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  • J'ai décidé de quitter le groupe Socialiste Radical et Citoyen du conseil du 12e arrondissement

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    A l’attention d’Emmanuel Grégoire

    Président du groupe Socialiste, Radical et Citoyen

    Au conseil du 12e arrondissement

     

    Paris le 16 avril 2018

     

    Monsieur le Président,

     

    Par la présente je vous signifie ma décision de quitter le groupe Socialiste, Radical et Citoyen du conseil municipal du 12e arrondissement.

    Chacun sait dans la majorité que j’ai fait campagne officiellement pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017 et pour les candidats aux législatives de la majorité présidentielle dans le 12e arrondissement, Pacôme Rupin et Laetitia Avia, devenus respectivement députés LREM des 7e et 8e circonscriptions de Paris. Personne n’ignore non plus que, bien que n’ayant pas été élu à ce titre, je suis adhérent de La République en Marche, comme plusieurs élus de la majorité municipale parisienne.

    Un an après, mon soutien reste entier à la politique de transformation profonde du pays qui était au cœur du projet du candidat Emmanuel Macron et qu’il met en œuvre en tant que Président, avec sa majorité et son gouvernement qui compte deux ministres issus du mouvement radical réunifié.

    Or depuis les élections, notre groupe a porté presque à chaque conseil des vœux ou s’est associé à des vœux des élus communistes, EELV ou Générations, présentés au nom des « groupes de la majorité municipale », dont la portée va bien au-delà des compétences et problématiques de notre arrondissement, voire de notre commune, sans rapport avec le programme de mandature et dont le seul objectif commun semble d’interpeler, critiquer, caricaturer, gêner l’action du gouvernement. Comme si nous confondions compétences des conseils municipaux et assemblées parlementaires ; et ce alors même que les habitants de notre arrondissement comme les Parisiennes et les Parisiens ont très largement voté en faveur de cette action.

    Je m’étais déjà élevé contre cette tentation de coller à tout prix aux positions de nos collègues les plus gauchistes à l’époque de la présidence Hollande, et notamment sur la question de l’ouverture des commerces le dimanche ou les récépissés de contrôle d’identité. Plusieurs fois j’ai demandé à la maire et vous-même d’éviter d’inscrire à l’ordre du jour ou d’émettre un avis favorable à des vœux qui n’avaient pas l’assentiment de tous les membres du groupe, sans succès.

    J'ai demandé une explication de vote et m’y suis opposé à chaque fois. Je le ferai encore ce soir contre le vœu téléguidé par la CGT contre la réforme de la SNCF.

    En tant qu’élu, j’ai toujours exprimé en toute indépendance mes positions et mes désaccords avec certains de nos collègues, et je salue en cela votre conception bienveillante du débat démocratique. Mais je ne souhaite plus aujourd’hui être automatiquement associé à des déclarations qui ne reflètent absolument pas mes convictions et ne servent pas l’intérêt de nos concitoyens.

    C’est pourquoi je quitte le groupe et vous demande de bien vouloir en changer le nom afin d’en supprimer la référence au parti radical de gauche aux couleurs duquel j’ai été élu en 2014. J’inscrirai dorénavant mon action et mes prises de paroles dans la lignée de celles du groupe des Démocrates et Progressistes au conseil de Paris, présidé par Julien Bargeton, qui entend participer à l’élaboration de la politique municipale tout en soutenant la politique impulsée par le Président Emmanuel Macron et conduite par le gouvernement d’Édouard Philippe.

     

    Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

     

     

    Fabrice Moulin

    Conseiller municipal et Maire-adjoint du 12e arrondissement

  • Stop aux contre-vérités sur la réforme de la SNCF

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    Mes explications de vote au Conseil du 12e arrondissement du 16 avril sur deux vœux présentés par les groupes de la majorité contre la réforme de la SNCF et concernant l'accueil des réfugiés et migrants.

     

    Une nouvelle fois nous allons devoir nous prononcer sur des vœux dont la portée va bien au-delà des compétences et problématiques de notre arrondissement, voire de notre commune, sans rapport avec le programme de mandature et dont le seul objectif commun semble d’interpeler, critiquer, caricaturer, gêner l’action du gouvernement. Nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale.

    Deux vœux présentés « au nom des groupes de la majorité municipale » mais dont celui de contre la réforme de la SNCF semble avoir des considérants télégraphiés par la CGT et me parait encore une fois caricatural et globalement mensonger.

    Rappelons certaines vérités.

    L’ouverture à la concurrence ne veut absolument pas dire privatisation de la SNCF. La loi la transforme en société aux capitaux publics incessibles

    Cette ouverture n’est ni une nouveauté ni une surprise. Elle a été décidée par tous les pays européens en 2015 et a été votée à l’Assemblée nationale fin 2016 sous François Hollande.

    Ce que propose le Gouvernement, c’est une ouverture à la concurrence progressive.

    Il n’y a pas non plus de fermeture des petites lignes. De plus, 36 Md€ d’investissements sont prévus pour les 10 prochaines années pour la rénovation du réseau.

    S’agissant des salariés, le gouvernement a décidé l’arrêt des recrutements au statut, qui est nécessaire pour assurer à terme l’équité entre tous les salariés du secteur ferroviaire, sans revenir sur les droits des cheminots.

    Du reste le gouvernement, en concertation avec les syndicats, a fait le choix d’un haut niveau de garanties sociales. Le cheminots actuels gardent leur statut et à la demande de la CFDT ils emporteront en cas de transfert d’activités leurs droits avec eux, c’est ce que le syndicat appelle le « sac à dos social ». Les cheminots d’aujourd’hui le resteront demain !

    Cette modernisation de la SNCF est la condition nécessaire à une reprise partielle ou totale de la dette annoncée par le Président.

    Laissons aux syndicats réformistes comme la CFDT et au gouvernement le bénéfice de la négociation plutôt que de suivre le jusqu’au-boutisme de la CGT.

    Je ne voterai donc pas ce vœu.

    Concernant le vœu relatif à l’accueil des migrants et réfugiés, vous demandez la suppression pur et simple du délit de solidarité « dans les plus brefs délais ».

    Mais pourquoi ne pas l’avoir fait pendant les cinq ans de mandat de François Hollande.

    Le débat est certes légitime mais il est plus complexe et il doit avoir lieu à l’Assemblée nationale. Assemblée où il est justement discuté des amendements déposés par des parlementaires LREM pour modifier la loi de façon à faire un distinguo entre les simples citoyens généreux et les profiteurs de misères.

    Je ne participerai pas au vote sur ce second vœu qui dépasse largement les compétences municipales.

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