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lundi, 24 octobre 2011

Présidentielle 2012: L'investiture de François Hollande en dix points

POLITIQUE - Tout ce que vous devez savoir sur la grande réunion socialiste qui s'est tenue samedi après-midi à la Halle Freyssinet...

Publié sur 20 Minutes, écrit par Maud Pierron le 22/10/2011 à 20h56 -- Mis à jour le 24/10/2011 à 13h05)

La scénographie
14h, Paris 13e, une foule afflue vers la Halle Freyssinet. Au total, 4
.000 militants, dont des radicaux de gauche, sont présents. Rémi Féraud, premier secrétaire de la Fédération de Paris, ouvre le bal, suivi par la patronne des MJS, Laurianne Deniaud. Puis quatre des six candidats aux primaires traversent la salle pour rejoindre le premier rang: Manuel Valls, Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet et Arnaud Montebourg, tous en gris et tout sourire. Martine Aubry et François Hollande, ensuite, fendent la foule ensemble, serrant des mains à droite et à gauche, illustrant le rassemblement entre le parti et son candidat. Applaudissements nourris, mais ce n’est pas l’explosion de joie. Le tout sur la musique d’Alex Baupain et non «Il est temps il est l’heure», comme on nous l’avait promis. On ne s’en plaindra pas.

Des goodies

Des tee-shirts François Hollande, des badges François Hollande, des mugs PS. La campagne est partie et il faut la financer. Un tee-shirt siglé François Hollande avec ce message «H for Hope», c’est 10 euros. On peut trouver des badges avec le même message, ou un autre, bleu blanc rouge, avec inscrit «le rêve français» ou un autre encore, plus classique, blanc sur fond rouge: «Ensemble avec François Hollande». Avis aux collectionneurs.
 
Le message des ex-candidats
Chacun y est allé de son petit message. Jean-Michel Baylet l’a enjoint à reprendre la loi sur l’euthanasie et la légalisation du cannabis. Martine Aubry a lancé, très Première secrétaire: «Nous sommes l’équipe de France du changement qui autour de François Hollande portera les couleurs de la France.» Ségolène Royal, elle, veut que «la France métissée» ne soit pas oubliée et fait «confiance à François Hollande pour porter l’ensemble de nos idées et pour porter la France». Manuel Valls l’a prévenu: «Dans cette immense tâche qui t’attend, tu ne seras pas seul.» Arnaud Montebourg a lui voulu «rendre l’hommage dû à celui qui se prépare en notre nom à affronter la finance européenne».
 
La star de la journée
Pour son investiture, qu’il a définie comme «la première réunion de campagne», il a à la fois balayé la plupart de ses thèmes de campagne, attaqué Sarkozy et s’est inscrit, comme tout bon candidat à la présidentielle, dans l’histoire de France. «Mes amis, mes camarades, je viens vous parler de la France, de ce qu'elle subit, de ce qu'elle attend, de ce qu'elle espère», a-t-il commencé. Il a dit «avoir saisi le désarroi de ceux qui aiment leurs pays» lors de la campagne des primaires mais aussi «la vigueur de nos potentiels». «C'est l'appel de tout un pays qui s'adresse à nous, il attend un acte fort, un projet collectif pour ré-enchanter le rêve français. Là est ma mission.» Egrenant son pacte productif, éducatif et démocratique, il l’assure: «Je veux être jugé sur ce que j'aurai laissé comme perspective et comme espoir à la jeunesse de France.» «La droite compte sur la crise pour les sauver, moi je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver de la crise», assure-t-il.
 
L’oubli
Le contrat de génération. C’est sa mesure-phare et il n’en a pas parlé. Pourtant, dans son discours envoyé à la presse, tout un passage lui était consacré. Mais le candidat socialiste n’en a pas prononcé un mot, passant directement au pacte démocratique. Simple oubli ou début de rétropédalage sur une mesure de plus en plus critiquée?
 
La séquence émotion
A la fin du discours de François Hollande, la salle se lève pour applaudir «François président!». Le candidat descend de la scène, fait la bise à Martine Aubry, juste en face des escaliers, puis à son ex-compagne, Ségolène Royal. Il salue chacun des ex-candidats et repart vers la droite où se tient sa compagne –de moins en moins discrète–
, Valérie Trierwieler, pour échanger un baiser. François Hollande part dans l’autre sens, où il retrouve Lionel Jospin. Puis Pierre Mauroy. Toute la famille socialiste est réunie, les militants exultent.
 
Stéphane Hessel
C’est l’autre star de la soirée. Assis au deuxième rang, derrière Martine Aubry, qu’il a soutenue durant les primaires, il s’est fait plusieurs fois applaudir par la salle. C’est Manuel Valls qui a d’abord fait le travail lorsqu’il a parlé des indignés. Puis François Hollande l’a fait applaudir lors de son discours. «Les indignés n’ont pas d’âge, cher Stéphane Hessel.» Et alors que la caméra étaient focalisées sur lui, l’ancien résistant a en retour applaudi le nouvel investi. Et la salle a applaudi à cette scène. Pour rappel, Hessel s’était aussi engagé auprès de Hulot.
 
Nicolas Sarkozy et l’UMP
Le parti présidentiel en a pris pour son grade, notamment Jean-François Copé, «déguisé en Jean-Pierre Foucaud» lors de la convention UMP sur le projet PS, selon Montebourg. Une convention que Martine Aubry n’aurait pas pu organiser, souligne-t-elle, car «ils n’ont pas de projet, ils n’ont qu’un bilan». «L’UMP invente le projet à zéro euro. C’est zéro programme», a cogné Montebourg. Le président en exercice a également été visé par François Hollande. «Nicolas Sarkozy est candidat depuis le premier jour. Il a fait le tour de tous les départements. Et personne ne l’a vu…» raille-t-il. Son bilan? Une dette publique alourdie de 700 milliards, un trou de la Sécurité sociale à 135 milliards d’euros, une croissance d’à peine 1%, énumère-t-il. «Nicolas Sarkozy a échoué pendant cinq ans et il serait le seul à pouvoir réussir, le seul à pouvoir être président au prétexte qu’il l’est déjà.»
 
Charles de Gaulle
Comment l’ancien président RPR, celui du «coup d’Etat permanent», a-t-il pu avoir droit de cité à la convention d’investiture du candidat socialiste? C’est François Hollande lui-même qui l’a convoqué, pour contrer les critiques de la droite qui moque son «rêve français». A ces critiques, c’est «De Gaulle qui leur répond», triomphe le socialiste, citant cette «belle phrase»: «Les gens veulent que leur histoire leur ressemble ou au moins qu'elle ressemble à leurs rêves.»
 
Les partis partenaires
S’ils ont suivi la cérémonie à la télévision, les dirigeants d’EELV –qui devront négocier un accord de gouvernement- n’ont sûrement pas apprécié tout ce qu’ils ont entendu.
Les mots de Jean-Michel Baylet par exemple, qui appelle au rassemblement large, malgré les demandes «parfois abruptes» des écologistes et à qui il faudra apprendre «à composer avec la réalité». «Le moment n’est ni au diktat ni aux menaces, le moment est à la préparation du rassemblement», a renchéri Manuel Valls. François Hollande n’a rien dit de tel en revanche, mais il a clairement expliqué qu’il jouerait de l’argument vote utile pour avoir le score le plus important au premier tour. «La victoire se fait au premier tour», a-t-il martelé.

18:02 Écrit par Fabrice Moulin dans Campagne primaires citoyennes, Politique, PRG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | |

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