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samedi, 10 mars 2012

Tribune de l'adjoint PRG au maire de Paris en charge du Tourisme publiée sur Le+ NouvelObs

Tourisme : sous le mandat Sarkozy, la France s'est endormie sur ses lauriers

LE PLUS. C'est l'un des atouts de la France. Les activités économiques liées au tourisme constituent une part non négligeable du PIB du pays. Un secteur florissant mais négligé par Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007, selon Jean-Bernard Bros, maire-adjoint de Paris chargé du tourisme.

> Par Jean-Bernard Bros maire adjoint - Paris

Edité par Sébastien Billard   Auteur parrainé par Aude Baron

Pour cette élection présidentielle sur fond de crise, d’envolée du chômage et d’explosion des déficits commerciaux, la notion de politique industrielle et avec elle l’indémodable slogan du "made in France" ont fait un retour fracassant dans le débat politique.

Ainsi, François Hollande a insisté sur la nécessité pour redresser la France de favoriser "la production et l’emploi en France en orientant les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investiront sur notre territoire, qui y localiseront leurs activités". Mais lorsque l’on parle de production française, beaucoup pensent d’abord à l’automobile, l’énergie, l’aéronautique ou encore à ce qu’il reste de sidérurgie, mais rarement au tourisme, cette filière entre industrie et services, aux emplois non délocalisables et dont la France est le leader mondial.

Et pourtant, avec 41,6 milliards d'euros, la part de la valeur ajoutée du tourisme dans le PIB (6,4 %) dépasse très nettement celle de l’énergie (30), de l’agro-alimentaire (25,7) ou encore de l’automobile (11,2). Et il en va de même pour sa contribution aux échanges extérieurs. Par ailleurs, il emploie près de deux millions de personnes, que ce soit dans l’hébergement, la restauration ou les activités de voyagistes et des emplois induits par la visite de plus de 80 millions de touristes étrangers chaque année.

Un budget en baisse

On compte 235 000 PME et TPE liées au tourisme et presque tous les territoires sont concernés. L’industrie des rencontres et évènements professionnels, plus communément appelé tourisme d’affaires, impacte également l’ensemble de l’économie française par l’organisation de salons, foires et congrès internationaux où s’exprime le savoir-faire à la française.

Or, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, la France a eu tendance à s’endormir sur ses lauriers et a perdu des parts de marché. L’action de l’Etat n’est plus à la hauteur de l’enjeu, budget et investissements ont fondu. Et allant au bout de cette logique de désengagement, le gouvernement Fillon a fini par supprimer tout bonnement le ministère du Tourisme et tailler des croupières à Atout France, l’agence de développement touristique de la France. On sait pourtant que lorsque les pouvoirs publics investissent 1 euro dans le tourisme, on compte de 2 à 3 euros de retombées dans l’économie. C’est donc à la gauche de reprendre le flambeau.

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15:54 Écrit par Fabrice Moulin dans Campagne présidentielle 2012, Economie et Tourisme, Politique, PRG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

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