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  • Unanimité pour la statue d'Alphonse Baudin, l'UMP ne participe pas au vote

    Le voeu que j'ai défendu hier en conseil d'arrondissement pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin a été voté à l'unanimité par la majorité municipale du 12e arrondissement, mais sans les voix de l'UMP qui n'a pas voulu participer au vote.

    Il faut croire que l'héroïsme de ce député de la gauche républicaine n'a pas ému notre opposition sarkozyste et qu'ils n'ont peut-être pas goûté le parallèle relatif mais inévitable avec la situation actuelle.

    Car dans mon intervention, j'ai ainsi souligné :

    "Commémorer le souvenir de cette figure républicaine et de son sacrifice pour la liberté doit nous rappeler que le régime politique actuel est imparfait, que la monarchie républicaine dans laquelle nous vivons n'assure plus l'équlibre des pouvoirs, que le Président gouverne seul et sans engager sa responsabilité, négocie les traités internationaux et fait la guerre sans l'aval du Parlement, et qu'au royaume des fadettes la presse est écoutée et qu'on peut même constater l'émergence d'une police politique, comme on a pu le constater en lisant le journal du dimanche.

    Tous les partis dans ce conseil, en tout cas ceux de gauche, sont pour le changement de République, je dirai même le changement tout court. Un nouveau régime, qu'on l'appelle VIe République ou autrement, Présidentiel ou Parlementaire, mais qui garantisse enfin l'équilibre des pouvoirs!"

    Je ne peux cependant que spéculer sur les raisons pour lesquelles les représentants de ce qu'on appelait à l'époque de Baudin "la réaction" n'ont pas participé au vote car ils n'ont pas daigné intervenir sur le fond ou s'expliquer, ni défendre leur politique, comme souvent. Mais il faut dire qu'ils semblent avoir peu de goût pour l'Histoire, comme leur Président qui a supprimé la matière en terminal scientifique.

  • Signez l'Appel du 2 Décembre pour le député Baudin!

    Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit a donc bien lancé son appel pour la reconstruction de la statue du député Alphonse Baudin mort sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte (à lire dans mon article précédent).

    Je suis parmi les premiers signataires et je vous invite à donner plus de force à cette initiative en signant en ligne cette pétition en ligne sur le site de Médiapart.

    A ma connaissance, la Ville de Paris n'avait donné suite aux précédentes demandes. C'est dans l'espoir de faire avancer les choses que je presenterai ce soir au Conseil d'arrondissement un voeu au nom de la majorité muncipale afin que le maire de Paris étudie les conditions pour que la statue du député martyr reprenne la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter si les nazis ne l'avaient fondue pour voler son bronze.

    Lire à ce sujet l'article de Laurent Mauduit sur son blog sur Médiapart ici.

  • Un voeu pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin

    A l'occasion de l'anniversaire du site d'information Mediapart, dont le siège se trouve dans le 12e, le journaliste Laurent Mauduit a lancé un appel et une souscription populaire pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin rue du Faubourg Saint-Antoine.

    Rappeler le souvenir de ce député républicain assassiné lors du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte a une signification symbolique forte pour moi, entant que maire-adjoint chargé de la Mémoire et comme élu local radical de gauche et porte-parole de notre fédération parisienne.

    A la fois car c'est notre courant de pensée qui a contribué à défendre l'idéal républicain pour lequel s'est sacrifié Baudin et ce sont des députés radicaux-socialistes qui lui ont rendu hommage en 1901 (et son neveu Pierre Baudin fut député de Paris de 1898 à 1902). Et parce nous vivons dans un régime de monarchie républicaine où l'équilibre des pouvoirs n'est plus assuré, nous en avons la preuve continuelle, surtout depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et les dérives du pouvoir en place. C'est pourquoi nous, Radicaux de gauche militons pour une VIe République sur le modèle présidentiel, qui contrairement à ce que l'on peut croire, est un régime de contrôle parlementaire du pouvoir.

    C'est pour ces raisons que j'ai signé l'appel de Laurent Mauduit et aussi que j'ai proposé à notre majorité municipale de relayer cet appel par un Voeu au maire de Paris que je présenterai au conseil d'arrondissement du lundi 5 décembre.

    Fabrice Moulin

     

    Voeu de la majorité municipale pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin
    Conseil d’arrondissement du 5 décembre 2011



    Voilà exactement 160 ans, le 3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin mourut sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte. Lui qui voulait montrer au peuple de Paris comment on « meurt pour 25 francs », il tomba, fauché par une balle tirée par la troupe envoyée par celui que Victor Hugo allait bientôt affubler du sobriquet de Napoléon le Petit.

    Ce drame fait partie de la légende française. Symbole de la République assassinée, le député Alphonse Baudin a longtemps été, bien après sa mort, honoré par tous les républicains. Et la construction d'une statue en sa mémoire a pendant des années été un point de ralliement des républicains. Cela a été le combat du journaliste Charles Delescluze, qui, dans son journal Le Réveil, avait lancé une première souscription, pour ériger cette statue ; cela a été le combat du tout jeune avocat Léon Gambetta qui avait assuré la défense du journaliste.

    Si les cendres d'Alphonse Baudin furent transférées au Panthéon en 1889 et si sa statue fut finalement érigée en 1901, sur les lieux mêmes de son assassinat, celle-ci fut détruite par le gouvernement de Vichy en 1941, sur pression de l'occupant nazi, et à la différence de beaucoup d'autres, elle n'a ensuite jamais été reconstruite.

    Alors que la démocratie est confrontée à une crise qui la voit mise à mal par les marchés financiers et menacée par la montée des extrêmes, Alphonse Baudin, le médecin des pauvres de Nantua, le député courageux qui brava le coup d'Etat, est le symbole d'une République authentiquement démocratique et sociale, résolument généreuse et fraternelle.

    C’est pourquoi, sur proposition de la majorité municipale, le Conseil d’arrondissement demande au Maire de Paris d’étudier les conditions d’une reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin à proximité du lieu de son assassinat.

  • Pourquoi j'ai demandé la suppléance de Sandrine Mazetier

    Les membres du Comité Directeur du PRG, où j'ai l'honneur de siéger, ont approuvé l'accord législatif négocié avec le PS. Celui-ci laisse la 13e circonscription de Paris à un candidat radical. Ce combat contre Jean-François Lamour, député du 15e arrondissement et président du groupe UMP au Conseil de Paris, sera mené avec talent et ténacité par notre ami Gilles Alayrac, conseiller de Paris PRG du 15e arrondissement, qui y a déjà été candidat de rassemblement de la gauche par deux fois, en 1997 et 2002. Ce territoire où la gauche progresse à chaque élection peut être conquis, si la gauche sait rester unie.

    Le PRG Paris avait traditionnellement 1 circonscription réservée et 2 suppléances : celle d'Annick Lepetit dans le 17e, et celle de Christophe Caresche dans le 18e. Nos deux suppléants n'ayant pas souhaité se représenter, notre fédération a proposé au PS parisien de nouvelles candidatures à la suppléance, dont la mienne auprès de la députée du 12e arrondissement, Sandrine Mazetier.

    Le fait que je sois candidat ne me donne pas automatiquement  Bien entendu, la tempête créée chez les socialistes par les accords avec les Verts et le parachutage de Cécile Duflot dans le 11e a rendu le PS parisien assez rétif au besoin d'un plus large rassemblement. A cela s'ajoute la bronca qu'avait provoqué dans la section du PS 12e le choix d'une suppléance hors PS lors de la précédente législative. Toujours est-il que, selon mes informations, c'est Catherine Baratti-Elbaz qui devrait être désignée ce soir comme suppléante de Sandrine Mazetier.

    Loin de moi l'idée de critiquer Sandrine Mazetier, avec qui j'ai de très bonnes relations et dont je respecte l'engagement constant pour notre arrondissement comme la fougue avec laquelle elle combat la politique du gouvernement au Parlement. Ni d'attaquer la personne de ma collègue Catherine Baratti-Elbaz, adjointe à la voirie et aux transports, présidente du groupe socialiste et radical au conseil d'arrondissement. Celle-ci est présente sur le terrain, son travail est reconnu et elle mène avec détermination et efficacité ses dossiers.

    J'ai assez d'expérience politique pour comprendre les équilibres politiques et ne pas confondre "demander" et "exiger" et avouons que je ne suis ni surpris de la décision de choisir une socialiste ni véritablement déçu. Mais je regrette tout de même une insuffisante complémentarité dans le tandem ainsi créé.

    Tout d'abord, il me semble que la parité doit fonctionner dans les deux sens, et que si un député homme doit être suppléé par une femme, une députée femme devrait être suppléée systématiquement par un homme. Ensuite, Sandrine Mazetier et Catherine Baratti-Elbaz ont également toutes les deux soutenues la candidature de Martine Aubry aux primaires organisées par le PS avec le PRG. Je note d'ailleurs que je suis le seul élu municipal à avoir appelé à voter François Hollande au second tour. Enfin, il me semble que dans la continuité des primaires, le PS se serait grandi à accepter un plus grand nombre de candidat(e)s ou de suppléant(e)s issues du PRG, et aurait envoyé un message positif.

    A cet égard, j'ai été assez consterné par la motion de la fédération de Paris du PS, reprise par la section socialiste du 12e, qui a mis dans un même sac l'accord passé entre leur direction nationale avec Europe-Ecologie-Les Verts et celui passé avec le PRG. Outre que l'accord qui concerne les radicaux est infiniment moins généreux que celui des Verts, nous ne volons de circonscription à aucun député socialiste, et notre candidat Gilles Alayrac est le plus implanté et le plus légitime des candidats de la 13e circonscription. Surtout, nous avons fait le choix de ne pas présenter de candidat à la présidentielle et de participer à la primaire, le choix du rassemblement derrière François Hollande quand toutes les autres formations de gauche s'acharnent sur le candidat socialiste. Cette loyauté ne devrait pas nous valoir d'injustes critiques. Au passage l'accord Verts-PS a touché l'un des nôtres à Lyon, Thierry Braillard, qui est victime d'une candidature verte alors qu'il a le soutien de son maire Gérard Collomb et de François Hollande.

    Cela dit, n'entendant plus parler de l'accord PS-PRG, je suppose que la raison l'aura emporté concernant le volet parisien. J'espère maintenant qu'un ou plusieurs de mes amis radicaux soient désignés comme suppléant afin que notre représentation ne soit pas amoindrie. Et si le PS fait campagne honnêtement avec le PRG aux côtés de Gilles Alayrac pour faire enfin triompher la gauche dans le 15e contre Lamour, je soutiendrais sans réserve Sandrine Mazetier et sa suppléante aux législatives dans le 12e.

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