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  • Non, la politique du logement du gouvernement ne menace pas les logements sociaux à Paris

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    Au Conseil d'arrondissement du 6 novembre, j'ai voté contre le vœu déposé par les élus socialistes et communistes contre la politique du logement du gouvernement qui lui demandait d'abandonner toutes réformes sous prétexte qu'elles menaceraient la politique de logement social de la mairie de Paris. Il n'en est rien. Mon explication de vote :

     

    "Je ne m'associe pas à ce voeu contre lequel je voterai, et j'essayerai d'être moins caricatural dans mon argumentation que ne l'est la vôtre. Car je soutiens comme vous la politique en faveur du logement social à Paris et celle-ci n'est pas remise en cause, bien au contraire. D'abord constatons comme l'a fait le ministre de la Cohésion territoriale et du Logement, Jacques Mézard, que quand on a face à un investissement de 40 à 41 milliards d'euros encore 4 millions de mal logés, il faut se permettre de réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction. Or depuis trente ans les APL et les loyers augmentent l'un et l'autre comme dans un cercle vicieux, qu'il faut briser.

     

    Le gouvernement a donc lancé une réforme sur 3 ans de baisse des APL et des loyers dans le logement social. Parallèlement, et c'est une mesure de justice, les APL seront calculés sur les revenus de l'année en cours, et non plus sur ceux de deux ans auparavant.

     

    Il est donc mensonger d'affirmer que les baisses d'APL impacteront les locataires du logement social, car ce sont les bailleurs sociaux qui devront baisser les loyers d'autant. Comment les bailleurs le financeront-ils ainsi que les rénovations et constructions ? L'Etat a annoncé qu'il étalerait la durée d'endettement de 20 à 30 ans ce qui va mécaniquement réduire leurs remboursements annuels et dégager des liquidités pour faire face à la réduction des loyers. Il va garantir une stabilité du taux du livret A pendant 2 ans et mobiliser le concours de la Caisse des Dépôts, ou de la Banque européenne d'investissement.

     

    Le projet du gouvernement répond au enjeux de Paris car justement il focalise les efforts sur les zones tendues. Ainsi il est prévu un abattement fiscal de 100% sur la vente d'un terrain si c'est pour construire du logement social en zone tendue. Le dispositif Pinel sera reconduit pour 4 ans et il est prévu de réduire les possibilités de recours qui empêchent les constructions.

     

    Et encore plus au vu des scandales actuels impliquant des députés et élus de la France Insoumise qui logent en HLM, l'ambition d'accroitre les pouvoirs des commissions d'attribution pour faciliter la mobilité dans le parc social ne peut être que bénéfique pour rationaliser un système qui doit bénéficier à ceux qui en ont besoin selon leur situation de famille et leurs revenus."

  • Pourquoi je me suis abstenu sur le projet de baignade dans le lac Daumesnil

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    DEVE 20170156 : Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil à Paris 12e – Bilan d’avancement annuel de l’opération et avis favorable du Conseil de Paris sur le dossier présentant le projet.

    Le projet de baignade figure dans le programme que j’ai soutenu en 2014. Il s’agissait d’une idée simple et généreuse. Cependant je note, comme un certain nombre d’interventions avant moi, que sa réalisation concrète comporte aujourd'hui beaucoup d’inconnues. Notons d'abord que pour répondre aux objectifs sociaux avancés par les promoteurs du projet il existe, en Ile-de-France, des bases de loisirs, 11 au total, qui sont gratuites pour tous les publics et accessibles en transports en commun par le RER. Il faut donc rappeler que certains objectifs recherchés à travers cette baignade sont déjà remplis par des structures existantes et financées.

    Il faut aussi admettre que le contexte a changé, notamment budgétaire. Si nous voulons que la Ville de Paris prenne sa part dans la réduction nécessaire des déficits budgétaires et de la dette, il faut admettre de
    questionner nos projets et leur réalisation par ordre de priorité.

    Ainsi, le coût d’investissement pour construire les infrastructures de baignade dans le lac Daumesnil est de 9,5 millions d’euros. C'est déjà conséquent mais le plus inquiétant est le coût de fonctionnement, à savoir 450 000 euros par an, qui est à mon avis minimisé, notamment car il ne compte pas l’impact sur les autres services, la DPSP, la DEVE, la DPE, qui seront mobilisés pour gérer les conséquences d’un équipement qui va provoquer l’arrivée de milliers de baigneurs par jour et qui aura des répercutions sur l'entretien et la propreté du bois de Vincennes.

    Notons enfin que les usagers du bois n’ont pas l’air particulièrement enthousiastes sur ce projet.

    Je pense qu’il est important de revoir les priorités que nous nous fixons par rapport à toutes ces questions et je souhaite que nous prenions le temps de la réflexion pour décider si ce projet de baignade est vraiment indispensable et bénéfique pour les habitants du 12e et les Parisiens.

    C’est pourquoi je m’abstiendrai sur cette délibération.

     

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