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Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron et rejoins En Marche

Secrétaire national et membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG), Maire-adjoint du 12e arrondissement de Paris depuis 2008, j'ai choisi de soutenir Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et pour cela de rejoindre En Marche. Et ce ne sont pas les sondages qui m'ont guidé mais mes convictions et ce sont les récentes déclarations de Bertrand Delanoë qui m'ont définitivement convaincu de franchir le cap.

Bertrand Delanoë qui a trouvé la volonté et le courage de transgresser les règles de son parti pour adouber un candidat "réformiste, Européen, réaliste" en affirmant : "l'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux, que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles".

Je milite depuis plus de 20 ans, depuis 1994 au Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) devenu aujourd'hui Parti Radical de Gauche, et je sais ce que je dois à mon parti, ma famille politique et mes amis. Quoi qu'il advienne aujourd'hui je resterai toujours fidèle au radicalisme et j'espère sincèrement que mon choix comme celui de beaucoup d'autres de nos élus et militants avant moi convaincront les instances du PRG de contribuer à bâtir activement avec Emmanuel Macron la maison commune des réformistes et des progressistes que j'appelle depuis longtemps de mes voeux. C'était l'option que j'avais défendu au Bureau national du PRG en février, et c'est celle que je mets en pratique sans plus attendre.

Mon choix aujourd’hui de rejoindre En Marche, de soutenir officiellement Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle n’est pas anodin. Il est le fruit d’une réflexion approfondie.

Alors que le PRG s’était engagé à soutenir le candidat vainqueur des primaires, qui s'avère être un frondeur, Benoit Hamon, il est de plus en plus évident que cette option est invraisemblable. Il est vrai que les candidats à la primaire de la belle alliance populaire s'y étaient engagés devant les électeurs et j'en suis désolé. C'est bien pour cela que depuis le début je me suis opposé à cette décision imposée aux militants de participer à la primaire alors que ces mêmes militants avaient deux semaines plus tôt pris la décision inverse en désignant notre candidate à la présidentielle. La primaire n'a pas de sens lorsqu'on est au gouvernement depuis 5 ans. J'ai toujours dit qu'il eut été logique de soutenir soit le Président sortant soit le chef du gouvernement. Comment peut-on se résoudre à soutenir automatiquement n'importe quel projet, n'importe quel candidat sorti des urnes, même si celui-ci contredit méthodiquement tout ce que nous avons contribué à construire ? La politique n'est pas une loterie où on tire au hasard ses convictions.

Respecter les électeurs c'est avant tout ne pas épouser une cause opposée à celle qu'on défendait un mois plus tôt. Les quelques discussions avec Benoit Hamon et la direction du PRG sur le programme dont on nous a fait écho lors du dernier comité directeur me semblent avoir confirmé que son ADN était véritablement incompatible avec celui des radicaux. Aux anciens qui prétendent que nous sommes dans la même situation qu'à l'époque de l'union de la gauche avec le PS et PCF, je rappellerai juste  cette différence fondamentale : en 1981 nous étions dans l'opposition et avions un candidat à la présidentielle, Michel Crépeau.

Je suis convaincu qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui le candidat à la présidentielle le plus proche des valeurs et des idées que nous défendons, celles d'une gauche moderne, d'une gauche des libertés. Certains disaient qu'il n'avait pas de programme, il en a un, très complet et cohérent. Ses valeurs humanistes, son réformisme en matière économique et social, sa conception du travail et de l’entrepreneuriat comme garants de l’émancipation, son ouverture sur les questions sociétales et son attachement à la loi de 1905 comme aux libertés individuelles, sa volonté de renforcer l'Union européenne dans le respect des engagements pris par notre pays, sont autant de points de convergences avec mes engagements politiques. Je suis de centre-gauche et je crois qu’il y a des différences entre la gauche et la droite mais je suis persuadé comme Emmanuel Macron que les lignes de fractures traversent aujourd’hui l’ensemble des familles politiques. Il convient donc de dépasser les vieux clivages, de les transcender pour rassembler les Français et leurs représentants autour d’un projet de société progressiste et d'une majorité d’idées.

De par mon expérience locale en tant que maire-adjoint chargé de la sécurité, je suis également convaincu que les propositions fermes et justes d’Emmanuel Macron sur ce thème sont appropriées pour garantir le droit fondamental de nos concitoyens à la sécurité et renouer le fil du dialogue entre population et une véritable police de la sécurité quotidienne.

Comme l’a déclaré l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, quand il a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, mon choix n'est pas un reniement de l’action que mes amis radicaux et moi avons pu soutenir et mener dans sa majorité ainsi qu'avec la maire actuelle, Anne Hidalgo. La politique parisienne de dynamique et d’ambition internationale, de soutien aux entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’innovation et aux start-ups, le combat pour les libertés, l'ouverture sur le monde et la protection des plus fragiles, mais aussi les investissements d'avenir tout en préservant une bonne gestion budgétaire, sont dans la droite ligne de ce que propose Emmanuel Macron. Nos combats anciens d'élus parisiens PRG pour l'ouverture dominicale des commerces et les zones touristiques et d'autres dispositions qu'on a pu retrouver dans la Loi Macron, sont d'autres preuves des convergences évidentes que nous avons avec lui.

Ce n’est donc pas pour les sondages mais par adhésion à cette nouvelle dynamique pour la France incarnée par Emmanuel Macron que je le soutiens. Mais Benoit Hamon est un candidat trop à gauche, incapable de barrer la route à Marine Le Pen et François Fillon, alors qu'Emmanuel Macron semble aujourd'hui le mieux placé. Eviter aux Français de devoir choisir entre deux candidats anti-laïques, entre le candidat de la réaction et la candidate de la haine, éviter à la France de sombrer dans le chaos me semble aussi un motif légitime pour choisir un candidat. Mon candidat, Emmanuel Macron.

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