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lundi, 25 mars 2013

Expo universelle sur le périph - Tribune de Jean-Bernard Bros (PRG) dans Libératione la note

 

 
 

libéQu'ont en commun Chaillot, le Trocadéro, la gare de Lyon, le Grand Palais et la tour Eiffel ? Ils sont quelques-uns des cent héritages parisiens des Expositions universelles. Entre 1844 et 1937, pas moins de huit expos ont contribué à façonner la ville et à assurer son rayonnement international. Depuis, l'humanité démonstratrice de ses espoirs et progrès s'en est allée éclairer le monde ailleurs, sur d'autres continents.

L'histoire du Bureau international des expositions (BIE), chargé de l'organisation des expos, est liée à l'histoire de France : la convention internationale fut signée en 1928 à Paris, où est son siège, sa langue de travail officielle est le français, et tous les contacts que j'ai eus avec le BIE indiquent qu'ils souhaitent le grand retour des expos à Paris.

Trois tentatives récentes ont été initiées en France, sans succès, faute d'entente entre Etat et acteurs locaux. Or, pour qu'une expo existe, il faut les deux : des collectivités locales désireuses et un Etat porteur de la candidature. Aujourd'hui, l'Etat, la région Ile-de-France et Paris ont pour la première fois depuis onze ans les mêmes couleurs politiques, et peuvent œuvrer à la constitution d'une candidature pour une expo à Paris, ou plutôt : autour de Paris. Toutes les politiques de désenclavement portant sur les questions de logement et de Transports ne suffiront pas à abolir la fracture territoriale. Il est temps de trancher le nœud gordien du périphérique : il est temps d'abolir le périph.

L'expo prendra place sur le boulevard périphérique. Les futurs pavillons et paysages qui naîtront de ce méga-événement devront être construits par-dessus lui, et le recouvrir d'équipements, de monuments et de jardins, irriguant les communes de la première couronne. Paris est une «ville monde». Que Paris donne donc à nouveau rendez-vous au monde, montre sa capacité à abolir les frontières, et fasse du périphérique un mauvais souvenir. Seule une expo est d'une envergure suffisante pour redessiner la ville, ses territoires, ses transports. Les citoyens, tous parisiens, d'un côté comme de l'autre du périph, seraient réunis autour d'un défi identitaire majeur. L'expo laissera une empreinte importante sur les villes hôtes en termes de renouvellement urbain et de développement de nouveaux comportements sociaux.

Il sera aussi temps de provoquer le big bang de toutes les agences de promotion de la destination Paris : on en compte pas moins de douze. Leur unification sous une seule marque permettra de refonder la gouvernance de nos politiques d'attractivité internationales.

En complément, les radicaux de gauche proposent l'organisation de référendums locaux dans les communes limitrophes de Paris, sur une question : «Souhaitez-vous que votre commune devienne un nouvel arrondissement de Paris ?» Montmartre, Passy, Charonne, Belleville et Bercy, autant de communes qui ont fait ce choix. Ont-elles perdu leur âme et leur identité ? Non. Il est temps d'agrandir à nouveau Paris. Géographiquement et concrètement. De sortir la métropole de l'étau du périphérique et de lui donner la taille d'une métropole mondiale.

Par Jean-Bernard BROS, Adjoint au maire de Paris, président de la fédération du Parti Radical de Gauche de Paris, candidat à la primaire des gauches (Paris).

Source : Libération - 25 mars 2013

22:27 Écrit par Fabrice Moulin dans Campagne municipale 2014, Politique, PRG, Vie de l'arrondissement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

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