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  • Aménager les berges et naviguer sur la seine

    Le principe d’aménager les berges de la Seine vient d’être discuté en conseil d'arrondissement. Ce projet ne concerne pas directement notre arrondissement mais s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Il va dessiner un nouveau visage pour la ville du 21e siècle en retrouvant ce site incomparable et il a pour ambition la reconquête et l’embellissement du site dans sa partie historique, qui est quasiment réservé actuellement à la circulation automobile. Il s’inscrit donc dans l’objectif d’un meilleur partage de l’espace public entre ses usagers en rendant les berges à tous les amoureux de Paris.

    Ce projet aura néanmoins une incidence sur notre arrondissement par la circulation des passagers sur la Seine.

    En effet, si les aménagements des voies sur berges doivent notamment permettre de créer un nouveau rapport au fleuve, il devrait également être l’occasion de rationnaliser le transport de personnes par voie fluviale. Ainsi, le service Voguéo expérimenté depuis juin 2008 par le STIF entre Maison-Alfort et Austerlitz n’a pas donné pleine satisfaction, en terme d’accessibilité des arrêts et donc de fréquentation. Comme on le sait, l'arrêt de Bercy a été mal positionné, malgré les recommandations insistantes de la mairie du 12e. Voguéo est ainsi menacé de disparition par la RATP alors qu'on ne lui a pas donné le temps ni les moyens de s'installer comme un moyen de transport alternatif. Notre groupe Socialiste, radical de gauche et citoyen a donc déposé un nouveau voeu pour maintenir et repenser les trajets Voguéo.

    Mais, à l'occasion de l'aménagement des berges, nous devrions avoir une réflexion plus large sur l'intégralité des moyens de transports sur la Seine. Car Voguéo suit les traces d’autres navettes fluviales voguant sur la Seine depuis de nombreuses années, comme Batobus ainsi que des navettes touristiques pour acheminer les groupes sur les sites où la circulation des cars est interdite. Cette réappropriation des berges pourrait donc être l’occasion de créer un transport fluvial cohérent pour que parisiens, franciliens et visiteurs se réapproprient ensemble la Seine.

  • Le bisphénol A interdit dans les biberons

    'Assemblée nationale a définitivement approuvé, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA). La proposition de loi du sénateur Yvon Collin (radical de gauche, Tarn-et-Garonne) visait initialement à interdire ce composé chimique, classé toxique pour la reproduction, dans tous les plastiques alimentaires, mais le Sénat en avait réduit le champ d'application aux seuls biberons.

    "La fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de bisphénol A" sont, selon la nouvelle loi, "suspendues jusqu'à l'adoption, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), d'un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations".

    Le 17 juin, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Valérie Létard, avait demandé la réserve du vote. Cette procédure a écarté d'office les amendements non approuvés par le gouvernement. C'est le cas de celui proposé par Gérard Bapt (socialiste, Haute-Garonne), rapporteur de la proposition de loi, interdisant le BPA dans tous les plastiques alimentaires. Il fixait l'échéance au 1er janvier 2012, afin de laisser aux industriels le temps de mettre en place des solutions de substitution sûres.

    Interdiction "insuffisante"

    Le Canada, le Danemark ou le Costa Rica, ainsi que certains Etats américains, ont élargi l'interdiction à tout ou partie des plastiques alimentaires. Le bisphénol A est classé comme une substance jugée "préoccupante pour la fertilité de l'espèce humaine" en raison "d'effets toxiques possibles mais non démontrés sur la reproduction", rappelait l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans une expertise collective publiée le 3 juin.

    La suspension de la commercialisation des biberons contenant du BPA est déjà prévue dans la loi dite "Grenelle 2", qui fera l'objet d'un vote solennel fin juin. Mais, lors de la réunion de la commission mixte paritaire sur ce texte, le rapporteur Bertrand Pancher (UMP, Meuse) avait fait adopter un amendement donnant jusqu'au 1er janvier 2011 pour mettre fin à cette commercialisation, avec l'argument suivant : "Sur les deux grands groupes fabriquant des biberons, un seul est capable de s'adapter immédiatement. Il convient d'éviter une situation de monopole et de laisser au second groupe un délai pour s'adapter." Il semble que Nestlé soit en retard sur Danone, qui s'est déjà converti aux biberons sans bisphénol A.

    Onze des quinze membres du groupe Nouveau Centre se sont abstenus. Jugeant l'interdiction des seuls biberons "insuffisante", l'un d'entre eux, Jean-Luc Préel (NC, Vendée) a déclaré : "Nous voulons élargir l'interdiction." Pour sa part, Gérard Bapt a qualifié la mesure adoptée de "petit pas".

    Valérie Létard a rappelé l'engagement du gouvernement, figurant dans la proposition de loi adoptée, de présenter un rapport au Parlement, "au plus tard le 1er janvier 2011, indiquant les mesures déjà prises et celles envisagées pour diminuer l'exposition humaine aux produits qualifiés de perturbateurs endocriniens".

    Commentant le vote, le porte-parole du Réseau environnement santé, André Cicolella, a estimé que "cette décision est illogique. Il est en effet absurde de vouloir protéger les nourrissons nourris via les biberons et de ne pas se préoccuper des nourrissons nourris au lait maternel ou au lait maternisé". C'est aussi ce qu'indique un avis rendu par l'Afssa le 29 janvier.

    Un appel européen, lancé par 41 ONG et 19 scientifiques, s'adresse à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en affirmant que "des mesures sont nécessaires pour réduire les niveaux d'exposition au BPA, en particulier dans les groupes les plus à risque, à savoir les jeunes enfants et les femmes enceintes". En France, la Ligue nationale contre le cancer a lancé sur son site une pétition pour obtenir l'interdiction du bisphénol A. En attendant, la Ligue demande "sans délai l'étiquetage "présence de bisphénol A" sur tous les produits contenant cette molécule".

    Par Paul Benkimoun

    Article paru dans Le Monde, l'édition du 25.06.10
  • Un quartier convivial plutôt que des rails

    La Mairie de Paris veut se pencher sur l'aménagement du secteur Bercy-Charenton (12e)

    Ce secteur a déjà fait l'objet de trente et une études, mais la Mairie de Paris espère que celle qu'elle engage mènera enfin à quelque chose. Hier, le premier comité de pilotage pour l'aménagement du quartier Bercy-­Charenton (12e) s'est réuni avec l'équipe d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes choisie par la Ville en mai dernier. Cette parcelle de 63 hectares est coupée par des voies ferroviaires et enclavée entre le périphérique et la Seine. Des axes qui « cisaillent » le secteur, ce qui exclut toutes liaisons piétonnes, cyclables, ou l'accès à la Seine. « C'est un terrain complexe. Il faut penser aux futurs habitants et créer une ville esthétique. Il y a aussi des urgences pour les habitants actuels, nous commencerons par là », a promis le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë.
    Des Anglais aux manettes
    La maîtrise d'œuvre urbaine a été confiée au cabinet anglais Rogers Stirk Harbour, qui devra créer 5 000 logements, 450 000 m2 d'immeubles à vocation économique, des équipements et des commerces de proximité. « Il faut connecter et réparer le quartier de manière stratégique », promet Richard Rodgers. Le projet devrait être prêt dans un an, pour des premiers travaux « en 2012 », espère Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris chargée de l'urbanisme. « C'est un projet au moins à horizon de dix ans », prévient-elle, et le budget n'est pas fixé. « Il ne faut pas nous cacher que nous entrons dans une période d'austérité, il ne sera certainement pas possible de construire sur l'ensemble du territoire. On doit proposer quelque chose de réalisable », assurent les architectes.

    par Magali Gruet, publié dans 20 Minutes
  • Raviver le souvenir et l'exemple d'Eboué

    Discours pour le dévoilement de la plaque

    à la mémoire de Félix EBOUE

    18 juin 2010

    par Fabrice MOULIN

    Madame la Maire,

    Madame la Députée,

    Mesdames, Messieurs les élus,

    Chers Présidents, Mesdemoiselles de l'Ecole de la Légion d'Honneur, Mesdames, Messieurs,

    Madame la Maire aura l’occasion d’évoquer l’appel du 18 juin et le rôle décisif de celui qui le lança, mais je parlerai maintenant d’un de ceux qui fut dans les premiers à répondre à cet appel.

    L’exhortation lancée par « l’homme du 18 juin » est désormais gravée dans nos mémoires : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

    Cet appel est devenu un symbole. Symbole de la France qui dit non, de la France qui se bat et refuse la défaite. C’est un message d’espoir et de mobilisation.

    En raison de l’exode massif déclenché par l’avancée des troupes allemandes, peu de Français entendront le message.

    Au cours de ce Mois de la Résistance et de la France libre que nous avons souhaité organisé en mairie du 12e, nous avons célébré l’homme de l’Appel, le général de Gaulle, ceux qui l’ont suivi et aidé à Londres, comme Jean-Louis Crémieux-Brihac et Franck Bauer de Radio Londres que nous avons entendu lors d’un conférence, la Résistance intérieure rassemblée autour de Jean Moulin dans le conseil national de la Resistance.

    Nous avons souhaité aussi honorer tout particulièrement la mémoire d’un homme qui a entendu cet appel, Félix EBOUE, ce visionnaire, ici, sur la place qui porte son nom.

    Petit fils d’esclave, né à Cayenne en 1884, Félix EBOUE est nommé Gouverneur du Tchad en 1938 avec pour mission d’assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français. Il fait d’ailleurs construire les routes qui permettront en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement vers l’Afrique du Nord.

    Bouleversé par l’appel du général de GAULLE, il rallie le général et s’en explique en ces termes : « c’est une force individuelle profonde qui nous a conduit individuellement à agir. Un précepte moral absolu qui nous a interdit de capituler et commandé de reprendre chacun à son compte, le destin de la Patrie. »

    Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel MARCHAND, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de GAULLE, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier» et la légitimité politique et l'assise territoriale qui lui manquait, ainsi que l'apport inestimable des soldats "indigènes" dans la guerre contre le nazisme. René PLEVEN, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de LARMINAT, KOENIG et LECLERC.

    Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre. N’oublions jamais que les colonies françaises, d’Afrique et d’Asie joueront un rôle majeur dans la guerre contre les puissances de l’Axe.

    Il est l’un de ceux qui prendront le plus part à la conférence de Brazzaville du 30 janvier 1944, car il estime que c’est une mauvaise méthode de remettre au jour de la Victoire toutes les réformes nécessaires.

    Epuisé à la tâche, Félix EBOUE, Compagnon des premières heures, meurt au Caire le 17 mai 1944, à l’aube de la Libération.

    Quelques temps après sa mort, le général de GAULLE, lui rendant un dernier hommage, déclarait à Alger : « Félix EBOUE, grand Français, grand Africain, est mort à force de servir. Mais voici qu’il est entré dans le génie même de la France ».

    En 1947, le Conseil municipal de Paris décidait que la place centrale de notre arrondissement, la place Daumesnil, deviendrait place Félix Éboué.

    Deux ans plus tard il entre au Panthéon. Président du Conseil de la République, l’équivalent du Sénat, Gaston Monnerville rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué (…) à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté".

    Homme d’une rare qualité, dont toute la carrière faite de dévouement et de dignité, grand serviteur de l’Etat, le souvenir de Félix Eboué s’est pourtant estompé chez beaucoup de Parisiens et même d’habitants de notre arrondissement qui traversent cette place sans savoir qui il était vraiment. C’est cet oubli que nous voudrions, humblement, essayer de réparer.

    Et envoyer également un message à nos concitoyens, notamment les jeunes qui peuvent voir en Felix Eboué un symbole de l’engagement républicain contre les injustices et l’image d’une France riche de sa diversité qui résiste à l’intolérance et ne renonce jamais quelles que soient les difficultés présentes.

    Désormais, avec la pose de cette plaque commémorative, le souvenir et l’exemple de Félix Eboué seront ravivés sur cette place du 12e arrondissement.

    Je vous remercie.

  • 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940


    Michèle BLUMENTHAL
    Maire du 12e arrondissement

    Fabrice MOULIN
    Adjoint à la Maire, chargé de la mémoire,
    du monde combattant et du tourisme

    l'équipe municipale

    et le Comité d'Entente des Associations d'Anciens Combattants
    vous convient à la cérémonie du

    70e anniversaire de l'Appel Historique du Général de Gaulle
    du 18 juin 1940

    Vendredi 18 juin 2010


    10h30 : Dévoilement d'une plaque commémorative à la mémoire de Félix Éboué
    Place Félix Éboué à l'angle de l'avenue Daumesnil et de la rue de Reuilly

    11h30 : Dépôt de gerbe au Monument aux morts

    12h : Concert-spectacle "Les Français chantent aux Français", lecture de dépêches et chansons
    diffusées sur les ondes de la BBC entre 1943 et 1944
    Salle des fêtes de la Mairie du 12e
    130, avenue Daumesnil


    17h : Projection du film "Félix Éboué, le visionnaire", réalisé par Barcha Bauer
    La Cinémathèque française - 51, rue de Bercy



    La Mairie du 12e a choisi de rendre un hommage solennel à Félix Éboué (1884-1944), Compagnon de la Libération.

    Petit fils d'esclave, né à Cayenne (Guyane française), nommé gouverneur au Tchad par le gouvernement français en 1938, Félix Éboué refuse la défaite de 1940 et est l'un des premiers à répondre à l'Appel du 18 Juin du Général de Gaulle pour la poursuite du combat aux côtés des forces Alliées.

    Sous son impulsion, le 26 août 1940, le Tchad rallie officiellement la France Libre, donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'Afrique-Équatoriale Française (A.E.F.).
    Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle le nomme membre du Conseil de Défense de l'Empire et le 12 novembre 1940, gouverneur général de l'A.E.F.

    En janvier 1941, il est décoré de la Croix de la Libération, nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération et soutient la poussée des Forces françaises combattantes en Afrique du Nord.
    Début 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville ouverte par le Général de Gaulle qui sera la première étape vers la décolonisation de l'Afrique noire française.

    Felix Éboué meurt d'une congestion pulmonaire le 17 mai 1944, au Caire, en Egypte. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.

    Mois de la Résistance et de la France Libre
    Du mardi 25 mai au vendredi 18 juin

    Conférence, expositions, concert-spectacle, projection ...

    En savoir plus

  • Le PRG a demandé l'interdiction de l'apéro "Saucisson et pinard"

    Un article sur un fait de société dans un autre arrondissement, juste pour dire que pour le PRG la laïcité n'est pas la stigmatisation ou la haine de l'autre comme voudrait le faire croire l'extrême-droite...

    A LIRE AUSSI NOTRE COMMUNIQUE DE PRESSE sur www.parisprg.org

    Par Amélie Gautier le 15 juin 2010 à 16:074022701ikwar.png?v=1

    La préfecture de police de Paris a décidé mardi d'interdire un apéritif géant avec alcool et charcuterie prévu dans un quartier multiethnique de Paris vendredi, jour de prière pour les musulmans.


    L'organisatrice de l'"Apéro géant Saucisson et pinard" confiait lundi à TF1 News ne pas envisager une interdiction de son rendez-vous, programmé vendredi à la Goutte d'Or contre l'islamisation de ce quartier du XVIIIe arrondissement de Paris. "On veut faire les choses calmement", expliquait alors cette femme de 43 ans, "Française de souche" et se faisant appeler "Sylvie François". Elle va pourtant devoir bel et bien se faire à l'idée : mardi les autorités ont décidé d'interdire le rassemblement "franchouillard".

    Dans son communiqué, la préfecture de police précise avoir reçu le 9 juin une demande d'autorisation pour un "pique-nique géant des Titis parisiens", opération rebaptisée par la suite "saucisson et pinard". "En raison de ses conditions d'organisation, du lieu, du jour et de l'horaire retenu, ainsi que des projets de contre-manifestations qui sont apparus en réaction, cet événement de voie publique est créateur de risques graves de troubles à l'ordre public", justifie-t-elle. Daniel Vaillant, le maire PS du XVIIIe arrondissement a salué l'annulation d'une opération "cousue de fil blanc" par des "groupuscules d'extrême droite".

    "Sylvie François" avait lancé le projet fin mai via un groupe Facebook. Habitante de ce quartier cosmopolite et populaire "depuis trois générations", elle justifie alors son apéro comme expression de son ras-le-bol : celui de ne plus "pouvoir boire un coup tranquillement", d'être "regardée de travers parce non voilée"... Et aussi par ce sentiment d'être un "produit exotique" dans son propre quartier "très islamisé". Et parmi l'objet de sa colère : ces rues du quartier où sont situées des mosquées qui "sont bloquées à la circulation à chaque prière du vendredi". Bref, l'objectif : "montrer que les Français de souche sont aussi chez eux dans ce quartier", précise-t-elle à TF1 News en expliquant que "c'est une réponse laïque aux interdits islamiques".

    Le groupe "Apéro géant Saucisson et pinard" a grossi jusqu'à plus de 6.500 membres mardi. Il a même fait des petits puisque certains veulent organiser des organiser des soirées avec le même mot d'ordre à Lyon, Toulouse, Bruxelles et Londres ("Bacon & Beer").

    La polémique, elle aussi, avait enflé. Pour SOS Racisme, cet apéro était une "une provocation", un "rassemblement qui s'annonce comme haineux, violent et raciste", selon le Parti radical de gauche. Mardi, la secrétaire d'Etat à la Ville et du maire de Paris. Fadela Amara qualifiait l'initiative de "porteuse de haine, de racisme et de xénophobie". "Porteur de haine, de racisme et de xénophobie" parce que outre le menu de l'apéro avec alcool et charcuterie, excluant de fait musulmans et juifs, des mouvements d'extrême-droite, tels Riposte laïque ou Bloc identitaire ont soutenu, voire aidé "Sylvie François" à l'organisation. Sylvie François, elle, a moult reprises a parlé d'une initiative individuelle précisant ne pas avoir de convictions politiques, sic. Au début des années 2000, des identitaires avaient déjà organisé des soupes populaires au cochon à Paris et Strasbourg. Ces dernières avaient été interdites car jugées discriminatoires, selon le Conseil d'Etat. Lundi, Sylvie François nous racontait également qu'elle ferait autre chose. Selon Le Parisien, elle et les autres organisateurs ont décidé de contester en référé la décision prise par la préfecture. Mardi, après l'annonce de l'interdiction de son apéro, la messagerie de Sylvie François était pleine.


  • Le POPB et la laïcité s'invitent au Conseil de Paris et dans le Parisien

    Le débat commencé au conseil d'arrondissement sur la délégation de service public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy a rebondi au conseil de Paris avec un débat sur le naming et sur l'organisation des évènements religieux. En portant mon amendement en séance (voir ma note précédente sur le POPB), les conseillers de Paris PRG ont poussé la mairie de Paris à clarifier sa position, malheureusement à des années lumières de la loi de 1905 que nous défendons : l'exécutif assume enfin au grand jour d'organiser des cérémonies religieuses dans des sites municipaux ! Rappelons que la fête du ramadan a été accueillie pendant des années à l'Hôtel de Ville, soit-disant en tant qu'évènement culturel...

    Ce mélange des genres m'inspire toujours la même question : que ferons-nous le jour où les Témoins de Jehovah ou les chrétiens intégristes lefevristes voudront se réunir au POPB ? Couplé à la réponse de l'Adjoint sur le naming, peut-être trouverons-nous au POPB un nouveau nom : le Jesus Saves Bercy...

    Ci-dessous l'article du Parisien :

    Article le Parisien - POPB.jpg

  • Exposition : « A la vie ! »

    Du 4 au 23 juin, découvrez en mairie du 12e, cette exposition consacrée au parcours d'enfants et d'adolescents rescapés du camp de Buchenwald, recueillis par la France et confiés à l'Œuvre de secours aux enfants (OSE) à la Libération.

    Lorsque les soldats américains pénètrent dans le camp de Buchenwald, le 11 avril 1945, ils sont stupéfaits de découvrir un millier d'enfants et adolescents parmi les détenus survivants.

    Le gouvernement français, dirigé par le Général de Gaulle, propose d'en accueillir 537. 426 d'entre eux furent confiés à l'OSE, qui les prit en charge, d'abord au préventorium d'Ecouis, puis dans ses diverses maisons d'enfants, afin de leur permettre de revenir à la vie. Parmi ces jeunes, on compte Elie Wiesel, écrivain et prix Nobel de la paix, ou encore Israël Meir Lau, ancien Grand Rabbin d'Israël.

    Une partie des enfants de Buchenwald choisit de s'établir en France, leur nouvelle patrie d'adoption, tandis que d'autres émigrent en Palestine et aux Etats-Unis. Aucun d'entre eux n'oubliera cependant cette période qui fut pour eux un véritable retour à la vie. De même, la reconnaissance et la gratitude qu'ils ressentent à l'égard de la France et de l'OSE ne se sont jamais démenties tout au long de leur vie.

    L'exposition « A la vie !» retrace, en une centaine de documents et photographies, quelques-uns de ces destins d'enfants, tout à la fois singuliers et emblématiques, depuis leurs vies d'avant jusqu'à leur reconstruction après la guerre.
    Les « enfants de Buchenwald », comme ils se nomment eux-mêmes, ne se sont jamais quittés et forment jusqu'à aujourd'hui une véritable famille. L'exposition « A la vie ! » en est l'illustration.

    Expositon du 4 au 23 juin

    Présentation de l'exposition par madame Katy Hazan, historienne de l'OSE, le 8 juin à 17h

    Vernissage le 8 juin à 19h

    Salon des Outre-mers
    Mairie du 12e - 130 avenue Daumesnil

  • Contre la vente du terrain au collège privé

    Au Conseil d'arrondissement du 31 mai, je suis intervenu pour m'opposer au vote de la délibération DU 21 qui propose de vendre un terrain municipal au collège-lycée Georges Leven :

    "Au nom du PRG, je ne peux voter favorablement ce projet de délibération qui vend le patrimoine municipal au collège et lycée George Leven, qui est un établissement privé et confessionnel.

    La parcelle vendue à l’établissement privé est de l’ordre de 723 m2 pour ériger un bâtiment de 2000 m2, mais elle coupe en deux un terrain municipal de 3400 m2 boulevard Carnot. Resteront au nord une surface de 1700 m2 à aménager dans le cadre du GPRU Porte de Vincennes et au sud un projet de mini-déchetterie et un petit espace vert.

    Bref cette vente nous oblige à de mini-projets là ou nous avons de maxi-besoins.

    Le foncier est trop rare dans Paris pour que chaque parcelle de terrain ne soit pas optimisée pour réaliser notre programme municipal : espace verts, école publique, pépinière d’entreprises, etc.

    Rappelons également que nous sommes attachés au principe et à la promotion de l’école publique, laïque et obligatoire qui est soumise à une obligation de gratuité, de continuité et d'accueil de tous les publics, contrairement aux écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés.

    Nous pouvons trouver une utilisation meilleure à ce terrain que de le céder à une école privée et confessionnelle."

    Mon explication de vote a été suivie par le PG, le PC et les Verts qui ont également voté contre. Le PS a voté pour la délibération, moins 1 abstention, et l'UMP a sans surprise voté pour en défendant l'école privée.

  • Pour une obligation de laïcité au POPB

    Au Conseil d’arrondissement du 31 mai, je suis intervenu sur le lprojet de délibération DJS 186 de lancement de la procédure de renouvellement de Délégation de Service Public pour la gestion du Palais Omnisport de Paris Bercy pour les 30 prochaines années.

    « Je voudrai signaler la nécessité d'ajouter une obligation de service public au futur délégataire. En effet comme auparavant ses missions sont d'accueillir des manifestations sportives et culturelles. Or le POPB accueille aussi des manifestations religieuses.

    Ainsi en juin 2009, il y a un an exactement, une mega-church des églises évangélistes a été accueilli pendant 3 jours pour la  Fête de Pentecôte, comme indiqué page 2 dans le Rapport de présentation. Prières collectives et exorcismes étaient au programme, comme la promotion du créationnisme et le militantisme anti-avortement.

    Nous pouvons respecter la liberté de conscience et d'expression mais la tenue de ces manifestations à Bercy est en contradiction avec le principe de laïcité alors que le POPB a été construit à 100% par la Ville de Paris à hauteur de 150 millions d'euros et est géré en DSP.

    C'est pourquoi je vous propose d'amender le projet de délibération pour indiquer qu’au titre de ses missions de service public, le futur délégataire devra :

    - s’engager à ne pas accueillir de manifestations cultuelles ou d’évènements à caractère religieux ou organisés par une association cultuelle »

    L’amendement n’a pas été soumis au vote mais devrait être déposé au Conseil de Paris par les élus PRG.

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