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Conseil d'arrondissement 2008-2014 - Page 3

  • L’observatoire parisien de la laïcité. Enfin !

    Dans une période où la tolérance et le respect des valeurs républicaines sont plus que jamais nécessaires, les Radicaux de Gauche parisiens se réjouissent que l’Observatoire parisien de la laïcité puisse enfin voir le jour, quatre ans après l’adoption de son principe par le Conseil de Paris.

    Une communication de Maire portant l’arrêté de création et des arrêtés de nomination des membres de l’Observatoire parisien de la laïcité est à l’ordre du jour du Conseil de Paris du 24 septembre 2012.

    L’Observatoire parisien de la Laïcité prendra la forme d’une commission extra-municipale, lieu d’échanges et de réflexions à caractère consultatif. Composé d’élus et de personnalités qualifiées, il assistera l’exécutif parisien dans la mise en pratique du principe de laïcité à Paris. Il rendra des avis permettant d’éclairer l’action de l’exécutif dans ce domaine, et notamment pour ce qui concerne l’application de la loi de séparation des églises et de l’Etat du 9 décembre 1905.

    Bien qu’intervenant tardivement dans la mandature, les élus PRG saluent la prise de conscience par la municipalité parisienne de l’utilité d’une telle structure. Il s’agit d’un premier pas vers une application plus rigoureuse du principe de laïcité à Paris dont nous dénonçons régulièrement le non-respect.

    Le PRG Paris participera aux travaux de l’Observatoire avec les convictions qui sont les siennes mais également en vigilance, car il devra être à la fois efficace, respecté et ouvert sur la société civile.

    Dans le 12e arrondissement, nous voyons déjà sur quels sujets nous pourrions saisir ce nouvel Observatoire, avec peut-être plus de résultat qu'auparavant. Par exemple si certaines décisions des années passées revenaient dans l'actualité, comme le prêt de gymnases municipaux pour des cérémonies religieuses ou l'organisation sur 3 jours d'une messe géante évangéliste au POPB (qui est géré sous délégation de service publique de la Ville de Paris) par exemple ! Il pourrait aussi se pencher avec un avis d'expert sur la location de locaux municipaux à des associations où le cultuel et le culturel sont durs à déméler.

  • Notre conseil vote l'apposition d'une plaque dans notre mairie en mémoire des juifs déportés lors de la rafle du Vel' d'Hiv'

    Mon intervention au conseil d'arrondissement du 17 septembre 2012 pour présenter le projet de plaque commémorative en mémoire des juifs arrêtés pendant la rafle du Vel' d'Hiv, rassemblées dans la mairie du 12e arrondissement, alors commissariat du 12e, et déportés  :

    C'était à Paris il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942 : la Rafle du Vel d'Hiv.

    Une rafle à la demande des Autorités Occupantes, perpétré par l'Etat français sur Ordre du gouvernement de Vichy.

    La circulaire N°173-42 de la Préfecture de Police du 13 juillet 1942 ordonnait l'arrestation de tous les Juifs étrangers et apatrides, et leur conduite au camp d'internement de Drancy (93) et au Velodrome d'Hiver, rue Nélaton dans le 15e.

    13 152 furent arrêtés puis déportés à Auschwitz, dont un grand nombre de femmes et d'enfants. Seuls 25 adultes et quelques enfants en revinrent.

    Plus de 6 100 enfants ont été arrêtés à Paris durant la Shoah. La plupart d’entre eux ont été déportés au camp d’Auschwitz.

    Les 16 et 17 juillet 1942, l’ancien commissariat du 12 ème arrondissement a servi de lieu de rassemblement des habitants juifs du 12ème arrondissement, avant leur déportation.

    Afin de perpétuer le souvenir de ces victimes, il vous est proposé d’apposer une plaque commémorative dans notre mairie.

    Cette plaque est sans doute l’aboutissement du travail de mémoire effectué ces dernières années, notamment avec l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés (AMEJD 12e), à destination des jeunes avec l’apposition des plaques avec les noms des enfants juifs déportés dans les écoles du 12e et il y a 2 ans la plaque devant notre mairie pour les enfants déportés non scolarisés.

    J'ajouterai les cérémonies en l'honneur des Justes parmi les Nations, presque tous les ans dans notre mairie. Je souhaite d'ailleurs rappeler qu'il y eut aussi des policiers français qui ont sauvés des juifs et l'honneur de la police et il faut leur rendre hommage. Notre collègue Catherine Vieu-Charrier, qui est adjointe au maire de Paris chargé de la Mémoire, nous parlera des projets de la ville de Paris à ce sujet.

    En ce 70ième anniversaire de la tragédie du Vel' d’Hiv' le travail de mémoire parait toujours et encore plus indispensable.

    D’autant que selon un sondage CSA une majorité des moins de 35 ans ignore ce qu'est la rafle du Vél' d'Hiv'. 25% des plus de 65 ans n'en ont pas non plus entendu parler, pour une moyenne tous âges confondus de 42%.

    Comme vous le savez la Mairie de Paris a organisé une grande exposition qui dure jusqu’à fin octobre : « C’étaient des enfants. Déportation et sauvetage des enfants juifs à Paris. »

    Parallèlement à cela, la Mairie du 12e arrondissement organisera d’autres actions en direction des classes de CM2 : projection du film Au revoir les enfants de Louis Malle à l’Espace Reuilly ainsi que des interventions dans les classes, organisées par l’AMEJD, par des rescapés des camps.

    Les classes de CM2 seront aussi invitées à assister à la Cérémonie de l’apposition de la plaque commémorative de la mairie du 12ème arrondissement avenue Daumesnil à Paris 12e et dont le texte est le suivant :

    EN MÉMOIRE DES HOMMES, FEMMES ET ENFANTS DU 12 ARRONDISSEMENT QUI, PARCE QUE NES JUIFS, ONT ÉTÉ ARRÊTÉS ET REGROUPES ICI, DANS LES LOCAUX DE L’ANCIEN COMMISSARIAT DE POLICE, PAR DES POLICIERS FRANÇAIS, LORS DES RAFLES DE 1942 À 1944, SUR ORDRE DU GOUVERNEMENT DE VICHY, COMPLICE DE L’OCCUPANT NAZI.

    A CEUX QUI FURENT DÉPORTÉS. A CEUX QUI NE REVINRENT PAS DES CAMPS DE LA MORT.

    LE 12 ARRONDISSEMENT SE SOUVIENT.

  • Où était l'UMP en cette journée de souvenir ?

    Chaque année l'Association des Déportés Internés Résistants (ADIRP) du 12e commémore à la mairie du 12e arrondissement la Journée du SOuvenir de la Déportation le dernier samedi d'avril. Cette année l'Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 12e étaient associés à cette commémoration toujours très émouvante. La maire et les élus de la majorité étaient évidemment en nombre mais aucun élus ni représentant de l'opposition UMP... qui étaient fiers d'être en train de tracter sur un marché. Cela en dit long sur leurs priorité et le peu de cas qu'ils font de la mémoire, et dans ce climat d'extrême-droitisation de la campagne électorale par le Président sortant, cette absence de la droite a été ressentie comme un manque de respect par beaucoup de témoins, victimes et familles qui espéraient un rassemblement républicain.

    Je trouve pour ma part que privilégier la campagne contre la transmission de la mémoire comme l'a fait la droite est injustifiable.

    Jean Ferrat - Nuit et brouillard

  • Unanimité pour la statue d'Alphonse Baudin, l'UMP ne participe pas au vote

    Le voeu que j'ai défendu hier en conseil d'arrondissement pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin a été voté à l'unanimité par la majorité municipale du 12e arrondissement, mais sans les voix de l'UMP qui n'a pas voulu participer au vote.

    Il faut croire que l'héroïsme de ce député de la gauche républicaine n'a pas ému notre opposition sarkozyste et qu'ils n'ont peut-être pas goûté le parallèle relatif mais inévitable avec la situation actuelle.

    Car dans mon intervention, j'ai ainsi souligné :

    "Commémorer le souvenir de cette figure républicaine et de son sacrifice pour la liberté doit nous rappeler que le régime politique actuel est imparfait, que la monarchie républicaine dans laquelle nous vivons n'assure plus l'équlibre des pouvoirs, que le Président gouverne seul et sans engager sa responsabilité, négocie les traités internationaux et fait la guerre sans l'aval du Parlement, et qu'au royaume des fadettes la presse est écoutée et qu'on peut même constater l'émergence d'une police politique, comme on a pu le constater en lisant le journal du dimanche.

    Tous les partis dans ce conseil, en tout cas ceux de gauche, sont pour le changement de République, je dirai même le changement tout court. Un nouveau régime, qu'on l'appelle VIe République ou autrement, Présidentiel ou Parlementaire, mais qui garantisse enfin l'équilibre des pouvoirs!"

    Je ne peux cependant que spéculer sur les raisons pour lesquelles les représentants de ce qu'on appelait à l'époque de Baudin "la réaction" n'ont pas participé au vote car ils n'ont pas daigné intervenir sur le fond ou s'expliquer, ni défendre leur politique, comme souvent. Mais il faut dire qu'ils semblent avoir peu de goût pour l'Histoire, comme leur Président qui a supprimé la matière en terminal scientifique.

  • Signez l'Appel du 2 Décembre pour le député Baudin!

    Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit a donc bien lancé son appel pour la reconstruction de la statue du député Alphonse Baudin mort sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte (à lire dans mon article précédent).

    Je suis parmi les premiers signataires et je vous invite à donner plus de force à cette initiative en signant en ligne cette pétition en ligne sur le site de Médiapart.

    A ma connaissance, la Ville de Paris n'avait donné suite aux précédentes demandes. C'est dans l'espoir de faire avancer les choses que je presenterai ce soir au Conseil d'arrondissement un voeu au nom de la majorité muncipale afin que le maire de Paris étudie les conditions pour que la statue du député martyr reprenne la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter si les nazis ne l'avaient fondue pour voler son bronze.

    Lire à ce sujet l'article de Laurent Mauduit sur son blog sur Médiapart ici.

  • Un voeu pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin

    A l'occasion de l'anniversaire du site d'information Mediapart, dont le siège se trouve dans le 12e, le journaliste Laurent Mauduit a lancé un appel et une souscription populaire pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin rue du Faubourg Saint-Antoine.

    Rappeler le souvenir de ce député républicain assassiné lors du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte a une signification symbolique forte pour moi, entant que maire-adjoint chargé de la Mémoire et comme élu local radical de gauche et porte-parole de notre fédération parisienne.

    A la fois car c'est notre courant de pensée qui a contribué à défendre l'idéal républicain pour lequel s'est sacrifié Baudin et ce sont des députés radicaux-socialistes qui lui ont rendu hommage en 1901 (et son neveu Pierre Baudin fut député de Paris de 1898 à 1902). Et parce nous vivons dans un régime de monarchie républicaine où l'équilibre des pouvoirs n'est plus assuré, nous en avons la preuve continuelle, surtout depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et les dérives du pouvoir en place. C'est pourquoi nous, Radicaux de gauche militons pour une VIe République sur le modèle présidentiel, qui contrairement à ce que l'on peut croire, est un régime de contrôle parlementaire du pouvoir.

    C'est pour ces raisons que j'ai signé l'appel de Laurent Mauduit et aussi que j'ai proposé à notre majorité municipale de relayer cet appel par un Voeu au maire de Paris que je présenterai au conseil d'arrondissement du lundi 5 décembre.

    Fabrice Moulin

     

    Voeu de la majorité municipale pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin
    Conseil d’arrondissement du 5 décembre 2011



    Voilà exactement 160 ans, le 3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin mourut sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte. Lui qui voulait montrer au peuple de Paris comment on « meurt pour 25 francs », il tomba, fauché par une balle tirée par la troupe envoyée par celui que Victor Hugo allait bientôt affubler du sobriquet de Napoléon le Petit.

    Ce drame fait partie de la légende française. Symbole de la République assassinée, le député Alphonse Baudin a longtemps été, bien après sa mort, honoré par tous les républicains. Et la construction d'une statue en sa mémoire a pendant des années été un point de ralliement des républicains. Cela a été le combat du journaliste Charles Delescluze, qui, dans son journal Le Réveil, avait lancé une première souscription, pour ériger cette statue ; cela a été le combat du tout jeune avocat Léon Gambetta qui avait assuré la défense du journaliste.

    Si les cendres d'Alphonse Baudin furent transférées au Panthéon en 1889 et si sa statue fut finalement érigée en 1901, sur les lieux mêmes de son assassinat, celle-ci fut détruite par le gouvernement de Vichy en 1941, sur pression de l'occupant nazi, et à la différence de beaucoup d'autres, elle n'a ensuite jamais été reconstruite.

    Alors que la démocratie est confrontée à une crise qui la voit mise à mal par les marchés financiers et menacée par la montée des extrêmes, Alphonse Baudin, le médecin des pauvres de Nantua, le député courageux qui brava le coup d'Etat, est le symbole d'une République authentiquement démocratique et sociale, résolument généreuse et fraternelle.

    C’est pourquoi, sur proposition de la majorité municipale, le Conseil d’arrondissement demande au Maire de Paris d’étudier les conditions d’une reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin à proximité du lieu de son assassinat.

  • Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ?

    J'ai appris que la présidente du groupe UMP de notre mairie, Valérie Montendon, a déposé au Conseil de Paris un voeu demandant l'abandon du projet des aires d'accueil des gens du voyage au bois de Vincennes et réclame qu'"au nom du plan biodiversité le projet des aires des gens du voyage ne soit pas réalisé dans le bois de Vincennes et que la parcelle soit dédiée à un réel projet de biodiversité".

    Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ? Au nom de la "biodiversité" faudrait-il construire une aire d'acceuil en sous-sol ou sous un échangeur autoroutier ? Bien entendu, au delà de son refus, la droite n'apporte pas de solution... Etrangement, on les entend moins défendre les petits oiseaux quand il s'agit de construire des bureaux...
    Quelle hypocrisie et quel cynisme de se draper dans l'écologie pour continuer à tracer le sillon du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, d'
    une stigmatisation d'une population et de la politique xénophobe anti-Roms qui vient d'être condamné comme discriminatoire et contraire à la dignité humaine par le Conseil de l'Europe.

    L'UMP feint d'oublier d'ailleurs que c'est une loi de la République française de 2000 qui impose aux communes de plus de 5000 habitants de créer des aires d'accueil. Rappelons d'ailleurs que ces aires d'accueil sont destinées à tous les gens du voyage qui ont choisi un mode de vie nomade et dont la plupart sont de nationalité française.

    Mais l'UMP explique bien sûr depuis des mois que s'il faut se conformer à la loi, on doit le faire mais pas là, mais peut-être ailleurs dans notre arrondissement (où bien entendu c'est impossible) ou sinon nul part ailleurs dans le 12e mais plus loin... Bref l'application politique du fameux principe du "NIMBY", littéralement "ok mais pas dans mon jardin". Cette propention à encourager les réflexes égoïstes des citoyens et à ne jamais assumer une responsabilité collective n'est pas nouvelle de la part de l'UMP du 12e mais elle est de plus en plus grave. Elle est partagée par leurs collègues et le maire du 16e, Claude Goasguen, qui refuse l'aire d'accueil du Bois de Boulogne.

    Valérie Montendon fait parti des "dissidents" à la fédération de Paris de l'UMP. Les jeunes loups qui, disent-ils, sont censées incarner le "renouvellement" de la droite parisienne, plus jeunes et moins conservateurs que ceux de l'ouest parisien, plus en phase avec l'électorat "bobo"... Moi je ne vois pas de différence avec leurs ainés et ces élus de droite qui pendant des décénnies n'ont pas construit de logements sociaux pour exclure les plus modestes de la capitale. Avec ce voeu, Montendon flatte les pires instincts de nos concitoyens, à l'exemple de la droite populaire qui plagie tous les jours les propositions du FN. Je remarque d'ailleurs qu'elle s'est bien gardée de déposer ce voeu à notre conseil d'arrondissement, pourtant le premier concerné, sans doute pour ne pas avoir à répondre à une question trop précise : si vous ne voulez pas de l'aire dans le bois de Vincennes, alors où exactement ?

    Mais je suis certain que les Parisiens ne sont pas sensibles aux idées extrémistes, et que la droite parisienne payera une fois de plus dans les urnes sa méconnaissance des habitants de cette ville.

    S'il n'y a jamais élu domicile, l'humanisme a définitivement quitté le cœur des élus de droite! Plus grave, l'intelligence semble avoir déserté leurs cerveaux...

  • Les Dauphins de la République bientôt dans le 12e ?

    Les deux fontaines aux dauphins de la place de la République à Paris ont disparu dans le plan de réaménagement de la place dont les travaux doivent se terminer fin 2013.

    Mais ces deux objets du patrimoine parisien sont porteurs de symbole et mon collègue Jean-Christophe Mikhaïloff, maire adjoint PRG du XIe arrondissement a réagi à ce projet et fait voté un vœu, voté par le Conseil de Paris, pour que cet ensemble artistique du XIXe siècle «ne finisse pas aux oubliettes de l'histoire».

    place-de-la-republique-fontaine-300x199.jpgJe lui donne entièrement raison, d'abord car je trouve magnifique ces dauphins joufflus et moustachus, aux allures de poissons chats chinois, qui sont des témoignages d'un style artistique d'une époque et d'un mobilier urbain très parisien, un peu à l'image de certaines bouches de métros. Mais aussi pour le respect d'une certaine mémoire républicaine de notre capitale.

    Mon collègue explique ainsi au Figaro : «La place de la République fut créée, sous la IIIe République, pour faire un pendant républicain à la place de la Concorde, liée à l'histoire de la royauté. Dans ce schéma, les deux fontaines aux dauphins faisaient écho aux deux fontaines de la place de la Concorde»

    La Ville de Paris n'ayant pas décidé de modifier les plans architecturaux de la futur place de la République, l'objectif de la démarche de mon collègue est « qu'au moins les deux fontaines soient rénovées et réinstallées dans un autre site parisien identifié à l'avance».

    Lire l'intégralité de l'article dans le Figaro ici.

    Dans sa réponse au Conseil de Paris, Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris chargée du patrimoine, a indiqué que les Dauphins étaient stockés : « Les fontaines ont été démontées [...]. Elles sont sous la responsabilité du service de conservation des œuvres d’art de la Ville de Paris. »

    Nous pouvons donc envisager de retrouver une place pour ces dauphins, dans le 11e mais pourquoi pas dans un autre arrondissement de Paris, et je serai favorable à ce qu'ils trouvent asile sur une place, dans un parc ou un square du 12e arrondissement.

    Ce serait d'ailleurs une sorte de clin d'oeil à l'Histoire puisque l'article du Figaro rappelle que les fontaines aux dauphins avaient d'remplacé la fontaine aux lions sculptée par Jacquemart, aujourd'hui visible place Félix-Éboué (XIIe).

    Les fontaines aux Dauphins pourraient par exemple venir embellir la Place sans nom, que les riverains souhaiteraient tellement voir aménagée en véritable place parisienne, à l'image de la place du Colonel Bourgouin (qui a été prise en exemple par le Conseil de Quartier Bel-Air Sud pour son projet d'ménagement de la Place sans nom, et qui dispose d'une fontaine centrale).

    Les fontaines pourraient également s'installer dans le parc de Bercy, le Jardin de Reuilly ou le Bois de Vincennes, ou encore sur le parcours du Tramway. Ce sont évidemment des idées à confronter aux contraintes techniques, architecturales et budgétaires, et qui méritent bien entendu une concertation avec les habitants, qui pourraient se saisir du projet. Mais je suis convaincu que ces dauphins sans domicile fixe offrent une opportunité pour notre arrondissement. Et si d'autres arrondissements décident de se saisir également de leur sort, et que nous arrivons à trouver rapidement un point de chute honorable quelque part dans Paris, tant mieux !

    J'en parlerai à mes collègues afin que soient étudiés avec les services techniques comme les habitants ces divers scénarios d'implantation, voire d'autres pour que les dauphins de la République trouvent un refuge digne de ce nom dans l'arrondissement de la Nation et la Bastille !

     

  • Un nouveau passage pieton rue Erard

    Cela fait plusieurs années que les riverains le demandaient, c'est enfin une réalité. La mairie aménage un passage pieton, des trottoirs élargis (il me semble qu'on appelle ça des "oreillettes" en jargon de voirie) et des places de stationnements pour vélos et deux-roues motorisés au milieu de la rue Erard, au niveau du numéro 10 et de l'impasse Erard.

    La rue Erard qui est bordée de grands ensemble d'habitation était en effet une ligne droite sans arrêt où les véhicules avaient tendance à rouler à une vitesse excessive, mettant potentiellement en danger les piétons, notamment les nombreux enfants du quartier. Sans parler des patientes de la clinique du Bien naître qui, même si elle est aujourd'hui fermée, devrait laisser la place à une autre maternité.  La sécurisation de la rue en zone 30 et par un passage piéton qui impose aux automobilistes d'être plus prudent était donc une nécessité.

    IMG_1860.JPG

    C'est une demande que m'avait faite les habitants et les commerçants du quartier dès mon arrivée à la mairie en 2008 et qu'ils portent avec oppiniatreté depuis longtemps. Je l'ai relayée à de nombreuses rerpises auprès de la maire, Michèle Blumenthal, qui y était depuis longtemps favorable, et de ma collègue adjointe aux transports et à la voirie, Catherine Baratti-Elbaz. C'est à elles que revient le mérite de voir ce projet se concrétiser. Qu'elles en soient remerciées et je suis sûr qu'elles me pardonneront de les avoir harcelées à ce sujet.

    Alors que les dernières palissades du chantier sont retirées, l'aménagement de la rue Erard fait déjà sentir ses effets sur le traffic automobile qui reprend une allure plus mesurée. De même les commerces comme la superette  qui se trouvait cachée par des camions stationnant au niveau de l'actuel passage piéton sont heureux de retrouver une nouvelle visibilité.

  • Quand Christine Lagarde invite le surendettement à votre mariage

    A lire sur Rue 89, une tribune dont je suis l'auteur et qui me tenait à coeur depuis le début de la saison des mariages :
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