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  • Régionales, accord signé, Muriel Guénoux candidate !

    Le PRG et le PS feront listes communes aux élections régionales de mars.

    A Paris, notre conseiller régional sortant, Gilles ALAYRAC, n'ayant passouhaiter se représenter, la fédération a désigné ses candidats dans le plus grand consensus. C'est Muriel Guénoux,  qui sera en position éligible n°13 sur la liste conduite par Anne Hidalgo, et Olivier Maillebuau, président des JRG, en 28e position.

     

    Muriel Guénoux est élue d'opposition dans le 17e et a montré son implantation locale, son dynamisme et sa combativité face à la maire Brigitte Kuster de cet arrondissement de droite qui fut longtemps le fief de Françoise de Panafieu.

     

    Le PRG d'Ile-de-France et les fédérations départementales ont réalisé un programme régional dont ils ont négocié avec leurs partenaires l'adoption de mesures phares, à consulter sur le site du groupe PRG au Conseil régional www.rageap.fr.

    Le PRG francilien pourrait compter plus de 8 élus après le scrutin de mars, alors qu'il n'y en avait que 5 élus en 2004 (puis 7 en fin de mandat).

     

    Le PRG au niveau national a également travaillé à des propositions résumées ci-dessous :

     

    Accord PRG – PS Elections régionales 2010

     

    Propositions du Parti Radical de Gauche en matière de politiques régionales

     

     

    Les élections régionales de 2010 se préparent sur fond d’une crise mondiale du système économique et financier capitaliste et la présentation en France, par le gouvernement, de deux grands projets : le Grand Emprunt pour soutenir les investissements d’avenir et la Réforme des collectivités territoriales.

    Les régions, qui sont chefs de file du développement économique, pourraient se réjouir de ces soutiens aux investissements d’avenir, aux pôles d’excellence pour sortir de la crise, si elles n’avaient à déplorer ce que le gouvernement entend leur retirer de l’autre : leur autonomie financière et la clause de compétence générale. Deux symboles de la décentralisation ; deux outils qui ont permis la montée en puissance des régions et prouvé leur efficacité au service des territoires et des citoyens. Les radicaux expriment fermement leur opposition à la Réforme territoriale, tant sur le volet des compétences que sur celui de la gouvernance et des ressources. Ils considèrent que la campagne des régionales doit donner un coup d’arrêt politique à cette réforme, qui ruine le grand mouvement de décentralisation qui a fait la France d’aujourd’hui, moderne, citoyenne et républicaine.

    Forts d’une participation constructive aux politiques régionales depuis 2004, les Radicaux tirent un bilan positif de leur partenariat politique avec les socialistes, verts et communistes dans les régions. Dans celles-ci, les radicaux ont fait entendre la plus value radicale, en soutenant notamment:

    -les services publics de proximité,

    -les programmes de solidarité en faveur des personnes en difficulté,

    -les créations culturelles et artistiques régionales,

    -les aides publiques pour l’emploi des jeunes, le logement, les transports,

    -la construction de logements d’urgence,

    -le soutien à l’agriculture périurbaine et la bio-restauration,

    -l’équipement des particuliers en énergies renouvelables,

    -la création d’entreprise, l’innovation, l’économie sociale et l’artisanat.

     

    Convaincus que l’échelon régional est le plus pertinent pour, à la fois protéger les Français des conséquences de la crise économique, mais aussi préparer l’avenir par des politiques de territoires décentralisées, concertées, adaptées aux besoins des citoyens, les Radicaux décident de poursuivre leur partenariat avec le Parti socialiste. Ils feront liste commune aux régionales de 2010 dès le 1er tour en proposant pour la prochaine mandature :

    -un grand Programme de soutien aux PME par un « Small Business Act régional »,

    -de nouveaux critères (création de lien social et bien être des populations) pour évaluer et financer les projets de territoire,

    -de soutenir l’entreprenariat collectif et doubler les aides à l’économie sociale et solidaire,

    -de créer un Fonds régional d’investissement public et de territorialiser les services d’intérêt général,

    -de promouvoir l’achat éthique et solidaire dans les achats publics,

    -de créer un dispositif tarifaire encourageant l’utilisation des transports collectifs aux heures creuses, négocié avec les syndicats et les entreprises,

    -de créer un Service public de l’action associative et bénévole,

    -de développer les eco-quartiers sociaux et de fixer un quota de logements pour l’accession à la propriété,

    -de mettre en place un grand Plan de formation professionnelle pour les technologies d’avenir et un Parcours d’activité sécurisée pour les salariés,

     

    Enfin, le PRG veut créer dans chaque région un observatoire de la laïcité.

  • Les ministres chantent, la politique souffre

    Que dire de mieux sur le clip "lipdub" réalisé par les jeunes de l'UMP que le jugement sans appel de l'ancien ministre Luc Ferry : "c'est dégoulinant de bêtise" ? Ce clip promo avec des ministres qui dansent et chantent en playback "changer le monde" de Luc Plamondon est plus proche du coaching d'entreprise que de la politique.

    Avec le Président "casse toi pov'con" on était déjà très loin des orateurs qui ont donné leurs lettres de noblesse à la politique, comme Clémenceau, Jaurès ou Mitterrand, mais là ce n'est même plus de la com politique moderne.

    Les "jeunes pop" comme ils s'appellent à l'UMP montrent une nouvelle fois leur décalage avec la jeunesse qui n'a pas besoin qu'on lui chante une chanson ringarde ou qu'on lui distribue des paires de tongs sur la plage (autre idée de génie des jeunes pop sûrement mûri dans un cerveau balayé par les vents estivaux) mais qu'on les écoute alors qu'ils sont fragilisés par la crise et qu'on les associe davantage à la construction de leur avenir.

    Rien ne sert d'épiloguer sur cette mascarade sauf à constater le buzz négatif qu'elle engendre (et qui devrait amener le président des jeunes ump à se poser de sérieuses questions sur son avenir politique...) et répéter une fois encore qu'elle fait perdre de la crédibilité aux ministres du gouvernement (qui n'en avaient déjà plus beaucoup) mais surtout à la politique (qui n'en avait pas besoin). Il n'y a qu'à lire les commentaires acerbes des internautes sur le gouvernement qui "glande alors qu'on souffre de la crise", des "politiques qui se trémoussent quand tout augmente, surtout les impôts", etc.

    Pour relier cette pitoyable pantalonnade à un débat d'actualité, la suppression de l'Histoire en terminale S (cf note précédente), il semmble qu'avant de vouloir "changer le monde" les baccheliers promis à des carrières d'ingénieurs et de commerciaux qui doivent se retrouver en nombre dans les rangs des jeunes pop feraient bien d'en apprendre l'Histoire...

    Enfin, comme je doute que vous ayez réussi à passer à côté de ce grand moment de ridicule politique offert par l'UMP je vous propose plutôt de voir la parodie qui circule déjà sur le net et qui est sûrement promise à un bon buzz sur la toile :


    Lip Daube ( Parodie )
    envoyé par mozinor. - Plus de vidéos fun.

  • L'Histoire est constitutive de l'identité républicaine

    Revenons rapidement sur le débat qui fait rage depuis une semaine, en parallèle de celui sur l'identité nationale, avant qu'une autre fantaisie présidentielle ne vienne l'éclipser dans les médias : la suppression de l'Histoire-géo pour les élèves de Terminale S. Est-ce, comme le dit le gouvernement, les ministres Valérie Précresse et Luc Chatel en tête, le bon moyen de revaloriser les filières générales, en concentrant l'effort sur les sciences en S, l'éco en ES et les sciences humaines en L ? S'y opposer est-il une marque du conservatisme dont la droite tente d'affubler les gens de gauche ?

    Notons d'abord que de Max Gallo à André Gluksman en passant par Henri Guaino, tous opposés à cette mesure, le conservatisme est aussi en Sarkozie.

    Mais surtout des Historiens de tout bord se sont élevés contre le sort réservé à leur matière et ont lancé une pétition. Des scientifiques leu ont répondu par une contre-pétition arguant que les sciences étaient aussi fondametales dans "la formation intellectuelle initiale de nos concitoyens".

    Loin de moi l'idée de trancher une querelle entre professeurs, mais il me semble tout de même que l'Histoire a un rôle plus fondamental dans la formation à la citoyenneté des jeunes générations. On peut être un citoyen si l'on sait compter mais qu'on ignore ce qu'est un vecteur ou une dérivée. Peut-on préserver une République de femmes et d'hommes libres et égaux si certains ignorent l'Histoire récente de leur pays et du monde qui l'entoure ?

    Car le programme de terminale comprend l'Histoire du XXe et du début du XXIe siècle, en France et dans le monde. Vaste sujet qui embrasse 2 conflits mondiaux, la décolonisation, la guerre froide, etc. La suppression de la matière en terminale implique soit de ne plus enseigner l'Histoire récente, soit de la fusionner avec le programme de première, ce qui revient à peu près au même vu l'immensité et la complexité de la période.

    Se posent alors plusieurs questions : comment former des citoyens aptes au vivre ensemble dans une société plurielle s'ils ignorent la décolonisation et la Guerre d'Algérie ? Comment lutter contre l'antisémitisme s'ils ignorent la Shoah ? Comment en faire de vrais européens s'ils ignorent tout des deux guerres mondiales qui ont conduit finalement à la contruction de la communauté européenne ? Comment comprendre les désordres du monde actuel si on ignore tout de la guerre froide et ses conséquences ? Comment comprendre les problématiques du réchauffement climatique si on ignore sur quelles bases nos pays se sont développés ?

    Cette suppression de l'Histoire au même moment que l'ouverture d'un débat sur l'identité française par le gouvernement est une incohérence. Pire, cela prouve le caractère uniquement opportuniste et politicien de cette opération qui se traduit par un grand déballage raciste et une stigmatisatioin des immigrés et des français issus de l'immigration. Car ces dérapages montrent que les Français ont plus que jamais besoin de connaître leur histoire mais aussi celle du monde qui les entoure pour se comprendre, s'accepter et vivre mieux ensemble.

    On pourrait également poser la question de sa suppression dans les filières technologiques qui n'a pas fait grand bruit mais est tout autant un crime contre la citoyenneté. Tout comme de la place de l'enseignement économique dans la scolarité, tant la connaissance de l'économie peut contribuer à éclairer les choix politiques de nos concitoyens, surtout en tant de crise du capitalisme financier.

    L'Histoire est une matière indispensable pour la formation des citoyens, fussent-ils de futurs ingénieurs, scientifiques ou commerciaux, et donc pour la construction chez chacun, non pas d'une identité nationale mais d'une identité républicaine !

    Fabrice Moulin

  • Réunion-débat : Devoir de Mémoire

    Devoir de Mémoire : quelle transmission aux nouvelles générations ?

     

    Mardi 1er Décembre à 19h

    Au foyer de Grenelle

    17 rue de l’Avre

    75015 Paris

    Métro : Motte Piquet Grenelle

    Introduction :

    Gilles ALAYRAC, Président d’ADER15, Conseiller de Paris et du 15ème, Conseiller Régional d’Ile-de-France,

     

    Interviendront dans le débat :

    -  Jean LAURANS, Président de la FNACA Paris

    - Sophie WAHNICH, Historienne, Chercheuse au CNRS,

    Auteur de « La longue patience du peuple : 1792, naissance de la République (Payot) »,  «Fiction d’Europe, la guerre aux musées (édition des archives) »

     

    -  Jean Pierre FARKAS, Journaliste

    -  Fabrice MOULIN, Adjoint au Maire du 12ème arrondissement en charge de la Mémoire et du monde combattant

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