Pour moi, ce n'est rien d'autre qu'ajouter une nouvelle pub sur la pub.

    Plus généralement, les Radicaux de gauche vont demander que les moyens nécessaires soient alloués pour faire respecter le RLP et nous allons déposer un vœu pour qu'un inventaire des dispositifs "hors-la-loi" soit réalisé.

    Enfin nous attendons que le Maire de Paris insiste auprès de nos partenaires RATP et STIF pour limiter la publicité dans les transports, même si ce n'est pas dans le périmètre du RLP. Nous nous inquiétons ainsi de la multiplication des rames et bus customisés. Et nous voulons qu'une place conséquente soit laissée à l'information citoyenne et associative sur les murs du métro, comme les Radicaux de gauche l'ont demandé dans plusieurs vœux adoptés depuis 2001.

    C'est donc bien évidemment que je voterai pour ce nouveau RLP.

     

  • Quand la droite attaque les Aveyronnais !

    Lors du dernier Conseil d'arrondissement, notre majorité a eu la surprise d'être interpellée par les élus d'opposition sur un projet de délibération qui n'avait jusqu'alors jamais posé problème : la subvention de 8000 euros à la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises (FNAA) qui organise notamment le traditionnel Marché des Pays de l'Aveyron depuis plus de 10 ans en octobre dans le quartier de Bercy, avec un succès populaire bien mérité.

    Les Aveyronnais sont très implantés dans le quartier de Bercy. On y compte des restaurants, à commencer par l'Auberge aveyronnaise, les Salons de l'Aveyron pour l'organisation de congrès et conférences, la maison de l'Aveyron, pour la promotion du département et qui vient d'emménager dans le quartier, et l'Oustal qui accueille un foyer de jeunes travailleurs. La FNAA joue un peu le rôle de coordination dans tout ce petit monde.

    Or c'est justement sur cette association au rôle culturel et social reconnu que l'UMP a jeté le discrédit. Au nom du groupe UMP, Gérard Rey s'est ainsi interrogé en mode accusatoire sur la ligne « loyer locaux et salles » dans son budget de fonctionnement, suspectant visiblement l'association aveyronnaise de se louer à elle-même ses propres salles, bref de truquer ses comptes.

    Voici, tiré du Compte-rendu (provisoire) du Conseil d'arrondissement de mai, l'attaque de M. Rey : "J'aimerais bien aussi connaître les détails concernant les achats externes. Je vois qu'il y a « loyers, locaux et salles ». J'espère qu’ils ne s’auto-louent pas leurs salles, parce que cette association aveyronnaise a de magnifiques salles dans lesquelles il y a un restaurant. Je voudrais savoir, quand il y a une réunion de cette association, si la fédération facture au restaurant pour avoir une salle. Je suis d'accord pour aider les associations de ce type, mais pas pour les nourrir, ni facturer les salles pour faire la fête, même pour les dirigeants. Je voudrais donc avoir quelques détails là-dessus."

    Et voici un extrait de ma réponse :

    « Il faut déjà savoir que les 8 000 euros représentent, par rapport au budget du marché des pays de l'Aveyron, à peine 5 % du budget général. Cela dit, par rapport à votre question sur les loyers, locaux et salles, les commissaires aux comptes regardent les comptes de l'association. J'ai rarement vu délibération plus complète. Vous avez tous les documents sur le bilan et le budget des activités de cette association.

    Cela dit, en votre nom, nous leur demanderons s'ils ne détournent pas de l'argent public, mais je dois dire que c'est une assez grave accusation. »

    Il est normal qu'un élu interroge l'exécutif sur l'utilisation des subventions accordées, c'est son rôle. Mais il ne faut pas pour autant parler sans savoir et lancer des accusations sans fondement !

    M. Rey ne sait visiblement pas que les comptes d'une association avec un budget conséquent comme la FNAA sont soumis à un double contrôle, celui de la Ville de Paris via le Bureau des subventions aux associations, mais aussi par l'obligation légale de les faire certifier par un Commissaire aux comptes. Il est d'ailleurs indiquédans ses statuts : "Le rapport annuel et les comptes y compris ceux des comités locaux, s’il y a lieu, sont adressés chaque année au commissaire de la République du département et au Ministre de l’Intérieur."

    M. Rey a surtout confondu la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises avec les Salons de l'Aveyron. Il s'agit de 2 entités distinctes, même si les Salons de l'Aveyron gère le site confiée en 1996 par les Amicales aveyronnaises, propriétaires de l'immeuble L'Oustal des Aveyronnais où se trouvent les Salons rue de l'Aubrac, à Paris XIIe. Comme spécifié sur le site des Salons : "Le bâtiment, érigé sans subvention et grâce aux épargnants aveyronnais, a été construit au service de tous les rouergats, grâce à l'obstination de Messieurs Solignac, président des Amicales aveyronnaises, et Ribeiro, directeur de la Compagnie aveyronnaise." Les Salons de l'Aveyron louent donc salles de réunions et restaurant à des entreprises pour des séminaires, des congrès et à des associations comme la FNAA, qui y organise par exemple son Assemblée générale. C'est peut-être un peu complexe mais il n'y a rien de répréhensible à tout cela, et surtout pas motif au réquisitoire du groupe UMP.

    Reste qu'il est assez surprenant de voir l'UMP s'attaquer aussi brutalement aux Aveyronnais de Paris et les traiter comme des suspects alors que cette subvention à la FNAA est récurrente, et même en baisse pour respecter l'effort budgétaire entrepris par la Ville de Paris.

     

  • Sur l'Immaculée Conception, l'UMP pèche par maladresse

    Lors du conseil de lundi, nous avons également débattu d'un voeu de Valérie Montendon (UMP) qui ne pouvait que laisser perplexe quant à ses intentions cachées.

    Elle demandait à notre mairie d'apposer sur le fronton d'un immeuble privé un panneau signalant l'entrée d'une école privée et confessionnelle, en l'occurence celle de l'Immaculée Conception. Outre que ce n'est pas de notre responsabilité, que la mairie n'a strictement rien à voir dans une discussion qui concerne un syndic et un bailleur, et que Valérie Montendon a admis que le syndic a accepté la demande du bailleur, donc le problème est déjà résolu, on peut s'interroger du motif de l'élue UMP.

    Pour ma part, j'ai dénoncé au nom du PRG et demandé le retrait de son voeu "innopportun et inutile" sauf "comme un signe à une clientèle électorale et une provocation quand on voit l'école publique et laïque mise à mal par la politique du gouvernement et de la majorité parlementaire UMP, notamment avec l'amendement Carles".

    De plus, ses considérants étaient basés sur une confusion tellement absurde qu'on se demande si elle ne tient pas du prétexte. En effet, Valérie Montendon a expliqué craindre que le Règlement Local de la Publicité (RLP) élaboré par la Ville de Paris interdise à l'école d'afficher son nom sur l'immeuble, alors que le RLP veille a interdire la publicité commerciale aux abords des écoles ! C'est au nom de la laïcité défendue par les radicaux de gauche que nous souhaitons éviter aux enfants de subir le prosélytisme des grandes marques jusque dans les établissements scolaires, et c'est aussi au nom de notre conception de la laïcité, cque nous estimons que ce n'est sûrement pas à une municipalité de faire de la pub pour une école  privée confessionnelle.

    Mon collègue Alexis Corbière (PG) s'est également opposé fermement à ce voeu et nous avons demandé son retrait. Le PS, qui n'a pas été des plus offensif, a aussi demandé le retrait et indiqué qu'il ne participerait pas au vote (au risque tout de même de laisser adopter le voeu), alors que les Verts sont restés silencieux. Valérie Montendon, réalisant sans doute qu'il lui faudrait trouver plus habile pour relancer la guerre scolaire, a cédé et retiré son voeu.

  • Berges, logements et hélicos, quand la droite se contredit...

    Au menu notamment du conseil d'arrondissement de janvier, le projet d'aménagement  voies sur berges qui s’étend maintenant au 12e arrondissement, notamment le bassin de l'Arsenal, ce qui est une chance. Face à l'opposition concertée de la CCIP et de la droite, le débat a permis de rappeler que le projet du tramway avait connu les mêmes oppositions au nom de la défense du petit commerce, avant que sa réalisation prouve au contraire l'apport de revitalisation des quartiers au plus grand bénéfice des commerçants. En terme d'attractivité touristique, et donc d'activité économique et d'emplois, la création d'espaces de loisirs et culturels sur les berges dans Paris est une bonne chose, inspirée de plusieurs exemples de métropole touristiques dans le monde. D'ailleurs, une ville comme Bordeaux ne s'y est pas trompé puisque son maire, Alain Juppé, qui est rappelons-le un ministre de droite, n'a pas hésité à bousculer les conservatismes et modifier considérablement le plan de circulation sur les quais de la Garonne. J'invite notre opposition à constater l'activité commerciale dans ses espaces réhabilités.

    Un voeu du groupe socialiste et radical de gauche appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités - notamment financières - a prouvé une nouvelle fois l'incurie de la droite qui ne cesse de parler du besoin de logement des classes moyennes à Paris tout en refusant de nous donner les moyens de le faire. Autre moment amusant : un voeu du PC contre l'implantation d'un héliport à Bercy, projet soutenu par les leaders de la droite parisienne, Jean-François Lamour et Philippe Goujon, mais pas par la droite du 12e, qui ne savait pas trop quoi répondre... et a finit par soutenir le fond du voeu sans le voter !

  • Deux disparitions dans l'arrondissement

    Ce début d'année aura été marqué par la disparition de 2 figures "historiques" de notre arrondissement.

    D'abord, celle de Vincent Casa, conseiller municipal d'opposition UMP, élu depuis 1995 et qui fut adjoint sous le mandat de Pernin. Après avoir consacré de nombreuses années à faire de la politique dans le 12e, il devait enfin siéger au Conseil de Paris en février suite à la démission du tête de liste UMP-NC de 2008, Jean-Marie Cavada. Cruelle ironie du destin, il est décédé quelques semaines auparavant.

    La maire du 12e, Michèle Blumenthal lui a rendu un hommage émouvant et je crois sincèrement ému lors de notre conseil d'arrondissement.

    De ces quelques années où j'ai pu le rencontrer et le voir à l'oeuvre dans nos activités municipales, je retiens comme elle, malgré nos divergences politiques  et une certaine propension à la mauvaise foi (mais n'est-ce pas un défaut fréquent et partagé en politique?), une présence assidue à tout ce qui touchait à la vie de l'arrondissement.

    Je peux en témoigner dans ma charge de Maire-adjoint à la Mémoire et au monde combattant. Membre de la FNACA, Vincent Casa y était actif. Contrairement à ses collègues de l'opposition, il était toujours présent aux cérémonies commémoratives (sauf paradoxalement celle du 19 mars 1962, pour des raisons évidemment politiques) et je crois qu'il va manquer aux anciens combattants. Il était toujours courtois et je crois avoir veillé à ces moments là que sa présence soit respectée comme il se doit dans des manifestations républicaines. Il n'y a pas non plus une assemblée générale d'une association ou une veillée du 11 novembre où je ne l'ai vu passer une tête ou dire un mot, et même s'il avait du mal à défendre la politique de son gouvernement très décriée par un monde combattant qui se sent abandonné et méprisé, il n'avait visiblement pas l'intention de laisser le terrain à notre majorité sans combattre. Et pour cela aussi, je regrette sa disparition.

    Autre disparition qui a profondément marqué les associations de Mémoire et du monde combattant, celle de Joseph Jourdren, résistant qui connu la déportation et la détention à Dora et dans pas moins de 7 camps nazis.

    Ancien président de la Fédération National des Déportés et Internés de la Résistance - Département de Paris. Il était ainsi membre de l’Amicale des Déportés politiques et de la Résistance de Dora Ellrich, de la Fondation des Français Libres et de la Fondation Charles de Gaulle. Membre de la Commission Nationale de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance puis Délégué à la Commission Départementale chargée de donner un avis sur l’attribution de la Carte du Combattant et Délégué Départemental auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris. Dans le 12ème arrondissement. Il a été Président de la SEMLH pendant 24 ans et en était depuis devenu le Président honoraire.

    Malgré son grand age, les séquelles des tortures nazies et la maladie, Jospeh Jourdren était présent à toutes les cérémonies commémoratives. Il voulait inlassablement témoigner de son expérience terrible auprès des jeunes, avait écrit plusieurs textes à l'occasion du Concours de l'Education national sur la Résistance. Je tacherai à ce qu'ils soient plus connus dans l'arrondissement et je ne peux que regretter que nos initiatives auprès de la communauté scolaire n'aient pas reçues plus d'écho... Je me souviens de lui lors de la dernière journée de la Déportation dans le 12e , très digne, témoignant des horreurs qu'il avait vécu, ainsi que lors du débat sur la mémoire auquel j'ai eu l'honneur de participer à ses côtés, organisé par mon ami Gilles Alayrac et son association ADER15 dans le 15e arrondissement.

    J’étais présent à ses obsèques le 24 janvier, aux côtés de sa famille et de ses proches, des associations, de la maire ainsi que de la députée du 12e, Sandrine Mazetier. Celle-ci avait entamé des démarches officielles pour que Joseph Jourdren soit élevé de son vivant au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Au nom de notre mairie et des associations du Monde combattant du 12e, j'avais soutenu son initiative et le courrier en retour du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants (à l'époque où il y en avait un) était encourageant. Malheureusement, près de deux ans plus tard, rien n'avait avancé, ce qu'on ne peut que regretter amèrement. C'est à croire qu'aux grands hommes la Patrie est de moins en moins reconnaissante...

  • L'opposition perd la tête

    Jean-Marie Cavada a donc démissionné du Conseil de Paris et du conseil d'arrondissement après deux ans de quasi-absence et d'une inactivité municipale qui n'étonnera que ceux qui n'avaient pas compris dès le début qu'il ne s'était présenté dans notre arrondissement que pour garantir sa réélection au Parlement européen. Ce qui fut fait en 2009, date à laquelle on ne l'a plus jamais revu en conseil d'arrondissement. La droite perd donc sa tête de liste ! La suivante sur la liste aura été moins assidue puisqu'on a vu Christine Lagarde qu'une fois dans notre mairie, en 2008. Mais elle ne démissionne pas. Cavada quitte le navire, et Le Monde résume bien ce pathétique naufrage de la droite du 12e :

    "Nicolas Sarkozy avait contribué à convaincre Jean-Marie Cavada, transfuge du MoDem en 2008, de se présenter dans le 12e arrondissement de Paris, un territoire clé pour la droite. Une stratégie qui n'a pas payé, Jean-Marie Cavada et la ministre de l'économie, Christine Lagarde, avaient été balayés, réunissant au second tour seulement 35 % des voix contre plus de 64 % à la maire sortante socialiste, Michèle Blumenthal. Le parachutage de l'ex-présentateur de "La Marche du siècle" à Paris devait renouveler les leaders de la droite dans un arrondissement clé pour la conquête de l'Hôtel de Ville. Finalement, le siège de Jean-Marie Cavada reviendra à l'UMP Vincent Casa, 75 ans, élu du 12e depuis 1995."

    Vincent Casa qui devrait peut-être rejoindre le groupe Nouveau centre, où siégait Cavada, en contrepartie de sa promotion au Conseil de Paris, après avoir fait toute sa carrière au RPR. Cela doit être cela, le "renouvellement" ! Cette opportunisme ne trompera personne, et surtout pas les électeurs du centre-droit qui n'ont plus de représentant crédible dans l'opposition. Il faut dire que personne n'a encore compris quoi et qui représentait cette opposition hétéroclite ni quelles positions ils défendent, à part une sorte de conservatisme brouillon.

    Dernière anecdote en date en guise de démonstration : dans le journal de la droite, Les nouvelles du 12e, Vincent Casa critique l'attribution de deux subventions dont j'étais rapporteur au dernier conseil. Soit le soutien à deux associations pour la création de balades patrimoniales que Vincent Casa juge "ridicule" en parlant "d'argent gaspillé". Rappelons d'abord que ces associations vont faire découvrir aux nouveaux habitants (plusieurs milliers chaque année) leur arrondissement et initier la création de circuits touristiques hors des sentiers battus pour mettre en valeur le tissu, associatif, commerçant, artisan et artistiques ainsi que les richesses du patrimoine et les nouvelles réalisations architecturales du 12e. C'est du tourisme participatif et associatif, sur le même modèle que d'autres initiatives créées depuis 2001 qui drainent des milliers de personnes dans notre arrondissement. Monsieur Casa pourrait se réjouir que les habitants du 12e profitent de ces initiatives comme d'autres arrondissements avant. Mais sa critique est très révélatrice de l'esprit réactionnaire des élus de droite. Et je suis généreux en parlant "d'esprit"...

    Mais rappelons surtout que ces subventions n'ont soulevé ni questions, ni objections des amis de monsieur Casa en conseil d'arrondissement qui, si ma mémoire est bonne, ont voté avec la majorité pour leur attribution. Amnésie collective ou mauvaise foi caractérisée ? Ce n'est pas la première fois que Vincent Casa critique une décision pour laquelle il a votée. Mais peut-être que cette fois la droite a vraiment perdu la tête !

  • Habitat : "1 toit 2 générations"

    Alors que le Plan Local d'Habitat est en débat dans les arrondissements et au Conseil de Paris, rappelons que le PRG inscrivait dans ses propositions pour Paris en 2008 le concept de "1 Toit, 2 Générations" pour favoriser par l'établissement de conventions garanties par la Ville de Paris la colocation intergénérationnelle afin d’offrir une offre nouvelle à prix réduit d'hébergement aux étudiants et jeunes travailleurs et de rompre l'isolement tout en allégeant le quotidien des personnes âgées. Les Radicaux sont pour populariser et développer ce principe, y compris dans le parc social. Mais déjà plusieurs initiatives associatives sont soutenues par la Ville de Paris :

    Dans son édition de mars 2010, le journal A Paris publiait une rencontre avec une senior et un jeune étudiant, adepte de la colocation intergénérationnelle.

    » Témoignage de deux colocataires dans le magazine "à Paris"

    A qui s'adresser ?

    Quatre associations mettent en relation seniors et jeunes et s'assurent du bon fonctionnement de la colocation. Senior ou jeune, il vous suffit de les contacter pour connaître les modalités pratiques de cette colocation. Il n'y a pas de formule type, mais le principe reste toujours le même : un logement en échange d'une présence rassurante.

    Les associations :

    Le PariSolidaire - Tél. : 01 42 27 06 20 ou 01 42 27 06 50
    Site web : www.leparisolidaire.fr

    Ensemble 2 générations - Tél. : 01 30 24 81 28 - 06 33 33 53 47 / 06 34 57 38 26,
    Site web : www.ensemble2generations.fr

    Logement intergénération - Contact : logement.intergeneration@numericable.fr
    Site
    web : www.logementintergeneration.org

    Besoin2toit - Tél. : 06 34 50 01 38 et 01 47 50 18 48
    Site web : www.besoin2toit.com

    Dossier complet à lire sur paris.fr.

  • Plan Local de l'Habitat : plus de fluidité dans le parc social

    Le Conseil d’arrondissement d’hier a adopté le nouveau Plan Local de l’Habitat (PLH) malgré l’opposition UMP et l’abstention des groupes PC-PG et Verts. Je suis intervenu dans le débat au sujet des difficultés à développer la fluidité dans le parc social. En effet l’Etat bloque toute mobilité dans son contingent de logements sociaux, soi-disant pour répondre aux impératifs de la loi DALO qui a malheureusement montré sa totale inefficacité (il suffit pour s’en assurer de voir dans nos permanences en mairie les familles pauvres ayant épuisé tous leur recours et laissées à l’abandon par la Préfecture).

    « Je voudrais revenir sur un des axes de la politique du logement qui peut être un élément de solution, c’est-à-dire développer une plus grande fluidité au sein du parc de logement social. Or on sait que le taux de mobilité résidentielle n’a jamais été aussi bas et c’est en grande partie de la faute de l’Etat.

    Contrairement à ce que certains ont dit, le nouveau Plan Local de l’Habitat (PLH) doit et va répondre à la diversité des besoins des Parisiens, qu’ils soient défavorisés ou classes moyennes, et notamment en passant par des actions spécifiques en direction des familles, des jeunes, des étudiants, des personnes âgées ou en situation de handicap.

    Ainsi l’objectif 1 de l’Axe 2 du PLH entend harmoniser les pratiques d’attribution des bailleurs sociaux et favoriser les mutations dans le parc social.

    On sait que certains locataires du parc social souhaitent changer ou échanger leur logement, pour une plus grande surface ou une plus petite, pour des raisons financières ou professionnelles, parce que la famille s’agrandit ou au contraire parce que les enfants sont partis ou que la surface est trop grande pour des personnes âgées.

    Nous, les Radicaux de Gauche, militons depuis longtemps pour la mise en place des méthodes innovantes pour favoriser adaptabilité et mobilité dans la politique du logement.

    La Ville de Paris soutient d’ailleurs plusieurs initiatives associatives pour la colocation intergénérationnelle, réunissant personnes âgées et jeunes ou étudiants, dont l’extension au parc social pourrait être étudiée. Il faut également développer des bourses d’échange entre locataires de bailleurs différents.

    Mais il semble que l’on rencontre des difficultés dans l’harmonisation des pratiques et la mobilité entre bailleurs, malgré la volonté de la Ville de Paris et surtout à cause de l’Etat et des effets pervers de la loi Dalo.

    Je pense que notre conseil doit savoir les raisons exactes de ces blocages et je demande à notre collègue au logement de nous éclairer sur ce point. »

  • Le problème de Christine Lagarde ce ne sont pas ses bijoux !

    Difficile de trouver plus efficace pour faire le buzz que de révéler comme l'a fait notre collègue Alexis Corbière, premier adjoint à la maire du 12e arrondissement, la dernière supercherie de Christine Lagarde. En effet, sous le titre modeste « Christine Lagarde, une femme d'excellence au service de la France et du 12e », celle-ci pose à la une du journal de l'opposition municipale UMP, Les Nouvelles du 12e, sur une photo censée être prise devant le viaduc des Arts alors qu'une observation même rapide de cette couverture révèle un photomontage grossier. La photo originale de la ministre a en effet été prise hors du 12e avant d'être superposée à un « décor local » ce qui souligne une nouvelle fois son absence totale de la vie de notre arrondissement dans lequel elle est pourtant élue et de la vie municipale pour laquelle elle n'a aucun goût. Cerise sur le gâteau, l'habile utilisateur de photoshop a tenu à gommer bagues et bijoux de la photo originale de la ministre, sans doute pour lui donner un aspect moins bling-bling.

    Cette supercherie est maintenant révélée au grand jour, en témoignent les articles du Canard ou du Parisien à ce sujet, suivis par tous les médias qui rappellent opportunément à ses électeurs que la Ministre n'a siégé qu'une fois au conseil municipal depuis 2008... Croyez-moi cela fait belle lurette qu'elle n'as pas pris des nouvelles du 12e !

    1134339_ok-lagarde.jpgMais la politique, ce n'est pas que du buzz et il serait encore plus intéressant d'analyser le fond du long portrait qui accompagne cette photo dans le journal de l'UMP 12e. Car il est tout aussi grotesque, si ce n'est plus que le photomontage.

    Il tresse ainsi des lauriers à la ministre de l'Economie et des Finances  alors que la situation économique de notre pays est catastrophique. On y apprend ainsi dans une longue et absurde litanie que Mme Lagarde a été "classée 17e dans la liste des femmes les plus influentes de la planète" par Forbes, 5e dans celle "des femmes d'affaires européennes" dressée par le Wall Street Journal, "parmi les 100 meilleurs leaders du monde" (rien que ça!) par Time ou encore "meilleur ministre des Finances de l'Union européenne de l'année" pour le Financial Times... Mais quelle politique célèbre donc ces porte-voix des marchés boursiers bien connus pour leur progressisme social ?

    Sans doute la dette et les déficits creusés à des niveaux inégalés dans l'histoire de notre pays, qu'aucun gouvernement de gauche n'aurait osé présenter au pays ! Ou le chômage, et surtout celui des jeunes, qui a explosé, masqué avant tout par les radiations massives et les ratés de Pôle Emploi et un nombre croissant de chômeurs en fin de droits qui sortent des statistiques. Peut-être la croissance de l'activité tombée au plus bas depuis 13 mois en octobre, selon le Point.  Brillants résultats pour cette "femme la plus puissante du monde" chargée par Nicolas Sarkozy de "conduire la politique économique française" ! Et ce n'est pas la crise qui peut justifier seule ces échecs de la France quand on la compare avec nos voisins européens comme l'Allemagne.

    Quelles sont donc les formidables réalisations de Lagarde "au service des Français" mises en avant par le journal de l'UMP ?

    De "grands principes" pour la "maitrise des frais bancaires" pour laquelle la ministre a choisi "la voie de la confiance" ! Faire confiance aux banques pour résoudre un problème dénoncé depuis des années par les associations de consommateurs et après avoir prêté des milliards aux établissements bancaires sans que ceux-ci ne modifient en rien leur politique restrictive de prêt aux entreprises et aux particuliers contrairement aux engagements pris auprès du Président de la République ! Il fallait y penser...

    Le succès du Livret A dont le taux de rémunération "historiquement bas remonte un peu"... à 1,75% ! Selon le journal, de quoi constituer "un petit bas de laine en cas de coup dur et non un placement destiné à rapporter"... Les Français qui prennent les coups de la politique de la droite devraient sans doute en remercier notre "meilleur ministre des Finances" !

    L'UMP oublie visiblement de rappeler la défense acharnée de Christine Lagarde du bouclier fiscal, symbole de l'injustice sociale qui coûte chaque année 800 millions d'euros au budget sans influer sur l'évasion fiscale mais qui, lui, "est destiné à rapporter" beaucoup à quelques privilégiés.

    Et que dire de cet énorme Intertitre qui barre l'article "Christine LAGARDE protège le commerce", slogan d'autant plus absurde qu'aucun argument ne vient l'étayer !

    Pour ce qui est du 12e arrondissement, l'opposition municipale joue avec la Ministre et nos concitoyens un drôle de jeu. Elle fait en effet croire qu'elle peut servir de courroie de transmission pour exaucer les vœux des habitants alors que la ministre, comme le Président dont elle défend sans faillir la politique injuste, reste sourde aux difficultés de nos concitoyens.

    Je peux personnellement en témoigner par un épisode tragi-comique lors de la dernière réunion des Anciens combattants de notre arrondissement où l'ensemble des intervenants des associations du Monde combattant ont dénoncé les promesses non tenues par le gouvernement, la baisse des pensions, et le mépris profond qui a vu pour la première fois leur budget discuté en commission et non en séance plénière à l'Assemblée ! J'ai tenu à rappeler à l'assistance l'intervention des députés de gauche, à commencer par ceux du 12e, Patrick Bloche et Sandrine Mazetier, sur ce sujet mais surtout la responsabilité première de la ministre des finances élue dans notre arrondissement. Celle-ci n'a d'aillleurs jamais daigné saluer par sa présence les associations du Monde combattant. Face à ce flot de critiques, le conseiller UMP Vincent Casa, dans un numéro d'équilibriste dont il a le secret, a proclamé la main sur le cœur qu'il était d'accord avec les anciens combattants - donc contre la décision de sa collègue Christine Lagarde à qui il entend transmettre le message...

    Espérons qu'il la croise plus souvent que les habitants du 12e, ce dont on peut douter, et qu'elle l'écoute, ce dont on peut encore plus douter au vu du palmarès effarant de cette "femme d'excellence" !

    Par Fabrice Moulin

  • Des changements dans la majorité municipale

    Il y a des changements dans la composition de la majorité municipale.

    Tout d'abord Pénélope Komites, adjointe au Affaires sociales du 12e et ancienne adjointe Verte aux personnes handicapées à la mairie de Paris lors de la mandature précédente, a quitté le parti écologiste et donc le groupe Vert. Elle rejoint notre groupe qui compte ainsi de nouveau 20 membres.

    Ensuite, l'explosion du groupe Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) au Conseil de Paris et sa disparition du paysage politique parisien se traduit dans l'arrondissement par la démission de Karen Taïeb du parti chevènementiste. La conseillère de Paris devient donc apparentée au groupe Socialiste Radical et Citoyens au conseil municipal qui change de nom, devenant le groupe Socialiste, Radical de gauche et apparentés, comme au conseil de Paris.

    Bien sûr, malgré ce changement de nom, les membres de notre groupe représenteront toujours tous les "citoyens" et le radical de gauche que je suis aura toujours à coeur de porter la voix des vrais Républicains !

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