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  • Voeu PRG sur les loyers des baux commerciaux

    Jean-Bernard BROS, président du groupe PRG au Conseil de Paris a présenté et fait adopter ce voeu à la maire de Paris lors de la séance des 7, 8 et 9 juillet :

    Encore un fois, nous souhaitions souligner l’importance du commerce de proximité dans l’animation de nos quartiers.

    Dans un contexte économique difficile, de nombreux commerces de proximité se retrouvent en difficulté. Et le poids du loyer dans le montant des charges est très prégnant, même en ce qui concerne les locaux commerciaux situés sur le patrimoine des bailleurs sociaux.

    En outre, nous avons pu constater qu’un certain nombre de commerçants dans ce cas s’étaient vu notifier des hausses de loyers importantes, sans lien avec la spécificité économique de leur activité, sans lien non plus avec les réalités économiques de leur quartier.

    Ainsi, il nous semble nécessaire que les représentants du Conseil de Paris au sein des conseils d’administration des bailleurs sociaux sollicitent une réforme des modalités de révision des loyers concernés. Cette réforme doit privilégier une approche par micro-quartiers et prendre en compte la particularité des commerces qui sont sur des secteurs difficiles, les librairies par exemple.

    En outre, un nécessaire moratoire contre le déplafonnement des hausses de loyers doit être prononcé dans l’attente de l’application de la loi Artisanat, Commerce et TPE.

    Pour toutes ces raisons, je vous invite mes chers collègues à voter ce vœu.

     

  • Voeu PRG relatif à l’installation de grandes enseignes commerciales

    La proposition du groupe PRG au conseil de Paris pourrait être utile aussi dans le 12e 

    Les enseignes priées de ne pas s’installer en catimini

    parisien

    L’arrivée du géant de la restauration rapide, avenue du Général-Leclerc va-t-elle boulverser la vie du quartier? C’est en tout cas l’inquiétude de la maire (PS) du XIVe. Carine Petit s’est agacée d’apprendre par voie de presse l’ouverture à la rentrée d’un Burger King dans son arrondissement. L’enseigne va implanter un grand restaurant de 1000m² et de 250 places assises.

    Le groupe des Radicaux de gauche a décidé de rebondir sur cette actualité pour demander à ce que les mairies d’arrondissement soient mieux informées de l’arrivée de commerces de plus de 1000 m². « Il faudrait aussi que les grandes enseignes priorisent et systématisent le recrutement d’habitants des quartiers concernés, notamment quand elles s’implantent dans les quartiers politiques de la ville (NDLR : les moins favorisés) », propose Jean-Bernard Bros, le patron du PRG.

    Son idée devrait être soutenue par l’exécutif qui en profitera pour demander à la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, Carole Delga, que désormais, le seuil d’autorisation des projets passant en commission départementale d’aménagement commercial soit rabaissé de 1000 à 300m² et inclue les dossiers des restaurants.

     

    M.-A.G. – Le Parisien, édition du 9 juillet 2014

    Voeu PRG relatif à l’installation de grandes enseignes commerciales

    L’installation annoncée en septembre 2014 d’un établissement de restauration rapide dans le quartier Alésia a soulevé, une fois de plus, la question de l’intégration des grandes enseignes au sein du tissu commercial de nos quartiers.

    Ces espaces commerciaux importants provoquent des inquiétudes de la part des commerçants et des riverains car ils transforment souvent les habitudes de vie d’un quartier.

     

    Sans opposer « grandes enseignes » et « petits commerces », il nous faut au contraire trouver des équilibres pour que chacun trouve sa place. Les grandes enseignes doivent faire un effort plus important, car elles disposent de plus de moyens pour s’intégrer au contexte local de leur lieu d’installation.

    Ainsi, le groupe PRG-CI demande à ce que les commerces de plus de 1000m² présentent leur activité aux maires d’arrondissement pour que l’ensemble des dispositions liées aux aspects de circulation, de propreté et de sécurité soient anticipées.

    Leur activité doit également être présentée aux commerçants et aux habitants, via les conseils de quartiers notamment.

    Enfin les grandes enseignes doivent prioriser le recrutement d’habitants du quartier concerné, ce qui n’est pas systématiquement le cas.

  • La mairie de Paris fête le Ramadan. Et le principe de laïcité ? Mauvaise idée

    Notre tribune signée par tous les élus Radicaux de Gauche parisien publiée sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220440-la-mairie-de-paris-fete-le-ramadan-et-le-principe-de-laicite-mauvaise-idee.html

    Publié le 03-07-2014 à 13h10 - Édité par Rozenn Le Carboulec - Modifié à 14h52

    Avatar de Olivier Maillebuau et Fabrice Moulin

    Par 
    Élus parisiens du Parti radical de gauche

    Le 9 juillet, la mairie de Paris organise une réception pour célébrer le début du Ramadan. Une fête qui n'est pas du goût de tous les élus parisiens, qui dénoncent une initiative allant à l'encontre du respect de la laïcité. Parmi eux, ceux du Parti radical de gauche, qui co-signent cette tribune collective.

    L’organisation à l’Hôtel de Ville de Paris le 9 juillet prochain, d’une nouvelle fête culturelle, calée sur un calendrier religieux, nous interpelle.   

    Une ville irréprochable, notamment quant au respect de la laïcité, voilà un des combats que les Radicaux de gauche mènent depuis 2001, au Conseil de Paris ou au sein des mairies d’arrondissement.

    Certaines pratiques des élus parisiens, de toute appartenance politique, prêtent en effet largement à confusion. Nous n’avons eu de cesse de le dénoncer.

    Ainsi, nous nous sommes successivement mobilisés contre le déplacement de la date d’un Conseil de Paris pour cause de fête religieuse, contre l’attribution de subventions à des crèches confessionnelles ou encore contre les baisses de loyers injustifiées pour des associations religieuses. Et nous étions aussi au premier rang de la fronde lorsqu’une place de Paris a été rebaptisée au nom de Jean-Paul II, sans vote au Conseil de Paris.

    C’est dans ce même esprit que nous dénonçons aujourd’hui la célébration de la fête du Ramadan organisée à l’Hôtel de Ville. Et cette indignation vaut pour l’ensemble des événements à caractère religieux organisés avec la Ville de Paris : qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans, nous les considérons inopportuns au sein du centre des institutions municipales, l’Hôtel de Ville de Paris, comme dans tous les édifices municipaux.

    Précisons que si la mairie de Paris avait accueilli une fête autour des cultures de l’Orient sans aucune référence religieuse, nous l’aurions soutenue sans réserve.

    Les critiques à géométrie variable de la droite

    Certains élus de droite, et surtout d’extrême-droite, brandissent la laïcité comme étendard pour critiquer, cette fête du Ramadan, mais sont surtout enclins aux guerres de religions, visant exclusivement la confession musulmane et plus largement l’immigration plus ou moins récente.

    Nous nous inscrivons au contraire dans la constance d’une démarche globale, valable pour l’ensemble des demandes émanant d’associations et de responsables religieux.

    La gauche, et plus généralement les partis républicains, ne doivent pas craindre de défendre fermement la laïcité, ni l’abandonner aux extrêmes. C’est en étant irréprochable dans son application que nous empêcherons le FN d’en faire un instrument de stigmatisation.

    Si la République laïque garantit la liberté de culte, ce n’est pas notre rôle d’encourager la pratique religieuse et nous devons préserver la neutralité des institutions.

    Pour le déploiement d’une "laïcité du concret"

    Les Radicaux de gauche sont les héritiers de cette laïcité ambitieuse, exigeante et universelle. À Paris plus qu’ailleurs, en 2014 plus que par le passé, la laïcité a du sens face aux défis de notre société.

    Au-delà des grandes déclarations de principe, nous souhaitons, à l’échelon local, le déploiement d’une "laïcité du concret" qui soit irréprochable et indiscutable, construite avec bon sens et simplicité.

    Nous considérons par exemple que les élus parisiens n’ont pas vocation, au titre de leur mandat, à prendre la parole à des offices religieux, comme cela est malheureusement souvent le cas.

    Une vigilance de mise sur les financements 

    Les deniers publiques ne doivent pas contribuer au financement de crèches confessionnelles qui n’assurent pas un service public continu, ne participent pas aux commissions de places en crèches ou sont prosélytes, via leurs salariés ou l’aménagement des locaux accueillant du public.

    Les élus doivent également être vigilants et s’opposer aux baisses de loyers injustifiées, aux facilitations financières, aux ventes de terrain et aux prêts gracieux de salles municipales aux associations confessionnelles, comme aux associations classiques pour leurs activités confessionnelles.

    La vigilance est également nécessaire au sein de l’administration parisienne et la Ville doit être proactive quant aux comportements de l’ensemble de ses agents.

    Les Radicaux de gauche, au-delà de la défense du principe laïque, ont toujours privilégié une approche constructive de la question. Ainsi, c’est à notre initiative qu’a été mis en place, en 2012, un Observatoire municipal de la laïcité, chargé d’offrir un cadre de discussion autour de l’application du principe de laïcité dans la capitale.

    C’est cet observatoire que nous allons saisir sur le cas de la fête du Ramadan, comme nous le ferons sur tout ce qui constitue à nos yeux une entorse au principe républicain de laïcité.

    La religion ne doit pas être un enjeu de pouvoir politique

    Nous souhaitons proscrire toute intervention abusive de la Ville dans la vie des religions à Paris : elles ne doivent pas devenir un enjeu de pouvoir. Il en va du respect et de la liberté des croyants, comme des non-croyants, et de leur place en tant que citoyens.

    Bien sûr, la force publique peut et doit intervenir quand la situation le demande : il n’est pas interdit de travailler avec des associations religieuses, de répondre à leurs demandes et de les épauler dans les initiatives non-prosélytes qu’elles souhaitent porter.

    Mais l’étanchéité entre la vie religieuse et l’action des élus doit être véritablement maintenue. L’ensemble des élus Radicaux de gauche parisiens ont en ce sens tous signé une "charte d’engagement laïque"  afin d’opérer une véritable coupure avec toute utilisation du fait religieux à des fins politiques.

    Dans le respect constant de nos valeurs républicaines, nous exprimons notre opposition et nos regrets quant à l’organisation d’un événement religieux à l’Hôtel de Ville de Paris et nous dénoncerons, tout au long de cette mandature, tout ce qui constituera selon nous un non-respect du principe de neutralité qui incombe à notre municipalité.

    Tribune co-signée par Jean-Bernard Bros, Laurence Goldgrab, Olivier Maillebuau, Jean-Christophe Mikhailoff, Fabrice Moulin, Cyril Mourin, Françoise Dorocq, Thierry Blandin et Muriel Guenoux.

  • CA12e : modification du PLU pour plus de logements

    Le Conseil d'arrondissement a adopté la procédure de modification du Plan Local d'Urbanisme rendu indispensable suite à l'adoption de la loi pour l'accès au logement et à l'urbanisme rénové dite loi ALUR.

    J'ai souligné au nom du PRG, et des idées que nous avons portées avec notre projet pour faire le Paris d'avenir et de celui de la gauche aux municipales, les progrès qu'apporterait ce PLU modifié, notamment la transformation de 200.000 m2 de bureaux en logements, comme promis par Anne Hidalgo.

    La suppression du Coefficient d'Occupation des Sols (COS) par la loi, même si elle nécessite de revoir des dispositifs pour préserver des règles d'urbanisme, permettra aussi de densifier la ville et donc construire plus de logements. Par exemple en comblant les dents creuse en construisant au-dessus des immeubles actuellement d'un ou deux étages.

    Le PLU modifié favorisera aussi le dynamisme économique - en permettant de construire des immeublmes d'activités plus modernes - et préserver les commerces de proximité.

    L'UMP a voté contre soi-disant parce que la modification du PLU ne serait pas une urgence - comme si construire du logement n'était pas une urgence - et par opposition aux tours! Outre le fait que la modification du PLU n'entraine aucune autorisation nouvelle ou automatique à créer des immeubles de grandes hauteurs dans Paris, il est toujours étonnant de voir l'UMP être si conservatrice quand elle ne cesse d’encenser le dynamisme du maire de Londres qui vient de lancer la construction de pas moins de 120 buildings au cœur de la capitale anglaise! Enfin la droite parisienne n'est pas à une contradiction près.

    EELV non plus, qui s'est abstenu bien que la loi ALUR a été portée par leur leader Cécile Duflot quand elle était encor ministre du Logement...

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