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  • La Commune libre d'Aligre : un soutien exceptionnel qui doit le rester

    Conseil d'arrondissement du lundi 20 septembre 2010

    Notre majorité a voté lors du Conseil d’arrondissement de lundi une subvention exceptionnelle à la Commune libre d’Aligre. Celle-ci ne pouvait en en effet faire face depuis longtemps au paiement du loyer de son « café associatif » et la survie à long terme de ce qui est présenté dans l’exposé des motifs de la délibération comme une véritable « institution de proximité » ne peut s’envisager que par une réévaluation des charges dues à la Ville de Paris.

    C’est donc pour assurer la pérennité de la Commune et de son café au sein de l’équipement pluriculturel de la Maison des ensembles, la Ville de Paris tire un trait sur 26 000 € de loyers impayés. Elle réduit également fortement le loyer au mètre carré pour les prochaines années; la mairie de Paris consentant ainsi à un effort de 15 000 € annuel, ce qui n’a rien d’une « opération blanche » pour notre municipalité, comme l’a étrangement défendu notre collègue des Verts, Christophe Nadjovski…

    Après un concert de louanges des Verts et du PG, sans doute alimenté par la présence des gestionnaires de l’association dans le public du conseil, j'ai rappelé pour ma part que si la Commune n’est en rien « institutionnelle », ce qui est tant mieux pour la grande liberté dont jouissent ses membres, elle joue un rôle d’animation et de sociabilisation du quartier et de ses habitants qui mérite notre soutien, d’ailleurs répété plusieurs fois chaque année par les subventions à Cinémaligre ou la Fête de la Trôle, mais qu’avec ces conditions financières nouvelles et avantageuses, la subvention votée « est et doit rester exceptionnelle ».

  • Le Spot d'expression directe du PRG


    Expression Directe - Sept 2010 - Parti Radical de Gauche
    envoyé par PRG_IDF. - L'info video en direct.

  • Fêtes de l’Aïd el-Fitr et du Yom Kippour à Paris : nouvelles entorses à la laïcité

    Lundi 20 Septembre 2010
    Paru dans Le Parisien suite au communiqué de la fédération de Paris du PRG

    COUAC

    Des salles municipales prêtées pour des fêtes religieuses
    Le Parti radical de gauche (PRG) est en colère. Plusieurs élus d'arrondissement ont appris que des salles municipales avaient été prêtées aux communautés religieuses pourles fêtes de l'Aïd-el-Fitr et du Yom Kippour. C'est notamment le cas dans les XVe et XXe arrondissement. Selon les élus du PRG, c'est une atteinte au principe de laïcité. Les radicaux de gauche déplorent en outre le manque de transparence dans la mise à disposition de ces équipements prêtés sans aucune consultation des élus de l'arrondissement.
    Fêtes de l’Aïd el-Fitr et du Yom Kippour : nouvelles entorses à la laïcité

    COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION DE PARIS DU PRG

    Les radicaux de Gauche découvrent que cette année encore, la Mairie de Paris et plusieurs mairies d’arrondissement mettent à disposition aux communautés religieuses, et semble-t-il gratuitement, des locaux municipaux comme par exemple des gymnases.

    Une fois de plus, il faut déplorer que la laïcité, qui implique une neutralité des pouvoirs publics vis-à-vis des religions, est bafouée.

    Les élus qui procèdent de la sorte pénètrent ainsi dans la sphère religieuse et procèdent à un mélange des genres contraire aux principes Républicains.

    Allant plus loin encore, certains élus s’adressent même publiquement aux fidèles à l’occasion de ces fêtes. La prochaine étape consistera-t-elle pour eux à les haranguer dans les églises le jour de Noël au nom de l’équité ?

    Les radicaux de gauche déplorent également le manque de transparence dans la mise à disposition de ces équipements, prêtés en catimini et qui ne font jamais l’objet de débat dans les instances délibérantes où ils sont élus.

  • Pourquoi je ne participerai pas à une réunion publique avec le NPA

    Le Comité Unitaire de Défense des Retraites (CUDR) du 12e, auquel participe le PRG avec les autres partis de la majorité PS, PCF, PG et Verts, a prévu d'organiser une réunion publique la veille des manifestations syndicales avec pas moins de 10 organisations qui comptent intervenir. Mais parmi ces organisations, l'unité tient globalement au seul refus de la réforme proposé par le gouvernement, ce qui est légitime mais pas suffisant. D'ailleurs, les organisations syndicales comme la CGT et la CFDT n'y sont plus parti prenante et le NPA et d'autres représentants de l'extreme-gauche ont pris une place prépondérante dans le Comité qui a progressivement empêché tout débat.

    C'est pourquoi le PRG ne participera finalement pas à cette réunion publique dont l'efficacité semble discutable si l'on ne veut pas s'enfermer dans une posture protestataire et si les partis de gauche qui veulent l'alternance veulent convaincre les Français que nous sommes réellement en capacité d'élaborer ensemble, de porter et d'appliquer un projet pragmatique de réforme solidaire et juste.

    Si les objectifs politiques du comité de défense de la poste étaient cohérents et efficaces dans la mobilisation citoyenne, les retraites sont un sujet autrement plus complexe. Nous aurions pu organiser un débat démocratique sur nos différentes propositions, et essayé de mobiliser des citoyens comme je l'avais suggéré sans succès lors d'une réunion précédente du comité, mais il est à craindre que la réunion publique n'offre qu'une succession de discours-slogan et un conglomérat de militants de partis disparates dont le seul dénominateur commun sera de dire "NON".

    Ma décision de ne pas participer à cette réunion et de ne pas brouiller le message de notre parti républicain et réformiste en partageant une tribune avec l'extrême-gauche m'a valu un certain nombre de jugements à l'emporte-pièce et d'accusations  de "dérives droitières"  dont les trotskystes sont coutumiers ainsi que l'opprobe du NPA qui s'est empressé de demander l'exclusion pure et simple  du PRG du CUDR. Précisons que mes collègues du PS s'y sont opposés.
    Je n'en conserve pas moins de l'estime pour la plupart de ceux qui ont animé et participé à ce comité, car pour nous tous c'est l'injustice de la politique de Sarkozy qu'il faut stopper. Et même si parfois nos stratégies diffèrent, le PRG continue de soutenir la manifestation organisée par les syndicats le 23, comme nous l'avons fait le 7, et continuera de promouvoir une autre réforme des retraites et s'opposer au projet du gouvernement au Parlement.

  • Le PRG apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre

    Communiqué du Parti Radical de Gauche

    lundi 6 septembre 2010

    Le parti radical de gauche apporte tout son soutien aux manifestations et aux grèves du 7 septembre pour la défense des retraites.

    La retraite est le seul patrimoine de celles et ceux qui n’en ont aucun. En s’attaquant à la retraite des plus modestes avec une réforme injuste le gouvernement fait une grave erreur économique et sociale.

    L’exigence de solidarité et de justice sociale ne peut pas être abandonnée alors que chaque jour on voit s’étaler les relations incestueuses de la majorité UMP avec les ultra riches !

  • Exposition : Hélène Berr, une vie confisquée

    A la suite de son changement de nom en mai 2010, la médiathèque accueille une exposition autour d'Hélène Berr, réalisée par le Mémorial de la Shoah.

    Agrégative d'anglais, Hélène Berr a 21 ans lorsqu'elle commence son journal en 1942. L'Occupation et les lois antijuives vont peu à peu faire basculer sa vie. Elle continuera à l'écrire jusqu'en février 1944, trois semaines avant son arrestation. D'une rare qualité littéraire, ce texte mêle l'expérience quotidienne de l'insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant entre espoir et désespoir. Déportée à Auschwitz avec ses parents, elle meurt en avril 1945 à Bergen-Belsen.

    Mariette Job, sa nièce, confie son manuscrit au Mémorial de la Shoah en 2002. Édité en 2008 chez Tallandier, il rencontre dès lors un immense succès.

    L'exposition, incluant un film d'entretiens, retrace la vie d'Hélène Berr et permet de saisir le chemin parcouru par son journal au fil des ans. Elle s'élargit aussi au contexte de la persécution des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Exposition du mardi 7 au samedi 25 septembre 2010

    Inauguration le 7 septembre - 19h

    Médiathèque Hélène Berr (Picpus)
    70 rue de Picpus
    Tél. : 01 43 45 87 12

    En savoir plus : www.memorialdelashoah.org

     

     

  • Virage sécuritaire : un scénario douteux et de mauvais acteurs pour une production à petit budget !

    Les chiffres donnés le week-end dernier par le Parisien sont éclairants. Le nombre de policiers et les moyens alloués à la Police nationale ont diminué depuis 2004 alors que dans le même temps les chiffres de l’insécurité ont augmenté. Pourtant c’est bien Nicolas Sarkozy, qui fut ministre de l’Intérieur avant d’être Président, qui prétend encore et toujours faire de la sécurité sa priorité, accusant la gauche de naïveté, d’angélisme et d’incompétence. Un tel décalage entre la réalité et la fiction présidentielle pourrait être drôle si elle ne révélait pas la totale incapacité de Sarkozy de jouer correctement son rôle de Président de la République.

     

    A ce titre son discours de Grenoble a passé les bornes du ridicule comme de la démagogie nauséabonde. La rengaine de la « guerre contre le crime » proclamé d’un air martial sonne de plus en plus faux.

    Certes, Nicolas Sarkozy joue depuis longtemps le rôle d’un triste Don Quichotte, combattant des moulins à vent pour faire croire qu’il est un héros sur la scène mondiale. Il se conduit comme un président de série américaine. Il n’est pas habité par la fonction, il joue un rôle. Le voilà alternativement en lutte contre les paradis fiscaux, au bras de fer contre les banquiers profiteurs, en guerre contre al-Quaida, en sauveur de l’environnement, des ouvriers délocalisés et des déficits français. Et une fois le show terminé, quel résultat : toujours nul !

    Cette été c’est le retour de « Sheriff fait moi peur », tant sa succession d’annonces et de lois sur la sécurité depuis 8 ans ont montré leur totale inefficacité ! Bref, le storytelling présidentiel ressemble de plus en plus à un sacré nanard. Sans parler de ses fidèles acolytes Hortefeux, Besson, Estrosi, Lefevre, l’inénarrable Eric Ciotti et même Châtel aujourd’hui qui rivalisent d’idées stupides (et surtout totalement inapplicables mais de cela il s’en fiche!). Parfait casting pour un western à la française : Les Cons, les Abrutis et des Truands !

     

    Mais essayons de rester sérieux. Dans la Police, les langues se délient et beaucoup se plaignent d’être coupée de la population et donc en prise avec toujours plus de violence. Car sans moyens humains, finit l’îlotage, les liens tissés avec la population et donc la collecte de renseignements et la présence de terrain qui permet d’apaiser les tensions. Ultime paradoxe, leur hiérarchie leur demande de ne plus patrouiller dans les quartiers où la situation pourrait déraper. Au moment où se tourne le film sécuritaire, les policiers ne sont plus que de simples figurants à qui on interdit d’entrer sur le plateau !

    Et que fait le Président ? Il stigmatise, il divise, il relance une politique prétendue sécuritaire qui consiste à amalgamer immigration et délinquance, gens du voyages et criminels, et à jeter en pâture comme boucs émissaires de l’opinion publique les Roms, une population déjà stigmatisée partout en Europe et qui vit dans des conditions déplorables. Comme si les Roms étaient responsables des actes de violence dont les chiffres augmentent eux régulièrement ces dernières années !

     

    Il n’est pas intolérable d'appliquer le droit républicain en démantelant les camps illégaux installés comme autant de bidonvilles insalubres par certains Roms. Mais le problème n’est ni nouveau, ni sa résolution urgente. Il demande d’être traité dans la durée avec des politiques d’insertion, d’éducation, éventuellement de sédentarisation. Il nécessite surtout la construction d’aires d’accueil pour les gens du voyage, comme prévu et comme exigé par la loi en fonction de la taille de la commune. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la mairie de Paris en prévoyant la création de deux aires d’accueil sur le territoire parisien ; mesure immédiatement dénoncée par la droite qui n’en est pas à une contradiction près.

    Or qu’avons-nous vu ? Un ministre qui envoie bulldozers et CRS à l’assaut de caravanes et de familles apeurées. Un autre qui applique toujours la logique du chiffre pour les reconduites à la frontière. Il ne s’agit pas de tomber dans la caricature, ce ne sont pas des rafles gestapistes et les Roms sont reconduits à la frontière et non gazés. Mais au regard du destin tragique de ce peuple durant la seconde guerre mondiale, notre Président devrait avoir une conscience de l’Histoire dans laquelle inscrire son action et non pratiquer la politique des coups médiatiques et politiciens au risque d’ébranler les valeurs républicaines. Comble de l'absurde, c’est le contribuable qui finit par payer cette politique avec des primes au retour et à l’installation distribuées au Roms sans contrôle et qui ne servent à rien d’autres qu’à pousser des malheureux à faire des allers-retours entre la Roumanie et notre pays.

     

    Et quelles sont les retombées concrêtes sur la sécurité  ? Nulles. De même, quelle est l'efficacité attendue de la déchéance de nationalité des Français « d’origine étrangère » agresseurs de policier ou polygames ? Est-ce à dire qu’un Français « de souche » qui tue une vieille dame a plus sa place dans la communauté nationale qu’un Français « d’origine étrangère » adultère ?

    Toutes ces mesures accréditent un lien direct entre immigration et criminalité… Cette agitation ne fait qu’attiser les tensions et renforcer les thèses du Front National, et Sarkozy pourrait bien endosser le rôle de « l’arroseur arrosé » (qui en passant est l’une des première séquences comiques de cinéma que l’on doit aux frères Lumières).

     

    Après la presse étrangère, les intellectuels, la gauche et une partie de la droite républicaine, on a même vu le Pape et le clergé catholique critiquer la parole du Président et réprimander le gouvernement en matière d’accueil des étrangers et de Droits de l’Homme. Et les sarkozistes de s’étrangler ! Comment donc ? Ont-ils oublié le discours de Latran, quand leur chef proclamait : « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

     

    Mais la comédie a trop duré. Pour diminuer efficacement l’insécurité, il faudrait s’attaquer aux vrais problèmes en consacrant du temps et des moyens pour une politique cohérente de maillage et d’apaisement des quartiers, de prévention et de répression, de dialogue et de sévérité, le tout accompagné d’un renforcement de la justice mais aussi de justice sociale. Bref une politique pragmatique et juste et avant tout inscrite dans la durée. Et cela vaut pour tous les problèmes de notre pays alors que le Président ne fait qu’enchaîner les bandes-annonces sans jamais passer à la réalisation concrète.

    En politique comme au cinéma, il est rare que la suite d'un navet soit un chef d'oeuvre, alors ne doutons pas du résultat du remaniement. Il est plus que temps de se préparer pour 2012 à changer radicalement de réalisateur comme de casting et passer enfin de la politique fiction à la réalité.

     

    Par Fabrice Moulin

     

     

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