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  • Réformer le système des fourrières, oui mais sans céder à la démagogie

    Comme dans tous les arrondissements de Paris, le groupe UMP UDI MODEM a déposé un vœu au conseil d'arrondissement du 30 juin "Relatif à la mise en régie de l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules".

    Dans une explication longue et très virulente, l'élu UMP a fait état d'accusation grave à l'encontre des Auxiliaire de la Sécurité Publique (ASP), chargé de la régulation de la circulation et du stationnement sous l'autorité de la Préfecture de Police, et des sociétés privées d'enlèvement, délégataires également de la Préfecture de Police. Il apparait dans les arguments de la droite que, moins qu'une municipalisation d'un service déficitaire, c'est un système moins efficace dans la sanction des automobilistes qu'ils souhaitent... Et au passage, il insulte des fonctionnaires.

    Sur un sujet polémique comme celui-ci, qui ne peut que leur attirer les faveurs de certains automobilistes, les élus de l'UMP ne semblent pas s'inquiéter de correspondre parfaitement à la caricature qu'ils aiment tant faire de la gauche : paraître laxiste en matière de sécurité et laxiste en matière de gestion budgétaire, car municipaliser une DSP déjà déficitaire avec comme objectif de réduire le nombre d'enlèvements, donc les recettes, reviendrait à transférer un déficit de la Préfecture de Police au budget municipal!

    Voici ma réponse au nom de l'exécutif :

    Avec l'UMP, il y a toujours un tolérance pour certains et pas pour d'autres. Pourtant l’enlèvement et la mise en fourrière des véhicules ayant fait l’objet d’une verbalisation est un sujet sérieux. Il est important, en effet, de faire respecter les règles de stationnement, pour assurer la sécurité de tous et réguler, comme il se doit, l’occupation de l’espace public.

    Il est légitime que nous regardions très précisément la façon dont les choses fonctionnent aujourd’hui et les améliorations qu’il conviendrait d’apporter. Comme dans tous les domaines d’intervention publique, il est bon de réinterroger les pratiques, pour prendre en compte les évolutions et les nouveaux enjeux.

    Mais c’est une autre démarche de formuler très brutalement des accusations comme vous le faites au sujet d'entreprises et de fonctionnaires. Si vous avez des preuves de ce que vous avancez, saisissez la Justice. Il n'y a pas, contrairement à ce que vous affirmez, de "course à l'enlèvement": les mises en fourrière sont à peu près stables, à 250 000 véhicules par an. D'où d'ailleurs le déficit dont vous parlez. Il ne faudrait pas tomber dans la caricature, ni dans une approche par trop politicienne… Mais nous l’avons compris – et la lecture des journaux du jour le confirme -  l’opposition a décidé de faire de ce sujet une campagne de communication parisienne, facile, orchestrée par monsieur Goujon.

    Je regrette donc que le fond ne soit pas traité avec un peu plus de nuances. Car vous avez une drôle d'opinion des agents de la force publique puisque c'est TOUJOURS à leur demande et suite au constat de stationnement gênant que les sociétés d'enlèvement interviennent. Vous semblez dire qu'il y aurait une sorte de collusion entre celle-ci et les ASP, ce sont des accusations extrêmement grave!

    C’est ensuite dans la solution préconisée – la reprise du service en régie – que l’on recherche la cohérence des positions de votre groupe. Vous proposez donc la création d’un service administratif, l’embauche de fonctionnaires, leur formation, l'achat et l'entretien de véhicules – à contre courant de toutes vos déclarations sans cesse réitérées sur un service public trop lourd, qu’il conviendrait de réduire, des fonctionnaires trop nombreux… On a du mal à vous suivre, car vous dites une chose et son contraire.Vous faîtes un coup politique et démagogique!

    Plus sérieusement, sur le fond, la bonne approche est de demander à la Préfecture de Police de regarder très précisément l’activité des délégataires, pour l’améliorer si nécessaire. J’en profite pour vous rappeler que la verbalisation et la mise en fourrière ne relèvent pas de la Ville de Paris mais de la Préfecture de police. Sachez également que les contrats des sociétés d'enlèvement prévoient des clauses de pénalité financière en cas de manquement avéré, notamment dans le comportement des grutiers. Le Préfet de Police a d'ailleurs fait un rappel ferme à la réglementation en vigueur. Nous souhaitons donc travailler avec elle pour qu’elle garantisse l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire parisien et  investisse dans des engins capables d’enlever tous les véhicules. Sur le premier point, déjà, les marchés passés ont été modifiés pour moduler le tarif d'enlèvement en fonction de sa situation géographique.

    En l’état, votre vœu ne peut pas être retenu et j’invite notre Assemblée à le repousser.

  • Paru dans Le Parisien : "HLM : la réforme des modes d’attribution relance les débats"

     

    Le_Parisien_logoC’est une petite révolution qui se prépare dans la capitale. Dès cet automne, les 148 000 demandes de logement seront hiérarchisées selon une grille de cotation bien précise. Cette gestion automatisée expérimentée à Rennes (Ille-et-Vilaine) est censée garantir plus de transparence et de lisibilité.

    Le scoring (voir encadré) s’accompagnera d’une volonté de présenter des dossiers anonymes et d’une expérimentation sur la mise en ligne des logements disponibles via le dispositif « loc’annonces ». Ce projet de réforme du mode d’attribution (que Bertrand Delanoë avait lui même annoncé pour 2013) a été l’occasion d’un débat où la droite et la gauche se sont affrontées.

    A gauche, Jean-Bernard Bros, le président du groupe Radical de gauche, centre et indépendants, qui avait prôné ce système lors de la campagne des municipales, a loué, sans surprise, le projet porté par l’adjoint (PCF) Ian Brossat. Il a néanmoins suggéré d’élargir les critères aux futures assistantes maternelles dans l’attente d’un agrément, faute d’un logement suffisamment grand pour accueillir des enfants, ainsi qu’aux familles pratiquant la garde alternée ou aux commerçants habitant loin de Paris. La conseillère de Paris (Parti de gauche) Danielle Simonnet a regretté que cette réforme n’ait pas « été élaborée avec l’association Droit au logement » et qualifié le tableau de cotation « d’incompréhensible ». « Mieux vaut être en résidence étudiante que squatteur ou dans un logement insalubre », s’est-elle emportée.

    A droite, Jean-François Legaret, le maire UMP du I er arrondissement, a estimé que le vrai problème était « le manque de logements » et a plaidé en faveur « d’un parcours résidentiel ». Pour Eric Azière, le président du groupe UDI-MoDem, le problème, c’est « le manque de rotation dans le parc social » et « l’exclusion des classes moyennes » de ce parc. Florence Berthoud, la maire UMP du V e, favorable au scoring, conteste l’aspect anonyme, synonyme de « déshumanisation ». « Il ne faut pas confondre empathie et clientélisme », a-t-elle ironisé. La présidente du groupe UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, a regretté, elle, « l’absence de contrôle sur les déclarations des demandeurs », évoquant entre autres des logements sociaux transformés en meublés saisonniers.

    Face à ces critiques, Ian Brossat, l’adjoint chargé de ce projet, a affirmé que les critères retenus garantissaient au contraire « une mixité sociale » grâce à « une sélection de profils variés ». « Le suivi, a-t-il ajouté, permettra éventuellement de modifier les éléments à la lumière des différentes remarques. »

    Le Parisien – 18 juin 2014

  • CA12e : Création d'un hôtel et abstention sur un voeu UMP

    Lors du Conseil d'arrondissement du 9 juin je suis intervenu plus particulièrement à deux occasions.

    Premièrement pour soutenir le projet de création d'une auberge de jeunesse sur une emprise du boulevard Carnot, dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU) Porte de Vincennes.

    En effet les groupes Front de Gauche et EELV n'ont pas voté favorablement. A chaque fois ils expliquent qu'ils n'ont rien contre les hôtels mais là comme à chaque précédentes occasion où nous avons pu voter sur ce sujet lors de la précédente mandature, ils trouvent une raison de s'y opposer.

    J'ai mis en avant l'opportunité en terme d'emplois et d'activités économique au regard de l'attractivité touristique parisienne, et le besoin de création d'hébergements pour jeunes et familles.

    L'UMP et le Modem se sont également abstenus, confondant volontairement hébergements pour jeunes et hébergements d'urgence, ce qui démontre une fois de plus leur mauvaise foi et leur incompréhenseion des enjeux économiques de la capitale. Ils se sont aussi émus de l'absence de places de stationnement.

    Faut-il rappeler que 90% des touristes à Paris arrivent et circulent en transports en commun. Et que la Mairie de Paris a mis en place un forfait et des parkings spécifiques pour les autocars de tourisme, dont l'un est à Bercy.

    Notre groupe PS-PRG a voté pour, ainsi que l'élue UDI.

     

    Deuxièmement, je me suis abstenu sur un voeu UMP demandant la création de 50000 places de stationnements pour deux-roues motorisés.

    J'ai rappelé en effet qu'au PRG nous avions toujours défendu, et ce dès notre projet en 2008, "De l'Audace pour Paris", la création de places de places de stationnements pour motos et scooters, dont la circulation a augmenté de 34% en dix ans.

    Le point de vue du PRG a toujours été de fournir des alternatives à l'automobile.

    Avec Anne Hidalgo nous avons proposé 20000 places, dont certaines en sous-sols. C'est un objectif raisonnable mais pourquoi ne pas aller plus loin si c'est possible. Par exemple en délimitant des places sur les trottoirs où il y a de la place (et où ils stationnent déjà!) avec un marquage au sol, comme le PRG l'avait proposé.

    Surtout j'ai dénoncé le manque d'imagination de la droite car la solution véritable pour réduire le nombre de véhicule en circulation reste les transports partagés, à l'image d'Autolib, et donc le projet proposé par le PRG et porté par Anne Hidalgo pendant la campagne de scooter électrique en libre service, Scootlib.

    Notons que ni Christophe Najdovski ni David Gréau, respectivement adjoint au transports de la Ville de Paris et du 12e, n'ont dit un mot sur Scootlib. Ce-dernier a par contre évoqué l'idée de faire payer le stationnements deux-roues, ce à quoi nous nous sommes toujours opposé et ce que j'ai rappelé.

    J'ai donc choisi au nom du PRG de m'abstenir sur ce vœu.

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