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Conseil d'arrondissement 2014-2020 - Page 2

  • Réaméngement des Places de la Bastille et Nation : une concertation sans idéologie pour beaucoup d'ambition

    Conseil d'arrondissement du 3 novembre 2014 : Mon intervention sur le projet de délibération "DVD 1131 Aménagement des places (Bastille et Nation) et des espaces publics à Paris. Assistance à maîtrise d'ouvrage"

    Cette délibération marque le coup d’envoi de l’aménagement de deux places emblématiques de notre arrondissement, de notre capitale, de l’histoire de France, de la Révolution et de la République, et des luttes des citoyens pour la liberté et le progrès.

    La Place de la Bastille et la Place de la Nation ont beaucoup en commun, et beaucoup de défauts communs auxquels ces projets portés par Anne Hidalgo et les listes de rassemblement de la gauche entendent remédier.

    Anne Hidalgo a proposé de repenser la place de la Bastille, afin d'offrir aux Parisiens, un lieu de rencontre et un véritable espace à vivre. Cette place généreuse serait partagée par toutes et tous : piétons, deux roues et automobiles qui continueraient à circuler sur des voies mieux organisées.

    D’une logique du rond-point, notre ambition est de passer à celle de place-paysage. Mieux ancrée dans le patrimoine et l’histoire de la ville, la place de la Bastille offrirait une continuité à la fois physique et visuelle avec le Bassin de l’Arsenal, ouvrant son horizon jusqu’à la Seine.

    De même cela fait longtemps que nous souhaitons redonner ses ambitions à la Place de la Nation.

     Actuellement, l’espace est aujourd’hui mal réparti entre les différents usages voire inaccessibles pour les circulations douces, cyclistes et piétons. Elle est au quotidien davantage un lieu de passage qu’un lieu de vie. Enfin, son patrimoine n’est pas assez accessible.

    Rappelons là encore les objectifs que nous avons portés avec Catherine Baratti-Elbaz devant les habitants du 12e.

    Tout en conservant sa vocation d’espace de grands rassemblements populaires, il est temps de redonner à cette grande Place de Paris le caractère convivial, populaire et confortable pour vivre au quotidien, et réaffirmer le symbole républicain en revalorisant le patrimoine historique.

    La nouvelle répartition des usages doit être l’occasion d’améliorer la continuité des activités commerciales sur l’ensemble du pourtour, créer des zones de rencontre dans la contre allée, mais aussi faciliter les traversées de la Place, et l’accès à la zone centrale. Un élargissement des trottoirs et du terre-plein permettrait l’installation de terrasses.

    Espaces verts, lieux de loisirs, lieux de flânerie, lieu de patrimoine et d’histoire de la Place doivent être préservés et valorisés. Après la rénovation des colonnes du Trône, la statue centrale doit être mise en valeur et plus accessible.

    Mais faisons attention à nous placer à la hauteur de notre ambition pour ces deux places.

    Nous avons connus des aménagements de voirie à Paris lors de la première mandature, en 2001, boulevard Saint-Marcel par exemple, qui ont été fait sans assez de concertation et de réflexion, et que le maire lui-même, Bertrand Delanoë, avait appelé à rectifier.

    Réduire la place de la voiture ne peut être un objectif en soi pour ces aménagements, surtout si ceux-ci devaient engorger les pourtours de ces places et gâcher le projet d'ensemble que nous portons. Il n'y a pas de place pour l'idéologie dans ces projets, il faut que tous les usagers soient associés, consultés, y compris les automobilistes et les deux-roues motorisés.

    Et je me réjouis à ce titre que cette délibération fixe une nouvelle méthode d'élaboration des projets. La participation citoyenne doit donc devenir une règle permettant à tous, riverains, commerçants, usagers des transports (et je l’entends dans le sens de tous les usages, y compris de la route), élus… de travailler à la définition d'objectifs partagés dans l'intérêt de tous.

  • Quand des cérémonies religieuses participent du manque de créneaux sportifs

    DJS 20140324 : Délibération cadre sur l’extension de l’amplitude horaire d’ouverture des
    équipements sportifs municipaux.


    M. Fabrice MOULIN, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement, Conseiller d'arrondissement :
    « Merci Mme la Maire. Je n’avais pas prévu d’intervenir en premier, mais ce n’est pas grave. Je
    souhaitais préciser que cet élargissement des créneaux horaires est une promesse de mandature. Il
    a été inscrit dans notre contrat de mandature que nous élargirons les horaires en attribuant des
    créneaux à des associations qui seraient alors responsables du lieu pendant cette tranche. Il s’agit
    du but de cette délibération. Ce dispositif est pratiqué dans plusieurs autres communes françaises.
    Il permet de répondre à la légitime aspiration des Parisiens de faire du sport à des horaires
    correspondant à leur rythme de vie professionnelle et de vie de famille. Les Radicaux de gauche
    souhaitent que cette extension des horaires s’applique à bien d’autres équipements publics
    municipaux comme les bibliothèques, les piscines, les musées municipaux. Je sais que c’est
    complexe. Mais après tout, les musées nationaux ont bien décidé d’ouvrir 7/7 jours. Autant
    d’équipements qui demain peuvent avoir des amplitudes horaires plus larges.
    Avec cette délibération, nous sommes dans une première phase qui répond à un nombre restreint
    d’équipements, 17 en l’occurrence. Il s’agit de se passer de personnel durant les nouvelles heures
    d’ouverture. En termes de sécurité, nous pouvons nous réjouir de voir une convention de mise à
    disposition et des règles de sécurité strictes mises en oeuvre afin que tout se passe bien avec les
    associations choisies pour utiliser ces créneaux. Nous parlons ici d’un manque de créneaux sportifs.
    Notons que Paris est bien mal lotie en termes d’équipements sportifs. Il s’agit de l’un des derniers
    départements de France avec 14 équipements pour 10 000 habitants contre 54 équipements pour
    10 000 habitants en moyenne sur le territoire français. Malgré les efforts effectués ces dernières
    années, nous ne rattraperons pas ce retard et il faut des solutions alternatives. L’extension des
    horaires en est une ainsi que l’ouverture de nouvelles zones sportives qui ne seront pas forcément
    des équipements sportifs. Chose que nous avons proposée.
    Je souhaitais aussi poser une question qui interpelle sur le manque de créneaux sportifs. Il s’agit
    de l’occupation de gymnases municipaux pour des activités non sportives notamment la
    célébration de fêtes religieuses. C’était le cas ce week-end et ce fut déjà le cas précédemment.
    Je l’ai fréquemment dénoncé ainsi que mes collègues du 11e et du 20e. Mais pour l’instant, nous
    n’avons pas eu de réponse. Combien de créneaux d’équipements cela concerne à Paris ? Ce que
    nous avons craint pendant un temps, arrive. Ce qui était présenté comme une exception est
    devenue une habitude et sans doute demain, une obligation. Evidemment, cela interpelle le
    principe de laïcité. Est-ce le rôle d’un gymnase de devenir un lieu de culte ? Pour répondre à
    l’interpellation de M. BONNET, nous ne parlons pas d’associations sportives dans des gymnases
    mais nous parlons de donner les clés à des associations cultuelles. C’est très différent. Quelles
    conséquences pour les activités sportives ? Je ne vise aucune religion en particulier. Justement,
    nous avons mis le doigt dans un engrenage. Sur quels critères aujourd’hui et demain seront prêtés
    ces gymnases à des associations non sportives ? Est-ce qu’il y aura du personnel ou non ? Quelle
    convention de mise à disposition ? Ce n’est pas ce soir et avec cette délibération que nous
    pourrons avoir des réponses. Je ne demande pas à l’exécutif des réponses dès maintenant. Mais il
    s’agit d’un débat que nous devrons avoir prochainement avec les Parisiens. En attendant, sur ce
    projet de délibération, compte tenu de l’avancée qu’il représente pour l’attribution de créneaux
    sportifs supplémentaires, je voterai pour. Merci.

     

    Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris :
    « Je souhaite rassurer mon collègue M. MOULIN. En effet, un certain nombre de créneaux sportifs
    dans notre arrondissement sont donnés à des associations cultuelles pour permettre à chacun
    d’avoir des lieux de prière dignes. Et je l’assume. Cela fait aussi partie des responsabilités des élus
    de la République que chacun puisse se retrouver et prier ailleurs que dans la rue. Je suis attentive
    à ce que cette mise à disposition de gymnases ne pénalise pas les Parisiens ni les associations
    sportives. Dans notre arrondissement sur l’année 2014, un seul et unique créneau de 2 heures a été
    supprimé pour permettre à certains de prier. En revanche, depuis 2012 lorsque nous déclenchons
    le plan hivernal, ce sont entre 21 et 22 jours durant lesquels les créneaux sportifs sont tous
    bloqués (journée, soir et week-end) pour permettre aux plus démunis de trouver un toit. Dans ce
    cas-là comme dans le premier, je suis fière que les équipements publics de proximité de la Ville de
    Paris, exceptionnellement, ne soient pas utilisés pour faire du sport mais pour permettre d’autres
    activités que je soutiens et qui font partie des autorisations que je suis amenée à donner en tant
    que Maire d’arrondissement. Je renouvellerai cela les années à venir. Je propose de passer au
    vote.

    Finalement j'ai décidé de ne pas participer au vote, la maire ne m'ayant pas redonné la parole pour une explication de vote et donc d'exprimer mon désaccord avec ces propos qui mettent au même niveau d'urgence l'aide aux SDF et aux prieurs de rue et me paraissent assez éloignés des principes de laïcité que nous défendons.

  • Un voeu pour 200 lieux pour le street art à Paris

    Conseil d'arrondissement du 15 septembre : j'ai présenté et fait voté à l'unanimité un vœu pour une consultation citoyenne pour promouvoir le street art dans les rues de Paris. Ce vœu présenté également par mes collègues élus radicaux dans leurs arrondissements sera déposé au Conseil de Paris par le groupe PRG-Centre et indépendant.

    Le street art ou art urbain connait depuis plusieurs années un développement grandissant à Paris.

    Notre ville constitue un vivier exceptionnel d’artistes qui par leurs créations dynamisent nos rues, et c’est le cas dans le 12èmearrondissement, offrant des œuvres artistiques de qualité, fortement appréciées des parisiennes et des parisiens, mais également des touristes. On l'a vu avec l’effervescence autour de Banksy à Londres et New York ou la tour13 à Paris.

    Le street art est un art souvent éphémère qui englobe des techniques variées comme le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou encore l'affichage. S’il est toléré voire sollicité sur certains murs, en raison de partenariats conclus entre des collectifs ou associations d’artistes et des bailleurs sociaux par exemple, il est souvent interdit et ses auteurs peuvent parfois faire l’objet de poursuites, même quand les œuvres sont esthétiquement réussies et égayent certaines rues.

    Quand les artistes ne sont pas poursuivis en justice, les œuvres proposées sont rapidement nettoyées ou enlevées, avec plus ou moins de discernement, par les services de la Ville.

    Le street art a une vocation artistique qui doit en ce sens être valorisée et s’intégrer au mieux à l’environnement urbain.

    Considérant que le développement du street art constitue une opportunité pour le rayonnement culturel, artistique, touristique, urbain de Paris, ainsi qu’une démarche d’embellissement de certaines rues de notre arrondissement et de lien entre les habitants,

    Considérant que le street art doit être à la fois préservé et valorisé, et s’intégrer au mieux à la vie de nos quartiers, dans le respect de l’espace public,

    Considérant que l’ensemble des murs de l’arrondissement n’ont pas vocation à devenir des espaces d’expression mais que le 18ème compte néanmoins un nombre important de murs et supports qui permettraient, avec l’accord des propriétaires ou co-propriétaires, d’accueillir ce type de création artistique,

    Considérant que les associations et collectifs de street art sont demandeurs de lieux, espaces et supports, leur permettant d’exprimer leur art avec bienveillance, sans causer de dégradation ou de nuisance, et que le patrimoine de la ville et de ses bailleurs sociaux compte un certain nombre de murs,

    Considérant que la Ville de Paris a financé une application dédiée au street art, « Paris street art »,

    Considérant la démarche en cours de la Ville pour identifier un certain nombre de murs réservés à des

    interventions de street-artistes dans le cadre de l’ouverture prochaine de La Place – Centre Culturel Hip-Hop,

    Considérant l’engouement réel des parisiennes et des parisiens pour les processus démocratiques participatifs, comme le montre la consultation citoyenne lancée cet été sur les 200 lieux de proximité à végétaliser qui connait un réel succès, ou le lancement du budget participatif,

    Les élus de la majorité proposent :

    - Que pour compléter le travail en cours au sein des services de la Ville soit étudiée la possibilité de lancer une consultation des parisiens, sur un format similaire à celui utilisé pour l’opération des « 200 lieux à végétaliser » pour des propositions de murs et de lieux de proximité pouvant servir de support pour des œuvres de street art après étude de faisabilité

    - Qu’en cas de lancement d’une telle consultation, les outils de la Ville (application « Dans ma Rue », réseau social twitter, 3975) soient utilisés pour servir au recensement de ces lieux par les parisiens

    - Que la Mairie du 12ème arrondissement participe pleinement au projet

  • Nous restons vigilants sur les contrats d'affichage publicitaire

    Conseil d'arrondissement du 15 septembre : je suis intervenu pour exprimer nos réserves quant aux marchés passés par la Ville de Paris concernant l'affichage publicitaires sur les chantiers de travaux en voirie et hors voirie.

    Le Règlement local de Publicité a été adopté lors de la séance du conseil de Paris du 21 juin 2011 après des années de débats auxquels le PRG a pris part pour limiter l'invasion publicitaire dans l'espace public.

    La position du PRG est en effet de trouver une position d'équilibre entre une présence envahissante de la publicité et les recettes indispensables que celle-ci génère et qui permet la réalisation de projets comme Vélib par exemple.

    Le nouveau RLP est ainsi censé réduire d'environ 30% la densité publicitaire sur le territoire parisien.

    Mais l’application du RLP à Paris demeure floue sur de nombreux domaines, ainsi que sur la question des bâches publicitaires sur les monuments classés (qui ne rentrent pas dans le cadre du RLP mais qu’un décret de 2007 continue d’autoriser).

    Nous avons a examiné deux délibérations aujourd'hui.

    D'abord la Délibération 2014 DFA 1009 : convention d’occupation avec la société Exterion Media pour l’exploitation de palissades, échafaudages, panneaux de protection, barrières, dépendant ces de chantiers relatifs à des travaux sur le domaine routier.

    La ville de Paris semble réaliser une bonne opération financière avec ces nouveaux contrats, même si la comparaison est difficile avec l’application du RLP. Les redevances sur lesquelles se sont engagés les exploitants sont plus importantes que par le passé : augmentation de 27% avec 8,35 millions d’euros sur l’ensemble des nouveaux contrats d’exploitation, qu’ils soient fixes ou temporaires.

    Les radicaux de gauche ne sont pas par principe opposés au fait que des bâches, palissades ou échafaudages de chantier accueillent de la publicité mais à la condition qu’elles s’intègrent au patrimoine et à l’environnement local : les croquis qui apparaissent dans l’annexe de la délibération DFA 1009 montrent en effet un réel objectif de bonne intégration de l’affichage publicitaire. La société Exterion Media semble entreprendre une démarche visant à incruster au mieux la publicité dans le patrimoine avec une volonté de réduction de la consommation d’énergie ainsi que de valorisation de l’art et de la création.

    Cependant il demeure plusieurs points que nous regrettons et des interrogations : le nombre prévisionnel de panneaux concernés n’est pas indiqué ce qui pose un certain nombre de questions.

    Quid des ‘animations spécifiques’, où sont évoqués, dans la convention d’exploitation, l’éventuelle pose de distributeurs automatiques ou l’installation d’automates commerciaux pour des produits gratuits ?

    Ensuite la Délibération 2014 DFA 14 : convention d’occupation avec la société JC Decaux pour l’exploitation de palissades, échafaudages, panneaux de protection, barrières, dépendant ces de chantiers relatifs à des travaux hors du domaine routier

    Concernant les travaux situés hors du domaine routier : le traitement anti-affichage sauvage est une bonne chose pour le support en métal premium, mais pour le bois, support envisagé par JC Decaux, nous avons de fortes réticences car il permet le collage d’affiche.

    Les toiles sur pare-gravats : elles seront certes éclairées LED (diode électroluminescente, faible consommation) mais malgré tout éclairées.

    A la vu des croquis et photos présentés dans l’annexe à cette délibération, la qualité esthétique des supports, et contrairement à ce qui est proposé par la société Exterion Media, ne fait pas apparaitre un esthétisme ou une créativité evidente.Il semble même, si l’on prend l’annexe DFA 14 page 5 et 6 que JC Decaux envisage l’exploitation d’espaces qui n’étaient avant pas des espaces exploitées pour de la publicité.

    Nous souhaitons demeurer vigilants la pollution visuelle que constitue bien souvent l’affichage publicitaire, est un sujet central de mieux vivre pour les parisiennes et les parisiens, ainsi que d’image de notre ville pour ses milliers de visiteurs. Nous plaidons ainsi pour que la place laissée à la publicité dans la ville tende à s’atténuer. C’est un principe de laïcité, et de liberté.

    Nous attendons que la mairie de Paris réponde clairement aux questions posées par mes collègues radicaux et moi-même lors des Conseils d'arrondissements pour déterminer le vote de notre groupe PRG-CI au Conseil de Paris du 29 septembre prochain.

  • CA12e : modification du PLU pour plus de logements

    Le Conseil d'arrondissement a adopté la procédure de modification du Plan Local d'Urbanisme rendu indispensable suite à l'adoption de la loi pour l'accès au logement et à l'urbanisme rénové dite loi ALUR.

    J'ai souligné au nom du PRG, et des idées que nous avons portées avec notre projet pour faire le Paris d'avenir et de celui de la gauche aux municipales, les progrès qu'apporterait ce PLU modifié, notamment la transformation de 200.000 m2 de bureaux en logements, comme promis par Anne Hidalgo.

    La suppression du Coefficient d'Occupation des Sols (COS) par la loi, même si elle nécessite de revoir des dispositifs pour préserver des règles d'urbanisme, permettra aussi de densifier la ville et donc construire plus de logements. Par exemple en comblant les dents creuse en construisant au-dessus des immeubles actuellement d'un ou deux étages.

    Le PLU modifié favorisera aussi le dynamisme économique - en permettant de construire des immeublmes d'activités plus modernes - et préserver les commerces de proximité.

    L'UMP a voté contre soi-disant parce que la modification du PLU ne serait pas une urgence - comme si construire du logement n'était pas une urgence - et par opposition aux tours! Outre le fait que la modification du PLU n'entraine aucune autorisation nouvelle ou automatique à créer des immeubles de grandes hauteurs dans Paris, il est toujours étonnant de voir l'UMP être si conservatrice quand elle ne cesse d’encenser le dynamisme du maire de Londres qui vient de lancer la construction de pas moins de 120 buildings au cœur de la capitale anglaise! Enfin la droite parisienne n'est pas à une contradiction près.

    EELV non plus, qui s'est abstenu bien que la loi ALUR a été portée par leur leader Cécile Duflot quand elle était encor ministre du Logement...

  • Réformer le système des fourrières, oui mais sans céder à la démagogie

    Comme dans tous les arrondissements de Paris, le groupe UMP UDI MODEM a déposé un vœu au conseil d'arrondissement du 30 juin "Relatif à la mise en régie de l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules".

    Dans une explication longue et très virulente, l'élu UMP a fait état d'accusation grave à l'encontre des Auxiliaire de la Sécurité Publique (ASP), chargé de la régulation de la circulation et du stationnement sous l'autorité de la Préfecture de Police, et des sociétés privées d'enlèvement, délégataires également de la Préfecture de Police. Il apparait dans les arguments de la droite que, moins qu'une municipalisation d'un service déficitaire, c'est un système moins efficace dans la sanction des automobilistes qu'ils souhaitent... Et au passage, il insulte des fonctionnaires.

    Sur un sujet polémique comme celui-ci, qui ne peut que leur attirer les faveurs de certains automobilistes, les élus de l'UMP ne semblent pas s'inquiéter de correspondre parfaitement à la caricature qu'ils aiment tant faire de la gauche : paraître laxiste en matière de sécurité et laxiste en matière de gestion budgétaire, car municipaliser une DSP déjà déficitaire avec comme objectif de réduire le nombre d'enlèvements, donc les recettes, reviendrait à transférer un déficit de la Préfecture de Police au budget municipal!

    Voici ma réponse au nom de l'exécutif :

    Avec l'UMP, il y a toujours un tolérance pour certains et pas pour d'autres. Pourtant l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules ayant fait l’objet d’une verbalisation est un sujet sérieux. Il est important, en effet, de faire respecter les règles de stationnement, pour assurer la sécurité de tous et réguler, comme il se doit, l’occupation de l’espace public.

    Il est légitime que nous regardions très précisément la façon dont les choses fonctionnent aujourd’hui et les améliorations qu’il conviendrait d’apporter. Comme dans tous les domaines d’intervention publique, il est bon de réinterroger les pratiques, pour prendre en compte les évolutions et les nouveaux enjeux.

    Mais c’est une autre démarche de formuler très brutalement des accusations comme vous le faites au sujet d'entreprises et de fonctionnaires. Si vous avez des preuves de ce que vous avancez, saisissez la Justice. Il n'y a pas, contrairement à ce que vous affirmez, de "course à l'enlèvement": les mises en fourrière sont à peu près stables, à 250 000 véhicules par an. D'où d'ailleurs le déficit dont vous parlez. Il ne faudrait pas tomber dans la caricature, ni dans une approche par trop politicienne… Mais nous l’avons compris – et la lecture des journaux du jour le confirme -  l’opposition a décidé de faire de ce sujet une campagne de communication parisienne, facile, orchestrée par monsieur Goujon.

    Je regrette donc que le fond ne soit pas traité avec un peu plus de nuances. Car vous avez une drôle d'opinion des agents de la force publique puisque c'est TOUJOURS à leur demande et suite au constat de stationnement gênant que les sociétés d'enlèvement interviennent. Vous semblez dire qu'il y aurait une sorte de collusion entre celle-ci et les ASP, ce sont des accusations extrêmement grave!

    C’est ensuite dans la solution préconisée – la reprise du service en régie – que l’on recherche la cohérence des positions de votre groupe. Vous proposez donc la création d’un service administratif, l’embauche de fonctionnaires, leur formation, l'achat et l'entretien de véhicules – à contre courant de toutes vos déclarations sans cesse réitérées sur un service public trop lourd, qu’il conviendrait de réduire, des fonctionnaires trop nombreux… On a du mal à vous suivre, car vous dites une chose et son contraire.Vous faîtes un coup politique et démagogique!

    Plus sérieusement, sur le fond, la bonne approche est de demander à la Préfecture de Police de regarder très précisément l’activité des délégataires, pour l’améliorer si nécessaire. J’en profite pour vous rappeler que la verbalisation et la mise en fourrière ne relèvent pas de la Ville de Paris mais de la Préfecture de police. Sachez également que les contrats des sociétés d'enlèvement prévoient des clauses de pénalité financière en cas de manquement avéré, notamment dans le comportement des grutiers. Le Préfet de Police a d'ailleurs fait un rappel ferme à la réglementation en vigueur. Nous souhaitons donc travailler avec elle pour qu’elle garantisse l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire parisien et  investisse dans des engins capables d’enlever tous les véhicules. Sur le premier point, déjà, les marchés passés ont été modifiés pour moduler le tarif d'enlèvement en fonction de sa situation géographique.

    En l’état, votre vœu ne peut pas être retenu et j’invite notre Assemblée à le repousser.

  • CA12e : Création d'un hôtel et abstention sur un voeu UMP

    Lors du Conseil d'arrondissement du 9 juin je suis intervenu plus particulièrement à deux occasions.

    Premièrement pour soutenir le projet de création d'une auberge de jeunesse sur une emprise du boulevard Carnot, dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU) Porte de Vincennes.

    En effet les groupes Front de Gauche et EELV n'ont pas voté favorablement. A chaque fois ils expliquent qu'ils n'ont rien contre les hôtels mais là comme à chaque précédentes occasion où nous avons pu voter sur ce sujet lors de la précédente mandature, ils trouvent une raison de s'y opposer.

    J'ai mis en avant l'opportunité en terme d'emplois et d'activités économique au regard de l'attractivité touristique parisienne, et le besoin de création d'hébergements pour jeunes et familles.

    L'UMP et le Modem se sont également abstenus, confondant volontairement hébergements pour jeunes et hébergements d'urgence, ce qui démontre une fois de plus leur mauvaise foi et leur incompréhenseion des enjeux économiques de la capitale. Ils se sont aussi émus de l'absence de places de stationnement.

    Faut-il rappeler que 90% des touristes à Paris arrivent et circulent en transports en commun. Et que la Mairie de Paris a mis en place un forfait et des parkings spécifiques pour les autocars de tourisme, dont l'un est à Bercy.

    Notre groupe PS-PRG a voté pour, ainsi que l'élue UDI.

     

    Deuxièmement, je me suis abstenu sur un voeu UMP demandant la création de 50000 places de stationnements pour deux-roues motorisés.

    J'ai rappelé en effet qu'au PRG nous avions toujours défendu, et ce dès notre projet en 2008, "De l'Audace pour Paris", la création de places de places de stationnements pour motos et scooters, dont la circulation a augmenté de 34% en dix ans.

    Le point de vue du PRG a toujours été de fournir des alternatives à l'automobile.

    Avec Anne Hidalgo nous avons proposé 20000 places, dont certaines en sous-sols. C'est un objectif raisonnable mais pourquoi ne pas aller plus loin si c'est possible. Par exemple en délimitant des places sur les trottoirs où il y a de la place (et où ils stationnent déjà!) avec un marquage au sol, comme le PRG l'avait proposé.

    Surtout j'ai dénoncé le manque d'imagination de la droite car la solution véritable pour réduire le nombre de véhicule en circulation reste les transports partagés, à l'image d'Autolib, et donc le projet proposé par le PRG et porté par Anne Hidalgo pendant la campagne de scooter électrique en libre service, Scootlib.

    Notons que ni Christophe Najdovski ni David Gréau, respectivement adjoint au transports de la Ville de Paris et du 12e, n'ont dit un mot sur Scootlib. Ce-dernier a par contre évoqué l'idée de faire payer le stationnements deux-roues, ce à quoi nous nous sommes toujours opposé et ce que j'ai rappelé.

    J'ai donc choisi au nom du PRG de m'abstenir sur ce vœu.

  • Désignation dans les écoles, collèges et lycées du 12e

    Le conseil d'arrondissement a désigné ses représentants au nom de la majorité et de l'opposition municipale dans les conseils d'écoles et conseil d’administration des collèges et des lycées de l'arrondissement.

    Je suis ainsi désigné représentant titulaire de la municipalité à l'école primaire du27 rue de Reuilly, à l'école maternelle du 59 rue de Reuilly et Lycée Général Technologique Arago, 4 place de la Nation.

    Je serai également suppléant au conseil du   Lycée d’Enseignement professionnel Chennevière Malézieux, 31-35 avenue Ledru-Rollin.

  • J'ai présenté le Conseil de Sécurité et de Prévention de la Délinquance où j'ai été désigné comme représentant de la majorité

     

    122014-018 Désignation des représentants du conseil du 12e arrondissement au sein du Conseil de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du 12e arrondissement.

     

    Pour rappel Conseil de sécurité et de prévention de la délinquance d'arrondissement dit CSPDA  est l'instance locale de concertation, d'échange d'informations et de suivi des actions menées en matière de sécurité et de prévention de la délinquance.

    Il est co-présidé par la maire d'arrondissement, le commissaire central et le représentant du Procureur de la République de Paris et il réunit les acteurs de l'arrondissement concernés directement ou indirectement par les questions de sécurité et de prévention de la délinquance : les élus que nous allons désigner, fonctionnaires de la ville, du département et de l'Etat (police, justice et Education nationale), associations de prévention spécialisée, bailleurs sociaux, transporteurs, associations de quartiers, etc.

    Chaque année sur la base du contrat de sécurité d'arrondissement, le conseil dresse un état des lieux partagé de la délinquance et propose de nouvelles orientations adaptées aux problèmes constatés.

    10 membres du conseil d’arrondissement doivent être désignés pour siéger au CSPDA : 8 issus de la majorité et 2 de l’opposition.

    Je le répète le CSPDA est un espace de dialogue et de proposition.

    Je me permets donc d’insister auprès des élus candidats sur la nécessité de traiter les questions éminemment complexes et sensibles que sont la sécurité et la prévention en faisant preuve de responsabilité.

    En mettant nos compétences au service des habitants de l'arrondissement.

    En respectant le travail souvent difficile des institutions que sont la Police et la Justice, et des acteurs spécialisés.

    En refusant de céder aux anathèmes, aux simplifications, à l’angélisme, à l’instrumentalisation et aux fausses polémiques.

    En récusant d’avance toute récupération, amalgame ou stigmatisation.

    Engageons-nous ensemble à traiter des questions de sécurité et de prévention avec l’esprit républicain, qui je suis sûr nous anime tous ici et animera les représentants de ce conseil au sein du CSPDA.

    Ces représentants seront :

     

    Majorité Municipale :

    -          Mme Catherine Baratti-Elbaz

    -          M. Nicolas Bonnet-Oulaldj

    -          M. Richard Bouigue

    -          M. David Gréau

    -          Mme Pénélope Komitès

    -          M. Fabrice Moulin

    -          M. Régis Peutillot

    -          Mme Fadila Taieb

    Opposition Municipale :

    -          Mme Valérie Montandon

    -          M. Matthieu Seingier

     

  • Ordre du jour initial du Conseil d'arrondissement du 12 mai

     

    Mardi 6 Mai 2014

     

    Conseil du 12e arrondissement

    Séance du lundi 12 mai 2014

    Ordre du jour initial

      

    122014-008 Désignation du secrétaire de séance du Lundi 12 mai 2014.

    122014-009 Approbation du Procès-Verbal de la Séance du Dimanche 13 avril 2014.

    Communications de Mme la Maire.

    122014-010 Désignation des représentants au sein du Comité de Gestion de la Section du CASVP du 12e arrondissement.

    122014-011 Désignation des représentants au sein du Conseil d’Etablissement du Conservatoire Municipal du 12e arrondissement

    122014-012 Désignation des représentants au sein des conseils d’écoles publiques élémentaires et maternelles.

    122014-013 Désignation des représentants au sein des conseils d’administration des collèges de moins de 600 élèves et ne comportant pas de section d’éducation spécialisée.

    122014-014 Désignation des représentants au sein du conseil d’administration d’un collège de plus de 600 élèves ou comportant une section d’éducation spécialisée.

    122014-015 Désignation des représentants au sein des conseils d’administration des lycées autonomes régionaux et des lycées des ensembles immobiliers.

    122014-016 Désignation des représentants au sein du conseil d’administration d’un Etablissement Public Local d’Enseignement (EPLE).

    122014-017 Désignation des représentants au sein d’un conseil d’administration d’une Ecole d’Art.

    122014-018 Désignation des représentants du conseil du 12e arrondissement au sein du Conseil de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du 12e arrondissement.

    122014-019 Délibération par laquelle Mme la Maire du 12e arrondissement demande au Conseil d’arrondissement l’autorisation de signer l’inscription d’une association à la Maison des Associations.

    2014 DVD 1028 Extension du tramway T3 à Pont Garigliano et à Nation. Insertion urbaine de lignes et liaisons à haut niveau de service. Délégation à la Maire de Paris en matière de marchés publics correspondants.

    2014 DU 1005 Aménagement 2 - 6 rue Gerty Archimède (12e) - Réalisation d’un programme de bureaux et d’un équipement public sportif - Cession d’une emprise foncière.

    2014 DAC 1070 Subvention (30.000 euros) et convention avec l’association Centre du Théâtre de l’Opprimé – Augusto Boal (12e).

    2014 DFPE 1006 Subvention (138.256 euros) et avenant n°1 avec l'association Les Crocos (12e) pour la crèche parentale.

    2014 DFPE 1051 Subvention (106 378) et avenant N° 1 à l' Association Générale des Familles de Paris 12 pour la Halte-garderie (12e).

    2014 DJS 79 Subvention (41.000 euros) et convention avec l’association Reuilly Nation Sports (12e).

    2014 DJS 81 Subvention (64.500 euros) et convention avec T.C. XII Bercy (12e).

     

    La Maire du 12e Arrondissement

    Catherine BARATTI-ELBAZ

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