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  • Hommage à Saïd Bouziri

    Le Parti socialiste, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë et les Radicaux de gauche (PRG) ont rendu hommage à Saïd Bouziri, "militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers" disparu mardi à Paris.

    "C'est avec une vive émotion que les socialistes ont appris la disparition de Saïd Bouziri, militant infatigable des libertés publiques et du droit des étrangers", a déclaré le PS jeudi, dans un communiqué.

    "Comme toutes les organisations membres du collectif Votation Citoyenne, le Parti socialiste perd avec Saïd Bouziri un animateur et un militant exceptionnel", ajoute le communiqué.

    "Ce militant infatigable de la dignité humaine, généreux, ardent, désintéressé, nous manquera à tous", écrit Bertrand Delanoë, exprimant sa "très grande émotion".

    "Il était le président de l'association Génériques, qui met admirablement en valeur la mémoire de l'immigration. Je connaissais ses immenses qualités d'intelligence et de coeur, son dévouement, son exigence intellectuelle et morale", ajoute le maire de la capitale.

    Le PRG et les Jeunes Radicaux de gauche (JRG) ont rappelé le "combat partagé" avec Saïd Bouziri "pour la reconnaissance du droit de vote des étrangers aux élections locales".

    Saïd Bouziri était militant de longue date des droits des étrangers et membre du bureau national de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) dont il était le trésorier.

    AFP.

  • Crise : les députés PRG tirent la sonnette d'alarme sur la situation des petites entreprises


    Les députés PRG et apparentés ont alerté le Gouvernement sur l'inégalité de traitement judiciaire des entreprises face à la crise.

    Ils ont interpellé Christine LAGARDE sur la disproportion entre les petites entreprises, qui représentent 95 % des sociétés condamnées en Tribunal de Commerce, et les entreprises de plus de 200 salariés, qui n'en représentent que 0.1 %.

    Ils ont notamment souligné les effets pervers du nouveau dispositif de l'auto-entrepreneur, exposé à une extrême fragilité face à la crise, alors que les grandes entreprises disposent de l'assistance juridique nécessaire pour bénéficier d'arrangements à l'amiable et assurer la continuité de l'activité.

    Gérard CHARASSE, chef de file des députés PRG et apparentés et vice-président du PRG, avait déjà eu l'occasion d'interpeler leGouvernement, relayant ces préoccupations légitimes des petits entrepreneurs.

  • Cérémonie de remise de la médaille des Justes

    La Mairie du 12e s’associe au travail de mémoire réalisé par le Comité Français pour Yad Vashem en accueillant le 25 juin à 18h une cérémonie de remise de la médaille des "Justes parmi les Nations".

    Fondé en 1989, le Comité Français pour Yad Vashem s’est donné trois missions essentielles :



    - Faire reconnaître et honorer la mémoire des Justes parmi les Nations. Pour cela le Comité instruit les dossiers qui lui sont soumis, la plupart des temps par des personnes juives sauvées. Il les transmet au Comité Yad Vashem de Jérusalem pour que le titre soit décerné. Il assure ensuite l’organisation de la cérémonie au cours de laquelle la médaille et le diplôme des Justes sont remis.
    - Collecter les noms des victimes de la Shoah pour les faire figurer dans la salle des noms de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem afin qu’ils ne soient jamais oubliés.
    - Favoriser la transmission de l’histoire de la Shoah, notamment au travers d’expositions itinérantes et d’interventions en milieu scolaire.

    La Mairie du 12e a souhaité s’associer au travail de mémoire réalisé par le Comité Français pour Yad Vashem en accueillant le 25 juin 2009 une cérémonie de remise de médailles des "Justes parmi les Nations", à titre posthume, aux ayants droits de :

    Auguste et Marie JAEGER
    Gaston GIROUSSE
    Jean-Marie et ses filles Germaine et Nathalie LAPEYRE
    Antoinette TRIEULET
    qui, au péril de leur vie, ont sauvé des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

    Les "Justes des Nations" reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase tirée du Talmud : "Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier".

    Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.

    Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

    Cérémonie le jeudi 25 juin 2009 à 18h00
    Salle des Fêtes de la Mairie du 12e

  • CONGRES du Parlement : Yvon COLLIN : intervention dans le débat qui a suivi la déclaration du Président de la République‏

    Intervention d'Yvon COLLIN, Président du RDSE et Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne, au Congrès de Versailles lundi 22 juin, en réponse à l'intervention du Président de la République.

    M. le président. La parole est à M. Yvon Collin, pour le groupe du Rassemblement démocratique et social européen du Sénat.


    M. Yvon Collin. Monsieur le président du Congrès, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, cette première réunion du Congrès sous l’empire de la nouvelle rédaction de l’article 18 de la Constitution marque le triomphe de la conception très personnelle qu’a le Président de la République du rôle et du fonctionnement de nos institutions : un président qui impulse, oriente et décide dans tous les domaines, un Gouvernement sans marges de manœuvre et souvent impuissant, un Parlement victime du fait majoritaire et qui n’influe qu’à la marge. Comment ne pas voir dans l’organisation même de cette journée et dans la place dévolue dans cet hémicycle à chacune des trois institutions, l’illustration de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’« hyper-présidence » ?


    Jamais depuis Adolphe Thiers, en 1873, un Président de la République n’avait été autorisé à s’adresser en personne à la représentation nationale. La peur raisonnée des parlementaires de l’époque les avait conduits, deux ans plus tard, à proscrire la présence physique du chef de l’État dans l’hémicycle pour couper court à toute tentation de glissement vers le présidentialisme.


    Ainsi il fut permis que s'enracinât la République dans notre pays. Et c'est cet héritage républicain, à la fois laïc et humaniste, qu'il nous revient de préserver. Car la République est notre bien commun le plus précieux. (« Très bien ! » sur plusieurs bancs.)


    Ainsi, le Parlement, érigé en pouvoir constituant, a donc décidé, l'année dernière, de mettre fin à une règle vieille de 135 années. En dépit des vives oppositions qui s'étaient alors exprimées, le droit de la République doit s'appliquer, car il incarne la volonté générale du peuple souverain et de ses représentants. Je le dis avec d'autant plus de conviction que je me suis prononcé contre la révision constitutionnelle du 21 juillet dernier. Nul ici n'a aujourd'hui violé la Constitution. Il est donc de notre devoir de républicain de participer à ce débat. (Applaudissements.)


    M. François Sauvadet. Très bien !


    M. Yvon Collin. C'est la position unanime du plus ancien groupe parlementaire que j'ai l'honneur de présider, comme c'est aussi celle des Radicaux de gauche, ma famille politique. (Applaudissements.)


    M. François Sauvadet. Très bien !


    M. Yvon Collin. Cette réunion du Congrès restera dans l'histoire comme la première déclaration de politique générale prononcée par un Président de la République devant les parlementaires, tâche qui incombait, jusqu'à présent, au chef du Gouvernement. D'ores et déjà, une question se pose : que va-t-il advenir de la fonction de Premier ministre ?


    Arrivé à la moitié de son quinquennat, le Président de la République a choisi cette date pour faire usage de cette nouvelle disposition. Le bilan dressé de son action est, de mon point de vue, loin d'être aussi flatteur que l’image idyllique que nous venons d'entendre, notamment de la part des orateurs qui m'ont précédé.


    Force est de constater, mes chers collègues, que je suis le seul orateur pouvant se réclamer de l'opposition à intervenir à cette tribune, une opposition jamais systématique, une opposition toujours constructive, une opposition qui préfère toujours le débat au combat ! (Applaudissements.)


    À présent, parlons d'Europe ! La présidence française de l'Union européenne a certes été empreinte d'un dynamisme utile qu'il faut reconnaître. Le Président de la République n'a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers,
    comme la guerre en Géorgie ou la sécurité énergétique. Mais force est de constater que très peu de nouveaux chantiers ont été ouverts. Certains, urgents et très attendus par les professionnels – je pense à la politique de santé et à la PAC –, n'ont pratiquement pas évolué.


    Le groupe du RDSE, qui revendique son attachement à l'Europe, s'interroge. Quel est aujourd'hui l'avenir institutionnel de l'Europe, à l'heure où le traité de Lisbonne reste une Arlésienne ? Comment permettre au Parlement de prendre toute sa place ? Pourquoi ne pas élargir le mandat de la BCE à la stabilisation macro-économique ? Autant de grands sujets auxquels le Président de la République n’a apporté aucune réponse dans son discours.


    Quoi qu'on en dise, nos compatriotes ne s'y sont pas trompés : les résultats des dernières élections européennes ne sont flatteurs pour personne. Le succès revendiqué par la majorité n'est qu'un trompe-l’œil, dès lors que 60 % de nos concitoyens ne se sont pas déplacés et que 73 % n'ont pas adhéré à sa politique.


    Malgré la très grave crise économique que nous traversons, le Président de la République refuse d'infléchir une politique en total décalage avec ses discours prônant la régulation et le retour de l'État. Le bouclier fiscal en est la cruelle illustration, malgré une partie croissante de la majorité qui appelle à sa suppression.


    Il est certain aujourd'hui qu'une autre politique, fondée sur une coordination des politiques économiques en Europe, aurait permis d'amortir le terrible choc que nous subissons. Les dysfonctionnements macro-économiques en Europe et leurs conséquences financières et monétaires déploient leurs effets dans une crise qu'on aurait tort de n'imaginer qu'importée des États-Unis.


    Les résultats de cette politique sont malheureusement tangibles au quotidien. Les services publics subissent les conséquences d'un détournement de l'orthodoxie budgétaire : hier Gaz de France et AREVA, aujourd'hui la SNCF et La Poste. À qui le tour demain ?


    Je ne nie pas le besoin de réformes, mais je conteste que la seule rentabilité l'emporte sur l'intérêt général. Je pense ici, en particulier, aux territoires ruraux, qui ont pourtant tant besoin de services publics de proximité et de qualité.


    M. Raymond Vall. Très bien !


    M. Yvon Collin. De la même façon, il est inacceptable que l'addition d'une politique de dépenses publiques non maîtrisée soit payée par les collectivités locales !


    On cherche à faire croire aux Français que les collectivités sont aujourd'hui responsables de l'explosion de la dette publique, qu'elles sont incapables de gérer leurs budgets ou qu'elles ne savent qu'augmenter les impôts. Rien de plus faux, quand on sait que l'État, qui a transféré de nouvelles compétences, n'a jamais donné les moyens financiers correspondants !


    Mme Brigitte Barèges. C’est souvent le cas, notamment dans le Tarn-et-Garonne !


    M. Yvon Collin. Pire, les dotations compensent de moins en moins les charges nouvelles des collectivités : plafonnement de l'enveloppe normée de la DGF, plafonnement de la taxe sur le foncier non bâti, plafonnement de la valeur ajoutée dans le calcul de la taxe professionnelle. Enfin, dois-je rappeler que la RGPP s'entend autant pour l'État que pour les collectivités ?


    Par ces temps difficiles, le sénateur que je suis est fier d'œuvrer à la défense des petites communes, de plus en plus mises à mal par la dégradation continue de leur environnement juridique et financier. Avec mes collègues du RDSE, il ne nous a manqué que trois voix le 26 mars pour faire adopter une proposition de loi visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants du dispositif de service d'accueil des élèves. Faut-il rappeler que le Président de la République avait lui-même promis cette mesure à l'occasion du dernier Congrès des maires ? Personne ici ne peut me contredire.


    Le récent rapport de la mission d'information du Sénat sur l'organisation et l’évolution des collectivités locales a dégagé des propositions pour clarifier leurs compétences. Elles ont le grand mérite de ne pas faire du rapport de force l’unique méthode de réforme. Quelle suite sera donnée à ce rapport ? Est-il parvenu jusqu'au Président de la République ? Ayant bien écouté sa déclaration, j'en doute, et je le regrette.


    Car, à l'inverse, le big bang territorial annoncé par le Chef de l'État porte bien son nom et illustre tout aussi bien la méthode retenue. Rompre ou plier : voilà l'alternative proposée, plutôt que de faire émerger un consensus que chacun appelle de ses vœux. Et si l'on refuse de céder, voici qu'on brandit la menace du référendum. Mais il serait absolument inacceptable que la volonté du Parlement ne soit pas entendue, à plus forte raison celle du Sénat qui assure « la représentation des collectivités territoriales de la République ».


    Que l'on songe aussi à la suppression de la taxe professionnelle annoncée le 5 février dernier pour le 1er janvier prochain. Alors que la loi de finances pour 2010 est entrée dans sa phase de préparation, le Gouvernement est incapable d'expliquer aux parlementaires et aux élus locaux quel sera le nouveau dispositif. Or, aujourd'hui, les collectivités ont besoin des 23 milliards d'euros qu'elles représentent, surtout dans un contexte de crise. Comment alors garantir le principe constitutionnel d'autonomie des collectivités, si l'État vient, une nouvelle fois, substituer une dotation à un impôt local librement déterminé ?


    Nos compatriotes sont également très inquiets pour l'avenir de leur système de retraites. La solidarité nationale n'est pas négociable : le système par répartition ne doit pas être sacrifié. La loi Fillon est loin d'avoir réussi le miracle annoncé, à savoir garantir l'avenir du système de retraites. Et voici que l'on nous explique qu'il faudra travailler jusqu'à soixante-sept ans ! Pourquoi cette annonce, alors qu'un rendez-vous avait été fixé avec les partenaires sociaux en 2012 ? Et pourquoi priver le Parlement d'un débat qui lui revient de droit ?


    Mais, s'il est un domaine où l'activisme présidentiel interpelle, c'est bien celui de la justice et des libertés publiques. Après la chaotique réforme de la carte judiciaire, l'inquiétante loi sur la rétention de sûreté, la très répressive loi sur la récidive, la très décevante réforme pénitentiaire, voici que se profilent la suppression des avoués, le renforcement de la répression des clandestins et la suppression du juge d'instruction.


    La combinaison de ces réformes ne manque pas d’inquiéter tous ceux qui sont attachés à la défense des droits fondamentaux et à la protection de la dignité humaine.


    Avant de conclure, je voudrais préciser que la démarche à la fois critique et constructive dans laquelle s'inscrit mon groupe m'amène à reconnaître les progrès accomplis depuis le début de ce quinquennat en matière de développement durable. Sur ce sujet, nous sommes collectivement, par-delà les clivages partisans, en train de remporter la plus difficile des batailles : changer les mentalités pour parvenir à la révolution verte.


    Enfin, les dernières propositions annoncées en faveur de la jeunesse me semblent aller dans le bon sens. Et c'est avec satisfaction que je constate, quelques semaines seulement après le débat qui s'est tenu au Sénat, à l'initiative de mon groupe, que l'on préconise aujourd'hui de renforcer la participation citoyenne des jeunes avec un véritable service civique.


    Le groupe du RDSE demeure attentif et vigilant à la politique du Président de la République. C'est pourquoi il entend faire le meilleur usage des prérogatives que lui confère désormais son statut de groupe minoritaire, au sens de l'article 51-1 de la Constitution.


    Soucieux du respect des minorités politiques et du pluralisme sénatorial, mon groupe continuera de privilégier le dialogue et le débat. Nous refusons le manichéisme politique érigé en consigne de vote : voter systématiquement contre quand on est dans l’opposition et pour quand on est dans la majorité ne sera jamais notre marque de fabrique. (Applaudissements.) De même, ceux d'entre nous qui sont Radicaux de gauche, et donc aujourd'hui dans l'opposition, refusent toute opposition systématique. (Applaudissements.)

    Le groupe du RDSE est plus que jamais fier d'être constitué de sénateurs issus d'horizons politiques différents, mais qui tous se rassemblent sur l’essentiel : des affinités communes mais aussi des valeurs partagées. N'est-ce pas là l'essence même du Parlement ? C'est avec ce type d'attitudes politiques et de comportements responsables que nous entrerons alors, peut-être, dans l'ère trop vite annoncée de l’hyper Parlement ! Mais, pour l'heure, ne nous y trompons pas : c'est bien l’hyper présidence qui prédomine. (Applaudissements.)


  • La Scientologie enfin dissoute ?

    La Scientologie bientôt dissoute ? Nous en avons rêvé, le tribunal va peut-être le faire ! Si les réquisitions du Parquet sont suivies et que la décision de dissolution aboutit, il faudra que notre municipalité se mette sur les rangs pour récupérer un immeuble entier 7 rue Jules César, siège de l'Association Spirituelle de L'Eglise de Scientologie d'Ile de France. Enfin "désin-sectisée", cette rue pourrait ainsi accueillir de véritables équipements pour les habitants, des logements, des crèches ou une activité honnête créatrice d'emplois, et non plus une bande de charlatans dont l'activité première est d'escroquer les gens fragiles. A ce sujet voici l'extrait  d'une dépêche AP sur le procès actuel qui donne un éclairage très éclairant sur les pratiques condamnables de la secte :

    Le parquet de Paris a requis lundi la condamnation suivie de la dissolution de l'association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté), jugées en tant que personne morale par le tribunal correctionnel de Paris pour "escroquerie en bande organisée", et a réclamé une amende de deux millions d'euros contre chacune de ces deux associations.

    Ces réquisitions sont d'autant plus sévères que le ministère public avait dans ses réquisitions écrites, transmises au juge d'instruction en septembre 2006, demandé un non-lieu général au profit des deux personnes morales et des sept prévenus qui n'étaient plus que six devant le tribunal, l'un d'entre eux étant mort depuis.

    Le ministère public a requis des peines d'emprisonnement avec sursis -de deux à quatre ans- assorties d'amende -de 10.000 euros à 150.000 euros- à l'encontre de quatre des six anciens membres de l'Eglise de Scientologie jugés depuis le 25 mai.

    Maud Morel-Coujard, l'un des deux procureurs de la République, a estimé que les tests de personnalité réalisés sur les futurs membres, la pratique de l'électromètre, "le harcèlement commercial" et la "cohorte de programmes de formation" vendus aux adeptes étaient autant de "manoeuvres frauduleuses" caractérisant l'infraction d'escroquerie en bande organisée.

    La Scientologie est un "système de marketing", un "système maniaque et paranoïaque" au "service d'un projet d'une valeur religieuse dont il ne convient pas de débattre" dans l'enceinte d'un tribunal, a-t-elle expliqué. "Mais c'est cette valeur religieuse qu'on a opposé sans cesse à l'action légitime de la justice. Ce bouclier religieux, la liberté de culte et de conscience, a été utilisé sans cesse pour délégitimer d'entrée l'idée d'une sanction pénale", a-t-elle souligné.

    "Depuis le début du procès, nous avons entendu à maintes reprises que le bonheur n'a pas de prix. Nous avons acquis la conviction au ministère public que s'il n'a pas de prix, il a un coût, un coût considérable. Notre position a beaucoup évolué depuis l'instruction". L'une des plaignantes, Aude-Claire Malton, a versé ainsi 80.000 FF en 1997 tandis qu'une autre adepte, a déboursé 140.000 FF la même année.

    Maud Morel-Coujard a qualifié le test, méthode de recrutement des novices, d'"outil de démarchage, outil de sélection et outil de conditionnement". L'électromètre, censé localiser la charge mentale négative de chaque scientologue, n'est qu'un "leurre" servant "uniquement à la mise en scène qui caractérise l'escroquerie". Quant au formulaire de religion, sorte de protocole que signent les déçus de l'Eglise de Scientologie, "c'est un véritable pacte faustien" par lequel les adeptes "renoncent par avance à toute réclamation et toute plainte"...

    "Depuis cette plongée dans l'univers de la scientologie, nous avons découvert une méthode née dans le cerveau d'un écrivain de science-fiction dans la Californie des années 50". "Ron Hubbard a créé un prêt-à-penser aux allures de bric à brac", a-t-elle ironisé.

    Une peine de quatre ans avec sursis, 150.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques et civils a été requise contre Alain Rosenberg, l'un des dirigeants de la principale structure française de la Scientologie. Une peine de trois ans avec sursis, 50.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits civiques et civils a été demandée contre Didier Michaux.

    Contre Jean-François Valli et Sabine Jacquart, le parquet a respectivement requis trois ans avec sursis assortis de 25.000 euros d'amende et deux ans avec sursis et 10.000 euros d'amende. A l'encontre de Marie-Anne Pasturel et Aline Fabre, poursuivies pour "exercice illégal de la pharmacie" -vente de "vitamines"-, il a été demandé une amende de 2.000 euros.

    Dans sa plaidoirie, Me Olivier Morice, l'avocat de Mme Malton, a considéré que les pratiques de la Scientologie étaient des "méthodes systématiques et récurrentes relevant de l'escroquerie". Le jugement de la 12e chambre sera mis en délibéré à l'issue des plaidoiries de la défense qui s'achèvent mercredi. AP

  • Un nouveau sénateur PRG

    Le PRG a gagné un nouveau parlementaire en la personne de Jean-Pierre Plancade, sénateur et conseiller général de Haute-Garonne. Il avait déjà rejoint le groupe RDSE au Sénat, avant d'adhérer enfin chez nous il y a quelques jours.

    Ex-socialiste, Jean-Pierre Plancade a crée une association appelée Libres, Radicaux, Démocrates, Républicains, pour rassembler sympathisants et élus radicaux mais fédérer aussi ceux qui sont proches de notre sensibilité dans son département.

    Une idée aussi pour Paris et l'Ile-de-France où ces 4 mots fortsde sens pourraient fédérer les nombreux électeurs de centre-gauche déçus du Modem, les orphelins du MRC, ou encore tous ceux qui ne se retrouvent plus dans le PS.

  • « le droit de vivre sa mort »

    Les députés PRG viennent de déposer à l'Assemblée une proposition de loi permettant une euthanasie active encadrée.

    Signée par les 11 députés Radicaux de Gauche et apparentés, cette proposition s'intitule « droit de vivre sa mort », en hommage au tout premier texte de loi visant à permettre l'euthanasie en France, déposé en avril 1978 par le sénateur Radical de Gauche Henri CAILLAVET.

    Trente et un ans après, les députés PRG constatent que la lutte humaniste pour le droit de finir sa vie dans la dignité et la responsabilité est plus
    d'actualité que jamais.

    Avec ce texte, qui comporte des propositions novatrices, notamment en ce qui concerne les souhaits que les personnes peuvent exprimer sous la forme de « directives anticipées », les députés Radicaux et apparentés espèrent apporter une nouvelle pierre à l'édifice initié par leur illustre collègue.

  • Financement communal des écoles privées: le texte ajourné à l'Assemblée

    (selon AFP)

    L'examen à l'Assemblée nationale de la proposition de loi sénatoriale UMP sur le financement des écoles privées accueillant des élèves habitant dans une autre commune que celle de leur école, programmé lundi 15, a été ajourné par le gouvernement, a-t-on appris jeudi.

    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a demandé par lettre la modification en ce sens de l'ordre du jour du palais Bourbon.

    Selon une source parlementaire, ce report est lié au débat en deuxième lecture sur le Grenelle de l'environnement, que le gouvernement aimerait pouvoir boucler lundi.

    Les députés PRG, hostiles à un texte qui constitue "une attaque en règle contre le principe de laïcité", se sont aussitôt félicités, dans un communiqué, de cet ajournement et ont prévenu qu'ils resteraient "vigilants".

    Selon le texte du Sénat, une commune où résident des enfants scolarisés dans des écoles privées hors de son territoire devra contribuer au financement de ces écoles dans quatre cas précis.

    Pour les radicaux de gauche, "il est contraire à la laïcité d'assurer un égal financement public entre les écoles publiques, soumises à une obligation de gratuité, de continuité et d'accueil de tous les publics, et les écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés".

    Une source parlementaire UMP a indiqué à l'AFP que le report du texte pouvait être lié au remaniement que prépare Nicolas Sarkozy, le nom du député PRG Paul Giacobbi étant régulièrement cité parmi les possibles promus au titre de l'ouverture. Une explication "tirée par les cheveux", a-t-on rétorqué chez les députés PRG.

  • Felix Eboué n'est pas qu'une place !

    eboue.jpgJ'ai repris au bond la proposition d'un ancien combattant du 12e de rendre un hommage solennel à Felix Eboué et par là-même de tirer de l'oubli un homme qui pour beaucoup d'habitants du 12e est avant tout le nom d'une place au carrefour de l'arrondissement.
    Il était temps de rappeler qui était Felix Eboué et quel parcours extraordinaire est le sien dans la défense de la liberté et ce sera fait par notre Mairie à l'occasion du 69e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940.

    Félix Eboué (1884-1944) fut en effet l'un des rares Compagnon de la Libération.

    Petit fils d’esclave, né à Cayenne (Guyane française), nommé gouverneur au Tchad par le gouvernement français en 1938, Félix Eboué
    refuse la défaite de 1940 et est l’un des premiers à répondre à l’Appel du 18 Juin du général de Gaulle pour la poursuite du combat aux côtés des forces Alliés.

    Sous son impulsion, le 26 août 1940, le Tchad rallie officiellement la France libre, donnant un exemple immédiatement suivi par la quasi totalité des territoires de l'Afrique Equatoriale Française (AEF). Au début du mois d'octobre 1940 le général de Gaulle le nomme membre du Conseil de Défense de l'Empire et le 12 novembre 1940, gouverneur général de l’AEF.

    En janvier 1941, il est décoré de la Croix de la Libération, nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération et soutient la poussée des Forces françaises combattantes en Afrique du Nord.

    Début 1944, il participe activement à la conférence de Brazzaville ouverte par le général de Gaulle qui sera la première étape vers la décolonisation de l’Afrique noire française.

    Felix Eboué meurt d’une congestion pulmonaire le 17 mai 1944, au Caire, en Egypte. Le 20 mai 1949, il est inhumé au Panthéon.

    A l'occasion des cérémonies du 18 juin, nous déposerons donc une gerbe à 11h sur le terre plein central de la Place Felix Eboué.

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